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Réalisation
Ted Nicolaou

Scénariste
Ted Nicolaou et Charles Band

Date de sortie
1987

Genre
extraterrestres

Tagline


Cast
Diane Franklin
Gerrit Graham
Mary Woronov
Jennifer Richards
Chad Allen


Pays
USA

Production


Musique
Richard Band

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(4 votes)
La famille Putterman a enfin le cable ! Stanley, le père, a brillamment bricolé son antenne satellite et se prépare à visionner de nombreux programmes avec sa petite famille qui se veut finalement très… spéciale ! Mais la nuit tombe, et chacun se réserve à ses occupations habituelles : la fille est partie faire un petit tour avec son petit ami, le fils regarde des films d'horreurs avec son grand père, et les parents attendent impatiemment des invités pas comme les autres. Mais l'antenne a capté depuis quelques heures l'appel d'une planète et fait débarquer un horrible monstre dans la demeure des Putterman. Seul le petit Sherman et son grand père se rendent compte de la gravité de la situation. Mais avec une famille aussi débile, difficile de ne pas accumuler les catastrophes et surtout de réveiller l'appétit du monstre !!



Un Craignos Monster !!!


Ancêtre plus ou moins glorieux de la Full Moon, Empire a pu faire rapidement débuter la carrière de quelques réalisateurs de séries B comme Charles Band, Stuart Gordon, David Schmoeller voire Ted Nicolaou. Ce dernier sera également fidèle à la Full Moon, pour qui il signera la saga "Subspecies", mettant en scène le griffu et livide Radu.

Malgré un "Dungeonmaster" assez faiblard, Nicolaou livre avec "Terror vision", sa meilleure (et sa dernière) fournée pour Empire. Une production assez différente des autres, et même carrément en retrait : il reste le plus méconnu et le plus rare du lot pour ainsi dire.


Les envahisseurs sont tombés sur des ringards…et ils ne le supportent pas (dixit la jaquette vidéo)


Nicolaou appuie donc à fond sur le champignon de l'autodérision, et rend volontairement ses personnages bêtes, maladroits, hystériques et excessifs. Cependant une certaine firme aura fait bien pire avant, à savoir l'usine à Z Troma. Mais pour "Terror Vision", c'est une autre paire de manches : pour faire court, voilà une série B qui se prend pour une série Z !

Eclairages criards, décors vulgaires et rétros, mur tapissés de peintures aussi laides que suggestives (nu et Sm version pop'art, Sic !) et personnages à coté de la plaque, voilà à ce qu'on a droit pendant tout le métrage, impossible d'y échapper. Plus que les Américains moyens, ce sont les familles semi bourgeoises qui sont visées. Pourtant ici, on tient la belle impression de voir des Américains moyens parachutés dans un palace moche comme tout : aucun chic, aucun charisme, mais pas mal de mauvais goût à revendre !


Allo Maman ici Médusa


Pas d'extrême mauvais goût cependant dans "Terror vision" (on est assez loin de Troma comme je le répète), l'humour pipi-caca étant heureusement exclu. Seulement on n'est pas dans la finesse non plus ! Disons que le trait est forcé voilà tout…
Des parents pratiquant l'échangisme (mais tombant malheureusement sur un grec gay et une cruche de première), un gamin traité sous calmants qui suit la conduite d'un grand père militaire paranoïaque et une ado relookée façon Cindy Lauper traînant avec son rocker de copain complètent le tableau pas vraiment beau du film. Mais les deux créatures les plus remarquées du film, seront cependant citées un peu plus bas…
Parmi les acteurs du film, on reconnaîtra Gerrit Graham, le chanteur homo définitivement taré de "Phantom of the paradise" ainsi que le joli minois de Diane Franklin, la soeurette incestueuse dans "Amytiville Le possédé".

"Terror vision" est un film dégoulinant comme du slime, poisseux et collant, gélatineux et baveux, et à cause de qui vous me demanderez ? Du monstre vedette bien sur !


Papa Bricole, le petit sort les pétoires !


Se déplaçant de TV en TV, le monstre star du métrage ressemble tout bonnement à un gros tas d'excréments, doté d'une énoooorme bouche, d'une langue goulue et vorace, et de trois yeux envahissants, et va jusqu'à prendre peu délicatement forme humaine. Friand de chair humaine, il ne prend jamais de gants pour défoncer ses victimes qu'il massacre peu délicatement : là encore, le film se montre tellement coloré et ringard, que le gore est au final nettement plus gluant qu'à l'habitude.
Nicolaou glisse un clin d'œil lourdingue à la fameuse Elvira en la personne du personnage de Médusa : une gorgone présentant quelques films d'horreurs typiquement 50's, affublée d'un décolleté forcement ravageur et d'un tempérament odieux la rendant tout à fait détestable. Une sorte de méchante Elvira, et vulgaire en plus !

Maîtrisant plutôt bien son petit rythme, Nicolaou surprend par sa méchanceté lors de son final impitoyable, et son petit jeu de massacre kitch et savoureusement moche. Même Richard Band y va de son hommage avec la chanson titre, estampillée "science fiction 50's". Un bon moment à passer, surtout si on aime les Craignos Monster et les personnages qui vont avec !








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