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Alors qu’elle réalise un documentaire sur les « vampires du week-end », un groupe de gothiques qui passent leurs soirées dans des clubs londoniens, Holly rencontre la belle Vicki. Très vite, les deux jeunes femmes vont se mettre en ménage dans l’appartement d’Holly. Mais Vicki cache un lourd secret : elle est en réalité un véritable vampire. Prise d’affection pour Holly, elle va raconter son histoire à sa compagne...



L'AVIS:

Ndlr : Cette chronique contient un léger spoiler qui est identifié par les balises [SPOILER] et [FIN DU SPOILER]. Libre à vous donc de lire la fin du paragraphe concerné.


Film britannique ayant vu le jour en 2007, "vampire diary" ne doit pas être confondu avec la série culte "the vampire diaries". Réalisé par un certain Mark James avec en tête d’affiche la belle Anna Walton (vue dans "Hellboy 2 – les légions d’or maudites", "mutant chronicles" ou encore le trop méconnu "the seasoning house"), ce petit film vit indéniablement dans l’ombre de la série télévisée américaine pré-citée.

Inconnu du Grand Public et généralement oublié par les fantasticophiles l’ayant visionné, "vampire diary" n’est certes pas un film qui reste en mémoire longtemps après l’avoir vu. Non dépourvu de défauts, le film de Mark James a toutefois réussi à convaincre votre rédacteur d’en faire une petite chronique, histoire de permettre à cette petite production d’avoir un peu plus de visibilité sur le territoire français.



Que dire donc de ce "vampire diary" ?

Hé bien tout d’abord, je tiens à vous rassurer sur le fait que nous sommes bien loin de la médiocrité du précédemment chroniqué "blood for Irina", pour rester dans la thématique vampiresque qu’aborde de temps à autres cet été votre rédacteur pour vous faire découvrir quelques films de nos amis aux dents longues très vite sortis de nos radars.

A l’inverse du film de Chris Alexander qui avait été, il faut bien l’admettre, un véritable calvaire à regarder, ce "vampire diary" s’avère bien plus rythmé (déjà les personnages parlent, c’est une très bonne chose !). Entre virées en boîtes de nuit, scènes à caractère érotico-sensuel et petits meurtres nocturnes dans le voisinage, tout n’est certes pas parfait dans la réalisation (nous en reparlerons dans la troisième partie de cette chronique) mais il se passe suffisamment de choses à l’écran pour que nous ayons envie d’en savoir un peu plus sur cette relation entre Holly et Vicki mais surtout sur le personnage de Vicki qui se présentera un peu plus tard en tant que vampire.

Une Anna Walton convaincante dans son rôle de chasseuse aux dents aiguisées, cette dernière portant indiscutablement le film sur ses épaules. Tantôt ténébreuse tantôt sensuelle, elle parvient à nous amener avec elle dans ses frasques nocturnes et dans son passé mouvementé qui n’est finalement rien par rapport à ce qui va lui arriver un peu plus tard dans une dernière partie de film bien plus palpitante et originale que ce que nous avait livré jusque là Mark James et son scénariste Phil O’Shea.

Car en effet la seconde moitié de "vampire diary" va clairement lui permettre de se démarquer d’autres métrages du genre de par une certaine originalité : Anna Walton se livre alors à nous dans une sorte d’entretien face à la caméra d’Holly (le fameux journal intime du titre du film), nous expliquant ses déboires et ses chasses nocturnes (dommage qu’une bonne parties des meurtres racontés soient mal filmés ou carrément hors champs, même si un pompage de sang en pleine fellation ou encore une gothique se tranchant les veines viendront nous émoustiller). [SPOILER] Mais surtout c’est le fait qu’elle soit enceinte qui va créer cette petite touche de singularité dans "vampire diary", un détail non négligeable d’un récit qui se finira alors sur une touche dramatique bienvenue (je n’en dirai pas plus bien évidemment). [FIN DU SPOILER]



Et pourtant, c’était mal parti pour le film de Mark James qui peinait clairement à démarrer et ne suscitait que très peu d’intérêt dans ces 45 premières minutes. Le film était certes rythmé mais cela ne fait pas tout : de très nombreux défauts ont fait grincer plus d’une fois les dents de votre dévoué rédacteur, il faut le reconnaitre, durant cette première partie où l’on ne perçoit presque que les défauts d’une réalisation pauvre en moyens mais également en technique.

Hormis le fait que "vampire diary" n’ait pas grand chose de bien original à nous proposer dans sa première partie ô combien classique, le film bascule même parfois dans le pathétique à notre plus grand regret (des dialogues creux servis par des jeunes gothiques quelques peu crétins montrant les dents et faisant les grands yeux devant la caméra en sont un parfait exemple).
Et ce n’est certainement pas cette caméra à l’épaule et cette image à 80% du temps très granuleuse censées nous montrer que nous sommes ici sur le documentaire que réalise Holly (la prochaine fois, achète du meilleur matos ma belle !) qui vont nous rassurer sur la qualité du métrage.

Heureusement, la suite on la connait : le film va réellement montrer de l’intérêt dans sa seconde moitié durant laquelle Vicki va se dévoiler face à la caméra d’Holly et nous faire part de ses petits secrets.



Au final, "vampire diary" est un film en dent se scie, noyé dans une mare de défauts mais parvenant toutefois à tirer son épingle du jeu un peu plus tard dans son récit, même si cela ne suffira pas à oublier les erreurs de départ.
Pourvu d’une première partie classique et maladroite dans sa réalisation, le film de Mark James va quelque peu se rattraper dans une seconde moitié de récit bien plus convaincante, nous gratifiant même d’une fin dramatique à souhait venue nous récompenser de lui avoir laissé une chance après les 45 premières minutes difficilement louables.

Teaser :










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