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Réalisation
Giuseppe Andrews

Scénariste
Giuseppe Andrews

Date de sortie
2006

Genre
troma

Tagline


Cast
Bill Tyree
Giuseppe Andrews
Miles Dougal...


Pays
Etats Unis

Production


Musique
Giuseppe Andrews

Effets spéciaux



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Voici le huitième film de Giuseppe Andrews. Serrez les dents… Bon, s'il continue à faire des films comme ça, je pourrai supprimer complètement la partie de la critique réservée au résumé du métrage. En fait voilà ce que contient "Period Piece": - Un français (?!) qui passe son temps à pénétrer son ours en peluche (que ce soit avec son sexe ou divers objets); - Un couple de péquenots; - Un homme et son fils obsédés par la pornographie; - Un vieil homme nu qui passe son temps à fantasmer et à jurer. Le tout, à servir bien secoué et accompagné d'autres joyeusetés. Un film où il est vaguement question de cochon mort, et de sexualité...



Le film s'ouvre sur une scène qui annonce la couleur : un prétendu Français (l'imitation semble évidente pour les américains, mais elle m'a semblé plus que douteuse) prend un bain avec son ours en peluche. Il le câline, et s'adresse a lui plutôt crûment; de quoi faire rougir un film porno. Tout à coup, le "Français" sort une boîte de conserve et entreprend de sodomiser l'ours qui finira par frôler la mort, du fait d'une hémorragie.

Au cas ou vous ne l'auriez pas compris, "Period Piece" verse dans le Trash extrême. Giuseppe Andrews n'hésite pas un instant à vous balancer un amas monstrueux de matières fécales, en plein dans les mirettes (et les esgourdes aussi, sachant que la phrase la plus soft que vous entendrez sera probablement : merci papa de m'avoir expulsé de tes couilles). John Waters ("Pink Flamingos", "A dirty shame"…) peut aller se rhabiller, le comparer à Giuseppe revient à établir les points communs entre Oui-Oui et Evil Ash ("Evil dead 2" et "Evil dead 3 - l armée des ténèbres").
Toutefois, contrairement à Waters, Andrews n'a que faire de la forme.



De fait le spectateur se retrouve face à un film qui va bien au-delà des limites du regardable, mais totalement amateur. En effet la forme est totalement délaissée.
La caméra tremble, bouge selon des trajectoires totalement empiriques et le résultat est assez désagréable à regarder. A cela s'ajoute une qualité d'image qui varie du passable au hors jeu. Le spectateur, est, à ce titre, gratifié par des images issues de film personnels, donc de très mauvaise qualité, avec la date incrustée en bas à gauche de l'écran…

Quand au son, il est médiocre tout du long du film. Certaines parties sont d'ailleurs sous-titrées, à la fois du fait de la qualité du son, mais aussi du fait de la diction des acteurs.

Cela donne un certain style au film, toutefois un tel "choix" plombe passablement "Period Piece" et le rend difficile a suivre. D'autant que le contenu du métrage n'est pas plus soigné, et flirte avec le mauvais goût.




Non pas que le métrage soit sanglant (encore que…), mais le propos ET les images sont très vitriolés. Ils seront même considérés par nombre de spectateurs comme profondément choquants, et gratuits. Si le caractère choquant du propos est sujet à controverse car subjectif, la gratuité du métrage ne saurait être remise en cause.
La succession de mini sketches, sans logique ni cohérence apparente porte ainsi atteinte a la compréhension du métrage. La lisibilité de l'image n'étant en outre pas excellente, il est donc facile d'en décrocher.

Imaginez un peu que vous vous filmiez en train d'évacuer un cassoulet mal digéré, en direct des toilettes. Pour ce faire vous demanderiez à votre petit(e) ami(e) (ou n'importe qui que vous auriez sous la main) de vous filmer avec une mini DV de piètre qualité, assis sur le trône en train de lutter avec le papier hygiénique simple couche. Ce n'est pas vraiment une métaphore, et vous avez à présent une idée assez précise de ce dont est capable Giuseppe.



Le fait étant que l'homme est vraisemblablement complètement déjanté. C'est l'hypothèse la plus probante pour expliquer d'où il puise ses idées. Exemple :
Un homme a la langue enflée et se la masse avec de la glace, tout en expliquant à son fils qu'il déteste son amante qui l'a obligé à lui faire un cunnilingus pendant 3h30 (le propos est largement plus cru au cas ou vous en doutiez…).

Cependant, le film se révèle amusant pour qui aime le trash pour le trash. En ce qui me concerne, sans mettre un tant soit peu de forme, on ne peut décemment prétendre avoir fait un film satisfaisant.

Avant-gardiste ou scatophile ? A vous de choisir.








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