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Réalisation
John R. Leonetti

Scénariste
Gary Dauberman

Date de sortie
2016

Genre
home invasion

Tagline


Cast
Katie Cassidy
Elizabeth Henstridge
Adam Campbell
Miles Fisher
Jane Kaczmarek


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Toby Chu

Effets spéciaux



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(1 vote)
Un soir d'été en 1969, Sharon, alors enceinte, réunie Abigail Folger, Wojciech Frykowski et Jay Sebring, trois de ses amis, dans son luxueux appartement pour passer une agréable soirée et fêter le départ d'Abigail. Mais la fête ne va pas se dérouler comme prévue après que des psychopathes, armés de masse et de couteaux, se soient inviter chez Sharon sans permission...



L'AVIS :

La tragédie du 9 août 1969, qui a coûté la vie à Sharon Tate, femme de Roman Polanski alors enceinte de ce dernier, ainsi qu'au coiffeur des stars Jay Sebring, au producteur Wojciech Frykowski et sa fiancée Abigail Folger, tous quatre réunis dans la demeure de Sharon Tate, voilà ce que nous propose Wolves at the Door, réalisé par John R. Leonetti. Ce dernier avait déjà mis en scène cette tragédie au début de son film Annabelle réalisé en 2014. Wolves at the Door entretient d'ailleurs un rapport avec Annabelle puisqu'à la fin du film, le détective Clarkin est présent sur le lieu du massacre et ce personnage, toujours interprété par Eric Ladin, fait aussi partie des protagonistes d'Annabelle.



D'une courte durée, 73 minutes au compteur générique compris environ, Wolves at the Door prend le taureau par les cornes et nous livre ces cruels événements à la sauce "home invasion" actuel. Certes, la musique du film, les platines vinyles et les tenues des protagonistes font assez 60's mais la réalisation est quant à elle moderne, tout comme la photographie qui ne bénéficie d'aucun grain à l'écran. On se retrouve donc face à un thriller tendu mais qui a pour défaut qu'on ne s'intéresse jamais aux personnages, puisqu'on ne sait pas vraiment qui ils sont (Sharon est cité comme étant une actrice tout de même) et qui n'a au final pas grand chose à raconter niveau histoire. Wolves at the Door est un peu comme un gonzo, il se contente de placer trois cinglés dans une maison qui ont pour unique but de massacrer les occupants en leur foutant une bonne frousse avant de passer à l'acte. La mise en scène est parfois assez réussie à ce niveau, notamment les plans qui se focalisent sur les résidents et qui, en arrière-plan, quasiment invisible, nous font apercevoir une ombre, un corps qui passe d'une pièce à une autre. On sait que la menace est à l'intérieur et qu'elle n'est pas venue faire la causette.



A ce titre, la séquence d'introduction est très efficace et le mot "PIG" ne laisse guère de doutes quant à l'identité des psychopathes, du moins pour ceux qui s'intéresse au cas Charles Manson et aux actes de sa Famille. Si le suspense est assez bien entretenu et s'avère efficace, il est dommage que le réalisateur n'ait pas développé un peu plus la psychologie de ces protagonistes mais dans un sens, ça apporte un petit côté brut de décoffrage pas déplaisant au final. Dommage tout de même car le casting est plutôt bon, notamment Katie Cassidy (Sharon) et Elizabeth Henstridge (Abigail). Reste que des libertés ont été prises au niveau des événements relatés ici (la mort de Steve Parent à coup de masse alors que Charles "Tex" Watson lui a tiré dessus avec un revolver .22 par exemple) , que la violence est assez suggestive (rien ne nous est montré frontalement), que la réaction de certains personnages n'est guère crédible et qu'il est dommage que les visages des agresseurs soient continuellement tapis dans l'ombre.



On est loin de American Nightmare ou You're Next. Le plus glaçant dans Wolves at the Door reste sa séquence finale : des images d'archives de Charles Manson et de sa secte, qui font froid dans le dos. Au final, Wolves at the Door est un home invasion assez classique, qui ne se démarque pas vraiment du lot et qui a eu la malheureuse idée de "romancer" des événements réels, ce qui pose problème pour le respect des familles des victimes je trouve. Son refus de "montrer" les actes de violence (on n'assiste pas à la mort de Sharon par exemple) ne joue pas en sa faveur non plus car on se dit que John R. Leonetti n'a pas assumé son sujet jusqu'au bout, par peur de choquer ou de provoquer.








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