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Saison
1

Réalisation
divers

Scénariste
divers

Date de sortie
2016

Genre
super-héros

Tagline


Cast
James Nesbitt
Amara Karan
Sienna Guillory
Darren Boyd
Stephen Hagan


Pays
Angleterre

Production


Musique
Ben Bartlett, Nick Green, Corinne Bailey Rae

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(1 vote)


Harry Clayton est un flic à la dérive, blasé et addict aux jeux de hasard. Un soir habituel de défaite au casino, il va se retrouver en possession d’un bracelet étrange qu’il lui est impossible de retirer de son poignet. Alors qu’il cherche à comprendre d’où vient ce bijou, il se rend compte que ce dernier lui offre une chance incroyable. Clayton va alors utiliser cette chance pour améliorer sa vie et résoudre les enquêtes sur lesquelles il travaille. Mais, si la veine est un côté du bracelet, le revers est bien moins plaisant…




L'AVIS :

Alors que la série produite par Carnival Film et Pow ! Entertainment a déjà vu trois saisons défilées avec succès sur Sky1, chaine de télévision anglaise, revenons sur les débuts des aventures du détective Harry Clayton en chroniquant cette première saison.

Imaginée par le regretté Stan Lee, créateur, comme vous le savez, de nombreux personnages fantastiques comme Spiderman, Iron Man ou Ant-man, le série Lucky man ne parle pourtant pas d’un super-héros déguisé en trèfle à quatre feuilles (même si ça aurait pu être cool). Le fameux « Lucky man » n’a d’ailleurs rien, au départ, d’un super-héros. C’est un simple flic, tourmenté, largué et accro aux jeux d’argent. Ce bon vieux Harry, qui a plus de points communs avec le Bruce Willis du « Dernier samaritain » qu’avec Tony Stark, a d’abord la faculté première de s’attirer des ennuis le mettant en mauvaise situation avec sa femme, sa fille, son (demi) frère et sa hiérarchie. Seule sa collègue, le lieutenant Chohan, daigne encore lui accorder sa confiance.



Un soir, au casino, alors qu’il perd encore son argent à la roulette, une jolie femme vient se rendre à la table de Clayton et lui conseille sur quoi miser. La soirée se passe alors à merveille puisque le détective finit miraculeusement les poches pleines et, cerise sur le gâteau, par coucher avec l’étrange demoiselle. Mais au réveil, il découvre qu’il est affublé d’un étrange bracelet qui a la faculté de rendre chanceux, au-delà de la raison, celui qui le porte.
Ce nouvel attribut va, bien sûr, occasionner trahison, péripéties, malheurs, crimes et aventures. Tout ça, me direz-vous ! Et oui, tout ça, car « Lucky man » est un melting pot de plusieurs genres : policier, aventure, action, fantastique et une pincée de super-pouvoirs (bah oui, quand même). Si l’équilibre entre tous ces gens peut s’avérer périlleux, il faut bien admettre qu’il est plutôt réussi. Certes, la réalisation est dans les standards des séries actuelles, sans plus d’éclat et sans effort, mais le série tient le spectateur, d’épisodes en épisodes, grâce à son intrigue, ses paysages londoniens, ses personnages parfois hauts en couleur et son casting convaincant.



Le charismatique James Nesbitt (gros point fort de la série), interprète d’Harry Clayton, enquête, interroge, et fait des cabrioles dans un Londres quelque peu fantasmé rempli de « gueules » de « cinoch ». Ces points positifs rattrapent des scènes d’actions sans grande envergure (la course poursuite en bateau) ou techniquement limitées (les contours verts d’incrustation sont visibles lors de la scène ou Harry court sur l’autoroute). Mais l’important n’est donc pas là : il est surtout dans le côté polar du récit et, si les premiers épisodes sont assez classiques, l’intrigue prend tout son ampleur à mi-saison, révèle de belles surprises et quelques bons moments de tension (la scène de la roulette russe avec un russe !)



Prenante et retorse, la série est pourtant facile d’accès et trouve le bon ton pour ne pas prendre le spectateur par la main ni en intellectualisant prétentieusement la structure. On retrouve ici les grands standards des épisodes aux enquêtes indépendantes liés entre eux par une intrigue globale. Simple mais efficace. Entre meurtres mafieux, braquage de bijouteries, kidnapping et corruption, chaque épisode apporte son lot de surprise.

« Lucky man » est donc un divertissement pur et dur qui ravira les fans de polar tout en injectant un côté fantastique qui lui permet de se différencier du tout venant des séries policières. Au final, cette première saison est donc une bonne pioche ! (Même si vous n’avez pas de bracelet magique).


* Disponible en DVD et BR chez KOBA FILMS

4/6 - Sylvain Gib