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Clark et Lisa traversent le désert du Texas et prennent un raccourcis par une zone militaire interdite, infestée de serpents. Trop fatigué pour y prêter attention, Clark est mordu par l'un d'eux apparemment inoffensif. Il est pris soudainement d'une agressivité féroce, perd le contrôle de son esprit et de son corps, comme sous l'emprise d'une force étrange. Ces serpents sont en fait le fruit d'une expérience militaire qui modifie leur ADN et leur fait produire naturellement un venin incroyablement dangereux. Attaquant les cellules de Clark ainsi que son ADN, ce venin le transforme en une nouvelle race de créature monstrueuse et destructrice...



L'AVIS :

En 1987, David Keith réalise The Curse, une histoire lovecraftienne basée sur la nouvelle The Colour out of Space. Deux ans plus tard, voici que débarque Curse 2 : The Bite, renommé en France en La Morsure, suite qui n'a absolument rien à voir avec le film original. Cette fausse séquelle sera elle-même suivie d'une autre suite en 1991, qui n'aura également aucun rapport avec les deux films précédents, à savoir Curse 3 : Blood Sacrifice, rebaptisé chez nous en Pagan, le Sorcier Vaudou, film de Sean Barton, avec Christopher Lee tout de même ! Un sacré foutoir donc que cette série, et ça se complique encore plus avec le re-titrage du film de David Schmoeller, Catacombs, en Curse 4 : The Ultimate Sacrifice alors qu'il date de 1988 ! N'en jetez plus, la coupe est pleine et intéressons-nous plutôt à La Morsure, unique film de Frederico Prosperi, réalisateur qu'il ne faut pas confondre avec Franco Prosperi, bien qu'il ait été producteur du film de ce dernier, Les Bêtes Féroces Attaquent. Vous suivez toujours ? C'est un peu le bazar non ?



Bref, La Morsure, dont la très chouette affiche avait ravie nos yeux dans un numéro de Mad Movies, est une très modeste série B, qui provoquera quelques frissons chez les ophiophobes puisqu'elle met en vedette des serpents, évidemment. Les spectateurs qui ont une peur viscérale des reptiles applaudiront à deux mains la séquence dans laquelle la voiture des deux héros roulent allègrement sur des dizaines de serpents, les écrasant et les envoyant voltiger dans les airs après avoir été réduits en charpie. Les défenseurs des animaux verront quant à eux d'un bien mauvais œil cette même scène, typique des productions italiennes de la grande époque ! Bien que totalement gratuite, cette séquence de snuff animalier provoque son petit effet répulsif, il faut bien l'avouer. Ce ne sera pas la seule, rassurez-vous. Mais il va falloir vous armer de patience par contre, parce que La Morsure n'est pas un monument de dynamisme, loin s'en faut. La faute à une histoire intéressante mais bien mal mise en scène et qui possède d'énormes longueurs sur la durée. Le jeune couple, Clark et Lisa, joué par J. Eddie Peck et Jill Schoelen, n'en finit pas de rouler en voiture, de se déclarer leur flamme, de s'engueuler, de se rabibocher, sans que ça nous passionne réellement. Une fois Clark mordu par un serpent qu'on sait radioactif, grâce à la petite scène introductive, le film s'enlise toujours autant dans l'inaction, avec l'ajout du personnage du représentant (Jamie Farr) qui possède des antidotes et qui en injecte à Clark mais qui croit ensuite s'être trompé et qui va tenter de le retrouver, à grand coup de CB à ses copains routiers. Inintéressant au possible.



Heureusement, la morsure provoque chez Clark un changement de comportement et c'est bien la seule chose qui viendra un tant soit peu nous tirer de notre torpeur. D'amoureux transit, Clark va devenir colérique, irritable. Et sa main, emballée dans un bandage sommaire, le fait atrocement souffrir. On peut le comprendre quand on va découvrir que ce n'est plus vraiment une main qu'il possède au bout de son bras mais bel et bien la gueule d'un serpent ! Une bagarre dans un bar nous avait déjà fait prendre conscience que Clark était en phase de mutation, acquérant une force décuplée. Une idée pas si originale que ça en fait, qui renvoie à Sssnake le Cobra de Bernard L. Kowalski, film de 1973 qui voyait le corps d'un pauvre bougre se transformer littéralement en reptile. Dans La Morsure, c'est donc juste la main qui subit une métamorphose assez horrible, due au talentueux expert en effets spéciaux, Screaming Mad George. Du moins au départ puisque vers les vingt-dernières minutes du film, Clark devient de plus en plus reptilien et même s'il ne se transforme pas véritablement en serpent, il se met à en vomir à la pelle, comme si ces animaux à sang froid avaient germé dans son corps puis s'étaient développés et demandaient enfin à sortir à l'air libre.



Screaming Mad George s'en donne alors à cœur joie dans l'imagerie écœurante et permet à La Morsure de décoller enfin ! L'attente fût longue mais ça valait tout de même le coup de persévérer car ce final nous en donne pour notre argent et ne lésine pas à verser dans le gore craspec et bien jouissif, avec un œil qui sort de son orbite, une langue qui tombe d'une bouche ou un visage qui se sépare en deux entre autres. Il est donc dommage qu'avec un tel scénario, bien Bis et délirant puisque, comme expliqué dans le résumé, l'ADN du serpent radioactif va se confondre avec l'ADN de Clark, Frederico Prosperi se soit autant retenu durant plus d'une heure et qu'il ait rendu assez soporifique cette version reptilienne de La Mouche.


LE TRAILER :











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