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INTERVIEW BENJAMIN ROCHER pour « GOAL OF THE DEAD ».

Le mode d’exploitation de « Goal of the dead » est un peu hors norme. Pourquoi l’avoir choisi ?

Ce qui est bien avec un mode d’exploitation comme ça, en double programme avec deux films pour le prix d’un, c’est que tu mets le spectateur dans les meilleures conditions de visionnage pour voir le film. Il n’y a pas de malentendu sur la nature du film qu’il va voir et sur le fait qu’il va prendre du plaisir, que c’est un truc très festif. Du coup, ça évite les malentendus car parfois les films sont incompris parce que les gens ne le visionnent pas forcément dans les conditions requises. Ce mode d’exploitation permet l’absence de malentendu donc c’est plutôt sympa.

Et pourquoi deux films de 70 minutes et pas un long de deux heures ?

Le film a eu une genèse très longue et très tortueuse. A la base, cela devait être une série avec plein de personnages et il y a eu beaucoup de versions différentes. La matière scénaristique, les personnages, tout a été modelé et remodelé à plusieurs reprises jusqu’à avoir suffisamment de matière pour faire une série ou un film voir deux films, ou quatre films ou dix films … Fort de notre expérience, on savait que l’exploitation en salle est quelque chose de très compliqué donc nous n’avions pas envie de nous inscrire dans une distribution traditionnelle parce que, ces films là, quand ils sortent dans des situations traditionnelles, ils se font défoncer. Ils ne se font pas comprendre et ils se font dégager des salles assez vite. C’est donc cette sorte d’incompréhension dans la manière d’exploiter le film qui créer des échecs en salle et qui imprime au fer rouge sur le front du film et sur le fond du genre, ce qui est encore plus grave, « ECHEC EN SALLE ». Donc, ça condamne les personnes qui veulent faire ce genre de films à les faire pour des clopinettes, parce qu’il n’y a pas de système de financement qui soit réellement viable et alternatif pour les sorties en salle. Donc, comme on est aussi producteur en plus d’être réalisateur, on s’est dit qu’il fallait qu’on trouve une formule qui soit autre. Alors, on s’est placé en tant que spectateur et on s’est dit que ce qui serait mortel ce serait un double programme avec deux réalisateurs, etc… Au fur et à mesure qu’on discutait, on s’est dit que ce serait cool de créer quelque chose de différent… L’expérience que j’ai eu avec « La Horde » est que lorsqu’on le montrait avec Yannick (Dahan) en festival, c’était mortel, ça réagissait dans la salle, c’était génial et quand le film est sorti dans le circuit traditionnel, mercredi à 14 heures, tu te fais défoncer, non seulement par la critique mais aussi par le public qui ne comprend pas ce qu’il va voir.

Donc, le côté un peu festival à chaque séance, c’est aussi quelque chose que vous aviez réfléchi avant de tourner le film ?

C’est même pendant l’écriture du scénario qu’on y a pensé, ça fait parti de l’ADN du film. Ce double-programme, ce côté festival et même le fait d’avoir deux réalisateurs différents, on l’a fait parce que c’est plus cool ! Je me pose vraiment en tant que spectateur avant tout. Les films que je fais c’est ceux que j’ai envie de voir. Et même, si pour ma carrière, ça aurait peut être été mieux que je fasse les deux films, et bien non, car l’objet est vraiment plus cool avec deux réalisateurs, deux visions, deux particularités. C’est comme quand tu vois des films comme « The Signal » ou des films à sketchs, ce qui est cool c’est que tu n’as pas le même ton, pas la même « touch ». Un cinéma d’exploitation comme ça, qui ne se veut pas être hyper sérieux, hyper premier degré, se prête à fond au côté choral. Avant d’avoir envie de bosser avec Thierry Poiraud, j’avais déjà envie de revoir un film de Thierry Poiraud. Je pensais que c’était une très bonne idée de collaborer avec lui, de faire un diptyque. En tant que spectateur, un film avec en première partie, le mec qui a fait « La Horde » et en deuxième partie, le mec qui a fait « Atomik Circus », moi, j’ai envie de le voir. Le pitch est improbable, la forme est improbable, les réalisateurs ont leur univers, c’est une proposition de cinéma que je n’aurai pas refusé en tant que spectateur.

C’est vous qui avez contacté Thierry Poiraud pour faire la deuxième partie ?

Il était déjà en contact avec nous et avec mon frère plus particulièrement, qui est le producteur de « La Horde », de « Goal of the Dead », car on a notre propre société de production « Capture The Flag ». Thierry avait rencontré mon frère pour produire un film intitulé« Don’t grow up » qu’il avait écrit et développé, en co-production avec une autre boîte qui s’appelle « Noodles production ». C’était un film en anglais, un peu fantastique avec des ados anglais et il avait rencontré mon frère Raphael pour trouver des financements pour ce film là mais il a mis un peu de temps à trouver les fonds comme c’est souvent le cas surtout quand c’est des films un peu atypiques. Entre temps, nous on développait GOTD, Raphael l’a donc rencontré et l’a trouvé super. Moi pareil et, de fil en aiguille, quand GOTD a avancé et qu’on a finalement su qu’il se ferait avant « Don’t grow up », on l’a proposé à Thierry et ça l’a branché à fond. Là, pour le coup, il n’est pas là pour la promotion du film car il est entrain de tourner « Don’t Grow up ».

Comment avez-vous décidé de qui ferait quel mi-temps du film ?

C’était assez simple, au fil des différentes écritures du scénario, très vite j’ai su que je rêvais de faire la première partie. Thierry, lui, voulait vraiment faire la deuxième. Ce fut tout de suite assez évident et assez facile pour décider de ça.

Pourquoi la première partie vous intéressait plus ?

Pour différentes raisons. Déjà, le côté « survival », zombie, même si ce n’est pas le même ton, ça s’apparentait plus à ce que j’ai pu faire et imaginé avec « La Horde ». Sur GOTD, ce qui m’intéressait, c’est tout ce qui n’était pas « La Horde ». Je ne sais pas combien je vais faire de films dans ma vie mais je n’en ferais pas suffisamment pour me dire que j’ai couvert tout le spectre du cinéma que j’aime donc autant faire un truc un peu différent. A la base, le projet, je ne devais pas le réaliser, je le suivais juste en tant qu’associé à la production et il est devenu tellement cool, tellement différent et tellement attachant qu’à un moment, il était hors de question que je ne réalise pas une partie du film. Bref, le challenge de faire le premier film était énorme. Faire un film de mise en place, c’est extrêmement difficile. Sur un film, c’est toujours le début qui est le plus difficile : créer l’univers, poser le ton et donc je m’étais dit que si je m’attachais à ce genre d’exercice de style avec la montée en pression et l’arrivée du fantastique, il n’y avait pas meilleur apprentissage. Ça n’a pas été de tout repos mais c’est ce qui m’intéressait énormément. Contrairement à la deuxième partie, ce qui m’intéressait dans le premier, c’est le côté film catastrophe. Tu poses l’ambiance, les personnages et tu fais monter la pression petit à petit. J’avais envie de travailler ce truc là et aussi de travailler fortement le jeu des acteurs et la comédie. C’était autant de challenges que je n’avais jamais relevés et sur lesquels j’avais envie de travailler qui m’ont poussé à vouloir faire le premier.

Les vannes et les effets comiques sont vraiment millimétrés, étais-ce compliqué de réussir ce côté comédie au niveau de la direction d’acteurs ?

Ça c’est très bien passé, j’ai appris beaucoup. J’avais aussi beaucoup appris de « La Horde » car il y a des erreurs qu’on a faites dont j’ai tiré des leçons et fort de cette expérience là, au moment de tourner GOTD, je me suis dit « ok, ça je le fais pas, ça je le fais pas ». J’étais très attentif, au moment de l’écriture, sur les dialogues, sur la façon d’amener les personnages, sur la façon de les présenter. Au moment du casting, j’étais très vigilant aussi car je sais ce qu’on peut demander à un acteur et ce qu’on ne peut pas, là ou tu peux l’emmener et là ou tu ne peux pas. Mais pour ça, faut t’être pris suffisamment de portes dans la gueule pour avoir cette expertise. Aussi, avec le scénariste, on est humble avec le matériau de base. Sur le papier, on essai déjà que ça sonne naturel puis on choisit un acteur qui correspond à notre personnage et qui l’amène dans une direction qui nous intéresse par rapport au personnage. Et puis, cet acteur là n’est pas exactement le personnage non plus donc on a réadapté le personnage pour qu’il colle à l’acteur et à ce qu’il peut donner. Avant de faire les lectures avec l’acteur, cette partie est déjà faite. Ensuite, ça a été un travail de lecture avec l’acteur et de voir ce qui marchait et ce qui ne marchait pas. Il fallait être attentif sur le texte et considérer ça comme une matière vivante et qui est tout sauf sacrée. Les comédiens nous ont aidés à rebondir et à enrichir le truc. C’est tout ce cheminement de collaboration avec les interprètes qui fait que ça marche et je suis très content que tout le monde salut leur prestation.

Y’a-t’il eu beaucoup de préparation avant de tourner ?

Trop peu mais elle a été mise à profit à 1000%. Avec l’expérience, on savait que le film allait se jouer pendant les préparations car sur le plateau, tu n’as plus le temps de t’occuper des répétitions des comédiens. Il reste des ajustements à faire mais il faut que tous les problèmes aient été réglés avant d’arriver sur le plateau. Beaucoup de préparation avec les acteurs, beaucoup de lectures afin que tout le monde soit serein. Avec tous les jolis morceaux de jeu qu’ils nous ont donné, on avait plus qu’à ajuster un peu le potard mais tout était déjà réglé. Vu les conditions dans lesquelles ce genre de film est tourné, ça se joue à la préparation.

Le film est sorti maintenant et marche bien, mais avant sa sortie, on n’en avait pas beaucoup entendu parler…

Je pense que le film n’avait pas été pris au sérieux par les réseaux sociaux, par les sites spécialisés et tous ceux qui auraient pu relayer un peu l’information. Ils ont rigolé quand ils ont entendu que c’était un mélange de foot et de zombies. Les seuls papiers qu’on a eu, c’était des touts petits articles qui disait des trucs comme « ça va être un film de foot/zombie avec lui au scénario, lui à la réal, ok, ça va être de la merde ». Point. Trois mots.

Dans un sens, ça a permis de surprendre les gens…

Oui, du coup, il y a un effet de surprise plutôt positif. Tout le monde se dit que c’est plutôt bien, en fait. Ça c’était plutôt agréable, mais bon, au départ, pour avancer, t’es pas aidé. T’as un peu un boulet à chaque pied déjà avec toutes les conditions de production qui sont très compliqués. Donc, si ça peut aider le prochain film avec un pitch improbable et une équipe improbable à se faire et à aiguiser la curiosité, ce serait pas mal. D’ailleurs, là, c’est la dernière parisienne, la semaine prochaine (NDLR : L’interview a eu lieu le 14 mars) et il y a des grands médias du cinéma fantastique et d’horreur qui ne sont pas venus. Même avec ce bouche à oreille, il y en a qui ne se bougent pas. Et même certains médias traditionnels qui s’intéressent au cinéma ne sont pas venus. Pourquoi ? Parce que c’est différent ? Parce que c’est exploité différemment ? Parce que c’est un double-programme ? Les seuls qui font un truc dessus et qu’on un peu un rayonnement, c’est la radio. Mais, avec notre système d’exploitation, c’est hyper compliqué à vendre et notre attachée de presse a bien du mérite. Les gens ne comprennent pas ce que c’est. On n’est pas aidé non plus car on a fini les films au dernier moment et donc, on n’a pas eu de temps pour faire de la vraie communication, pour faire un accompagnement pédagogique auprès de la presse. On est dans une vraie logique d’exploitation car l’objectif c’est que ça sorte en DVD au mois de juin, pour la coupe du monde de football. C’est la logique commerciale. C’est la nature de ces films là mais comme n’importe quel blockbuster ou n’importe quel film tourné vers son public. Donc, comme on a finit les films assez tard, il y en a qui ne comprennent pas, d’autres qui s’en foutent et d’autres qui le découvriront sur canal + ou en bluray et DVD et se diront que c’est pas mal, en fait, mais ce sera trop tard.

Au niveau du tournage du film, est-ce que Thierry Poiraud a tourné son film après que vous ayez fait votre partie ou est-ce que vous avez tourné en parallèle ?

En fait, tout a été fait en même temps. Pour des raisons logistiques essentiellement. On a tout préparé ensemble. On a fait le casting ensemble. Il y a eu 38 jours de tournage pour les deux films. Le lundi, c’était moi. Le mardi, c’était lui, le mercredi matin, c’était moi, l’après-midi, c’était lui et le jeudi, je prenais mes comédiens et ma caméra sur un plateau et lui, pareil, sur un autre plateau. Toutes les configurations étaient possibles, on a vraiment fait les trucs en même temps. Il y a même eu pour des questions pratiques et pragmatiques, des images que j’ai tournées pour le film de Thierry et des images tournées par Thierry pour mon film. Ce projet est un tout, on était au service du projet et ça dépassait nos propres égos. On s’est soutenus et aidés au maximum, tout le long.

Qu’est ce qui a été le plus dur à tourner ?

Physiquement, c’était les scènes de foot. Il y a un an, il neigeait, il faisait -10°C. On était dehors, dans le stade de la Courneuve, on était parfois obligé d’arrêter le tournage car il y avait des tempêtes de neige ou du gel. On ne pouvait même pas courir sur la pelouse tellement c’était dangereux. Dans les gradins, avec les marches en béton, c’était suicidaire. Après, chaque jour est une victoire car les journées sont extrêmement chargées, les timings sont très durs à respecter. Chaque jour est difficile mais chaque jour est une récompense.

Vous n’aviez pas peur d’avoir une trop grande disparité, au niveau technique ou du jeu des acteurs, entre les deux films ?

On s’était un peu prémuni de ça. C’est quelque chose qu’on avait anticipé. On avait la même équipe technique et les mêmes comédiens. On les a fait répéter ensemble. Après, comme pour une série, les comédiens sont les garants de leur rôle et de la continuité de leur personnage, à quelques nuances près. Le chef op’ était le garant de la continuité visuelle des films après avoir passé beaucoup de temps avec Thierry et moi. C’était pareil à tous les stades. Après, les disparités entre les films existent, quoiqu’il arrive, car les structures de films sont différentes. Il y a un film plutôt de mise en place, catastrophe, qui se passe une bonne moitié de jour, en extérieur et un film qui est un survival comédie entièrement de nuit et en intérieur. Quand bien même, ça aurait été le même mec qui aurait tout tourné dans l’ordre, ça aurait déjà été différent. Les différences qui sont assumés et la continuité établie avec le chef op’ et les acteurs étaient déjà assez solides pour qu’on puisse se permettre des petites coquetteries de mise en scène chacun de notre côté et que le tout n’en pâtisse pas, bien au contraire, que ça donne du relief à l’ensemble.

En parlant du chef op’, c’est vrai que l’ambiance du film est vraiment réussie…

Thierry et moi sommes des gens d’ « univers ». On vient des arts appliquées, on aime créer des univers, on aime la patine, la texture, les couleurs. On est très attaché à créer un univers cohérent et graphique dans lequel tu as envie de filmer, t’as envie de balader. Comme Mathias Boucard, notre chef op’, était aussi dans cette démarche là et c’est ce qui l’intéressait aussi dans le projet, on n’a pas eu de mal à fédérer tout le monde dans cette direction artistique et ça a été nourrit continuellement par nos envies et par les besoins du scénario.

Au niveau du casting, aviez-vous déjà des comédiens en tête en lisant le scénario ?

On n’avait personne en tête au moment du scénario. C’est notre directeur de casting qui nous a proposé plein de gens. Ce qui est agréable quand tu bosses avec un deuxième réalisateur, ça permet de rendre les évidences encore plus évidentes. Par exemple, après avoir vu les premiers essais de Ahmed Sylla, après avoir cherché longtemps pour ce rôle, on était juste éclaté de rire en le voyant, on a halluciné et on est juste tombé amoureux du mec. Donc, on l’a rencontré, on s’est assuré qu’il pouvait jouer au football. Il fallait qu’il soit crédible car on n’a pas six mois de training. Pour lui, comme pour les autres, c’était des évidences en les voyants. Aussi, avec Alban Lenoir, je l’avais vu dans la « Lazy Company » et j’avais un bon feeling, je me disais qu’il ferait un bon Sam Lorit mais je ne voulais pas préjuger donc on a fait des essais et effectivement, sa prestation était un mélange d’abruti magnifique, de mec sûr de lui et de gamin donc, ça aussi, ça a été assez évident. Quand Thierry et moi, ça nous semblait évident, c’est qu’on ne se trompait pas.

Les personnages, même avec leurs défauts, on se prend d’affection pour eux…

C’est même pour leurs défauts qu’on les aime! Nos modèles, c’était les comédies anglo-saxonnes comme celles d’Edgar Wright avec des imbéciles complets que t’as envie de suivre. Mon modèle, en termes de comédie, c’est « Eastbound & Down » avec Danny McBride dans laquelle il joue un énorme connard, le pire de la terre mais tu l’adores. En autres influences, c’est bien sûr les frères Coen aussi. L’avantage d’avoir eu une écriture un peu compliqué au niveau du format c’est qu’on avait du coup, déjà assez de matière pour rendre les personnages riches et intéressants. On a été très attentif là-dessus et en comédie, c’est hyper important de bien créer tes personnages. J’avais la tâche de camper les choses, de les caractériser pour qu’ensuite dans le deuxième, ça roule et qu’on puisse jouer avec les situations, avec le gore.

D’autres influences ?

C’est essentiellement ça mais après il y en a 1000. Je fais parti d’une génération de bouffeurs de films, de l’époque du vidéoclub. J’ai été biberonné à « Evil Dead 2 », « Creepshow », « Zombies », « Robocop », les Verhoeven, les Mc Tiernan, tout ça et de façons conscientes ou inconscientes, ce sont des influences. Il y a aussi les jeux vidéo, les bandes dessinées, les mangas... ça fait partit de moi et ça m’influence. Aussi, là ou « La Horde » était plutôt un cinéma amoureux des 70’s, avec GOTD, j’ai passé dix ans et on est passé aux années 80 dans la mesure ou j’avais envie de retrouver le côté absurde des comédies françaises des années 80. Que ce soit les films de Leconte, Lautner, Zidi avec un humour incisif et politiquement incorrect et aussi le cinéma d’horreur des années 80 tel que je l’aime profondément que ce soit « Creepshow », « Evil Dead 2 », des films avec des DA très fortes et avec un langage très fort. Dans GOTD, y’a des séquences que j’ai tourné comme dans les 80’s avec des successions de zooms et je voulais qu’il y ait ce genre d’effets car c’est dans l’ADN du film, c’est un film qui vient de là, des 80’s. Dans « La Horde », il n’y a pas de séries de zooms comme ça, dans mon prochain film, il n’y en aura pas mais dans GOTD, il en fallait. J’aurai aimé faire un film de genre dans les années 80 mais je n’étais encore qu’un nourrisson alors j’ai décidé de faire ce film maintenant.

Maintenant que vous avez rendu hommage aux 70’s et aux 80’s, votre prochain film sera t’il plus influencé par les 90’s ?

(Rires). Je ne sais pas encore quel film je vais faire après mais, effectivement, il y a un projet qui me tient très à cœur et qui a un truc vraiment des 90’s mais c’est un hasard. Avec le scénariste de GOTD, Tristan Schulmann, on travaille sur une comédie d’action qui se passe dans les années 90. Ce qui est génial avec cette époque, c’est le rapport à la technologie. Il n’y a pas internet déjà, on avait des tam tam ! Le stylisme et les coupes de cheveux sont géniales aussi et le top, c’est la musique pop. J’ai qu’une envie, c’est de faire un film dans cet univers là qui est très près de nous mais qui paraît tellement loin. Ce n’est pas forcément influencé par les films des années 90 mais c’est plutôt l’époque qui nous inspire.

19/ L’avenir de Goal of the dead , c’est quoi ?

Les dates en province et les festivals. Il y a plein de dates qui arrivent, il faut regarder sur la page facebook du film. Il y aura aussi des prolongations à Paris vu qu’on fait complet à chaque séance (note : Des séances sont prévus au Nouveau Latina à Paris). On va l’accompagner partout jusqu’à ce que tout le monde puisse l’avoir dans son salon. Je suis ravi que les gens viennent car c’est une démarche plus volontaire que sur un film classique, les gens n’habitent pas forcément à côté du cinéma où est diffusé le film vu qu’il ne passe pas dans les multiplex. Ça donne une pression supplémentaire pour l’équipe du film mais tout le monde s’y retrouve car les gens passent un bon moment et ils voient deux films pour le prix d’un. C’est un film qui attire les fans de film de genre mais aussi des personnes qui viennent d’univers différents. C’est hyper réjouissant.

MERCI A BENJAMIN ROCHER POUR SA DISPONIBILITE !



Sylvain Gib Tue, 04/15/2014 (All day)