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Le 5 Juin 1960, trois adolescents sur quatre ont été retrouvés morts alors qu'ils campaient au bord du lac Bodom, un lac situé sur la commune d’Espoo, à 22 km au nord-ouest d’Helsinki. Des meurtres qui n'ont jamais été résolus bien que tout laissait à penser que le quatrième adolescent, seul rescapé, était le criminel... jusqu’à ce qu’il soit acquitté en 2005. 56 ans plus tard, quatre adolescents repartent sur les lieux du crime pour tenter de comprendre ce qui s’est réellement passé durant cette nuit-là. La curiosité est un vilain défaut dit-on... Effectivement... Car rapidement la nuit va tourner au cauchemar...



"Lake Bodom", un nom qui parle aux fantasticophiles français bien plus pour ses quelques parutions en festivals européens en 2017 (citons par exemple le BIFFF, le NIFFF ou encore Sitges) que pour l’histoire vraie dont il s’inspire.
Un triple homicide qui avait secoué la Finlande en 1960 et dont personne ne connait à ce jour l’identité du mystérieux tueur. Un évènement morbide qui a fait date dans l’histoire de la Finlande (d’ailleurs, un certain groupe de métal bien connu des hardeux et appelé Children Of Bodom tire son nom de cette sombre affaire...), pays alors peu habitué à ce genre de sauvagerie il faut bien le reconnaître.

Et c’est après s’être documenté sur ce fameux fait divers ayant fait la une des journaux de l’époque qu’Aleksi Hyvärinen et Taneli Mustonen décident d’écrire le scénario de ce qui pourait être vu comme un slasher : "lake Bodom".
Simple et sans grand artifice, ce film finlandais n’ira certes pas concurrencer des piliers d’un sous-genre que nous pourrions qualifier avec fantaisie de "films d’horreur avec des campeurs et/ou un lac forestier" (on n’atteint pas en effet la qualité d’un "eden lake" de James Watkins, le dynamisme d’un "summer camp" d’Alberto Marini, l’ambiance poisseuse d’un "vendredi 13" de Sean S. Cunningham ou encore la folie d’un "the pool (2014)" de Chris W. Mitchell et l’humour d’un "cub" de Jonas Govaerts) mais n’allons pas bouder notre plaisir car le film de Taneli Mustonen demeure toutefois un bon petit moment de cinéma !



Et pourtant, "lake Bodom" ne démarrait pas sous les meilleurs auspices avec ses airs de teen-movie vu et revu dès les premières minutes de film (deux jeunes un brin stéréotypés qui discutent à l’avant d’une voiture, devant le lycée, avec musique de djeun’s dans l’autoradio...).
S’ensuit une virée avec deux jeunes filles supplémentaires à bord de la même voiture, direction le fameux lac de Bodom que nous imaginons sans mal être le terrain d’un futur jeu de massacres (d’ailleurs nos quatre campeurs vont violer un accès interdit...). Puis, nous avons les sempiternelles petites discussions autour du feu de camp, les premières petites querelles... Rien de bien neuf donc dans cette première partie qui ne réinvente strictement rien dans le genre et ne fait que repomper les clichés habituels vus et revus dans de nombreux films.

Mais force est de constater que malgré ce manque d’originalité dans le premier tiers du film, le casting tient bien la route et s’avère plutôt convaincant dans son ensemble (même si nous ne comprenons pas vraiment cette idée saugrenue et quasi impossible de reconstituer un drame perpétré 56 ans plus tôt) tandis que le cadre nous plonge sans grande difficulté dans l’ambiance de ce que nous souhaitons être à ce moment-là un bon slasher forestier.



L’environnement glauque, sinistre, humide et froid (les jolies nappes de brouillard/brume sur les eaux mortes du lac rendent très bien à l’écran) reste par ailleurs sans aucun doute un point fort de "lake Bodom" et ce tout au long du film. La nuit quasi omniprésente dans le long-métrage de Taneli Mustonen renforce d’ailleurs ce climat d’incertitude, d’isolement et d’insécurité qui règne depuis que le soleil a laissé place à un ciel sombre et menaçant. Seulement éclairés par une petite lanterne, des lampes de poche, des phares de voitures et un feu de camp, nos malheureux campeurs vont devoir lutter contre une menace agissant dans l’ombre !

Autre gros point fort de "lake Bodom" : son dynamisme et son séquençage en trois parties séparées par des twists bienvenus qui relancent à chaque fois l’intrigue de bien sympathique façon (bien que le second twist demeure quelque peu téléphoné il faut l’avouer).

Même lors des flash-backs (qui pourraient quelque peu casser le rythme mais il n’en est rien, la musique fort entêtante et bien choisie aidant au contraire à les rendre plaisants à suivre) nous ne nous ennuyons à aucun moment durant le film de Taneli Mustonen qui ne présente aucun réel temps mort (tant mieux me direz-vous car ce dernier ne dure qu’1h20).
Rapidement nous nous laissons emporter dans cette petite histoire où nous comprenons aisément au bout de quelques minutes seulement que rien ne va se passer comme convenu (une tromperie des jeunes hommes concernant leurs réelles intentions qui les poussent à aller au lac Bodom, des caractères qui s’affichent progressivement, de légers heurts durant le trajet...). Et effectivement, le tempo va monter crescendo pour emmener nos jeunes gens dans un jeu de massacre qui donnera lieu à quelques surprises plus ou moins prévisibles.



Au final, "lake Bodom" s’avère être un sympathique petit (et court) divertissement qui devrait plaire à nombreux d’entre vous. Un casting convaincant, une atmosphère sombre et inquiétante sans oublier deux sympathiques twists plus ou moins prévisibles qui relancent une intrigue finalement pas si simpliste que cela : le film de Taneli Mustonen est un bon petit moment de cinéma sans prise de tête et suffisamment dynamique pour vous tenir aisément en haleine jusqu’au générique de fin.








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