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Agent de sécurité dans un bâtiment regroupant plusieurs laboratoires, Quentin est secrètement amoureux de sa voisine de palier mais, grand timide qu’il est, il n’ose pas prendre les devants avec cette dernière, ni même intervenir quand deux petites frappes lui manquent de respect dans la rue, faute de courage.. Grand fan de comics, ce jeune célibataire passe une grande partie de son temps à dévorer des pages et des pages des aventures de son super-héros préféré : the Arachnid Avenger (entendez par-là un homme-araignée combattant le crime). Une passion telle que Quentin va s’injecter un beau jour dans les veines un sérum classé top secret et provenant de l’un des laboratoires dont il assure la sécurité extérieure. Très vite, le jeune homme va commencer à muter pour ressembler de plus en plus à... une araignée géante !



L'AVIS:

Après avoir chroniqué il y a quelques temps "teenage caveman", je reviens à nouveau avec un film provenant de la série des Creature Features. Une série de cinq films ("teenage caveman", "how to make a monster", "she creature", "the day the world ended" et "earth vs the spider") tous produits par le trio Stan Winston / Lou Arkoff / Colleen Camp et inspirés de films plus anciens dont ils reprennent l’idée de départ et le titre pour ensuite reconstruire une nouvelle histoire tout en mettant en avant les effets spéciaux issus des studios du regretté Stan Winston.

Aujourd’hui, nous revenons sur "earth vs the spider", réalisé par Scott Ziehl en 2001 et constituant un hommage au film culte de 1958 de Bert I. Gordon.
A l’instar du "teenage caveman" que j’avais chroniqué, ce "earth vs the spider" est une honnête série B qui se suit agréablement mais qui peine à cacher des défauts non négligeables pour certains d’entre eux.
Trêve de bavardage et regardons d’un peu plus près ce que ce "earth vs the spider" nouvelle formule a à nous offrir !



Comme dit précédemment, ce "earth vs the spider" version 2001 n’a malheureusement pas que des qualités (« mais quel film ne possède que des qualités ? » me demanderez-vous...).

Le principal défaut du film de Scott Ziehl réside dans son scénario, ce qui vous en conviendrez peut être problématique dans un film. Nous avons en effet affaire à une histoire manquant de piquant et de péripéties, mais également à une fin prévisible et trop vite expédiée à mon goût.
Et pourtant ces quelques soucis constatés dans le scénario ne gâchent pas trop lourdement le bon déroulement de cette intrigue, aussi simple soit-elle, ni le plaisir que l’on prend par moments à suivre les mésaventures du malheureux Quentin.

Ce ne sont pas non plus les personnages pas suffisamment étoffés (certains manquent clairement de profondeur et auraient mérité un meilleur traitement, comme par exemple cet inspecteur qui enquête sur les disparitions dans le quartier et traîne de lourds problèmes sentimentaux) qui viendront perturber de façon conséquente cette petite histoire nous rappelant quelque peu celles du "spiderman" de Sam Raimi et bien-entendu "la mouche" de David Cronenberg (impossible de ne pas penser à ce dernier).

Car en effet, malgré ses défauts pouvant paraître lourds à porter, le film s’en sort pas si mal que cela et parvient même à nous faire passer un sympathique petit moment, malgré ces quelques regrets que nous pouvons avoir vis-à-vis du scénario.



A la manière des films de Sam Raimi et David Cronenberg, nous suivons (certes avec bien moins de réussite et sans ce même souci du détail) une transition/transformation lente, ponctuée par les découvertes que fera Quentin (force surhumaine, fabrication de toile, apparition de pédipalpes, faculté à grimper aux murs...) à la manière d’un certain Peter Parker.

Comme dans "kick ass" ou "super", notre Quentin voulait visiblement (même si ce n’est pas très clair...) devenir un super-héros, lui qui manque souvent de punch et de courage dans les moments de tension (sauf qu’ici, à la différence de Kick-Ass et L’Eclair Cramoisi (le héros du film « super » de James Gunn), il possède des pouvoirs qu’il ne peut contrôler).
Cette transformation vers le stade ultime d’araignée géante verra notre pauvre jeune homme, en proie à ce terrible sérum, changer son mode de vie : obligé de se cacher dans son appartement et la cave de l’immeuble, il attaque les quelques délinquants de son quartier et autres « vilains » du film tout en épargnant ceux qu’il affectionne (comme son vendeur de comics et celle qu’il aime).

Une transformation lente que parviennent à plutôt bien retranscrire visuellement les SFX makers des studios de Stan Winston. Voilà d’ailleurs l’un des points forts du film de Scott Ziehl : les effets spéciaux sont réussis et nous procurent quelque bons petits moments (la transformation progressive du visage de Quentin, l’apparition des pédipalpes aux extrémités de sa bouche ou encore le déploiement soudain de grandes pattes velues dans son dos), même si une fois de plus on peut regretter que ces séquences soient finalement assez peu nombreuses... Mais tant pis, on prend quand-même car c’est du bon boulot que voilà et ça pimente clairement la seconde partie du film tendant bien plus vers le fantastique voire même l’horreur pure.



Non, "earth vs the spider" version 2001 n’est pas un mauvais film. Certes, le scénario est trop basique, la fin est prévisible et rapidement expédiée et la plupart des personnages ne sont pas assez étoffés mais malgré tout on passe un agréable petit moment devant cette série B sans grande prétention.
Encore une fois, nous félicitons le travail réalisé par les studios du défunt Stan Winston en matière de SFX qui ont une fois de plus fait du bon boulot pour cette série des Creature features !
La suite au prochain programme (qui a parlé de "she creature" ?...) !








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