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Suite à un braquage, Fish ressort de prison après avoir purgé une peine de plus de six ans. Certains que leur ancien complice connait la cachette du butin du dit-braquage, quatre criminels le séquestrent dès sa sortie du pénitencier. Qu’importe si Fish ne les a pas balancé une fois arrêté par la Police et leur a ainsi évité plusieurs années de taule, les quatre compères sont bien décidés à lui faire cracher le morceau, même si pour cela il faut en arriver aux mains... et autres outils de torture...



Petite série B sortie en 2012 de façon très discrète dans nos contrées, "sushi girl" avait de quoi aguicher un public friand de cinéma de genre. Outre son esprit Grindhouse clairement mis en avant (affiche, jaquette dvd), c’était surtout son casting 3 étoiles qui attirait les fans que nous sommes.
Tony Todd ("candyman", "destination finale", "butcher", "the crow", "wishmaster"...), en parfait meneur, venait s’entourer d’autres têtes connues. En témoignaient les présences au casting de Mark Hamill (notre fameux Luke Skywalker , vu également dans "body bags" et "le village des damnés" de John Carpenter entre autres, ce cher ami à Robert Englund préférant depuis l’aventure "star wars" prêter sa voix à des dessins animés), Noah Hathaway ("troll", "l’histoire sans fin"...), James Duval ("May", "Donnie Darko"...) ou encore Cortney Palm ("zombeavers", "silent night", "american nightmare 2 : anarchy"...).

Un casting qui malheureusement s’avèrera également quelque peu trompeur, la jaquette du dvd sorti en France nous annonçant la présence de Danny Trejo (cela sert-il encore de présenter notre homme ?...), Sonny Chiba ("kill Bill" et "kill Bill 2"), Michael Biehn ("terminator"...) et Jeff Fahey ("planete terreur (grindhouse)", "machete"...) également dans la galerie des personnages de "sushi girl". Des présences plus que discutables car ces quatre derniers ne seront devant la caméra de Kern Saxton que le temps de 2-3 minutes tout au plus... Ce n’est pas très sérieux cela messieurs les distributeurs...



Passée cette petite remarque que nous nous devions de signaler à nos lecteurs et lectrices, que peut-on dire sur "sushi girl" ?

Honnête petit thriller dans la veine de l’excellent "reservoir dogs" de Quentin Tarantino, le film de Kern Saxton (illustre inconnu ayant réussi le pari de regrouper ce casting étonnant) n’est certes pas une œuvre qui restera longtemps dans les mémoires de nombreux(ses) d’entre nous soyons francs mais ce dernier a toutefois le mérite de nous faire passer un agréable moment, n’en déplaisent à ses détracteurs.

Car "sushi girl" c’est tout d’abord un rythme efficace. Altercations entre truands aux attitudes et comportements différents, scènes de tortures violentes et réalistes, intrigue certes simpliste mais conservant sa part de mystère jusqu’à un final sympathique et difficilement prévisible : voilà ce dont nous gratifie le film de Kern Saxton.



Et pourtant, bien que "sushi girl" s’avère être un divertissement tout à fait honorable, il faut bien reconnaître que ce dernier présente son petit lot de défauts.

Malgré une intrigue présentant un dénouement final inattendu et bienvenu, cette dernière peine toutefois à maintenir en haleine le spectateur, la faute principalement à des dialogues creux (n’est pas Quentin Tarantino qui veut !), parsemés d’injures et de joutes verbales entre personnages comme pour masquer un manque d’inventivité flagrant dans le scénario et surtout donner un coup de peps au film (et ça marche : le film passe vite et le public ne s’ennuie finalement pas face à ces criminels rentre-dedans, aussi maladroits que sadiques).

D’ailleurs, les personnages qui nous sont présentés dans "sushi girl" semblent quelque peu perdus dans cette histoire de kidnapping, de séquestration et de tortures. Deux criminels qui ne cessent de rentrer en conflit (Andy MacKenzie et Mark Hamill) au point parfois d’en devenir usant, un autre qui sert de médiateur et d’arbitre (Tony Todd et son calme légendaire, son self-contrôle à toute épreuve), un autre encore qui semble spectateur de tout ce bordel (James Duval semble parfois inutile et en retrait jusqu’à une certaine révélation à un moment du film... qui finalement n’apportera une fois de plus pas grand chose à l’intrigue) et enfin un dernier et cinquième personnage qui semble n’être là que pour prendre des baffes et subir des sévices divers et variés, les tortures paraissant n’être là que pour remplir un film (et là encore le procédé fonctionne) qui tourne quelque peu en rond une fois passées les 45 premières minutes de métrage.



Au final, "sushi girl" est loin d’être un mauvais film. Avec son casting fort plaisant, son rythme efficace (altercations physiques et verbales, scènes de tortures réussies et perpétrées par deux malades en réelle compétition l’un avec l’autre) et son intrigue certes peinant à maintenir un intérêt permanent mais proposant toutefois un final hautement sympathique, "sushi girl" parvient à tenir le spectateur en haleine.

Mais tout ceci n’est pas sans mal : des dialogues creux, un scénario banal (si on écarte le twist final), des personnages semblant tourner parfois en rond (les scènes se répètent étrangement mais heureusement de façon énergique)...
Bien que le film de Kern Saxton conserve une tonicité non négligeable du début à la fin, ce dernier n’aurait-il finalement pas mieux fait d’être un moyen-métrage ? (...)








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