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CONNEXION

Bonjour Tim. Comment es-tu entré dans l’univers du cinéma ?

Hi Tim. How did you get into filmmaking?

-> Depuis que j’ai 5 ans et que j’ai vu le Dracula original de 31, j’ai su qu’il n’y avait rien d’autre que je voulais faire, que de faire ressentir aux autres ce que j’ai ressenti en regardant ce film pour la première fois. Les films ouvrent des mondes sur l’inconnu, des mondes que l’on ne pourrait autrement visiter qu’en rêve. Et je voulais vivre dans mes rêves mais comment ? Comment un gamin du New Jersey devient-il le prochain George Romero ? Mais quand j’étais en "8ème" mon professeur d’art m’a présenté à son frère, un mec appelé Tom Davis. Son meilleur ami était John Dods ! Il y avait là ces deux gars, à peu près 10 ans plus vieux que moi, et ils FAISAIENT des films ! Ce mec a fait des courts du tonnerre en stop motion, avec un personnage nommé Grog, et ensuite, il a créé le monstre de "The Deadly Spawn". A ce moment là j’avais 16 ans, il m’a pris sous son aile, et a fait de moi un assistant de production. Cela signifiait qu’en plus d’écrire les dialogues pour le héro adolescent (j’étais un ado, du coup ils ont dû se dire que je savais comment les ados parlaient !), j’ai dû m’allonger dans la boue dans un imper’, sous une pluie glaciale pour manœuvrer le Spawn lui-même lors du générique d’ouverture. J’ai attrapé une pneumonie, mais aussi la fièvre de la création de monstres indé. Et j’ai aussi obtenu ma place dans l’un de mes premiers films cultes. Tu sais, les films qui font tout sauter au box office au moment de leur sortie, deviennent les favoris des fan-boy, dix ans plus tard. John Dods, mec… Je n’oublierais jamais lorsque j’ai dû déplacer l’énorme Spawn en caoutchouc dans New York avec Dods, pour le mettre dans le lobby de Grindhouse sur la 42ème rue pour le jour de sa première. Il est sorti le même jour qu’ "Evil Dead". Moi et Dods on est allé à une projection pour rencontrer Sam Raimi. Nous avons échangé les posters de nos films respectifs. Le film de Raimi s’en est un peu mieux sorti que le notre.

-> Ever since I was five years old and saw the original 1931 version of DRACULA, I knew that there was nothing else I wanted to do other than to make people feel the way I felt watching that film for the first time. Movies open up worlds into the unknown, worlds you can otherwise only visit in dreams. And I wanted to live in my dreams and make a living doing it, but how? How does a kid from New Jersey get to be the next George Romero? But when I was in 8th grade, my art teacher introduced me to her brother, a guy named Tom Davis. Tom’s best friend was John Dods! Here were these two guys, about ten years older than me, and they were actually making movies! John made these killer stop motion shorts with a character named Grog, and then, he eventually went on to create the monster for THE DEADLY SPAWN. By this point, when I was 16, he took me under his wing and made me a “Production Assistant". Which in addition to writing dialogue for the teen hero (I was a teen, so I guess they figured I knew how teens spoke!) meant, I got to lie in wet mud under a water hose in the freezing rain maneuvering the spawn itself for the opening credits. I caught pneumonia, but I also caught the fever for independent monster making. And I also got to be part of my first “cult" film. You know, films that bomb at the box office when they’re first released, then years later become fan boy favorites! Man… John Dods…. I’ll never forget carting that damn giant rubber Spawn into New York with Dods to put in the lobby of the Grindhouse on 42nd Street for the day it premiered. SPAWN opened the same day as THE EVIL DEAD. Me and Dods went to a screening and met Sam Raimi. We traded movie posters. Raimi’s film did a little better…

Tu peux nous parler de "A Christmas Treat", ta première réalisation ?

Can you tell us more about your first directing : "A Christmas Treat" ?

-> John Dods m’a aidé à entrer à NYU section cinéma, et une fois que j’y étais, il m’a aidé pour faire A CHRISTMAS TREAT, qui était une vidéo musicale de la chanson “Chestnuts Roasting on an Open Fire“ de Nat King Cole – où l’on y voit un enfant être mis au lit la veille de Noël, et a qui l’on dit que s’il espionne, le Père Noël ne viendra pas. Inutile de dire qu’il va évidement aller regarder – et il y a un petit retournement assez pervers tout à la fin, je ne vous en dirais pas plus pour ne pas gâcher la surprise. Mais cela a complètement assis mon style de confusion des genres – aller d’une humeur chaleureuse et pétillante à son complet opposé – Sombre et horrifiant. Je viens juste de le remastériser pour le DVD, et il sera finalement mis sur Internet à Noël, pour tous les fans qui n’arrêtent pas de me le demander.

-> John Dods helped me get into NYU film school, and when I was there, he helped me make A CHRISTMAS TREAT, which was a music video of Nat King Cole’s “Chestnuts Roasting on an Open Fire“ song—We see a kid being put to bed the night before Christmas and being told that if he peeks, Santa’s not gonna come. Well, needless to say, he does peek—and there is a perverse little twist at the very end which if I tell you, will spoil it! But it completely set up my style of blending genres- going from one mood, warm and fuzzy, to the polar opposite- dark and horrific! I’ve just remastered it for DVD and will finally be putting it on the internet this Christmas for all the fans who keep asking me about it.

Qu’as-tu fait entre 1985 et 2005, date de ta seconde réalisation ?

What have you done between 85 and 2005 when you directed your second movie?

-> J’ai perdu des batailles, dépression et désespoir. Non… J’plaisante. Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai commencé à travailler comme un assistant production sur des gros budgets hollywoodiens qui étaient tournés à New York comme "THREE MEN AND A BABY", "COCKTAIL" and "Le Parrain 3". J’ai aussi travaillé sur COMING TO AMERICA, où j’ai rencontré John Landis. Nous nous sommes liés autour des FAMOUS MONSTERS de Forrest Ackerman, puis il est devenu mon mentor et mon ami. Il m’a dit que si un jour mon chemin me menait en Californie, je devais l’avertir, et qu’il essaierait de m’aider. Donc, en 1991 j’ai déménagé de l’Est à l’Ouest, et aussi sûr que je vous le dis, John a tenu sa parole et m’a aidé à trouver des jobs à L.A. qui me permirent d’atterrir à New Line Cinéma où j’analysais des scripts pour le studio, déterminant lesquels ils devraient faire et lesquels ils ne devraient pas. En 1998 Gene Simmons de Kiss, que j’avais interviewé quand j’avais 22 ans pour Fangoria Mag (j’étais aussi un journaliste rock et horreur au lycée) m’a donné le script de Detroit Rock City, que j’ai réussi à convaincre New Line de faire. Du coup, je me suis retrouvé producteur du film, et j’ai eu ma vrai première percée en travaillant à nouveau sur un classique.

-> Battled failure, depression and despair! No... I’m just kidding. After I graduated from film school, I started working as a production assistant on big budget Hollywood films that were shooting in New York like THREE MEN AND A BABY, COCKTAIL and THE GODFATEHR 3. I also worked on COMING TO AMERICA, which was when I met John Landis. We bonded over Forrest Ackerman and FAMOUS MONSTERS, and he became my mentor and friend. He told me if I ever made it out to California to look him up and he would try and help me. Well, in 1991, I finally made the move from the East to the West, and sure enough, John proved true to his word and helped me land jobs in Los Angeles that eventually led to me landing a gig at New Line Cinema where I analyzed scripts for the studio, determining which ones they should make and which ones they shouldn’t. In 1998, Gene Simmons of KISS, who I had interviewed when I was 22 for FANGORIA magazine (I also was a horror and rock and roll journalist when I was in college) gave me the script for DETROIT ROCK CITY which I was able to convince New Line to make! As a result, I was made a producer on the film, and got my first big break working on yet another cult classic!

Pourquoi as-tu choisi de faire une nouvelle version de "2000 Maniacs" de HG Lewis ? Tu trouvais le film un peu vieillot ? Tu pensais qu’il méritait d’être réactualisé ?

Why have you chosen to direct a second version of H. G. Lewis’ "2000 Maniacs"? Did you think the film was getting oldish? You thought it ought to be updated?

-> Après DETROIT ROCK CITY, j’ai décidé que j’en avais marre d’être le moussaillon qui aidait le yacht des autres à accoster. En fait je me suis rendu compte que si je mettais toute l’énergie que j’avais donnée aux autres dans la poursuite de ma propre carrière de cinéaste, quelque chose de cool pourrait arriver. C’est ainsi que j’ai commencé à chercher un projet à me mettre sous la dent. A l’époque (2000), Robert Zemeckis faisait des remakes des films de William Castle, et la mode des remakes commençait juste. Un type appelé Chris Kobin est entré dans mon bureau, et dit qu’il avait les droits de remake des films de H.G. Lewis. Une grosse ampoule s’est éclairée au dessus de ma tête, et ensuite, moi et Kobin, nous nous sommes retrouvés co-scénaristes et camarades de route sur le long chemin qui mènera vers 2001 Maniacs.

J’ai toujours été un grand fan de H.G. Lewis et de son producteur, David Friedman. Je pense qu’ils ont créé un type de film que l’on ne voit plus vraiment. Il s’agit d’un retour au ciné Drive-In du début des années 60, où l’on avait besoin de quelque chose qui puisse concurrencer la télévision, David et Herschell l’ont fait. Saviez-vous qu’ils avaient fait des contrats individuels avec chacun des Ciné Drive-in ? Je pense que l’expérience ciné a perdu quelque chose depuis cette époque – s’asseoir et mater une vidéo n’est tout simplement plus pareil. Peux-tu seulement imaginer regarder l’original des "2000 Maniacs" dans un drive-in ? Le film est sorti l’année de ma naissance, et j’aime l’idée qu’un film soit un "évènement". En fait, je lisais des trucs sur H.G. dans les années 80, à l’époque, il n’y avait pas de câble… Je devais essayer de trouver une séance de minuit quelque part pour regarder "2000 Maniacs". C’était une aventure rien que de trouver où regarder un bon Herschell Gordon Lewis, et de le regarder en pensant : "Oh mon Dieu, il n’ont pas pu faire ça quand même ?!" Le plus difficile dans le film était à trouver, le plus jouissif devenait sa vision. Une bonne part de l’attrait était cette inaccessibilité – alors qu’aujourd’hui il suffit d’aller sur Amazon et l’on a virtuellement n’importe quel film à sa portée. J’ai senti, à l’égard de l’état de l’horreur dans les années 90, que l’horreur est devenu une production de masse – ce que j’appelle les "films titille-couille". Des métrages comme "Scream", "Souviens toi l’été dernier" ou "Urban Legend". L’on y trouve une star télé de la Fox ou de Warner Bros, qui, pendant une semaine de libre entre deux émissions, en profitent pour faire un film d’horreur, et quand je vais voir un film d’horreur je veux voir Freddy, Jason ou Michael Myers – pas une pouffe sortie tout droit de Melrose Place ou je ne sais quoi d’autre.
J’ai donc pensé qu’il était temps de créer un évènement d’un film, et de vous donner quelque chose que vous n’avez plus vraiment l’occasion de voir. Maintenant, le plus grand défi dans cette entreprise, était de faire un film pour les audiences modernes, tout en restant fidèle aux vibrations et à l’esprit de l’original.

-> After DETROIT ROCK CITY, I decided I was tired of being the tug boat that brought everybody else’s ocean liner ashore. Basically I figured if I put all the energy and drive into my own directing career that I had put into others, maybe something cool could happen. And so I started looking for a project to sink my teeth into. At the time (it was 2000), Robert Zemeckis was remaking the films of William Castle and the remake trend was just beginning. A guy named Chris Kobin walked into my office and said he had the rights to remake the films of HG Lewis. A big light bulb went on over my head, and next thing you knew, me and Kobin, two total strangers, became writing and partners and fellow journeymen on the long road to MANIACS.

I’ve always been a big fan of Herschell Gordon Lewis and his producer, David Friedman. I think that they created a type of film that you don’t see much of anymore. We’re talking about going back to the Drive-in cinemas of the early sixties, where you needed something that could compete with television and David and Herschell stepped up to the plate. Do you know that they made individual distribution deals with each Drive-in theatre? I think that the film experience has lost something since then – sitting watching a video is just not the same. Can you even imagine seeing the original TWO THOUSAND MANIACS in a drive in? TWO THOUSAND MANIACS came out the year I was born, and I like the idea of a film being an “event". Well, I would read about HG back in the early eighties, back when there was no cable... I’d have to try and find a midnight showing somewhere to see TWO THOUSAND MANIACS. It was an adventure to track down a great Herschell Gordon Lewis movie, and you’d watch it and think, “Oh my God, they didn’t just do that did they?" The more work that was involved finding it meant the greater the reward. Part of the appeal was the inaccessibility – whereas now you can just go on Amazon and have virtually any movie delivered right to your door. I felt, looking at the current state of horror through the 1990s, that horror became a corporate production – what I call it a “cock tease movie". Films like SCREAM, I KNOW WHAT YOU DID LAST SUMMER and URBAN LEGEND. Where you have a FOX or WB television star on hiatus from a television show for a week so they make a horror movie, and when I go and see a horror movie I want to see Freddy, Jason or Michael Myers – not some pouty actress who’s been in MELROSE PLACE or whatever. So I felt it was time to create an event out of a movie again and give you something you don’t normally see anymore. Now the biggest challenge of doing that was making a movie for modern audiences, yet remaining true to the vibe and spirit of the original.

Pourquoi avoir fait des habitants de Pleasent Valley des cannibales ?

Why did you made cannibals out of the inhabitants of Pleasant Valley ?

-> Parce que c’était ce qu’ils étaient dans l’original, pas vrai ? Et puis, en faire des végétariens, cela n’aurait pas été aussi fun.

-> Because that’s what they were in the original, right? And besides, making them vegetarians wouldn’t have been nearly as fun.

Pourquoi ne pas avoir fait une "vraie" séquelle de 2000 Maniacs, puisque les fantômes des habitants sont censés réapparaître tous les 100 ans ?

Why haven’t you made a real sequel to 2000 maniacs, as the ghost from the inhabitants are supposed to appear every 100 years?

-> Pour que l’apparition des Maniacs aujourd’hui en 2006 puisse avoir un sens, j’ai décidé de changer la mythologie du premier film (qui date de 64 – 100 ans après la Guerre de Sécession) pour que les Maniacs apparaissent chaque année à la date anniversaire de leur massacre. De cette façon, ça me permettait aussi de faire un nouveau 2001 Maniacs chaque année !

-> In order to have it make sense that the Maniacs would appear today in 2006, I decided to change the mythology from the first film (which was made in 1964- 100 years after the Civil War) and have it be that the Maniacs appear every year on the anniversary of their massacre. This way, it would also allow me to make a new maniacs film every year!

Engager Robert Englund était-il prévu dès le départ dans ton esprit ?

Did you plan from the beginning to hire Robert Englund?

-> Oui, et dès le début Robert Englund était le seul choix. C’est toujours bon d’avoir son premier choix. Vraiment, c’est l’implication de R.E. qui a permis au film de se faire. Je ne pourrais dire tout le bien que je pense de R.E. Travailler avec lui a été l’une des expériences les plus symbiotiques que je n’ai jamais eu. Je travaillais à New Line Cinema à l’époque et je tombais toujours sur Robert pendant les fêtes de Noël. Tout le monde pensait que nous étions un peu tarés. Tout le monde chantait des chants de noël alors que Robert et moi nous nous isolions dans un coin pour parler des films de Dario Argento. Notre amitié s’est développée, je l’ai approché pendant diverses interviews, puis je suis tombé sur lui pendant la cérémonie des Saturn Awards. C’est là que je lui aie demandé si je pouvais créer le rôle du Maire Buckman pour lui dans 2001 maniacs. J’ai décrit le film comme une comédie horrifique, un peu comme Lil’Abner sous acide, et Robert a aimé cet aspect.

-> Yes, and from the beginning, Robert Englund was the only choice. It’s always good to get your first choice. Really it was Robert’s involvement that led to the film getting set up. I can’t say enough great things about Robert Englund. Working with Robert was one of the most symbiotic experiences I’ve ever had. I was working at New Line Cinema at the time and had always run into Robert at the Christmas parties. Everybody thought we were a little crazy. They’d be off singing Christmas carols and Robert and I would be off by ourselves in some corner talking about Dario Argento movies. Our friendship developed, I wound up interviewing him for a couple of magazines and then I ran into him at the Saturn Awards. That’s where I asked him if I could create the role of Mayor Buckman for him in 2001 Maniacs. I described the movie as horror/comedy, a little like Lil’ Abner on Acid and Robert loved that take on it.

Pourquoi le caméo de John Landis a t’il été coupé ?

Why did John Landis cameo was cut?

-> J’ai travaillé avec John sur COMING TO AMERICA en 1988. Je sortais juste de l’école de cinéma et je travaillais comme un larbin, un assistant de production. J’étais hystérique à l’idée de travailler avec John car il était de loin l’un de mes cinéastes préférés. J’adore comme il mélange comédie et horreur, ce que j’aime moi-même faire. Nous sommes devenus amis au fil des années, et quand j’ai fait Maniacs, j’ai voulu le faire apparaître dans le film, tout comme lui le faisait avec ses amis réalisateurs. J’ai donc écrit l’ouverture du film comme vous la voyez dans le montage final avec le Professeur Ackerman (Peter Stormare) parlant à une immense classe de lycéens. Au départ, Landis avait été casé pour le rôle de Ackerman, et le producteur original de 2000 Maniacs, Dave Friedman, jouait le professeur Lewis. Alors que nous tournions dans la ville, reconstitution historique de la guerre civile en Georgie, nous nous sommes retrouvés à cours de temps, dans l’impossibilité de quitter les lieux pour aller tourner dans le lycée que nous avions choisi. Au lieu de perdre toute la scène, je l’ai réinventée comme une plus petite scène, prenant place dans le bureau du professeur, et que nous pourrions filmer dans le bureau de la reconstitution historique. Je l’ai donc filmé comme ce petit hommage étrange à la scène de Dean Wormer dans "Animal House", en pensant que Landis allait casser la baraque. Malheureusement mes producteurs n’ont pas compris la scène comme moi, et nous sommes retournés à L.A., ils ont décidé de s’en tenir au script original avec cette grosse salle de classe et tous ces gamins. A ce moment là, Landis tournait les Masters of Horror et était donc indisponible, ils s’en sont donc tenus à Stormare. Un incroyable acteur, mais pas ce que j’avais en tête. Pour être vraiment honnête, putain, que je déteste ça ! Mais c’est ce qui arrive quand on est réalisateur débutant, avec 50 producteurs sur le dos. Je suis chanceux simplement d’avoir pu faire mon film. Heureusement, ma scène avec Landis et Friedman est sur le DVD comme une scène coupée et, à ma grande satisfaction, les gens me disent qu’ils la préfèrent. Peut-être qu’un jour on fera un "Director’s Cut" et je serais alors dans la capacité de me débarrasser de cette scène d’ouverture une bonne fois pour toutes.

-> I worked with John on COMING TO AMERICA back in 1988. I had just gotten out of film school and was working as a grunt, a production assistant. I was so psyched to work with John as he was one of my all time favorite directors. I love how he blends comedy and horror, which is what I like to do my self. We became friends over the years, and so when I made 2001 MANIACS, I wanted to put him in the movie just like he always puts his filmmaker friends in his films. And so I wrote the opening of the film as you see in the finished cut with Professor Ackerman (played by Peter Stormare) talking to a huge class of college kids. Initially, Landis was cast as Ackerman, and the original 2000 MANIACS producer, Dave Friedman, was cast as Professor Lewis. When we were shooting at the Civil War re-enactment town in Georgia, we were running out of time and unable to leave the location to shoot in the college we had picked out. Rather than lose the scene entirely, I reinvented it as a smaller scene, a scene taking place in the Professor’s office that we could film in the front office of the Re-enactment town. I shot it as this quirky, odd little homage to the Dean Wormer scenes in ANIMAL HOUSE, and thought Landis knocked it out of the park. Unfortunately, my producers did not dig the scene as much as I did, and when we got back to LA they decided they wanted to go back to the original scene as scripted, with this big classroom and all these kids. At this point, Landis was shooting Masters of Horror and was unavailable, and so they went with Stormare. An amazing actor, but not what I had in mind. Nor, to be honest, is the entire scene what I had in mind. To be really, really honest, I fucking hate it. But, that’s what happens when you are a first time director with fifty producers shadowing you. I’m just lucky I even got my movie made! Luckily, my scene with Landis and Freidman is on the DVD as a deleted scene, and to my constant vindication, people are always telling me they prefer it. Maybe one day we’ll do a “Director’s Cut" and I’ll be able to get rid of that other opening once and for all.

Considères-tu le travail de HG Lewis comme étant un élément capital de l’évolution du cinéma d’horreur ?

Do you consider H.G. Lewis’ work as a key to horror movies evolution(s).

-> HG Lewis est le “Parrain du Gore", et a créé les standards des splatters. Mais il a aussi inventé le “Splatstick", où le meurtre est le gag. Vous savez à la place de la tarte à la crème dans la face, on a une tête décapitée. Lewis a rendu le bordel fun, et c’est cet aspect subversif qui a conduit à l’horreur moderne d’aujourd’hui.

-> HG Lewis is the “Godfather of Gore", and he set the standards for splatter films. But he also invented what I call “Splatstick"; where murder is the punchline. You know, instead of a custard pie in the face, it’s a severed head. Lewis made mayhem fun, and it is that subversive glee which lead to the modern horror today.

L’ambiance de "2001 Maniacs" est très fun, très coloré, il y a du gore et des bimbos, un peu comme dans les films de la Troma. Les films de cette firme t’ont-ils inspiré ? Apprécie tu les films de la Troma ?

"2001 Maniacs" is a lot of fun, gore and sexy girls, quite like Troma movies. Did the flicks from that company inspire you? Did you enjoy Troma movies?

-> J’ADORE les films Troma et Lloyd Kaufman. Lloyd est vraiment le porte-parole de l’esprit de Herschell dans toutes les façons. C’est un mec génial et un ami. Ses films ont été d’une grande influence sur Maniacs, ainsi que “Le retour des morts vivants" et “evil dead 2".

-> I LOVE Troma movies and Lloyd Kaufman. Lloyd is truly carrying on the spirit of Herschell in every way. He’s a great guy and a good friend. His films were very influential on 2001 MANIACS, along with films like RETURN OF THE LIVING DEAD and EVIL DEAD 2.

Eli Roth était producteur sur 2001 Maniacs. Apprécies-tu ses films ? Comment as-tu trouvé Hostel ?

Eli Roth was a producer on 2001 MANIACS. Do you appreciate his movies? How did you like Hostel?

-> Celle là est vache, comme Eli est un ami cher, et un camarade “monster kid", je le respecte infiniment. J’ai ADORE Cabin Fever, et pourtant pour moi, HOSTEL reflète une situation qui me dérange un peu, dans laquelle les audiences modernes sont devenues insensibles et suscitent un style d’horreur bien plus poussé pour en obtenir une réponse. J’ai entendu que ce phénomène s’appelait le "Porno Slump". Tu sais quand quelqu’un s’est branlé devant tous les sites pornos du web, et que plus rien ne l’excite ? Du coup, juste pour se stimuler, il tente le SM, le porno infantile et les gens qui se pissent dessus ou Dieu sait quoi d’autre. Peut-être même du Snuff. Je trouve que beaucoup de récents films d’horreur illustrent cette tendance. De mon point de vu, et je sais que beaucoup me contrediront, des films comme "Cry Wolf" ou "Hostel", sont littéralement l’équivalent horrifique du Snuff. Ils se concentrent sur la torture, le sadisme, la dépravation. Et, bien qu’ils essaient peut être de dénoncer l’aspect nihiliste de la société moderne, il semble plus souvent s’attarder sur la souffrance des victimes que sur les tueurs nihilistes qu’ils sont sensés analyser. En ce qui me concerne ce n’est pas ce que j’attends d’un film d’horreur. La torture n’est pas un divertissement en ce qui me concerne. Maintenant, encore une fois, ce n’est qu’une question de goût. T’aimes les pommes. J’aime les oranges. Et moi, j’ai toujours aimé l’approche EC Comics de l’horreur. Le style "Le Loup Garou de Londres", "Motel Hell", "Evil Dead", "Braindead". H.G. Lewis a inventé un genre où le meurtre est un gag, à la place d’une tarte à la crème, c’est une tête tranchée qui vole dans les airs. Elle touche le sol, roulement de tambour s’il vous plait ! Hop, on passe au prochain gag qui tache, à la manière d’un magicien qui vous met sur le cul en enchaînant les tours. Pas une scène de 10 minutes où un mec se fait arracher les ongles des pieds, et couper les tendons alors qu’il s’étouffe avec son propre vomi parce qu’il a une balle en caoutchouc en travers de la bouche.

-> That’s a tough one, as Eli is a dear friend and fellow monster kid and I respect him tremendously. I LOVED Cabin Fever, yet for me, HOSTEL reflects a situation that disturbs me in which modern audiences have become numb and need a much more amped up type of horror to illicit a response. It’s what I’ve heard referred to as “porno slump". You know, when somebody’s jacked off to every porn site on the web that nothing gets ‘em off any more? So then, just to get stimulated, they may turn to S&M and kiddie porn and people pissing on each other and God knows what else. Maybe even snuff. And I think a lot of recent horror movies reflect that. In my opinion, and I know there are many who will disagree, movies like CRY WOLF and HOSTEL are literally the horror equivalent of snuff. They focus on the torture, the sadism, the depravity. And although, perhaps, they are attempting to shine a light on the nihilism of modern society, they often feel like they are reveling in the prolonged pain of the victims just as much as the nihilistic killers they are supposedly commenting on. For me, that’s not what I want out of a horror film. Torture isn’t fun or entertainment for me. Now, again, that’s just my personal taste. You like apples. I like oranges. And for me, I always liked the EC Comics approach to horror. The AMERICAN WEREWOLF, MOTEL HELL, EVIL DEAD, DEAD ALIVE approach. HG Lewis invented a genre by making murder a punchline. Instead of a cream pie flying through the air, it’s a severed head. It splats on the ground, drum roll please. On to the next blood splat, almost like a magician hitting you with one trick after the other. Not a ten minute sequence of some guy having his toenails ripped out or his tendons snipped while he chokes on his own vomit because he has a rubber ball shoved into his mouth.

Peux-tu nous parler de "Driftwood" ?

Can you say something about Driftwood?

-> Après 2001 MANIACS, je voulais m’échauffer un peu en essayant quelque chose de différent.
Un demi tour complet que ce soit sur le ton, ou les vibrations. Je voulais faire quelque chose plus orienté sur le protagoniste, plus appuyé sur l’atmosphère que sur les tripes et le sang. Depuis l’incident de Columbine en Amérique, où deux ados ont attaqué et tué leurs camarades de classe, il y a eu une tendance dérangeante à ouvrir à tour de bras des endroits appelés "Camps d’Ajustement Comportemental". Ces camps sont détenus par des privés et dirigés sans aucune intervention du gouvernement, ce sont des endroits où les parents peuvent envoyer leur enfant s’ils pensent qu’ils ont besoin d’une discipline stricte. Sûrement certains gamins ont besoin d’une telle discipline, mais et c’est triste, la majorité de ceux qui se retrouvent dans ces camps sont tout simplement incompris par leurs parents. Peut-être qu’ils écoutent HIM ou My Chemical Romance alors que leurs parents aimeraient qu’ils écoutent Barry Manilow, ou bien ils se connectent sur Horreur.com, ou peut-être qu’ils préfèrent le voisin plutôt que la voisine… Quoiqu’il en soit, si un parent le désire, il peut envoyer son enfant dans un tel endroit, et s’il est en dessous de l’age de 18 ans, il va en chier, et sera condamné à vivre dans ces camps où la brutalité physique et mentale est la norme. Dans nombre de cas, il y a même eu des morts ! Donc, comme quelqu’un qui DETESTE, n’importe qui essaye de faire de moi ce que je ne suis pas, j’ai décidé de conter l’histoire de ces camps, l’histoire d’un garçon (joué par Ricky Ullman de Phil Du Future de Disney) qui est envoyé dans l’un de ces camps, dirigé par un maton cruel (Le Champion de catch et star de "Devils Rejects" : Diamond Dallas Page) qui serait ou non responsable de la disparition d’un autre ado dont l’esprit hante les couloirs de Driftwood. C’est vraiment un type d’horreur différent de Maniacs, et Hood, et j’espère que le public voudra bien partager cette expérience avec moi !

-> After MANIACS, I wanted to flex my muscles a bit, try something different. A total 180 flip in vibe and tone. I wanted to something that was more character driven, relied more on atmosphere than blood and guts. Ever since the Columbine incident in America where two teenagers attacked and killed their classmates, there has been a disturbing trend in which places called Attitude Adjustment camps are springing up all over the place. These camps are privately owned and operated with no government interference, and they are a place where parents can send their kids if they feel they need severe discipline. Certainly, some kids need such discipline, but sadly, the majority if kids who end up at such places are kids who simply are misunderstood by their parents. Maybe they listen to HIM or My Chemical Romance when their parents want them to listen to Barry Manilow, or they log onto horreur.com, or perhaps they prefer the boy next door to the girl next door… Whatever it is, if a parent so wishes, they can send their child to such a place, and if he is under the age of 18, he shit out of luck and condemned to live in these camps where mental and physical brutality is the norm. In many cases, there have even been deaths! So, as someone who HATES anybody trying to make me into something I am not, I decided to tell the story of these camps, to tell the story of a boy (played by Ricky Ullman of Disney’s PHIL OF THE FUTURE) who is sent to a camp run by an evil warden (played by champion wrestler and DEVILS REJECTS star Diamond Dallas Page) who may or may not be responsible for the disappearance of another teen whose ghostly spirit haunts the halls of Driftwood. It’s definitely a different type of horror than MANIACS and HOOD, and I hope viewers are willing to take that ride with me.

Pour toi, qu’est-ce qui fait que les jeunes (et les moins jeunes ) puissent vouer une véritable passion à un genre de films où le meurtre et le sang sont le spectacle principal ?

In your assumption what is it that young (and not so young) people could be passionate about a kind of movies where murders and blood are the main attraction?

-> En ce qui me concerne, quand j’étais gamin, j’étais vraiment fan de magie. J’étais "Le Grand Sullivani" ! J’ai même fait des spectacles de magie. Ado, mon intérêt pour la magie s’est transformé en intérêt pour les maquillages d’effets spéciaux. Spécialement le gore. Tout cela après avoir vu "Zombie" et en avoir appris un peu plus sur Tom Savini. Qui est Tom Savini et ceux dans son genre, si ce n’est un maître magicien. Je suis donc passé des tours de carte aux têtes tranchées, mais c’est la même chose. Tromper et confondre l’audience. C’est ce que je fais dans 2001 Maniacs. Je les trompe avec l’humour et ensuite je les assomme avec un meurtre sanglant ! Tout n’est qu’illusion. Même la peur que je soulève chez le public est une illusion. Personne n’est vraiment en danger d’être blessé par le monstre ! Mais pour 90 minutes, il y a cette illusion du danger, alors que tout le monde est assis confortablement mâchant du pop-corn, et serrant la main de son rencard. Depuis les jeux d’ombre préhistorique, aux tragédies grecques en passant par Shakespeare jusqu'à 2001 Maniacs, les gens ont eu besoin de coins sombres où confronter leur peur en toute sécurité, et crier bien fort. Le gore permet cela. Dans un monde post 11 septembre, où la violence et la terreur s’étalent quotidiennement en premières pages, nous avons plus que jamais besoin de cette catharsis.

-> Speaking for myself, when I was a kid, I was really into magic. I was "The Great Sullivani"! I even did magic shows. As a teen, my interest in magic morphed into an interest in special make-up effects. Particularly gore! This all came after seeing DAWN OF THE DEAD and learning about Tom Savini. What is Tom Savini and those like him if not a master magician? So I went from card tricks to severed heads, but it’s the same thing. Misdirection and freaking out an audience. That’s what I do in MANIACS. Misdirect with humor, then hit them with a bloody murder! It’s all an illusion. Even the fear that is instilled in the audience is an illusion. No one is truly in danger of the monster harming them! But for 90 minutes, we have the illusion of danger, all the while safely seated munching our popcorn, clutching our date. Since the days of prehistoric shadow plays thru Greek tragedy thru Shakespeare up until MANIACS, people need that dark place to safely confront their fears and scream out loud. Gory illusions enable that release. In a post 9/11 world where violence and terror splashes across the headlines on a daily basis, we need that catharsis now more then ever.

Quels sont tes films favoris ? Tes réalisateurs favoris ?

What are your favorite genre movies? Your favorite directors?

-> De loin, le champion est "L'Exorciste". Il met en scène le plus grand vilain de tous - Le Diable.
Après ça, sans classement particulier --- “HALLOWEEN", “LES GRIFFES DE LA NUIT", “HORROR HOTEL", “CARNIVAL OF SOULS", “VAMPIRE VOUS AVEZ DIT VAMPIRE", “LA MALEDICTION", “SUSPIRIA", “DEVIL’S REJECTS" (même si je ne le considère pas vraiment comme un film d’horreur), “HORROR OF DRACULA", “Entretien avec un vampire", "BLACK CHRISTMAS", "ROSEMARY’S BABY", "MASQUE OF THE RED DEATH"… La vache, je pourrais continuer encore longtemps…

En ce qui concerne les réalisateurs – j’ai vraiment une chance incroyable d’être ami avec la plupart de mes Maîtres de l’Horreur favoris, et je ne pourrais jamais, au grand jamais faire un choix parmi eux.

-> Hands down, the champ is THE EXORCIST. It stars the greatest villain of all- The Devil.
After that, in no particular order--- HALLOWEEN, NIGHTMARE ON ELM STREET, HORROR HOTEL, CARNIVAL OF SOULS, FRIGHT NIGHT, THE OMEN, SUSPIRIA, DEVIL’S REJECTS (although I don’t really consider that a horror film), HORROR OF DRACULA, INTERVIEW WITH THE VAMPIRE, BLACK CHRISTMAS, ROSEMARY’S BABY, MASQUE OF THE RED DEATH… Man, I could go on and on…

As far as directors go— I am truly blessed to be friends with many of my favorite Masters of Horror, and I could never, ever choose between them.

Après "Driftwood", as-tu un projet qui s’annonce ?

What’s next after DRIFTWOOD?

-> La séquelle de 2001 Maniacs. On ne peut tout simplement pas garder un bon Maniac à terre, donc oui les aminch’, Le Sud se lèvera encore…. Encore. Robert sera de retour, avec quelques un de vos maniacs préférés, et des nouveaux. Ca s’appelle "beverly hellbillys", donc vous pouvez plutôt bien imaginer dans quelle direction je me dirige. Pour faire court, le sheriff mise sur la déviation pour que des invités se présentent au festival de cette année. Pas convaincus, Buckmann et Granny se disent que si les invités ne viennent pas à eux, ils iront aux invités. De fait, ils prennent la route pour la Californie, où ils montent le spectacle itinérant de la guerre civile de Pleasant Valley. Le script est fait et nous espérons commencer en début de l’année prochaine. Encore plein de nouveaux éclats de rire, nichons et gore. Youpi !

-> The sequel to 2001 MANIACS. You just can’t keep a good maniac down, so yes, folks, The South Will Rise Again…. Again. Robert will be back, along with some of your favorite maniacs and some new ones. It’s called BEVERLY HELLBILLYS, so you can pretty much imagine the direction I’m going. Basically, the Sheriff plows over the detour road, so guests show up at this year’s Festival. Undaunted, Buckman and Granny figure if the guests won’t come to them, they’ll go to the guests. And so they head out on the road for California where they set up the Pleasant Valley Civil War Traveling Road Show. The script is done and we hope to shoot early next year. All new laffs, all new boobs and all new gore. Yee Haw!

Que peux t’on te souhaiter pour le futur ?

What can we expect from you in the future?

-> J’espère bien que vous ne pourrez jamais me cerner, et que je continuerais à vous surprendre de mes choix. J’ai tellement d’histoire que j’aimerais conter et tellement de façon de les conter. J’ai les films comme 2001 Maniacs en moi qui représentent mes tripes, des films comme Driftwood qui représentent mon âme. Mais ma passion numéro 1 est un film de vampire metrosexuel que j’ai écrit : "Brothers of the Blood" qui est très sensuel très tragique, très triangle amoureux Shakespearien entre deux mâles vampires, l’un jeune l’autre vieux, et une femme mortelle qui se place entre eux deux. Si le destin me donne carte blanche pour faire n’importe quel film à ce moment même, ce serait définitivement ce film que je choisirais de faire.

-> Hopefully, you’ll never be able to pin me down and I will keep surprising you with my choices. I have so many stories I want to tell and so many ways I want to tell them. I have movies like 2001 MANIACS in me that represents my guts, and movies like DRIFTWOOD that represents my soul. But my number one passion project is a metrosexual vampire film I’ve written called BROTHERS OF THE BLOOD that is a very sensual, very tragic, very Shakespearean love triangle between two male vampires, one young, one old, and the female mortal who comes between them. If the fates gave me free reign to make any movie I wanted at this very moment in time, that would most definitely be it!

Pour la dernière : malgré que notre site soit en français, as-tu eu le temps de le visiter et qu’en as-tu pensé ?

Although our website is in French, did have time to visit it a little bit ? What do you think about it?

-> Je pense qu'il est génial! Tout simplement merveilleux, quoique les mots disent, le langage des fans d’horreur est universel.

-> I think its was great! I just think it is wonderful what the words may say, the language of Horror fans is Universal.

Quelque chose à ajouter ?

Any final thoughts?

-> Merci de braquer les projecteurs sur des mecs comme moi, assez chanceux pour pouvoir vivre de jouer avec des monstres, et raconter des histoires tordues. J’aime ce que je fais, et j’aime savoir ce que pense les autres fans d’horreur sur mes sites persos http://www.myspace.com/newrebellion) ou vous pouvez aussi jeter un œil à "2001 Maniacs" (http://www.myspace.com/2001Maniacs) et "DRIFTWOOD" (http://www.myspace.com/driftwoodthemovie).
Merci beaucoup Mec !

TIM.

-> Thank you for shining the light on guys like me who are lucky enough to make a living playing with monsters and telling twisted tales. I love what I do and love hearing from other horror fans at my personal website (http://www.myspace.com/newrebellion) where you can also check out 2001 MANIACS (http://www.myspace.com/2001Maniacs) and DRIFTWOOD (http://www.myspace.com/driftwoodthemovie). Thank you very much Guy !

TIM.

INTERVIEW REALISE PAR STEPHANE ERBISTI ET COLIN VETTIER.
TRADUCTION : COLIN VETTIER.



Lionel Colnard Sat, 10/06/2012 (All day)