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Nica, une jeune femme en fauteuil roulant depuis sa naissance, vie, avec sa mère, dans un grand manoir. Un jour cette dernière reçoit « Chucky », une étrange poupée, et Nica retrouve sa mère morte. Elle est contrainte à passer le weekend avec sa famille dans le grand manoir pour l'enterrement. Mais pendant La nuit les membres de sa famille meurent…



Neuf ans après les dernières aventures de la famille Chucky dans le très (peut-être un peu trop) parodique "Le fils de Chucky", notre poupée maléfique fait un retour un peu inattendu, toujours sous la tutelle protectrice de son créateur, Don Mancini. Ce sixième opus ( !) change son orientation en laissant de côté l’aspect parodique des deux précédents films de la série. Pourquoi pas un bon petit retour à l’épouvante sérieuse matinée d’une douce ambiance gothique ? On sent bien la volonté de s’inscrire dans le pur cinéma des années 80, et parmi les quelques influences, les plus perspicaces penseront au "Dolls-Les poupées" de Stuart Gordon.



Seulement être nostalgique d’un âge d’or révolu ne suffit pas à aboutir à un résultat satisfaisant. Il y a bien quelques moments sympas et de bien belles mises en scène – celle du repas notamment où l’on ne sait pas quelle assiette se retrouve empoisonnée ! Ce n’est qu’uniquement au moment où le produit fera effet que l’on saura lequel de nos convives en aura été victime. Une séquence plutôt intéressante, démontrant la volonté de jouer la carte du suspense un brin rétro, mais par la suite, cette malédiction [un titre qui porte peu de chance dans le cinéma d’horreur comme l’a déjà prouvé par le passé "Halloween 6" sous-titré "La malédiction de Michael Myers"] s’avérera peu inspirée, balançant de manière prévisible les scènes d’attaque de Chucky.



Parmi les nombreux reproches que l’on peut faire faire à ce film, on trouve l’absence des punchlines – une marque de fabrique-, et ce sérieux pompeux finalement semble comme dénaturer les origines mêmes de la poupée, qui était par le passé bien plus malicieuse. Le scénario passe même à côté d’une relation lesbienne à peine dévoilée alors que ce qui était devenu fascinant avec cette saga, c’était la volonté d’aborder des thématiques pas forcément grand public. Sans qu’on puisse qualifier pour autant le résultat de film pour teenagers, le métrage s’en sort pas mal côté casting, grâce à des interprètes plutôt convaincants, et qui ont chacun leur personnalité propre et ne sont pas interchangeables. En tête d’affiche, Fiona Dourif – et oui la propre fille de Brad Dourif (la voix en vo de Chucky) - dans la peau d’une jeune fille paralysée qui vit avec sa mère.



Autre point noir : l’aspect de Chucky, qui semble avoir subi pour le coup une régression en termes de qualité des effets spéciaux. A moins que ce ne soit volontaire pour mieux coller à l’aspect rétro de ce direct-to-vidéo, qui se laisse regarder quand même gentiment mais vient démontrer qu’à part « La fiancée de Chucky », le potentiel de la poupée n’a jamais vraiment été exploité à son meilleur. Nul doute que cela ne met pas un terme définitif à cette série, qui offre quelques clins d’oeil à la toute fin, une fois que la vengeance de Chucky aura été accomplie. Une méthode pour brosser les geeks dans le sens du poil.








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FILS DE CHUCKY - LE