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Réalisation
Noriaki Yuasa

Scénariste
Nisan Takahashi

Date de sortie
1970

Genre
kaiju eiga

Tagline


Cast
Tsutomu Takakuwa
Kelly Varis
Katerine Murphy
Kon Ohmura
Ryô Hayami
Junko Yashiro


Pays
Japon

Production


Musique
Shunsuke Kikuchi

Effets spéciaux



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La ville d'Osaka va bientôt accueillir l'exposition universelle de 1970. Féru de civilisations anciennes, et désireux d'enrichir l'éventail des prestations de cet évènement planétaire, le professeur Williams a décidé d'emprunter une des statues de l'île de Pâques, centre de tous les mystères. Mais en faisant cela, il libère sans le savoir un terrible monstre : Jiger. Heureusement, Gamera la tortue géante amie des enfants, intervient.



Voilà bien longtemps que je ne m'étais pas penché sur la saga Gamera. Il faut dire qu'après les répétitifs "Gamera vs Gyaos", "Gamera vs Viras" et "Gamera vs Guiron", difficile de se motiver à terminer la saga des années 70, tout fan de kaiju eiga que je sois. Pourtant, à l'occasion de la sortie chez Le Chat qui fume de la trilogie "Majin" en Blu Ray, de l'arrivée de la bible "Kaiju, envahisseurs et apocalypse : l'âge d'or de la science-fiction japonaise" de Fabien Mauro et du monstrueux coffret Gamera chez Arrow, difficile de résister plus longtemps à l'attrait du film de monstres géants made in Japan. Cette fois, je finis la saga classique Gamera, et ça commence donc par ce sixième volet : "Gamera vs Jiger". Après ça, il ne m'en restera plus que deux, et sans doute l'envie de revoir la formidable trilogie des années 90.



Quelques secondes de film, et je suis déjà en terrain connu : rythmé par l'hymne de Gamera chanté par des enfants, "Gamera vs Jiger" s'ouvre sur une reprise de quelques séquences issues des films précédents. L'occasion de rappeler que, si elle s'adresse principalement à un public enfantin, la saga propose également des combats étonnamment violent et sanglant, où les monstres peuvent finir avec des membres arrachés et verser des hectolitres de sang. L'impression de déjà vu ne se démentira pas par la suite, avec la présence en tant que héros de deux gamins (un japonais et un américain), toutefois un peu plus âgés que d'habitude, et une histoire reprenant les éléments habituels.



Gamera vs Jiger va surtout se démarquer par un cadre extraordinaire. En effet, les producteurs ont obtenu l'autorisation d'utiliser le cadre de l'Exposition Universelle de 1970 à Osaka. L'occasion de présenter rapidement les différents bâtiments de l'exposition, dans un passage clairement destiné à promouvoir l'événement, mais aussi et surtout le prétexte idéal pour le scénario, toute la trame tournant autour de l'Expo'70 : c'est en souhaitant présenter une relique récupérée sur l'Île de Pâques que les protagonistes vont réveiller Jiger, l'antagoniste de cet épisode.

Jiger est une créature étrange, avec d'étranges pouvoirs. Monstre femelle quadrupède, avec une corne sur le front et deux défense sur les joues, elle peut voler un court moment, elle est capable d'envoyer des projectiles en forme de flèches, dispose d'un rayon de chaleur et / ou à haute fréquence capable de détruire des bâtiments, d'assourdir ses ennemis et de dissoudre la chair humaine, possède des sortes de ventouses et peut enfin pondre un parasite directement dans le corps d'un autre monstre. Comme souvent, on a l'impression que la Daiei a mis tout ce qui lui passait par la tête pour créer son monstre.



Cette dernière capacité sera celle qui mettra, comme d'habitude, Gamera en fâcheuse posture pendant une bonne partie du film. Ce sera l'occasion d'un étonnant et trop rare plan séquence, où la tortue géante à l'agonie déambule en se cognant aux immeubles avant de s'effondrer et de perdre peu à peu ses couleurs. Heureusement, les enfants sont là, n'écoutant que leur courage et profitant de l'irresponsabilité et l'absence d'intérêt de leurs parents, pour voler un sous-marin destiné à être exposé, et pénétrer à l'intérieur de leur héros ("QUOI ? mon fils est à l'intérieur d'un monstre géant à bord d'un submersible qu'il a volé ?" "tout va bien papa" "ok").

Pas grand chose de nouveau chez Gamera donc, mais avec des enfants un poil moins agaçants, un scénario un peu plus travaillé et quelques séquences réussies, ce "Gamera vs Jiger" est à mon sens plus réussi que ses prédécesseurs. Assez, en tout cas, pour envisager de voir enfin le reste de la saga, à commencer par "Gamera vs Zigra".