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Toujours à la poursuite de Ogami Itto, le clan Yagyu fait appel à des guerrières sanguinaires pour assassiner le bourreau. Ogami est d'ailleurs embauché pour tuer Makuya, un homme qui serait en relation avec les terribles frères Bentenrai.



Le premier venant d'être terminé, la même équipe rempile directement la même année avec cette suite. Si le premier film avait posé les bases principales du mythe de "Baby Cart", cette suite va se focaliser davantage sur les combats, pour le plaisir de nos yeux.

Car "Baby Cart" c'est avant tout des combats très sanglants, qui vont devenir carrément gore dans ce deuxième opus considéré comme le plus abouti des "Baby Cart". Toujours plus d'idées, toujours plus de rythme, d'action et de sang, on n'attend que ça de la part d'une telle saga…



Ogami Itto pousse toujours le landau de son fils sur les routes du Japon, tuant tous ceux qui tentent de le supprimer. L'introduction ouvre la voie avec une scène mémorable resté dans les mémoires des fans de la série : un tueur se prend un sabre dans la tête de la part de Ogami et continue d'enfoncer la lame dans sa tête, bloquant ainsi Ogami et permettant à son acolyte d'attaquer le bourreau. Bien sûr, le deuxième assaillant ne fait pas long feu, et se retrouve empalé. Le sang gicle de toutes parts, les deux ennemis sont enfin exécutés, le film peut enfin démarrer. Ebouriffant.

Le clan Yagyu, qui cherche à éliminer Ogami, ne peut plus le vaincre après quelques vains efforts. Ainsi, le clan demande de l'aide à Sakaya, la fille de Retsudo, le vieillard hirsute du premier volet, et accessoirement, ennemi juré de Itto. Celle-ci, guerrière aussi impitoyable que son père, va lancer une tribu d'amazones aux trousses de Ogami. Des amazones se cachant sous des apparences calmes, et qui vont tenter de bloquer la route à Ogami.



Mais Ogami est chargé d'une mission : retrouver un certain Makuya, qui serait de mèche avec les trois maîtres de la mort : les frères Ten, Ben et Rai Bentenrai, des êtres sadiques et barbares massacrant tout sur leur passage. La force du film, comme vous pouvez le constater, ne réside pas dans son scénario, efficace et classique, mais plutôt dans ses scènes d'actions hyper violentes. Ogami devra faire face à des tueurs encore plus redoutables et plus violents, comme les fameuses Amazones ou les seigneurs de la mort. Par ailleurs, ces trois assassins redoutables deviendront des icônes cultes du genre puisqu'ils seront repris dans "Les aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin" ou récemment dans "Dead or alive 2".

Trois personnages malfaisants, maniant chacun une arme différente comme des griffes mortelles ou une massue. Une idée géniale donnant lieu à des scènes très gores forcément. Car autant le savoir, ils savent parfaitement s'en servir et très bien même, en tout cas assez pour faire sortir de bons litres d'hémoglobine. Ce second épisode est parsemé de combats d'anthologie, qui surprennent encore plus par leur violence excessive. Celui réservant le plus de surprises (quoiqu'ils en réservent tous) est sans conteste celui contre les amazones. Une longue scène où Ogami tombe sur des femmes différentes sur son chemin, danseuses, paysannes, pèlerines se révélant être de terribles guerrières. Et pour camoufler leurs armes, rien ne vaut l'utilisation de légumes ou de chapeaux !!




Déjà bien rythmé, ce second opus est très réputé pour ses débordements gores incroyablement jouissifs. Dans une séquence hallucinante, un ninja convoqué par Sakaya voit un groupe d'amazones l'attaquer, le découper en plusieurs morceaux jusqu'à le transformer en homme tronc puis le clouer au sol avec leurs sabres !
Le gore devient même la source d'une sorte de surréalisme visuel inattendu : les fameux guerriers de la mort déterrent des guerriers du sable avec leurs griffes, faisant ainsi "saigner le désert", et lorsque l'un d'eux meurt en se faisant égorger, il voit son sang s'éparpiller au souffle du vent jusqu'à l'énorme giclée traditionnelle. Le sang gicle parfois sur l'écran, les membres volent et tombent, les sabres transpercent les corps… Impressionnant.

Le petit Daigoro acquiert un rôle encore plus important dans l'histoire, sauve son père blessé en lui portant de l'eau à sa manière, empêche de justesse, sans le vouloir, une jeune femme de tuer son père et élimine quelques vilains grâce à son landau. Un landau gadget véritablement mortel pour les ennemis de Ogami, révélant des surprises au fur et à mesure des épisodes. Ici on apprend que les roues se hérissent de piques tranchants comme des rasoirs (elles sont utilisées d'ailleurs dans une autre scène d'anthologie) et les bambous placés sur les côtés déploient de longues lames par une simple pression avec les doigts.

La fin annonce d'ailleurs quelques clins d'œil et rapprochements avec le western spaghetti comme on va pouvoir le découvrir dans le troisième épisode. Ce volet–ci se doit d'être absolument découvert, surtout si on est particulièrement sensible au cinéma japonais, au Chambara et pourquoi pas au gore.