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2040 : les robots ont pris une place toute particulière dans la société. Alex Garel fait parti de ses personnes chargées d'améliorer d'avantage leur système. Après une longue absence, on lui demande de confectionner un enfant robot parfait. Isoler de tous dans son chalet et laboratoire, il rencontre sa nièce, une espiègle petite fille d'une dizaine d'années. Captivé par son intelligence, il décide de la prendre comme modèle de l'androïde. Mais il s'oppose très vite à la décision de sa mère...



Quasiment une école à part entière, le film de fantômes espagnol a su déblayer les grandes frayeurs pour laisser place aux grandes émotions. Les frissons contre les larmes.
Un choix qui déplaira à l'amateur de sensations fortes, mais plus apte à toucher une autre partie du public. A cela, il suffit de voir les scores au box-office de "L'orphelinat" dans son pays d'origine...
Mais avec Eva, il n'est plus question de fantômes : nous voilà en terre du futur, loin de toute inspiration gothique. Même sauce, pour de nouveaux ingrédients.



La science-fiction n'est ici, qu'un prétexte à servir un drame bien humain, et non démesuré : celle d'un triangle amoureux en péril. Pour le réalisateur Kike Maillo, la seule manière de ne pas faire sombrer son film en soap teinté de questionnements futuristes, c'est de croiser le tout avec des éléments de thrillers, tenus, qui titillent le spectateur dès le premières minutes. Procédé classique.



Le cadre d'Eva séduit par son traitement épuré, qui nous conduit vers une vision du futur plausible : le changement s'effectuant ainsi autour de l'utilisation de la machine à intelligence artificielle, intégrée dans la vie de tous les jours par la présence de nombreux robots et androïdes. Ceux-ci sont arrivés à un stade si avancé qu'ils peuvent gérer une gamme complexe d'émotions, avec les barrières qui vont avec.
C'est d'ailleurs cette intelligence artificielle qui est le point central du parcours mouvementé du jeune Alex, chargé de construire un androïde enfant assez convaincant pour satisfaire des besoins parentaux frustrés. Mais ses penchants perfectionnistes soulignent les limites et les dangers du résultat final.



Tout comme ses homologues fantastiques, Eva est formellement maîtrisé de bout en bout, peut-être même trop, et s'éloigne assez en vérité de ses modèles comme Daryl ou A.I, où l'androïde était le personnage auquel s'identifiait le spectateur. Ici, on se trouve plutôt sur les terres d'un Frankenstein plus doux, rappelant parfois le méconnu Androïde. Mais les questionnements Asimovien, inévitables, restent et se perpétuent : les machines gagneront-elles un jour une âme ?

Les débordements mélodramatiques, à prévoir dans une dernière partie plutôt enclin au terrorisme sentimental, ne passeront ou ne passeront pas : ce qui n'empêche à la petite Claudia Vega d'y faire des miracles. Aussi neigeux soit-il, Eva sait faire tout de même fondre joliment la neige qui le couvre. Un bien joli film : c'est bien ce qu'on lui demandait, au fond...






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