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Aux Etats-Unis, plus précisément à Waterbury en 1988, un couple dont la femme est enceinte, accueille, le soir d’Halloween, un homme déguisé en bourreau qu'ils pensent être leur ami. Quand l'ami en question arrive finalement, le mystérieux inconnu caché derrière son masque effrayant, le blesse puis assassine sauvagement le couple et extrait le bébé des entrailles de la mère. Il attendra ainsi l’arrivée des forces de l’ordre, assis sur un rocking-chair, le nouveau-né sur les genoux ! Une trentaine d’années plus tard, l'enfant, qui a survécu, est devenu une belle jeune femme du nom de Sarah Bennett. Bien décidée à surmonter son traumatisme, elle fait le choix de revenir dans sa ville d’origine pour emménager dans la maison familiale avec son mari, Dylan. Lorsqu'une série de meurtres similaires commence à secouer le voisinage, elle rend visite en prison à Tom Winston, le tueur qui a massacré ses parents et fera rouvrir l'enquête en tentant de faire tomber les masques de la petite communauté, qui peu à peu dévoilera certains de ses inavouables secrets…




L'AVIS :

Lancée sur la chaîne américaine Chiller et composée de huit épisodes d’environ une heure, Slasher (saison 1) : Le bourreau raconte l’histoire de Sarah Bennett qui s’installe dans sa maison familiale sise à Waterbury où elle ouvre une galerie d’art et où son époux Dylan a trouvé un emploi de journaliste. Alors que ses parents ont été sauvagement assassinés le soir d’Halloween en 1988 et qu’une nouvelle série de meurtres suivant le même mobile liés aux péchés capitaux vient secouer sa ville natale, Sarah essaie de percer le mystère derrière la mort de ses géniteurs en enquêtant à sa façon et en rendant visite à leur assassin, toujours derrière les barreaux, afin d’arrêter le tueur, véritable copycat, avant qu’il ne la prenne pour cible.

C’est sûr qu’en lisant ce synopsis on ne pourra pas s’empêcher de faire le parallèle avec "Scream" (avec la fille qui revient dans sa ville originelle plusieurs années après que ses parents aient été tués par un type avec un masque et où des meurtres sont perpétrés par un autre aliéné déguisé de la même manière). On pourrait aussi penser à "Seven" avec ce tueur s’inspirant de la Bible en infligeant, à certains adultes qu’il juge fautifs, des sévices en fonction des sept péchés capitaux ! Comment également ne pas voir dans les visites récurrentes de Sarah à l’assassin de ses parents en prison, un fort relent de "Le silence des agneaux" avec Hannibal Lecter, le prisonnier cannibale hautement dangereux servant de mentor à Clarice Starling ! Alors enfin, quand on a certains meurtres gore ou violents commis par un lascar mutique hyper robuste, d’aucuns pourraient faire le rapprochement avec les célèbres franchises "Vendredi 13" ou "Halloween" et leurs tueurs légendaires Jason Voorhees et Michael Myers ! Qu’en est-il vraiment de cette série qui pourrait sentir le réchauffé pour les spécialistes en la matière ?



Eh bien, on peut dire que c’est une petite série sanglante assez plaisante qui ne tente pas de dissimuler l’influence des grands films du genre et on n'en demande pas plus ! Le scénario, même s’il peut paraître convenu et peu novateur pour certains, tient tout de même la route malgré l’identité du tueur que les habitués auront identifié assez tôt et la promesse d’un meurtre par épisode est tenue jusqu’à un final certes un poil timide. Mais Slasher (saison 1) : Le bourreau prend le temps de développer chaque protagoniste (qui ont ici tous dépassé la trentaine, ce qui change des slashers avec des ados !) important pour mieux comprendre les motivations du tueur et laisser au spectateur l’opportunité de juger par lui-même si les victimes méritaient de mourir ou non, ce qui est finalement un point positif dans ce type de production.

En outre, les acteurs sont plutôt bons, l'héroïne principale avec sa mâchoire prognathe à la Keira Knightley est campée par Katie McGrath (déjà vue dans les séries « Supergirl », « Merlin » ou encore au cinéma dans "Jurassic World") occupe tout de même tout l’espace mais elle est très crédible en jeune femme découvrant de sombres secrets et qui va réussir à trouver la force de contrecarrer les projets du tueur. Si on ajoute à cela le côté hyper trash et sans pitié des séquences de meurtres peu habituelles sur le petit écran ainsi que le superbe look du serial killer très impressionnant avec son masque de bourreau (« l’exécuteur » en canadien), on se dit que l’on tient-là une bonne petite série des familles.



Toutefois, nous nous devons de tempérer toute tentative d’enthousiasme exacerbé en énonçant certains points négatifs d’ordre scénaristique venant entacher cette série. Le premier problème est relatif au rythme qui ne monte pas en tension à part pour un seul épisode, le septième. Tous les épisodes se ressemblent un peu quant à leur déroulement, ce qui nuit à l’ensemble alors que l’épisode susmentionné était une véritable pépite car il développait une sous-intrigue concernant un des personnages secondaires vraiment bien trouvée. L’autre souci réside dans la construction de certains protagonistes dont certains sont trop stéréotypés : le copain gay est vraiment trop caricatural, le mari trop secret et l’ami d’enfance vraiment trop propre sur lui, alors que certaines incohérences persistent (comment Sarah a-t-elle pu avoir des connaissances à Waterbury alors qu’elle est censée revenir des années après le massacre de ses parents ?), tout comme quelques scènes demeurent inexpliquées.

Pour conclure, cette première saison qui peut apparaître par moments comme trop scolaire ou prévisible, fonctionne tout de même relativement bien, même si l’on connaît déjà par cœur tous les poncifs du genre. C’est assez bien joué, les meurtres sont bien gore et malgré un rythme irrégulier, Slasher (saison 1) : Le bourreau vous tient en haleine jusqu’ au bout. Il est vrai que l’on tombe parfois dans la caricature et dans quelques petites incohérences typiques des films d'horreur estampillés « slashers », mais ça tient la route car la série n’en reste pas moins d’une qualité appréciable et elle devrait satisfaire les amateurs du genre. Il sera d’ailleurs intéressant de découvrir si la seconde saison prendra la même direction ou si elle partira sur une autre trame. Affaire à suivre…









4/6 - Vincent Duménil