RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Réalisation
John Brahm

Scénariste
Barré Lyndon

Date de sortie
1945

Genre
tueurs fous

Tagline


Cast
Laird Cregar
Linda Darnell
George Sanders
Glenn Langan
Faye Marlowe


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Bernard Herrmann

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 5
(1 vote)
George Harvey Bone est un compositeur de musique classique qui a tout pour réussir. Il doit d'ailleurs finaliser un concerto qui devrait être un triomphe. Tout irait pour le mieux dans sa vie s'il n'était victime de troubles de la mémoire qui le perturbe, surtout quand il retrouve une dague ensanglantée dans la poche de son manteau et qu'un meurtre fait la une des journaux. Il se rend chez un médecin spécialisé dans l'esprit humain, le Dr. Middleton. Ce dernier lui conseille de prendre du repos, de mettre un peu de côté sa passion pour la musique et d'aller se divertir. Dans un bar, il rencontre la chanteuse de cabaret Netta Longdon et tombe sous son charme. Il lui compose une chanson qui devient un succès. Netta va alors se servir de Bone pour devenir célèbre, tout en jouant avec ses sentiments. Quand il découvre le pot-aux-roses, la folie insidieuse de Bone reprend le dessus...



L'AVIS :

Un an après son "Jack l'Eventreur (1944)", le réalisateur John Brahm poursuit son parcours avec Hangover Square et monte la barre encore plus haut. D'une beauté plastique fulgurante, interprété avec passion par un magnifique trio d'acteurs (Laird Cregar, George Sanders et la divine Linda Darnell), "Hangover Square" est une perle vénéneuse et ténébreuse, doté d'une histoire captivante et intéressante, dans laquelle la psychanalyse et la psychiatrie jouent un rôle non négligeable. Les crises de folie du personnage principal, superbement interprété par Laird Cregar dont ce sera le dernier rôle (l'acteur de 31 ans est décédé peu de temps après le tournage, n'ayant même pas vu voir son dernier film), sont provoquées par des sonorités dissonantes qui le place dans un étant de transe meurtrière dont il n'a plus aucun souvenir une fois la crise passée.



Victime d'une maladie mentale donc, le compositeur George Harvey Bone n'a rien d'un serial-killer froid et méthodique. Il n'a aucun contrôle sur ses actes, ce qu'expliquera le médecin à la police. Visuellement, le passage de la raison à la folie s'effectue à l'écran grâce à des gros plans sur le visage désincarné et en sueur de Laird Cregar mais aussi grâce à des plans floutés qui nous font comprendre que le personnage a vacillé dans la folie. Un procédé efficace et très stylisé, et qui, au fur et à mesure des crises au sein du déroulement de l'histoire, a tendance a s'estomper un peu et à nous laisser dans le doute : le personnage a-t-il retrouver la raison ou est-il encore perdu dans son esprit malade ? La mise en scène de John Brahm fait des merveilles à tous les niveaux, jouant avec les effets de lumière, les angles de caméra, ce qui confère au film une allure gothique-expressionniste du plus bel effet.



Outre la prestation parfaite de Laird Cregar, qui jongle avec les émotions avec une maîtrise absolue, on appréciera fortement de voir la magnifique Linda Darnell qui compose ici un personnage de "vamp" parfaitement détestable, typique des films noirs dont "Hangover Square" se réclame également. Aguicheuse en diable, vêtue de tenues très sexy, elle incarne à merveille la séductrice égocentrique et prétentieuse qui va pousser le pauvre compositeur amoureux transit dans ses derniers retranchements et lui faire commettre l'irréparable. George Sanders est quant à lui toujours aussi classe et même s'il a un rôle plus anecdotique ici, sa prestance et son charisme fonctionnent toujours à plein régime.



Certaines scènes de "Hangover Square" sont vraiment admirables, je pense notamment au bûcher géant organisé au beau milieu des rues ou au final, également très marqué par les flammes, et qui va faire vivre la passion de George Harvey Bone jusqu'au bout. Le tout sur une partition hallucinante de Bernard Herrmann, véritable personnage à part entière dans ce film. "Hangover Square" est véritablement un film à (re)découvrir, surtout que la copie présentée par Rimini Editions est de toute beauté !

Disponible en DVD et BR chez RIMINI EDITIONS






Du même réalisateur :

JACK L'EVENTREUR (1944)