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A Londres, un fourgon blindé transportant des sacs remplis de billets de banque est braqué par un gang près du Tower Bridge. Le butin est ensuite dissimulé dans le Cirque Barberini par l'un des membres. Coïncidence ? Le cirque est bientôt la proie d'étranges meurtres au couteau visant son personnel. Un inspecteur de police chevronné mène alors l'enquête, laquelle s'annonce difficile, tant les suspects au sein de la troupe sont nombreux...



L'AVIS :

Réalisateur de nombreux téléfilms et épisodes de séries télévisées, John Llewellyn Moxey a donné au cinéma fantastique un film étonnant traitant de la sorcellerie en 1960, La Cité des Morts. Au générique de ce dernier, on trouve un certain Christopher Lee, acteur mythique que John Llewellyn Moxey retrouvera donc six ans plus tard dans Le Cirque de la Peur. Adaptation d'un roman d'Edgar Wallace, Le Cirque de la Peur est donc un Krimi, ou, plus simplement, un film policier mettant en scène des criminels, des meurtres, des inspecteurs de police, du suspense, de nombreux coupables potentiels et un twist final. Ancêtre du Giallo italien, le Krimi (roman policier allemand) est né en Allemagne et a connu son heure de gloire dès les années 1900. Le romancier Edgar Wallace en est l'emblématique auteur et on compte plus d'une trentaine d'adaptations cinématographiques de ses romans entre 1959 et 1972.



Avec Le Cirque de la Peur, John Llewellyn Moxey signe un Krimi de qualité qui doit beaucoup à son casting anglo-allemand, plus d'ailleurs qu'à son scénario, qui reste assez classique dans ses grandes lignes. On trouve donc au générique des noms tels Klaus Kinski, Leo Genn, Anthony Newlands, Suzy Kendall ou la jolie blonde Margaret Lee, qui n'était autre que la doublure officielle de Marilyn Monroe ! Un casting séduisant et impeccable donc, qui donne vie à une galerie de personnages ambigus qui vivent pour la plupart au sein d'un cirque qui va devenir le théâtre de meurtres commis au couteau de lancer. Le début du film fait du spectateur le témoin d'un braquage de fourgon blindé minutieusement préparé, du moins jusqu'à ce que l'un des malfaiteurs ne soit pris de panique et tire sur un des convoyeurs. Une erreur qui n'est pas du goût du grand patron, dont tous ses hommes ignorent l'apparence. Le brebis galeuse se voit confier une valise contenant une importante somme d'argent dérobé et doit se rendre à un endroit bien précis s'il veut la vie sauve. Ce dernier se retrouve dans la réserve d'une ferme et se fait tuer. C'est juste à côté de cet endroit que vient s'installer le cirque Barberini et on se doute que la valise contenant le pactole va devenir le centre d'intérêt de plusieurs personnes. Banco, ça ne rate pas.



Les choses vont encore plus se compliquer pour les circassiens puisque le brillant inspecteur Elliot (Leo Genn) va venir fouiner et tenter de démêler cette affaire de braquage et de meurtres. L'enquête va prendre des allures certes classiques (on attend presque de voir débarquer Hercule Poirot, Miss Marple ou même John Steed et Emma Peel) mais le film reste divertissant, réserve quelques rebondissements bienvenus et surtout, tente de brouiller les pistes avec une belle énergie. Le dompteur de fauves (Christopher Lee) porte toujours une cagoule noire sur son visage, suite à un terrible accident apparemment. Est-ce bien vrai ? Gina (Margaret Lee) doit se marier avec Mario (Maurice Kaufmann), le lanceur de couteau, mais ce dernier est extrêmement jaloux et fais vivre un enfer à sa dulcinée. Pourrait-il être à l'origine des meurtres ? Ou bien serait-ce le nain maître-chanteur (Skip Martin) ou bien encore Carl, le Monsieur Loyal (Heinz Drache), qui semble être présent dans le cirque pour une raison bien précise ? Même le directeur Barberini (Anthony Newlands) ne semble pas très clair. Et que dire de Manfred (Klaus Kinski), dont on sait qu'il fait partie du gang de braqueurs, qui débarque au cirque à la recherche d'un emploi ? Autant de coupables possibles dont il va falloir faire le tri pour arriver à débusquer le vrai meurtrier.



Le Cirque de la Peur marque des points au fur et à mesure de sa progression car il déjoue souvent les intuitions du spectateur et se montre même moins classique qu'on ne le pense quand à la véritable présence de certains personnages au sein du cirque. Avec ses numéros de fauves, son lancer de couteau sur une Margaret Lee positionnée sur une roue de bois qui tourne, ses mystères, ses intrigues, son étonnante galerie de personnages et son enquête policière rondement menée, Le Cirque de la Peur est un film policier bien mis en scène et qui se regarde avec une vraie nostalgie et un charme certain.

Disponible en combo DVD + BR chez LE CHAT QUI FUME

J'en ai marre de chroniquer les sorties du Chat qui Fume ou, plus précisément, de parler de leurs éditions. Parce que je passe mon temps à me répéter ! J'aimerais pouvoir dire "oh, c'est un cran en dessous par rapport à vos précédentes sorties" mais non, ce n'est pas possible. L'image proposée sur Le Cirque de la Peur est resplendissante, nette, sans bavure aucune, avec de belles couleurs. Le film est bien sûr présenté en version intégrale (dans les bonus, Eric Peretti nous apprend qu'il existe une version allemande tronquée en noir et blanc) et en VOSTF.






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