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Réalisation
Chris Barnes, Nathan Crooker, Alessandro Frosali, Jay Holben, Sven Ploug Johansen, Albert Kwak, Nate O’Mahoney, Dave Otte, Oliver Park, Patrick Rea, Vance Tucker

Scénariste
Nick Adamski-O’Toole, Nathan Crooker, Jay Holben, Rachel J. Low, Nate O’Mahoney, Dave Otte, Oliver Park, Christopher Probst, Patrick Rea, Dave Sheperd, Vance Tucker

Date de sortie
2017

Genre
Sketches horrifiques

Tagline


Cast
Becka Adams
Anthony Backman
Elena Chernyakova
Renee Madison Cole
Misty Dixon
Jack Egber
Holgie Forrester
Kalyna Leigh
Kristen Livie-Primero
Tessa Netting
Mathilde Norholt
Victor Oien
Brock Powell
Jeff Prewitt
Travis Robinson
Bob Rumnock
Marc Sylwestrzak
Sonia K. Villerias
Katrina Ann Volonnino
L.A. Williams
Rachel Winters
Ricky Wood
Lindsey Zana.


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
//

Effets spéciaux



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Dans un monde où les monstres, les fantômes et d'autres créatures terribles sont une réalité, les cauchemars peuvent devenir vrais. Et ils le seront. Une anthologie qui plonge dans le paranormal, le bizarre et le carrément dément. Aucune place n’est sûre…



L'AVIS :

Strange events, un énième film d’horreur omnibus, ne doit pas être confondu avec la série éponyme également de 2017 diffusée par Amazon moyennant finance ayant quasiment le même design quant à l’affiche ressemblant elle-même étrangement au style de la série "Stranger things" (un hasard ?) ! A l’instar de "Galaxy of horrors", quelques courts-métrages n’ont pas été tournés en même temps, certains ayant même plus de dix ans de carrière déjà ! Si ça, ça ne sent pas le recyclage éhonté ma bonne dame ! De plus, un des courts figure également dans une autre anthologie horrifique : « Descent » apparu dans "All hallows Eve 2", datant de 2004 ! Et si on rajoute que l’affiche du film est pompeusement copiée sur celle de "The haunting in Connecticut 2" alors que l’image principale ou la scène qu’elle illustre ne sera jamais dans le film, on sent tout de suite avant de commencer que ça fleure bon l’arnaque ! Alors qu’en est-il réellement de la valeur intrinsèque des différents segments proposés ?

On commence donc directement par « Playback » (car étonnamment, dans ce long-métrage, il n’y a pas d’histoire servant de fil directeur !) qui narre les mésaventures d’un gars qui refuse de sortir avec ses potes car il vient d’emménager, est fatigué et à des trucs à finir. Faisant une pause, il s’assoupit sur son canapé devant sa télévision et assiste à un meurtre perpétré par un individu masqué dans son hall d’immeuble. Simple hasard ou rêve prémonitoire ? Ce segment est vraiment intriguant et stressant car on a vraiment du mal à distinguer la fiction de la réalité : notre ami s’est-il endormi devant son téléviseur ou bien ce dernier prédit-il l’avenir ? Ces questions sont d’autant plus inquiétantes quand notre lascar assiste à son propre assassinat ! De plus, le look du serial killer très proche de celui de "The town that dreaded sundown (2014)" était bien flippant. Malheureusement, la fin assez prévisible n’était pas à la hauteur de ce qu’on avait pu entrevoir dès le début, mais passons car ce n’était tout de même pas mauvais comme entrée en matière !

On continue avec « Vicious » dans lequel une jeune femme seule dans une grande demeure semble hantée par le fantôme de sa sœur morte. Avec une lumière et une ambiance proches de "Lovely Molly", ce qui pouvait être un gage de qualité, ce court métrage ne décollera pourtant jamais, la faute à un manque d’idées flagrant, un comportement incohérent de la part du personnage principal et une fin vraiment navrante ! Dommage, car la réalisation était d’assez bonne facture !



Poursuivons notre périple avec « Y103 » donc le titre est aussi énigmatique que ce qu’il se passe sous nos yeux ! En effet, on assiste non pas à un court mais à une longue scène lors de laquelle une demoiselle rentre à la maison après une soirée probablement arrosée mais elle commence à avoir des visions d’elle-même dans le couloir de son immeuble ! Trop bref et incompréhensible donc pas terrible, d’autant que la chute est mauvaise !

C’est au tour de « I.V. league » dans lequel un homme est dans un lit d’hôpital, le visage bandé et quasiment dans le coma. A son chevet, une infirmière, maîtresse de celui-ci, puis entre l’épouse de l’alité. Il semblerait que femme et maîtresse soient responsables de son état…
Malgré un titre énigmatique faisant penser au nom d’une confrérie ou d’une sororité, ce court présente un scénario riche en rebondissements que l’on ne voit pas forcément venir, d’acteurs potables et surtout, d’une fin digne de ce nom. Assurément l’un des meilleurs segments de cette anthologie !

« Alone » pointe alors le bout de son nez et présente encore une fois une jeune femme seule chez elle et qui est prise de visions dans son bain probablement parce qu’elle n’a pas pris volontairement ses médicaments. Au secours, c’est pénible à regarder malgré la très mignonne Becka Adams (qui, comme la plupart des acteurs de la distribution, n’a joué dans rien de notable !) car prévisible et manquant cruellement d’imagination et de scènes extrêmes. La palme du médiocre revenant certainement à l’auto-étranglement dans la baignoire !



Dans « Descent », Andrea, qui a assisté au meurtre de sa meilleure amie, se retrouve coincée avec l’assassin dans un ascenseur en panne. Mais il ne la (re)connaît pas ! S’en suivent alors des scènes où la tension et la paranoïa sont palpables ! Voilà un des courts les plus sympas car assez long et nanti d’une fin relativement inattendue et plus que correcte. Point négatif cependant : on l’avait déjà vu dans une autre anthologie horrifique !

Suivra « The toothbrush » dans lequel un quidam se débat avec une brosse à dents électrique reçue par la poste et désirant absolument lui laver les crocs jusqu’à la racine ! Lorgnant de loin sur un des premiers courts de Martin Scorsese (« The big shave ») ce segment n’est pas très bien joué, mal foutu car on n’y croit pas deux secondes et on lui préfèrera cent fois "Maximum overdrive" (la seule et unique réalisation du maître Stephen King dans laquelle tous les appareils électriques attaquent les humains) pourtant de sinistre mémoire, c’est dire !

L’anthologie se conclura avec « Fist pack » où deux gars qui sont en voiture roulent en direction de la banlieue pour rejoindre une femme rencontrée en ligne sur un site Internet. Mais lorsqu’ils arrivent, les choses vont mal tourner…
Voici à peu près ce que "Tucker et Dale fightent le mal" mixé à "L’exorciste" pourrait donner si on s’amusait à les fusionner ! Deux loosers vont devoir lutter contre des forces obscures afin de se sortir d’une situation a priori inextricable ! Comme pour le segment précédent, les scénaristes ont voulu adjoindre à leur court une bonne dose de comique, sauf qu’ici, c’est réussi ! C’est fun, les effets et performances sont honorables et la fin est vraiment bien vue ! Ce court était donc idéal afin de conclure cette anthologie sur une note positive !



Dans l’ensemble, ce long-métrage omnibus tente de raconter des histoires dans une veine mystérieuse, mais échoue assez lamentablement la majeure partie du temps. Pour certains, les scripts ont à peu près autant de suspense qu'une liste de courses. Souvent, ils n’ont aucun sens ou bien alors les personnages se trouvent dans des situations qui défient toute crédibilité. Le jeu des acteurs est, la plupart du temps, incroyablement amateur : les performances sont soit horribles, soit peu convaincantes. Pas étonnant d’ailleurs qu’aucun n’ait réellement percé ! Certains segments, cependant, sortent du lot et se distinguent par leur scénario innovant permettant toutefois à ce film de devenir quelque chose de visible, même s'il ne s'agit pas non plus d'un classique incontournable, loin de là !









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