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Une clôture électrique a été installée aux abords du lac où se sont dernièrement passées de nombreuses attaques de crocodiles. Tout semblait sous contrôle jusqu’à ce qu’un crocodile de près de 10m soit repéré dans la zone, s’attaquant sauvagement à un groupe de personnes. L’alerte est lancée mais trop tardivement : un groupe de jeunes ont décidé d’aller faire une virée sur ce lac pourtant interdit...



L'AVIS:

"Lake placid" : une saga qui doit sa longévité à un premier opus qui aura marqué les esprits de nombreux(ses) cinéphiles mais également à un acharnement de la chaîne Syfy à vouloir à tout prix faire durer cette saga pourtant bien médiocre.

"Lake placid", c’est un peu ce qu’est "shark attack" pour les films de requins : une saga bien fade pour laquelle la longévité demeure encore aujourd’hui un grand mystère... Mais qu’importe, à horreur.com nous avons fait le choix depuis bientôt 20 ans de vous proposer des chroniques de films fantastiques pouvant aller du navet au chef d’œuvre sans jamais faire la part belle à l’un ou l’autre.

Allez, c’est parti pour un rapide tour d’horizon de ce quatrième volet !



Après un troisième opus qui semblait vouloir remonter « très doucement » la pente savonneuse sur laquelle avait glissé le second volet des aventures de nos chers crocodiles démesurés, ce "lake placid 4 : the final chapter" (un titre mensonger une fois de plus, la saga ne s’arrêtant pas à cet épisode...) montre malheureusement la volonté de refaire marche arrière...

Avec son rythme plutôt soutenu et son humour bien dosé, le troisième opus –bien que très médiocre- se laissait pourquoi pas regarder, de préférence avec des potes, ce dernier étant assimilé à un vrai petit nanar.
Pour cette nouvelle suite (dont le seul lien encore une fois avec le premier "lake placid" sera la famille de la vieille Sadie), nous ne pouvons malheureusement plus nous raccrocher à ces deux atouts. Le film est monotone au possible, jamais amusant et peine clairement à nous tenir éveillé jusqu’à la fin.

Finie même la traditionnelle petite introduction sympathique avec une attaque de crocodile : ici, nous avons droit à une scène faisant le lien direct avec l’opus n°3 dans laquelle nous voyons notre braconnière déambuler dans les allées du supermarché dévasté avant d’abattre l’un des crocodiles ayant visiblement survécu... Rien de bien folichon donc.
Puis, quelques minutes plus tard apparaît peut-être l’une des scènes les plus ridicules de la saga, à savoir un crocodile géant qui fonce à toute allure (il faut le voir galoper !!!) derrière une voiture. A ce moment précisément, nous comprenons aisément que ce nouvel épisode ne sera pas encore celui qui rehaussera clairement la qualité de la série... Au contraire...



Et ce n’est pas la galerie de personnages qui viendra sauver les meubles dans cette production à nouveau ratée. Entre des parents qui semblent se foutre éperdument de leurs enfants (on retiendra plus particulièrement cette phrase qu’un père lance à son fils : « Je suis content que tu ne sois pas mort »...), des jeunes aux comportements des plus crétins (un jeune fait de l’humour après avoir vu sa petite amie décapitée, notre héroïne Chloé qui semble ne se préoccuper que de ses livres qu’elle a oubliés dans la bus et qui pourraient lui valoir une expulsion de la bibliothèque où elle est adhérente...) ou encore un crocodile qui se coince entre deux arbres et un autre qui dérape et fonce bêtement dans une clôture électrique, nous avons là des personnages et des animaux quelque peu (euphémisme...) idiots.

Rajoutons à cela des comportements ridicules (les jeunes ne cessent de rentrer dans l’eau malgré le danger) et des incohérences flagrantes – comme c’est le cas par exemple de nos jeunes héros qui parviennent à se sortir sans bobo des pires situations (d’un côté nous avons Chloé qui se retrouve dans un trou avec un crocodile géant et qui parvient à s’en sortir en retenant la gueule de l’animal avec ses mains puis en le matraquant de coups avec un fusil ; d’un autre côté nous avons Max qui se fait happer par un crocodile mais que l’on finit par retrouver sain et sauf tout en haut d’un arbre...) – et nous avons là une jolie démonstration de ce qu’il ne faut pas faire en termes de scénario (et je ne vous parle pas d’une des incohérences les plus grosses du film : comment un bataillon de jeunes avec encadrants peuvent-ils se retrouver dans une zone sécurisée et fermée par des clôtures électriques ???).

Et ce n’est pas un Robert Englund, perdu au milieu de tout cela, qui viendra sauver quoique ce soit de ce film. Encore un de ses rôles qui sera vite oublié dirons-nous...

« Et les crocodiles ? » me demanderez-vous. Hé bien là encore les modélisations sont mieux réussies que dans l’opus précédent (on monte en qualité dans les images de synthèse depuis le 2ème opus) mais nous restons bien loin des qualités visuelles du premier "lake placid" (cela fait de toute façon quelques temps maintenant que nous ne cherchons plus vraiment à comparer les suites avec l’original).

Les mouvements des reptiles sont toujours aussi mal réalisés (dieu que c’est moche) et plusieurs attaques se déroulent hors-champs (peut-être pour nous faire grâce d’effets spéciaux risibles et moches au possible...).

Bref, rien de bien nouveau au niveau des effets spéciaux...



Au final, ce quatrième chapitre de la saga "lake placid" fait un bon en arrière par rapport à l’opus précédent pour venir se rapprocher d’un "lake placid 2" déjà bien décevant.
Ennuyeux par moments, ce quatrième film ayant perdu l’humour que la saga avait retrouvé par le biais du troisième volet nous livre à nouveau de bien piètres effets spéciaux et des personnages idiots au possible (quand ces derniers ne montrent pas des comportements des plus illogiques).

Allez, hop, on passe à autre chose !

Teaser :










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