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Ancien flic démis de ses fonctions car jugé instable et trop violent, Jason trouve un petit travail de gardien de nuit au Museum d’Histoire Naturelle de New York. Un travail relativement calme jusqu’au jour où un petit commando armé pénètre dans le musée afin de s’emparer d’un calice aux pouvoirs surnaturels. Alors que Jason tente de repousser les voleurs, ce dernier est soudainement projeté dans le passé après avoir touché le calice. Plongé en l’An de Grâce 972, Jason va être perçu par les habitants d’un village comme l’Elu venu sauver leurs terres des griffes des terrifiantes harpies qui terrorisent les villageois. Alors qu’il cherche un moyen de retourner dans le futur, Jason va devoir affronter les harpies contrôlées par un magicien avide de pouvoir.



« Harpies » est un film à petit budget (mais alors rikiki) sorti en 2007 et produit par Sci-Fi Channel (j’annonce d’emblée la couleur, hop!). Voilà donc une phrase d’introduction qui fait peur, qui inquiète, qui fait grincer les dents devrait-on même dire, hé bien… oui! Car effectivement, comme nous pouvons nous y attendre (ne tournons pas autour du pot, cela nous évitera la nausée), voilà bien une nouvelle production au ras des pâquerettes qui vient concurrencer les diverses âneries déjà produites auparavant par Sci-Fi Channel.

Dès les premières minutes du film, on sent qu’on a là un pur produit nanaresque : deux gugusses costumés à l’arrachée (ils n’avaient décidément aucun goût au Moyen-âge) et aux interprétations peu convaincantes (l’un des acteurs ne cesse d’ailleurs de montrer ses belles dents blanches : serait-on dans un spot publicitaire pour du dentifrice?) vont voir apparaitre une harpie bien mal modélisée (mon dieu qu’elle est vilaine, même vue de loin dites donc!). « Aïe, qu’ai-je encore acheté là?! » se diront certains d’entre vous… Je ne vous le fais pas dire.

Car le restant du film (il reste encore 1h20 à ce moment, pfiouu!) sera le reflet de ce que nous venons de voir à l’instant dans cette introduction des plus ratées. « Naze attitude », quand tu nous tiens…



Fortement inspiré du troisième opus de la saga des « evil dead » (« evil dead 3 : l’armée des ténèbres ») dont il connait parfaitement le géniteur (Sam Raimi en l’occurrence, pour celles et ceux qui ne suivent pas), le réalisateur Josh Becker se lance dans une histoire mêlant passé et présent avec des batailles, des monstres et une petite touche d’humour distillée principalement par un acteur principal (Stephen Baldwin) essayant d’imiter Ash comme il peut.

Un second degré désiré il va sans dire (les anachronismes se succèdent tout au long du film, donnant cette petite touche d’humour tantôt plaisante, tantôt saoulante…) qui permet tout de même au film de se distinguer légèrement d’autres productions Sci-Fi totalement à la ramasse en entrant dans le registre du nanar (autrement dit le genre de film débile qui ne vaut certes pas grand-chose mais dont la médiocrité et le ridicule qui en émanent peuvent faire rire aux éclats une bande de potes assis dans un canapé un soir où il n’y avait visiblement rien d’autre à faire).

Mais, mise à part cette petite touche humoristique (lorgnant bien souvent vers la crétinerie il faut le reconnaitre), rien d’autre ne semble vouloir éviter ce bien triste spectacle auquel nous assistons.

Ce n’est en tout cas pas le casting qui retiendra notre attention : à l’exception d’un Stephen Baldwin (alors en perte de vitesse depuis pas mal de temps) qui réussit parfois à nous tirer un sourire (deux-trois répliques machistes, quelques actes de bravoures ridicules ou encore des réflexions absurdes), le reste de la galerie des personnages est un ratage total. Il est d’ailleurs amusant parfois de remarquer des erreurs carrément dans l’intonation rendant difficile la distinction entre une exclamation et une question, et ce même en VOST! (la VF me parait d’ailleurs de meilleure qualité à ce niveau, étrange…).

Mais alors le summum dans l’interprétation des acteurs est atteint lors des scènes d’action (batailles, fusillades, assaut…) : quand certains tombent de leurs chevaux sans avoir été poussés, d’autres brassent de l’air avec leurs épées au-dessus de leurs têtes alors que les harpies sont à 20m d’eux! Quelle bêtise! La fusillade dans le musée n’est pas en reste non plus : notre héros n’a même pas besoin de s’enfuir pour sauver sa peau car manifestement le commando armé (et entraîné?) ne semble vouloir tirer que sur les objets entreposés dans le musée… Pitoyable et navrant.



« Et les effets spéciaux, les décors? » me demanderez-vous (si, si, vous me le demandez!). Hé bien, « Ne changeons pas une équipe qui gagne! » aurais-je envie de vous répondre, l’air ironique. Forteresse en carton (au moins ils font du recyclage), explosions dignes d’un Cartoon… Tout y est pour vous montrer de manière concrète le résultat quand on additionne un budget aussi mince qu’un string ficelle, une équipe de bras cassés et un manque certain de volonté.

« Et les harpies dans tout ça David? ». Ah bah là aussi c’est du grand art mais la recette est cependant fort simple : je prends deux-trois actrices qui trainent dans un coin du plateau, je leur mets du noir autour des yeux (maquillage, charbon, tout est bon à prendre), je leur mets une chemise de nuit et je leur demande de faire les yeux ronds, de montrer les dents et de lever les bras. J’ajoute à cela un zeste de bruitages d’oiseau, une pincée de numérique (histoire de bien tout rater) et je saupoudre le tout de grimaces bien exagérées histoire de montrer qu’elles sont bien vilaines les bêbêtes! J’obtiens alors des harpies : une créature que l’on ne voit que très rarement au cinéma… et on comprend pourquoi! (Remarque : « attention, le résultat de la recette présentée ci-avant peut piquer aux yeux et ne convient pas aux personnes allergiques à la connerie »).



« Harpies » : un titre bien court mais qui pouvait promettre beaucoup. Hé bien finalement, ce fut assez rapide de critiquer cette ânerie sortie tout droit des entrailles de Sci-Fi Channel! Casting déplorable, effets spéciaux ridicules et scénario peu travaillé, inutile de nous attarder plus longtemps devant le film de Josh Becker qui aura tout de même la « chance » de se démarquer de nombreuses productions de Sci-Fi par cet aspect très nanar qui pourra amuser une bande de potes devant des bières, des chips et du saucisson.






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