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Auteur
A.W. Wilson

Editeur
Lubric-à-brac productions

Date de sortie
2017

Nombre de pages
100

Langue
français

Couleur
Non



Votre note: -
Moyenne: 5
(1 vote)


La ville de Cairo, au Far West, est en émoi. Plusieurs femmes ont été retrouvées mortes, la gorge complètement broyée. Le shérif Joe Mogar semble totalement impuissant à mettre fin à cette série de meurtres. Mais voilà qu’arrive Keith Luger, le célèbre chasseur de prime, que rien n’effraie, surtout pas les cadavres, lui qui a l’habitude d’en laisser si souvent sur son passage...

L'AVIS :

Quel titre ! Le Pistolero et l'assassin aiment les gros seins, qui est le troisième roman de la nouvelle collection "Pulpe" de l'éditeur Lubric-à-Brac Productions, aurait sûrement reçu l'aval de Russ Meyer de son vivant ! Pourvu d'une superbe couverture dessinée par Julien Käser, Le Pistolero et l'assassin aiment les gros seins (sérieux, ça vend pas du rêve ce titre ??) nous plonge dans l'univers mythique du western, avec, comme vous vous en doutez après avoir regardé la couverture, une petite touche de fantastique, puisqu'une momie effrayante se dresse derrière notre pistolero. On pourrait d'ailleurs dire que le dessin de Julien Käser est un peu un "spoiler" puisque, pendant une bonne partie du récit, l'intérêt du héros, le chasseur de prime Keith Luger, est justement de trouver qui est responsable de la vague d'assassinats qui vient ensanglanter la petite ville de Cairo. Tiens, tiens, "Cairo", ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Les égyptologues en herbe auront vite fait le rapprochement évidemment.

Mais qu'importe si la nature même de la menace n'est pas un mystère pour le lecteur attentif (il faudrait être myope ou totalement benêt pour ne pas comprendre), car l'auteur A.W. Wilson a bien d'autre atouts dans sa manche pour nous faire vivre de palpitantes aventures.

Le récit a d'ailleurs une forme très cinématographique puisqu'il débute par la fin lors du premier chapitre, les suivant étant un long retour en arrière, venant nous expliquer les événements ayant amené le héros dans la fâcheuse posture présentée lors de ce premier chapitre. Et ce long flashback est diablement entraînant, jouant avec les codes du western "à la Sergio Leone" avec un réel brio.

Le héros, Keith Luger, a tout de l'anti-héros qu'on aime prendre en affection : monolithique, parlant peu, ayant une réputation qui le précède (la simple évocation de son nom provoquant le trouble et la peur chez les habitants) et se révélant un tireur hors pair, dégainant son Colt à la vitesse de la lumière et ne laissant aucune chance à ses assaillants. Avec pas mal d'humour noir, A.W. Wilson nous prend par la main et nous entraîne à la suite de son pistolero qui va devoir affronter une menace bien plus dangereuse que les quelques desperados qu'il expédie en Enfer avec une dextérité confondante.

Gunfights expéditifs, scène de saloon, dialogues abruptes avec le shérif et missions dangereuses vont faire partie de cette aventure qui flirte avec le fantastique et qui s'avère hautement dépaysante et divertissante. Avec un sens du rythme alerte, A.W. Wilson n'ennuie jamais et on enfile les pages comme des perles, impatient de voir notre pistolero affronter l'ennemi promis par la couverture.

Dire que j'ai adoré ce roman populaire et pas prise de tête n'est que pure vérité. Il possède vraiment tous les ingrédients pour nous faire passer un savoureux moment. Le seul bémol que je pourrais à la rigueur émettre serait que "les gros seins" du titre ne sont guère présents et ne représentent en fait qu'un petit détail de cette palpitante aventure "westernienne" qui n'a aucune scène érotique en son sein, alors que le titre aguicheur pouvait laisser présager du contraire. Pour tout dire, la lecture du Pistolero et l'assassin aiment les gros seins peut être recommandé pour tous les lecteurs, même les moins âgés. Un détail qui ne doit pas vous empêcher d'enfourcher votre monture pour aller traquer le tueur de demoiselles (aux gros seins) au côté de Keith Luger, dont on espère lire d'autres aventures par la suite !

http://lubric-a-brac.ch/

5/6 - Stéphane Erbisti