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Réalisation
James Glickenhaus

Scénariste
James Glickenhaus

Date de sortie
1980

Genre
auto-défense

Tagline


Cast
Robert Ginty
Christopher George
Samantha Eggar
Steve James
Tony Di Benedetto


Pays
USA

Production


Musique
Joe Renzetti

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4.4
(3 votes)
Guerre du Vietnam : John et ses deux compagnons sont capturés, par un groupe de Viets-Congs ; l'un des kidnappés est tué sauvagement sous leurs yeux. Quelques fusillades plus tard, John et Michaël sont récupérés par un hélico… New York, 1980 : John vit seul, bien qu'épaulé par Michaël, à présent père de famille Un jour, un groupe de loubards qu'ils avaient rossés revient à la charge et tabasse Michaël, le paralysant à vie. Armé jusqu'aux dents, John décide se faire justice et part à la recherche des voyous, pour les corriger…à sa manière.



Surfant sur la vague des fameux "Death Wish", "Exterminator : le droit de tuer" est avant tout un ersatz bis de "Taxi Driver". Mais contrairement à Scorcese, James Glickenhaus n'attend pas le dernier tiers du film pour faire tomber les corps et faire parler la poudre !
Du pur cinoche d'exploitation donc, et bien violent bien comme il faut.



Inutile de se fier aux affiches U.S. et françaises : eh non, vous ne verrez pas de guerrier de l'enfer musclé en train de nettoyer les rues de la Grande Pomme à coups de lance-flammes, le tout coiffé d'un casque de moto (renvoyant d'ailleurs très fortement au tueur du slasher "Les yeux de la terreur"). Cependant, le film compte bien une moto, et aussi un lance-flammes, à peine utilisé justement, mais il faudra attendre la nanardeuse séquelle "Exterminator 2", pour pouvoir assister à un festival de voyous cramés au Napalm.
S'il n'a pas forcément le charisme d'un Bronson ou les muscles d'un Stallone, le grand vengeur de l'histoire, ici le bien sympathique Robert Ginty, cache sous une apparence des plus banales, les stigmates laissés par la guerre du Vietnam, se laissant contaminer par une inquiétante folie sourde, qui le poussera à aller bien au-delà d'une simple vengeance : tel un super héros, il liquide les vilains qui pourrissent NY, devenant ainsi "l'exterminateur".



Cette spirale de violence sera une sorte de nouveau Vietnam pour John, réutilisant une grande partie de l'arsenal militaire qu'il tient en sa possession pour balayer la crasse de la jungle urbaine. Film d'exploitation 70's oblige, le NY filmé ici est glauque et sans concessions : junkies, prostituées, pédophiles, gangs, quartiers chauds fourmillant de sex-shops et de cinés pornos malfamés…
Les victimes de l'exterminateur ne sont pas cependant toutes issues des bas quartiers : un mafieux cupide et un sénateur amateurs de petits garçons passeront également à la casserole. L'exterminateur remet les pendules à l'heure, narguant une police aussi impuissante que les victimes, et incapable de stopper qui que ce soit.



Sadique à souhait, le brave exterminateur ne manque pas d'idées pour éliminer ses cibles : balles trafiquées au mercure, mitrailleuse, hachoir à viande, essence…ça reste assez spectaculaire (belle poursuite nocturne), le tout baignant dans une ambiance nauséeuse où le malaise n'est jamais très loin ; en témoigne cette virée chez un proxénète pédophile où une prostituée se fait torturer au fer à souder (le spectateur ne verra rien certes, mais c'est loin d'être du propre) et la superbe séquence d'introduction au Vietnam, nous offrant l'une des plus hallucinantes décapitions de l'histoire du cinéma, rapide et cradingue.
On regrette cependant une amourette entre la doctoresse incarnée par Samantha Eggar (l'heureuse maman mutante de "chromosome 3") et le flic solitaire (Christopher Georges, qui accompagnait alors Catriona MacColl dans "Frayeurs" l'année précédente), qui fait hélas bien tâche (elle amènera cependant l'inspecteur à rencontrer l'exterminateur) et un montage carrément approximatif (on passe d'une scène émouvante à une torture au lance-flammes !!), sans doute corrigé dans la version director's cut disponible en DVD zone 1. Faut dire les films d'exploitations ne sont jamais à l'abri d'une maladresse…
Que reste t-il alors au final ? De l'excellent vigilante movie comme on n'en fait plus, et c'est bien suffisant.








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