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La veille du débarquement, des parachutistes américains sont largués en France avec pour mission de neutraliser du matériel allemand qui pourrait faire capoter l’arrivée des Alliés sur le sol français. Arrivés dans un village occupé par les Allemands, nos parachutistes vont découvrir un laboratoire secret dans lequel sont menées des expériences terrifiantes par les Nazis. Très vite, la mission de nos Alliés tourne au cauchemar...



L'AVIS:

Produit par J.J. Abrams ("Super 8", "Star Trek (2009)", "Star Wars, épisode VII : Le réveil de la Force", "Star Wars, épisode IX : L’ascension de Skywalker"...), "Overlord" est un « film de guerre avec des morts-vivants » comme aime le rappeler sans cesse son réalisateur, Julius Avery, dont c’est ici le second film après "Son of a gun". En effet, le réalisateur australien refuse que l’on dise de son film qu’il s’agit d’un film horrifique se déroulant pendant la guerre : pour lui "Overlord" est avant toute chose un film de guerre, quoiqu’en diront les gens après avoir visionné ce dernier.

Dès l’introduction, nous sommes plongés dans un avion volant au-dessus des terres françaises d’où proviennent des tirs d’Allemands au sol bien décidés à neutraliser l’engin. Une séquence très immersive et sacrément réaliste, durant laquelle nous vivons le stress intense mais également le courage de ces hommes venus sauver la France de l’occupation, quitte à y laisser leur vie. Et c’est entre les explosions et les tirs en rafale que nous accompagnons les héros de notre film jusqu’à la terre ferme où finalement le pire reste à venir... Une mission qui, sur le papier, ne parait pas très complexe en soi mais c’est bien évidemment sans compter sur ce savant fou allemand et ses créatures nées dans son laboratoire qui vont donner du fil à retordre à nos soldats américains !
Alors oui, "Overlord" est bel et bien avant tout un film de guerre, votre rédacteur est tout à fait d’accord avec cela, mais l’aspect horrifique est tout de même bien présent ici.

Des films mêlant le nazisme aux morts-vivants, nous en connaissons une bonne pelletée et le but ici n’est pas d’aller vous repasser en revue l’ensemble des titres appartenant à ce sous-genre horrifique.
Par contre, s’il y a bien un film récent que nous pourrions rapprocher de ce "Overlord", ce serait peut-être un certain "Frankenstein’s army", avec qui il partage de nombreuses similitudes : le contexte historique (guerre de 39-45), le mélange film de guerre et film d’horreur, les laboratoires secrets avec les expériences démentielles qui s’y trament, des morts-vivants comme armes de guerre...



Le truc avec "Overlord", c’est que nous avons lu tellement d’articles (que ce soit sur le Web ou dans nos magazines préférés) et de belles promesses au sujet notamment des effets spéciaux et du côté fou-fou de l’entreprise que nous en attendions beaucoup de celui-là à sa sortie. Hors de question de se louper à la manière d’un certain remake de film de clown adapté d’un roman de Stephen King ou d’un "Suicide Squad", deux films dont on nous abreuvait d’articles à gogo presqu’un an avant la sortie des dits-films pour finalement avoir droit à des films décevants en de nombreux points...

Alors ici, rassurons-nous, le film de Julius Avery est loin d’être décevant dans son aspect fantastique et de nombreuses promesses seront en partie tenues (ouf !).
Tortures très violentes, expérimentations cruelles et inventives (une femme sans corps, des perfusions à gogo, des humains qui sortent de grosses chrysalides...), créatures cannibales et morts-vivants... Aucun doute : "Overlord" est peut-être un film de guerre avant tout mais l’aspect horrifique n’est pas à négliger, loin de là.



Malheureusement, nous pourrons reprocher au film de Julius Avery de ne pas aller plus loin dans son concept. En effet, nous aurions aimé passer plus de temps à arpenter les couloirs de ce laboratoire secret et à faire la connaissance de monstres créés de toutes pièces par l’Armée Nazie. Mais au final, le film semble vouloir se focaliser sur un général allemand en particulier (le fameux vilain méchant du film), plaçant au second plan les autres soldats zombies et notamment cette fameuse armée de soldats dont l’on nous parle dans la bande-annonce du film mais que nous ne verrons quasi pas durant les presque 2h que dure "Overlord"...

Reste effectivement cette créature qui poursuit notre héroïne dans les couloirs sombres du laboratoire (l’une des meilleures séquences du film, oppressante à souhait), véritable furie lâchée aux trousses de notre jeune femme et qui ne semble animée que par cet appétit pour la chair fraîche. Mais c’est tellement peu par rapport à ce que nous aurions pu avoir comme scènes glauques et terrifiantes avec un contexte comme celui-ci (à ce niveau, "Frankenstein’s army" se révèle bien plus stressant dans ses scènes de course-poursuite dans les dédales souterrains).
Petite déception à ce niveau donc.

Même constat pour le fameux gore que l’on nous promettait dans les articles de Presse. Oui, certaines scènes sont bien saignantes et les effets spéciaux sont réussis mais il faut bien l’avouer : ces derniers ne sont pas nombreux et il manque indéniablement un petit quelque chose dans ce final dont le générique arrive bien trop tôt. Là où nous aurions pu faire se confronter dans un bain de sang nos Alliés à toutes ces créatures sanguinaires imaginées par l’équipe chargée des SFX, il n’y a malheureusement pas beaucoup de scènes de combats et l’hémoglobine ne coule pas à flots non plus.



Servi par une publicité mensongère où l’on nous vendait un film très gore et grand-guignolesque, "Overlord" a déçu de nombreuses personnes venues chercher leur dose d’hémoglobine sur écran...
Pour autant, le film de Julius Avery est un fort honnête divertissement dans lequel des Alliés combattent des humains revenus d’entre les morts grâce à un sérum durant la seconde guerre mondiale. Guerre et horreur se côtoient donc ici dans cette histoire où certes nous aurions peut-être souhaité un peu plus de créatures et d’hémoglobine mais où une grande partie du cahier des charges de départ du bon petit film « horrifique historique » est visiblement rempli.

Teaser :










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