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Réalisation
Alex Hernández

Scénariste
Alex Hernández

Date de sortie
2019

Genre
Insolite

Tagline


Cast
Christian Camara
Érika López
Juan Manuel Martínez
Luis Navarro


Pays
Mexique

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(1 vote)
Une étrange relation familiale va être bouleversée par l'arrivée d'un groupe de cannibales qui va faire subir bien des sévices aux trois membres de la famille, notamment la femme...



L'AVIS :

Film indépendant à micro-budget en provenance du Mexique, Blood for Flesh a été réalisé en 2019 par Alex Hernández, âgé de 23 ans seulement et qui n'avait qu'un seul court-métrage à son actif. Très honnêtement, cette chronique va être difficile à rédiger car j'avoue que je n'ai pas compris grand chose aux intentions du réalisateur, ni même à l'histoire en elle-même d'ailleurs. J'ai cherché des interviews d'Alex Hernández pour tenter de comprendre son film mais sans grand succès. Si l'affiche laissait penser qu'on allait être en présence d'un film de type Cannibal Holocaust, on se retrouve en fait avec une oeuvre expérimentale, plutôt dépourvue d'une réelle structure scénaristique et qui risque de perdre bon nombre de spectateurs en chemin, malgré sa courte durée de 56 minutes.



Ce manque de structure, associé à une photographie bien trop sombre, a fait que je reste assez dubitatif sur ce que j'ai vu. Il est très compliqué d'expliquer ce qu'on regarde tant on a l'impression de ne rien comprendre justement. Blood for Flesh s'articule en sept chapitres, qui portent tous un nom et propose diverses thématiques, enfin, je le suppose. Dans les grandes lignes, on a une famille composée d'un père (Juan Manuel Martinez), de sa fille (Érika López) et de son fils (Luis Navarro), qui semble entretenir des relations incestueuses. C'est une famille qui vit dans une maison perdue au milieu de la nature, sans voisins et qui ont l'air d'avoir l'esprit assez dérangé. Leur relation familiale va être mise à mal quand une tribu de cannibales débarquent dans les parages et vont s'en prendre à eux. Ne me demandez pas ce que font les cannibales dans le coin, je n'en sais fichtre rien. Est-ce une métaphore de la destruction de la cellule familiale ? C'est fort possible.



De durée différente, les sept segments de l'histoire ont également une tonalité différente, le réalisateur utilisant divers filtres (rouge, sépia...) lors de certaines scènes. La violence est bien présente à l'écran, le liquide rouge également, on assiste à de l'inceste, à une pénétration filmée à l'intérieur du vagin, à des viols par les cannibales des membres de la famille, à de l'anthropophagie et à d'autres petites joyeusetés, réalisés avec les moyens du bord, c'est à dire pas grand chose. Le souci, c'est qu'on n'y voit pas grand chose non plus. Est-ce pour masquer les effets-spéciaux bricolés avec du système D que le réalisateur a choisi une photographie très sombre ? Toujours est-il qu'il faut être sacrément nyctalope pour essayer de discerner ce qui se passe à l'écran ! Déjà qu'on n'y comprend rien, si en plus on n'y voit rien, vous comprendrez que le visionnage de Blood for Flesh n'est pas chose aisée !



Nudité, masculine comme féminine, se mélange avec les scènes de violence qui ont l'air d'en faire baver aux acteurs. Ces derniers affirment eux-mêmes qu'ils n'ont pas toujours compris là où voulait en venir le réalisateur (ça me rassure) et que le tournage n'a pas été de tout repos. Juan Manuel Martinez et Érika López se donnent en tout cas à 100% et payent de leur personne. Histoire métaphorique sur la vengeance, la trahison, la rédemption, le morcellement de la cellule familiale, libre à vous d'expliquer Blood for Flesh. C'est une expérience qui a sûrement un intérêt, qui propose des choses qu'on aimerait mieux comprendre, qui possède une touche artistique certaine mais qui, au final, se révèle bien trop obscure pour emporter l'adhésion. N'hésitez pas à venir donner votre avis et votre interprétation du film en commentaire si vous l'avez vu !


La bande-annonce :



Disponible en Bookbox DVD chez TETRO VIDEO (avec sous-titres français)






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