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COMPTE-RENDU FESTIVAL DE GERARDMER 2020

Par David Maurice

 

Vous êtes habitué(e)s à présent : chaque année, je me rends à Gérardmer, la fameuse « Perle des Vosges » située à seulement 1h30 de chez moi, pour couvrir le Festival International du Film Fantastique.

Une 27ème édition qui s’est déroulée du 29 Janvier 2020 au 02 Février 2020 et qui fut l’occasion pour nous de visionner 10 films en Compétition, 6 films en Hors-Compétition, 5 films en nuits spéciales (la Nuit Hammer et la Nuit Décalée), 1 film en hommage au cinéma français et enfin 5 courts-métrages, soit un total de 22 longs-métrages et 5 courts-métrages.

Arrivés le mercredi 29 Janvier vers 13h45 sous la neige, une fois les clés de l’appartement récupérées et un bon petit repas bien de chez nous (qui a parlé de jambonneau et de munster géromois ?) pris dans notre fameux restaurant où nous avons nos petites habitudes - le Grizzly - nous nous sommes dirigés vers l’Espace Tilleul pour y récupérer nos accréditations et notre petit livre de bienvenue.

Après un petit passage par le Casino, histoire de serrer la pince au bandit manchot (là encore une de nos habitudes en festival), nous sommes allés faire nos petites commissions pour les quatre jours à venir. Bonbons, bouteilles d’eau citronnée, barres de céréales et autres chewing gums : bref tout ce qu’il faut afin de tenir le coup lors des deux nuits qui se préparent, entre le vendredi et le samedi (Nuit Hammer) puis entre le samedi et le dimanche (Nuit Décalée). Mais rassurez-vous, nous avons aussi mangé des repas chauds, entre les pâtés lorrains, les tartes flambées et autres plats fromagers bien de chez nous. Le salon de thé les matins fait également partie de notre rituel quand le premier film de la journée n’est pas trop tôt le matin. Faire marcher le commerce géromois a toujours fait partie de nos obligations lors du festival et nous avons nos petites habitudes un peu partout dans la ville depuis plusieurs années déjà.

 

Cette année, nous n’avons malheureusement pas été gâtés par le temps. Après une arrivée hivernale sous une petite neige fine, nous avons surtout été mouillés… Une pluie qui n’a presque pas cessé entre le samedi matin et le dimanche soir notamment, gâchant en grande partie la fête ce week-end et surtout nos sempiternelles discussions avec les festivaliers dans les files d’attente (tant pis, nous discutions surtout dans les salles cette année ou sous les abris quand nous faisions partie des premiers arrivés à la séance…)

Nous avons donc surtout profité d’un temps bien moins chaotique les mercredi-jeudi-vendredi pour flâner un peu dans les rues de Gérardmer, regarder les quelques vitrines décorées pour l’occasion et discuter tout en marchant au bord du lac, durant les rares moments où il n’y avait pas de projection.

Comme d’habitude, nous avons profité de quelques petits moments sans visionnage de film pour aller voir les quelques expositions. Entre les sculptures et les peintures à la Villa Monplaisir (près de la grand salle de projection de l’Espace Lac), les illustrations d’un livre sur Conan Le Barbare dans l’Espace Lac, les planches de bande dessinée à la MCL (Maison de la Culture et des Loisirs) ou encore une exposition de dessins sombres dans l’Espace Tilleul, il y avait de quoi s’occuper un peu.

EXPO SCULPTURE

EXPO CONAN

EXPO BD

EXPO NOIR

Comme chaque année, je n’oublie pas de mentionner le Grimoire : une grande salle située dans l’Espace Tilleul dans laquelle se trouvent divers stands. Dvds-Blurays, livres, jeux de rôle, vêtements… Tout tourne bien évidemment autour du cinéma fantastique.

Pas mal pris cette année, nous n’avons pas pu approcher l’ami Loïc Bugnon qui pour l’occasion tient toujours un stand pour en partie financer son fameux évènement annuel de fin Mai / début Juin : le Bloody Week-end. Un stand cette fois-ci ne laissant plus du tout la place aux supports laser mais bel et bien aux goodies : entre les figurines Neca, les poupées de Chucky et autres statuettes pour collectionneurs, Loïc et sa femme se tenaient à votre disposition pour essayer de vous trouver le petit truc en plus qu’il manquait à votre salle de cinéma. N’hésitez pas d’ailleurs à vous rendre sur leur site marchand dont voici l’adresse : https://laquatriemedimension.fr/.

LE GRIMOIRE

 

Qui dit « Festival » dit également « Jury ».

Et il faut bien l’avouer, le Jury Longs Métrages de cette année avait plus de gueule qu’une bonne partie des éditions précédentes. Présidé par Asia Argento, le Jury était composé de Christophe Gans, Arielle Dombasle, Jean-François Rauger, Alice Winocour, Flavien Berger, Jean-Benoît Dunckel et Niels Schneider.

 

Du côté des Courts Métrages, nous retrouvions en tant que Président Benoît Forgeard. A ses côtés se trouvaient Coralie Fargeat, Louis-Do de Lencquesaing, Lucie Boujenah et Thomas Cailley. Là aussi, nous avions un Jury qui tenait plutôt le route vous en conviendrez.

Et s’il y a bien une chose qui a toujours été réussi à Gérardmer, ce sont bien les Hommages. Et que dire de l’Hommage de cette année : une vraie réussite !

Après Udo Kier et Eli Roth l’année précédente, place cette année à non pas un ni deux invités mais à peu près une vingtaine de cinéastes venus représenter le cinéma de genre à la française! Probablement l’Hommage qu’il ne fallait pas louper ces dix dernières années… En témoigne le nombre de festivaliers réunis samedi en début de soirée dans la grande salle de L’Espace Lac pour célébrer cet évènement majeur dans l’histoire du Festival de Gérardmer.

Nous reviendrons bien évidemment là-dessus un peu plus tard dans le déroulé du festival (nous ne sommes ici que dans l’introduction de ce dossier annuel, mais vous vous en doutez si vous êtes un fidèle lecteur, n’est-ce pas ?)

Qui dit « Festival » dit également « Films » (ha bon ?)

Près de 50 films ont été projetés cette année dont 10 en Compétition et 9 en Hors-Compétition (parmi ces derniers, nous y trouvions un long-métrage d’animation et deux documentaires).

L’occasion également de découvrir 5 courts métrages.

17 étaient des films en rétrospection dans la catégorie « Dans les griffes du cinéma français » dont les cinéastes étaient présents lors de l’hommage. L’occasion par exemple de revoir « Haute tension » d’Alexandre Aja, « Le pacte des loups » de Christophe Gans, « A l’intérieur » d’Alexande Bustillo et Julien Maury, « La cité des enfants perdus » de Marc Caro, « Amer » d’Hélène Cattet et Bruno Forzani, « Calvaire » de Fabrice Du Welz ou encore « The divide » de Xavier Gens… Pour notre part, ce sera un seul film que nous irons voir dans cette catégorie filmique (comme une grande partie d’entre vous, nous privilégions les films pas encore vus) : « Ne te retourne pas » de la talentueuse Marina De Van (« Dans ma peau », « Dark touch »). Car oui, nous n’avions pas vu ni l’un ni l’autre ce film de 2009 mettant en scène Monica Bellucci et Sophie Marceau. Séance découverte pour nous donc !

Dans la section « Rétromania », il s’agissait de redécouvrir les films en versions restaurées « Häxan – The esoteric cut » de Benjamin Christensen, « Le crocodile de la mort » de Tobe Hooper et enfin « Les lèvres rouges » d’Harry Kümel.

La Nuit Hammer quant à elle proposait une succession de trois films : « Une fille… pour le Diable » de Peter Sykes, « La momie sanglante » de Seth Holt et enfin « Dr Jekyll and Sister Hyde » de Roy Ward Baker.

Et pour finir, nous avions la fameuse Nuit Décalée qui regroupait « Alien Crystal Palace » d’Arielle Dombasle, « Satanic panic » de Chelsea Stardust et enfin « Aquaslash » de Renaud Gauthier.

 

Cette introduction étant à présent terminée, place au fameux déroulé du festival que beaucoup d’entre vous attendent et qui regroupe l’ensemble des chroniques envoyées en direct-live depuis le festival sur notre page Facebook, agrémentées de quelques petites informations complémentaires rapportées exclusivement pour ce dossier.

 

MERCREDI 29 JANVIER 2020

Cette année, nous aurons eu droit à une cérémonie d'ouverture en demi-teinte. Passé le traditionnel discours du très sympathique Adjoint au Maire Jean-François Duval qui ne cache jamais sa passion pour l'Histoire, la mythologie et la poésie française (laquelle sera à l'honneur cette année), il faut bien reconnaitre que les interventions suivantes faisaient quelque peu tache (un politicien visiblement pas adepte de la lecture et peu à l'aise devant un auditoire puis le maire de Mirecourt dont le discours n'a retenu mon attention que pour les quelques chiffres annoncés en rapport avec les finances du festival et l'argent octroyé à la culture dans la région), sauf bien évidemment celle du Président du festival Pierre Sachot (qui regrette amèrement le manque de neige et l'absence de lac gelé) dont nous buvons chaque année les paroles. Petite déception là encore de ne pas avoir entendu les quelques mots de bienvenue du créateur du festival, Lionel Chouchan, qui se contentera d'un petit coucou depuis son siège. Dommage...

Puis arrivent sur scène nos fameux membres du Jury des longs métrages, dont Asia Argento était la présidente cette année. Amusés par le style décontracté habituel de Christophe Gans ou encore la mini-jupe à carreaux de la décalée Arielle Dombasle, ce fut surtout le (rapide) discours de la fille du Maestro italien qui nous émoustilla, la belle nous plongeant directement en Italie avec son joli accent sur lequel elle ouvrit le festival.

 

Film 01 : SNATCHERS (Compétition, film d’ouverture)

Depuis qu’elle sort avec le bellâtre Skyler, Sara est l’une des filles les plus populaires du lycée. Mais quelque chose en lui a changé depuis la rentrée. Après une nuit passée ensemble, Sara découvre qu’elle est enceinte… de neuf mois. Déterminée à garder sa condition secrète, elle se tourne vers la seule personne de confiance : son ancienne meilleure amie, Hayley. Les deux jeunes femmes se rendent vite compte que la présence de ce corps étranger dans le ventre de Sara n’annonce rien qui vaille…

Premier film projeté en compétition durant le festival, "Snatchers" est un petit film américain réalisé par deux amis d'enfance californiens dont c'est ici le premier long-métrage. Prévu pour être au départ une web-série, ce long-métrage nous parvient en festival sans que nous ayons entendu grand chose à son sujet auparavant.

Teen movie comme nous en voyons beaucoup depuis quelques années maintenant, "Snatchers" présente malheureusement les mêmes petits défauts que nombre de ses semblables. Cette petite comédie fantastique mêlant film de monstre et film de parasite (nous pensons inévitablement avec nos voisins de sièges à "the thing" ou "the faculty") s'avère en effet bien trop classique, empruntant des sentiers déjà maintes fois battus et ne cherchant que trop peu à innover si ce n'est pour nous montrer le vilain petit parasite contrôler les humains en se fixant sur la nuque de ceux-ci. Des gags tombant très très souvent à plat dans sa première partie (ce qui en deviendrait presque gênant tant nous remarquons la volonté des deux cinéastes à vouloir nous amuser), des dialogues guère intéressants et assez enfantins quand il s'agit de faire parler entre elles les protagonistes du film, des raccourcis scénaristiques et surtout une lenteur dans le développement de l'intrigue (le film parait faire 2h et non pas 1h30) sont indéniablement les gros points faibles de "Snatchers".

Toutefois, le film possède quelques petites choses sympathiques qui permettent finalement de rendre le visionnage appréciable. Des personnages singuliers bien décalés (un fermier un peu foufou qui se la joue apprenti-scientifique, un jeune homme complètement timbré et légèrement versatile, un policier à la ramasse et dragueur ou encore une mère de famille ayant du mal à passer à l'âge adulte), des créatures au look très eighties, une deuxième partie au rythme bien plus soutenu ou encore quelques scènes aux effets spéciaux de bonne facture (un headshot inattendu, un cocon bien fichu...) - si on en oublie les quelques meurtres hors champs (le massacre perpétré dans le commissariat aurait pu être bien plus graphique) - aident à faire quelque peu oublier les défauts de ce "Snatchers" finalement assez moyen dans son ensemble.

Dans le genre comédie fantastique aux allures de teen movie, nous préfèrerons largement sur ces dernières années des "Freaks of nature" ou "Tragedy girls" si nous restons dans la filmographie de Gérardmer. Sympa mais sans plus donc.

 

JEUDI 30 JANVIER 2020

 

Film 02 : REPERTOIRE DES VILLES DISPARUES (Compétition)

À Irénée-les-Neiges, une bourgade perdue qui compte à peine 215 âmes, un accident de la route coûte la vie à Simon Dubé, un jeune homme dans la fleur de l’âge. Choqués, les habitants n’osent pas évoquer les circonstances de la tragédie. Dorénavant, pour la famille Dubé, la mairesse du village et une poignée d’autres, le temps semble se rompre et les jours flotter sans fin. En cette période de deuil et de brouillard, quelque chose s’abat lentement sur la région et des inconnus commencent à apparaître…

Deuxième film en compétition officielle, "Répertoire des villes disparues" est un film de fantômes québecquois.

Traitant une thématique fort intéressante autour des spectres (la difficulté de faire son deuil, piégé entre le souhait de garder son défunt frère/fils auprès de soi tout en souffrant paradoxalement de leur présence à nos côtés en raison de la peur de l'étrange et l'étranger et la souffrance de ne pouvoir communiquer avec eux quand ils se dressent devant nous), "Répertoire des villes perdues" déçoit par bien des points.

En effet, la lenteur effarante de la narration et l'absence d'atmosphère réellement pesante (pourtant le réalisateur nous plonge dans un froid glacial et dans une campagne isolée avec maison lugubre et vieille grange en bonus et tout le tintouin) rendent le film ennuyeux au possible, ce dernier ne parvenant pas à nous procurer la moindre émotion ou encore la moindre empathie pour ses protagonistes. 

Et ce n'est malheureusement pas les petites touches d'humour distillées dans certains dialogues qui viendront sauver ce film de l'ennui profond dans lequel il nous avait plongés dès les 45 premières minutes.

Un film à voir peut-être une fois pour les thématiques apportées (comme celle de se servir des fantômes comme facteurs de désertification des campagnes) mais soyons clairs : un second visionnage parait tout à fait dispensable.

 

Film 03 : I SEE YOU (Hors-Compétition)

L’officier Greg Harper vit un moment compliqué. Sa femme l’a trompé, son fils lui fait la tête, et la disparition d’un jeune garçon rappelle une affaire similaire, censément avoir été résolue il y a 15 ans. Et comme si cela ne suffisait pas, des événements inexpliqués surviennent peu à peu dans sa luxueuse propriété…

Premier film en hors-compétition pour nous cette année, le fameux "I see you" pointe le bout de son nez sur Gérardmer. Et nous n'avons pas été déçus!

Après avoir joué les fausses pistes avec brio (je vous ferai grâce des spoilers rassurez-vous), le film bouleverse soudain toutes nos pensées et idées que l'on s'était faites sur l'intrigue pour nous plonger dans un film de serial killer à la structure narrative bien léchée. Ne délaissant aucun détail (et "I see you" en fournit une bonne pelletée), le réalisateur nous entraîne dans un long come-back bien ficellé que l'on suit avec beaucoup d'intérêt, la trame scénaristique étant très simple à comprendre et suffisamment halletante (quelques sympathiques séquences à l'atmosphère anxiogène et quelques péripéties bienvenues déservent le film) pour nous tenir en haleine jusqu'à un sympathique final.

Toute la salle semble conquise par ce très bon film qui lance véritablement le réel début des hostilités de Gérardmer 2020. On vous l'avez bien dit et on ne vous le redira jamais assez chaque année que le hors-compétition ne doit pas être négligé, loin de là!

 

Film 04 : SEA FEVER (Compétition)

Dans le cadre de ses études, Siobhán, étudiante en biologie marine, doit passer une semaine sur un vieux chalutier rouillé. Elle se sent rapidement mise à l’écart par les membres de l’équipage. Peu de temps après leur départ en mer, une forme de vie inconnue enserre le navire, l’immobilisant au beau milieu de l’Atlantique. Alors qu’une mystérieuse infection commence à se répandre à bord, la jeune femme doit sortir de son isolement et gagner la confiance des marins avant qu’ils ne succombent un à un.

Troisième film en compétition, "Sea fever" nous plonge dans un huis clos maritime en compagnie d'un petit équipage qui va croiser le chemin d'une créature sous marine.

Les films de créatures sous marines, nous en avons vu un rayon mais la particularité ici réside dans le fait que notre vilaine bête est à l'origine de contaminations chez l'espèce humaine (je n'en dirai pas plus).

Sorte de gros mollusque fluorescent croisé avec une méduse et dévoilé très rapidement dans le film, notre gros monstre se fait finalement assez discret pour nous laisser plutôt entre les mains de nos marins qui bien évidemment vont devoir en découdre avec une contamination à bord du navire.

Un long-métrage loin d'être mauvais mais qui au final peine à tenir toutes ses promesses et reste finalement assez classique dans sa narration. Là où nous aurions préféré un huis clos anxiogène à souhait avec des infectés qui nous pètent des durites à tout va, la cohabitation sur le bateau demeure au final très gentillette. Les scènes chocs se comptent sur les doigts d'une main (et encore tous mes doigts ne sont pas comptés) et ne parviennent pas à donner beaucoup d'énergie à ce film qui malgré tout parvient à nous divertir grâce à son casting d'honnête facture notamment.

Rien de bien neuf à l'horizon dans la lunette mais ça se laisse regarder dirons-nous.

 

Film 05 : 1BR (Compétition)

Laissant derrière elle un passé douloureux, Sarah veut poursuivre ses rêves ailleurs et déniche l’appartement parfait à Hollywood. Mais quelque chose cloche. Incapable de passer une nuit sans entendre d’étranges bruits stridents et menaçants, sa nouvelle vie commence plutôt mal. Le temps qu’elle découvre la sinistre vérité, il est déjà trop tard. Prise dans un cauchemar éveillé, Sarah doit trouver la force de s’accrocher à sa raison… ou rester à jamais prisonnière d’un enfer existentiel.

 

Passé entre autres par le Festival Fantasia et l'Etrange Festival en 2019, voilà encore un film qui, tout comme "I see you", nous intriguait. Son nom? "1BR"... Un titre très mystérieux qui ne faisait qu'accroître notre curiosité assurément!

Présenté en compétition officielle, le film de David Mamor (en plus j'aime beaucoup son prénom) - qui d'ailleurs est venu nous présenter son bébé en compagnie de son producteur (avec qui ils ont demandé au public présent de parler du film sur les réseaux sociaux si ce dernier nous a plu, mais surtout de "fermer nos gueules" si nous n'avons pas aimé lol) - a été de nouveau une très bonne surprise!

Porté par la jeune actrice Nicole Brydon Bloom qui nous offre là une prestation de très bonne facture, "1BR" s'avère être un bon petit thriller à l'ambiance anxiogène qu'il est difficile de chroniquer sans en dévoiler des éléments clés non anodins qui ne ferait que spoiler outrageusement l'intrigue (c'est pourquoi je mettrai des balises "début et fin spoiler" un peu après comme à notre accoutumée). Pour autant sachez que nous avons là un long-métrage qui oscille entre le film de secte et le survival, sous forme de grand huis clos.

Enfermés dans une résidence en compagnie de locataires tous plus chaleureux les uns que les autres, nous suivons le parcours de la jeune Sarah fraîchement arrivée dans son nouvel appartement, entre problèmes familiaux, vie active compliquée et amourette en devenir. Rapidement, nous sommes plus qu'intrigués par le comportement excessivement chaleureux de tout ces résidents qui nous entourent et bien évidemment quelque chose se trame derrière tout ceci...

Haletant à souhait, viscéral dans ses moments de folie, le film de David Mamor va nous faire vivre la descente aux enfers de la malheureuse Sarah avec un réalisme saisissant permis par une immersion anxiogène [début spoiler] dans cette résidence pas comme les autres. Critique de la société moderne et de tous ces vices qu'elle génère, "1BR" réussit à nous entraîner dans une spirale machiavélique, véritable piège dans lequel on craint pour Sarah qu'elle n'en ressorte malheureusement pas indemne au vu du choc psychologique perpétré ici sur sa pauvre personne [fin spoiler].

Un très bon film qui, à ce stade de la compétition (4 films de la compétition officielle vus), se place sans grande difficulté sur la première marche du podium.

En attendant maintenant le fameux buzz horrifique outre-Atlantique "Saint Maud", le déjà primé "The room", le très attendu "Vivarium" (qui possède déjà son lot d'adorateurs suite à ses passages en festivals) ou encore "Blood quantum" qui semble être un film de zombies original... Hé oui, à priori le gros du gros de la compétition arrive!

 

Film 06 : NE TE RETOURNE PAS (Hommage cinéma français)

Jeanne travaille sur son premier roman lorsqu’elle constate d’étranges changements autour d’elle, mais aussi dans son propre corps.

Une journée de festival que nous finissons avec un film de la talentueuse Marina De Van ("Dans ma peau" et "Dark touch") que nous n'avions pas vu en 2009 lors de sa sortie : "Ne te retourne pas". Un film que je ne voulais pas râter, une fois les longs métrages en compétition et hors-compétition placés dans ma grille de programmation.

Présenté dans le cadre de l'hommage au cinéma de genre français, "Ne te retourne pas" est un film hautement sympathique qui pourtant divisa le public à sa sortie. Car oui, malgré une idée de départ bougrement intelligente (comme dirait un certain François Pignon avant de se rendre à un dîner...) mêlant film d'esprit tourmenté/perdu et film de fantôme, l'intrigue fourmille tellement d'indices qu'elle nécessite qu'on y revienne quelques minutes après le visionnage pour tout bien remettre dans l'ordre, chose dont beaucoup de gens ne sont pas très friands, préférant que tout leur tombe tout cuit dans le bec.

Plongés dans une quête de recherche d'identité, nous suivons la belle Jeanne (jouée successivement par Sophie Marceau et Monica Bellucci, rien que cela!) qui soudain se retrouve perturbée dans son quotidien, persuadée que tout a changé autour d'elle subitement (elle voit son mari et ses enfants différemment, son appartement a été totalement remodelé...). S'ensuit une enquête durant laquelle elle va revenir jusqu'à sa plus tendre enfance dont elle n'a plus de souvenir d'avant ses huit ans, pour y percevoir un terrible secret...

Film ayant fait parler de lui pour son duo d'actrices talentueuses et fort jolies mais également pour ces fameuses scènes centrales où l'on voit le visage de Jeanne avec d'un côté les traits de Sophie Marceau et de l'autre ceux de Monica Bellucci, "Ne te retourne pas" est vraiment une très belle expérience que je recommande si vous ne l'avez pas encore vu. Pour ma part j'ai rattrapé mon retard et je ne le regrette nullement!

 

VENDREDI 31 JANVIER 2020

 

Film 07 : SAINT MAUD (Compétition)

Maud, infirmière à domicile, s’installe chez Amanda, une célèbre danseuse fragilisée par la maladie qui la maintient cloîtrée dans son immense maison. Amanda est d’abord intriguée par cette étrange jeune femme très croyante, qui la distrait. Maud, elle, est fascinée par sa patiente. Mais les apparences sont trompeuses. Maud, tourmentée par un terrible secret et par les messages qu’elle pense recevoir directement de Dieu, se persuade qu’elle doit accomplir une mission : sauver l’âme d’Amanda.

Cinquième film en compétition, nous attendions avec beaucoup d'intérêt ce fameux buzz horrifique qu'est "Saint Maud". Un film que nous voyons ce vendredi matin en présence de sa réalisatrice.

Alors que certains buzz sont parfois finalement de véritables pétards mouillés ("Ouija", "La nonne", "Paranormal activity" et j'en passe...), force est de constater que nous avons vu là un très bon film de terreur.

Porté par une image assez sombre rappelant certains films gothiques ou films de maison hantée, une musique permettant une ambiance des plus pesantes et deux actrices principales de haute volée, "Saint Maud" nous plonge dans la tête d'une jeune infirmière-gouvernante très croyante et praticante. Une solitude qui pousse la jeune fille à se tourner vers la religion et l'enferme dans une croyance religieuse à toute épreuve qui poussera Maud à se dépasser pour accomplir les missions divines qui lui sont confiées, comme notamment aider cette pauvre femme atteinte d'un cancer qu'elle accompagne progressivement vers son malheureux destin. [Début spoiler] Mais faillir à sa mission engendre le Pardon et implique d'abord de se punir puis de se surpasser dans l'effort pour de nouveau se rapprocher d'un Dieu déçu... [Fin spoiler]

Quand la frontière entre la psychiatrie et la Foi est une grande porte ouverte, vous pouvez vous attendre à un film dérangeant - autant que l'était la mère de notre chère Carrie chez Stephen King - dans lequel dévotion, visions et actes violents vont s'illustrer autour du personnage de Maud avec Dieu comme principal noyau dur de cette intrigue.

Prenant, lugubre, mystique et violent (psychologiquement comme physiquement), "Saint Maud" est une belle petite réussite!

 

Film 08 : THE LODGE (Hors-Compétition)

Richard Marsh, un essayiste reconnu spécialiste des groupes religieux extrémistes, est en pleine procédure de divorce. Au cours de ses nombreuses recherches, il est tombé amoureux de Grace, l’unique survivante d’un suicide collectif perpétré au sein d’une secte, et veut l’épouser. Les deux enfants de Richard éprouvent du ressentiment envers Grace. Malgré leurs différents, ils se retrouvent dans un chalet isolé afin de célébrer Noël ensemble. Alors que l’atmosphère se réchauffe entre eux, des événements de plus en plus étranges et effrayants se multiplient….

Voici l'heure de voir le film hors compétition "The lodge" qui signe le retour de nos deux chers autrichiens Severin Fiala et Veronika Franz qui nous avaient gratifié du primé "Goodnight mommy" il y a quelques années à La Perle des Vosges. Inutile donc de vous dire que nous attendions ce film avec une grosse impatience également depuis l'annonce de la programmation du festival.

Et quelle ne fut pas notre surprise une fois de plus! Imaginez-vous dans un chalet isolé en pleine campagne avec comme compagnie la rescapée d'un suicide collectif perpétré par une secte religieuse!

Avec son quasi huis-clos oppressant, son ambiance lugubre à souhait (la Hammer n'y est pas pour rien ici!), ce sentiment d'isolement bien rendu (bloqué par la neige et batteries de téléphones portables déchargées, impossible de communiquer avec le monde extérieur) et cette jeune femme au lourd passé avec qui nous sommes contraints de passer le séjour, inutile de vous dire que nous avons là un film stressant et haletant comme nous l'attendions à la lecture du résumé.

Encore un hors-compétition de qualité mais c'était ultra prévisible au vu des cinéastes.

 

Film 09 : BLOOD QUANTUM (Compétition)

Les morts reviennent à la vie aux abords de la réserve micmaque de Red Crow, à l’exception des habitants autochtones qui semblent immunisés contre cette épidémie. Devant la menace grandissante, Traylor, le shérif de la communauté, doit protéger la petite-amie enceinte de son fils et les habitants de la réserve, mais aussi gérer la vague de réfugiés blancs qui viennent se mettre à l’abri…

Sixième film présenté en compétition, voici l'heure du zombie movie "Blood quantum".
Mélanger la culture amérindienne avec des zombies, le tout en mode post-nuke, avait de quoi nous faire quelque peu saliver. Dans l'espoir de sortir un peu des sentiers battus (dur dur de renouveler ce genre cinématographique qui aujourd'hui réussit assez rarement la carte de l'originalité), nous étions tous dans l'attente de voir un film où les tomahawks, les arcs et les javelots allaient croiser les dents acérées de nos chers morts vivants, le tout dans une ambiance western-cheyenne...

Hé ben non! Belle petite déception, ce troisième film de la journée tranche radicalement avec les deux très bons films vus juste avant... Exit tout ce que je viens de citer dans la paragraphe précédent, "Blood quantum" ne vaut finalement que pour ses très nombreuses scènes sanglantes (très réussies), entre éviscérations (dont un joli clin d'oeil au "Jour des morts vivants"), décapitations, égorgements et autres joyeusetés perpétrées avec couteau, fusils, tronconneuse, sabre et autres armes utilisées à gogo!

"Et à part cela? me direz-vous. "Pas grand chose" vous dirais-je. Mis à part le fait de nous dire que les amérindiens sont immunisés, vous n'aurez aucun lien avec notre peuple mis en évidence dans le résumé. Nous aurons finalement droit à un rythme lent navrant, un humour bien trop peu présent, des dialogues fades au possible, des personnages dont l'on se moque éperdument, des inserts de dessins animés dispensables... et surtout un sentiment de déjà-vu entêtant tout au long du film. Une bien belle déception donc pour un film de zombies que nous espérions énergique et bien barré!

Comme quoi le gore ne fait pas tout... Décidément les zombies en compétition n'ont plus trop la côte ces dernières années (malgré de jolies tentatives comme "les affamés", "miss zombie" ou encore "the last girl"...). Ce sera pour l'année prochaine peut-être!

 

Film 10 : THE VIGIL (Compétition)

New York, Brooklyn. Après avoir quitté la communauté juive orthodoxe, Yakov, à court d’argent comme de foi, accepte à contrecœur d’assurer la veillée funèbre d’un membre décédé de ce groupe religieux. Avec la dépouille du défunt pour seule compagnie, il se retrouve bientôt confronté à des phénomènes de plus en plus inquiétants…

Septième film en compétition, c'est au tour de l'américain "The vigil", le premier film de flippe avant "Howling village" dimanche, de passer à l'Espace Lac. Annoncé comme un "film qui va nous empêcher de bien dormir cette nuit" par son réalisateur venu pour l'occasion taper quelques mots avant la projection, voici de quoi satisfaire nos nerfs!

Huis-clos instauré dans une baraque lugubre à souhait, éclairée par des bougies disséminées un peu partout, où le silence règne en maître, "The vigil" veut très rapidement nous plonger en pleine terreur pour notre plus grand plaisir. Veiller un mort (on pense à "The Jane doe identity" et "nightwatch" ou son remake US "Le veilleur de nuit") dans ce genre de maison guère rassurante avec en prime une vieille dame à l'allure cadavérique qui dort au premier étage, cela a de quoi nous faire frissonner.

Un pari réussi dans sa première moitié où coups de téléphone anonymes, jumpscares et visions cauchemardesques se succèdent pour instaurer une tension réellement palpable. Malheureusement, le film s'essouffle dans sa seconde partie bien moins terrifiante : la tension retombe subitement comme un soufflet tandis que les effets spéciaux s'avèrent en grande partie râtés...

Aucun doute que "The vigil" - qui mélange plutôt bien évènements paranormaux et religion juive pour donner une intrigue assez originale au final - aurait pu être bien plus flippant si le cinéaste était resté sur sa lancée plutôt que de vouloir à tout prix jouer à la chasse aux démons [Spoiler : le démon qui habite la maison et les vieux démons qui harcèlent sans relâche notre protagoniste souvent en proie à des visions suite à un évènement tragique pour lequel il se dit responsable]

 

NUIT HAMMER

La Nuit Hammer était l’occasion de (re)voir des classiques de la maison de production britannique. Pour cette nuit Hammer, il était prévu de nous diffuser trois films mais seuls les deux premiers auront été visionnés, privilégiant notre couette en raison de l’heure du premier film le lendemain (9h).

UNE FILLE... POUR LE DIABLE : Un prêtre excommunié fonde une secte satanique. Il convainc un homme d’offrir l’âme de sa fille pour qu’elle devienne l’incarnation du diable sur Terre à ses 18 ans. À l’approche de ce jour fatidique, le père demande à un romancier spécialisé en sciences occultes de l’aider à sauver sa fille.

 

 

LA MOMIE SANGLANTE : Une expédition archéologique rapporte à Londres le sarcophage d’une reine d’Égypte qui possèderait des pouvoirs magiques. L’âme de la défunte s’incarne dans une jeune fille et des événements étranges commencent à se produire…

Certains films de la Hammer vieilissent bien, d’autres non... Malheureusement ici, nous ne pouvons pas dire que regarder ces deux films à l’heure d’aujourd’hui soit un vrai régal. Nous sommes face en effet à des films qui ont pris de sacrées belles rides, certaines situations étant devenues risibles à l’heure actuelle, tout comme certains jeux d’acteurs...

Pour autant, cela fait toujours plaisir de revoir un Hammer, qu’il soit bon ou non, car n’oublions pas que nous avons face à nous un monstre de la production en matière de films d’horreur, ayant révélé de nombreux grands acteurs de notre cinéma préféré.

 

SAMEDI 01 FEVRIER 2020

 

Film 13 : RABID (Hors-Compétition)

Rose, une jeune femme timide et effacée, travaille dans une maison de couture et veut devenir un jour une créatrice reconnue. Mais un terrible accident de moto met fin à ses rêves et la laisse complètement défigurée. Elle décide alors de se faire opérer dans une clinique de chirurgie esthétique aux traitements cellulaires expérimentaux. L’opération est couronnée de succès et avec sa nouvelle plastique, elle n’a rien à envier aux mannequins avec lesquelles elle travaillait auparavant. Mais dans la vie, tout a un prix, et sa nouvelle apparence ne déroge pas à la règle.

Film présenté en hors-compétition, "Rabid" ne cache pas s'inspirer du film "Rage" du canadien David Cronenberg sans pour autant être un vulgaire remake comme nous pouvons en voir bien trop souvent à mon goût.

"Une réinterprétation du film de David Cronenberg" diront d'ailleurs les deux soeurs cinéastes Jen et Sylvia Soska, ayant déjà donné naissance au très remarqué "American Mary".

Et en effet nous avons là un film totalement différent en bien des points avec le classique de 1977 de notre canadien préféré. Certes moins anxiogène que l'original, ce nouveau "Rabid" - passé notamment par Sitges en qui nous avons souvent envie de faire une confiance aveugle - possède de bien beaux atouts et montre là encore que le hors-compétition fait pour le moment un sans faute (après "I see you" et "The lodge") dans cette 27ème édition du festival.

Alors que le film se construit sur une trame purement dramatique avec une histoire de vie professionnelle et amoureuse gâchée par un accident de scooter nécessitant des opérations de chirurgie de haute technologie, le film des soeurs Soska saura rapidement vous surprendre en raison d'un beau virage scénaristique qui va faire basculer le film dans ce que nous attendions : la fameuse contamination par le virus de la rage. Mais nos deux canadiennes ne vont pas s'arrêter en si bon chemin, n'hésitant pas à plonger dans le monster movie (tout en laissant apparaitre des clichés induscutables propres au film de loup-garou) digne de nos chères années 80 (est-ce le "The void" de cette année??) et à basculer dans une violence très graphique où les gorges s'arrachent dans des flux de sang, le tout servi par de très bons effets spéciaux mêlant maquillage old-school et latex avec une touche de numérique utilisée à bon escient!

Du bon cinéma fantastique comme on l'aime. Une réalisation propre, des acteurs convaincants, un final WTF bienvenu et très Eighties, un rythme soutenu et des SFX de qualité : que demander de plus ??

En tout cas le fait d'avoir évité le remake pur et dur sans grande innovation (façon "We are what we are" il y a quelques années sur Gérardmer, remake trop proche de l'original "Ne nous jugez pas"), c'est une très bonne chose!

 

COMPETITION COURTS METRAGES

Après un bon pâté lorrain bien de chez nous, voici venue l'heure de visionner les cinq courts métrages sélectionnés cette année pour la compétition officielle présidée par Benoît Forgeard.

BOUSTIFAILLE : Karim souffre de ne pas être présenté à la famille de sa petite amie, Daphnée. Alors qu’elle se rend chez ses parents, le jeune homme force le destin en se cachant dans le coffre de sa voiture…

Au programme tout d'abord une petite histoire de cannibalisme qui joue la carte de l'humour avec brio. Avec son rythme très soutenu, son casting de bonne facture et son scénario original blindé de péripéties histoire de faire vivre à deux jeunes hommes un véritable cauchemar éveillé, ce "Boustifaille" s'avère être notre petit préféré cette année.

 

DIBBUK : Dan, un homme pieux qui évolue en marge de la communauté juive du 19e arrondissement de Paris, est convoqué par Sarah pour ausculter son mari, visiblement pas dans son état normal. Dan réunit alors un « Minyan », un office composé de dix personnes de confession israélite, afin de performer un exorcisme selon un rite précis et éreintant.

Puis c'est au tour de "Dibbuk" qui nous plonge dans un exorcisme peu commun : un exorcisme israélite. Fort intéressant dans son approche très culturelle (vêtement des exorcistes, musique utilisér pour combattre le démon...), ce court-métrage est cependant trop répétitif et traîne en longueur, ce qui fait perdre rapidement de l'intérêt à l'histoire.

 

FIGURANT : Un homme suit un groupe de travailleurs qui vont effectuer leur journée de travail dans une zone industrielle. Il est rapidement privé de ses vêtements et de son identité. On lui remet ensuite un uniforme militaire et une arme. Sa détermination est mise à l’épreuve par une série d’événements étranges.

Ensuite nous avons eu un certain "Figurant", court-métrage traitant du boulot de figurant en nous plongeant dans la peau d'un miséreux qui postule pour un poste de figurant dans un film de guerre. Rapidement, notre figurant va retrouver les horreurs qu’il a visiblement connues durant la Grande Guerre... Certainement le court-métrage le moins intéressant, bien que ce dernier axe son histoire sur un job essentiel dans le cinéma.

 

NOUVELLE SAVEUR : Depuis que Marie a intégré le restaurant de Bruno Mercier, chef multi-étoilé, elle ne pense plus qu’à se perfectionner. Mais Thomas, le second qui gère la cuisine au quotidien, se méfie de cette possible rivale. Lors d’un service, Marie se coupe, laissant échapper quelques gouttes de son sang qui se mélangent à sa sauce. Alors que Bruno vient pour goûter le plat de Marie, il le juge parfait.

Quatrième court-métrage, "Nouvelle saveur" avait du mal à cacher dès l'annonce de son titre l'un des éléments clés de notre histoire que nous devinions sans mal (un semblant de cannibalisme... voire de vampirisme). On notera une sympathique immersion dans une cuisine d'un grand restaurant étoilé, situation hautement anxiogène pour notre héroïne qui fera tout ce qu'il est possible pour épater son patron, tout... Deuxième belle surprise de la compérition pour cet essai mêlant drame er humour avec efficacité.

 

TEMPUS FUGIS : Jeanne et Paul, deux septuagénaires, mènent une vie tranquille et morne de retraités dans le Sud de la France. En ce jour de canicule, la subite apparition d’une rivière va définitivement bouleverser leur quotidien, jusqu’au plus profond de leur chair.

Pour finir, nous avions "Tempus fugit", court-métrage traitant de la jeunesse éternelle et des conséquences pouvant découler de ce don. Avec sa petite touche humoristique bienvenue, ce petit film aurait pu clairement me laisser un souvenir mémorable si je n'avais pas découvert le final avant l'heure...

En définitif, une sympathique sélection cette année, assez diversifiée dans son ensemble pour plaire à un large public.

 

HOMMAGE AU CINEMA DE GENRE FRANCAIS

Il s’en est fallu de peu pour que nous ne puissions pas entrer dans la salle de l’Espace Lac, cette projection du multi-primé « The room » précédée de l’hommage rendu au cinéma de genre français en la présence de pas moins d’une bonne vingtaine de cinéastes ayant attiré énormément de monde.

Un hommage au cinéma de genre français qui vit se succéder sur scène, après avoir visualisé des extraits de leurs films dans un sympathique pot pourri,  pas loin d’une vingtaine de cinéastes comme Aja, Maury, Bustillo, Gens, Gans, Caro, Kounen ou encore Du Welz. L’occasion alors pour notre showman-présentateur de poser des questions relatives au cinéma fantastique à cette ribambelle de réalisateur(trice)s. Un rendez-vous inoubliable et hautement sympathique que nous immortaliserons bien évidemment par photos. Un grand moment !

 

Film 14 : THE ROOM (Compétition)

Kate et Matt, la trentaine, sont en quête d’authenticité. Le jeune couple décide de quitter la ville et achète une grande maison à rénover dans un coin reculé du Maryland. Peu après leur déménagement, ils découvrent une chambre étrange capable d’exaucer tous leurs désirs. Leur nouvelle vie devient un véritable conte de fée. Pourtant derrière cet Eden apparent, une ombre guette : la Chambre va dévoiler leur désir enfoui et leur octroyer ce qu’ils attendent depuis toujours et que la nature leur refusait. Mais bientôt leur rêve se transforme en cauchemar…

 

Voici le moment de découvrir enfin le film le plus attendu cette année : "The room". Déjà plusieurs fois priméen festival, le film était proposé en compétition sur Gérardmer à la grande joie de nombreux festivaliers.

Et même si le film ne sera pas sur la première marche de notre podium horreur.com (un Prix tellement attendu!!) de la compétition de cette année, force est de constater que nous avons découvert là un film très original, bien ficelé et au rythme soutenu. L'histoire d'une chambre secrète découverte dans une grande bâtisse et qui a le pouvoir d'exaucer tous nos vœux : tenir 1h40 avec ce type d'idée de départ tout en nous surprenant est un joli défi à relever pour notre réalisateur venu pour l'occasion présenter son film et chercher un distributeur en France par la même occasion.

Et pourtant le défi a été relevé et la réussite fut au rendez-vous. Difficile de chroniquer ce film brièvement sans le spoiler mais sachez que vous allez vivre là un presque huis-clos purement fantastique de bon calibre aux thématiques bien définies (le clin d'oeil au monstre de Frankenstein est évident notamment) et au casting de bonne facture.

 

NUIT DECALEE

Voici venue l’heure de nous rendre à la fameuse et tant attendue Nuit Décalée. Une nuit qui, il faut bien l’admettre, souffre depuis quelques années maintenant, la plupart des films programmés étant relativement mauvais. Cette année, force est de constater que la programmation était plus alléchante avec en ouverture de la Nuit Décalée le fameux "Alien crystal palace"d’Arielle Dombasle (que je pensais voir à l’édition 2019 pour ma part), suivi du film parrainé par Fangoria "Satanic panic"pour finalement se terminer par le petit dernier de Renaud Gauthier ("Discopathe") "Aquaslash".

 

Film 15 : ALIEN CRYSTAL PALACE

Un savant prédicateur, manipulateur d’âmes imprégné d’ésotérisme, cherche à recréer le couple idéal, « l’androgyne », un homme et une femme qui ne formeraient plus qu’un : l’amour parfait. Il semble avoir repéré les nouveaux sujets de son expérience : Dolorès Rivers, cinéaste underground, et son miroir inversé, Nicolas Atlante, chanteur de rock fou et vénéneux. Mais le Diable va s’en mêler…

Voilà le film qui était clairement le plus attendu dans cette Nuit Décalée : le fameux "Alien crystal palace"d’Arielle Dombasle ! Depuis le début du festival, les gens ne parlent que de ce film, ce dernier ayant été qualifié de nullissime par de nombreux journalistes ayant pu le visionner en festival avant qu’il n’arrive sur Gérardmer. Impossible donc de passer à côté de cette « chose filmique » dont tout le monde parle, aussi nul qu’il puisse être !

Et pourtant, je dois l’admettre : nous avons plutôt bien apprécié ce film typiquement WTF ! Si si !

Avec ses personnages loufoques au possible (un nymphoman complètement barré, aux prises de paroles hilarantes et qui semble shooté du début à la fin, une Arielle Dombasle toujours aussi décalée, un savant bien perché aux idées plus que farfelues...), son histoire totalement folle (on veut créer une sorte de couple idéal en partant de deux personnages diamétralement opposés), ses scènes à caractère érotique à répétition, ses rebondissements à gogo et ses dialogues crétins mais ô combien joussifs, comment s’ennuyer devant cette oeuvre totalement insolite ?

Bien entendu nous sommes face ici à un film destiné à être vu à plusieurs ou en festival, histoire de se fendre la poire entre potes ou entre festivaliers devant tant d’imbécilités, d’incohérences et d’invraisemblances qui font finalement de cet ovni un moment de cinéma mémorable ! Foutraque Power !!!

 

Film 16 : SATANIC PANIC

Une livreuse de pizza à court d’argent doit se battre pour sa vie – et son pourboire – quand sa dernière commande de la journée la propulse dans les griffes d’une secte sataniste de la haute société à la recherche d’une vierge à sacrifier…

Voici un film dont nous n’avions à ce jour quasi jamais entendu parler si ce n’est quelques avis postés par-ci par-là sur le Web après que ce dernier ait été projeté notamment au festival Fantasia.

La mention « Fangoria » qui apparait en tout début de générique a en tout cas de quoi nous rassurer sur ce qui va arriver ! Et effectivement, nous avons eu droit à un film au casting certes perfectible, aux touches d’humour parfois loupées et au scénario quelque peu simpliste mais le côté WTF de l’entreprise va paradoxalement nous émoustiller à bien des moments lors de séquences clés comme par exemple une scène avec un gode-ceinture en forme de foreuse qui va s’avérer une arme redoutable ou encore une extirpation d’intestins par la bouche ! Des scènes aux effets spéciaux à la qualité en dents de scie mais dont la loufoquerie efface en grande partie les petites ombres au tableau qu’il pourrait y avoir par moments.

Malgré les défauts cités un peu plus haut, force est de constater que c’est drôle, rythmé, rafraîchissant et complètement barré ! L’impression bien souvent d’être devant un bon vieux Troma - avec ses scènes gores, trashes et ses dialogues complètement délirants par moments – se fait ressentir devant cet ovni qui, à la manière du "Alien crystal palace" juste avant, se doit d’être regardé à plusieurs assurément pour en oublier les quelques défauts et suivre cette histoire de secte pas comme les autres..

 

Film 17 : AQUASLASH

Meurtre, mystère et bikinis sont au rendez-vous lors d’un weekend bien arrosé au parc aquatique Wet Valley, où les jeunes diplômés survoltés du lycée Valley Hills s’envoient en l’air sans se soucier qu’un fanatique des lames de rasoir prépare une surprise tranchante aux participants du Seasnake, la course annuelle de glissades. Attention de ne pas y perdre la tête…

Renaud Gauthier revient six ans après son "Discopathe", déjà présenté sur Gérardmer en Hors-Compétition. Sur le papier, le film savait aguicher le festivalier, ce dernier s’annonçant comme une sorte de slasher dans un parc aquatique. De même, les quelques photos tirées du film où l’on voit la sortie d’un toboggan rouge de sang participe également au mini-buzz qui était en train de se produire durant le festival dans les files d’attente.

Mais une fois le film visionné, c’est la douche froide... Des promesses qui s’écroulent à la vitesse des pièces d’un Domino Express ! En effet, "Aquaslash" met énormément de temps à se lancer dans le grand bain (hu hu), l’aspect teen movie étant bien trop prononcé dans la première moitié du film où il ne se passe pas grand chose si ce n’est des histoires de drague et de jalousie sans grand intérêt.

Dommage car l’introduction dans laquelle un jeune couple alors en plein coït se fait zigouiller en haut d’une attraction aquatique de laquelle vont tomber les membres fraîchement découpés avait de quoi nous laisser présager le mieux pour ce qui semblait être un bon slasher des familles avec un aspect humoristique clairement mis en avant.

Mais au final, les seuls meurtres arriveront dans une seconde partie très répétitive [début spoiler] dans laquelle des jeunes se feront trancher les uns après les autres par des grandes lames fixées à l’intérieur de l’un des toboggans [fin spoiler]. C’est efficace dans son premier meurtre mais cela devient rapidement usant au vu du nombre de fois que l’on répête la même opération de « découpe »... Et que dire du final, peu recherché et finalement incohérent avec la fameuse introduction gore dont je parlais juste avant...

Pour le côté « massacre à l’arme blanche dans un parc aquatique », on repassera car le manque d’adrénaline dans la première partie et l’aspect ultra répétitif de la seconde ont indéniablement fait pencher la balance du mauvais côté. Belle déception...

 

DIMANCHE 02 FEVRIER 2020

 

Film 18 : VIVARIUM (Compétition)

À la recherche de leur première maison, un jeune couple effectue une visite en compagnie d’un mystérieux agent immobilier et se retrouve pris au piège dans un étrange lotissement.

Neuvième film en compétition pour nous cette année, après une Nuit décalée de bien meilleure qualité que les années précédentes (même si le film de Renaud Gauthier nous a clairement laissé sur notre faim) voici le tant attendu "Vivarium" qui avait déjà récolté pas mal de bons avis lors de son passage sur Paris à l'occasion de l'Etrange Festival.

Avec en tête d'affiche Jesse - Zombieland - Eisenberg, nous voici clairement dans un film pas facile d'accès qui ne plaira pas au plus grand nombre assurément.

Doté d'une narration très lente et d'un certain goût pour la répétitivité, "Vivarium" parvient cependant à tenir en haleine le spectateur grâce à son casting plutôt solide, ses petites touches d'humour distillées par-ci par-là et ce sentiment d'emprisonnement et d'isolement parfaitement retranscrit ici (nous sommes piégés dans un grand quartier où toutes les maisons se ressemblent et duquel il semble impossible de sortir ou encore d'appeler à l'aide, faute de réseau).

Une très bonne critique de la société actuelle qui baigne dans le consumérisme et dans laquelle nous vivons une vie formatée (dans laquelle nous recherchons quasi tous des maisons en priorisant les mêmes critères, nous vivons pour beaucoup dans des quartiers aux maisons semblables, nous nous abrutissons avec les mêmes bêtises à la télévision, nous élevons nos enfants en suivant des codes/règles de vie identiques pour qu'ils puissent à leur tour ensuite prendre leur indépendance et s'occuper de nous dans nos derniers jours de vie...), le tout plongé dans une belle grande métaphore dévoilée par le titre-même du film (spoiler : une transposition de la vie humaine dans la vie banale d'un animal de compagnie que l'on achète, met en cage, nourrit chaque jour, à qui on laisse faire des tours dans son petit espace vital et que l'on enterre une fois mort pour en racheter ensuite un nouveau pour redémarrer un nouveau cycle...).

Un film tout aussi étrange qu'intéressant et intelligent qui aura su retenir notre attention malgré la lenteur et la répétitivité de son intrigue (contrebalancée par des touches d'humour et des profils de protagonistes très intrigants qui nous tiennent en haleine). Une sympathique expérience donc!

 

Film 19 : JUMBO (Hors-Compétition)

Jeanne, une jeune femme timide, travaille comme gardienne de nuit dans un parc d’attraction. Elle vit une relation fusionnelle avec sa mère, l’extravertie Margarette. Alors qu’aucun homme n’arrive à trouver sa place au sein du duo que tout oppose, Jeanne développe d’étranges sentiments envers Jumbo, l’attraction phare du parc.
 
Film en hors-compétition pour lequel je me rendais à la projection clairement à reculons, pas du tout emballé par cette histoire de jeune fille qui tombe amoureuse d'une attraction de fête foraine, quelle ne fut pas ma surprise encore une fois pour un film en hors-compétition!
 
Hé oui, nous en sommes à 4 films hors-compétition et les 4 m'ont enthousiasmé, un bilan exceptionnel pour cette année dans cette catégorie, à l'inverse de la compétition officielle clairement en dents de scie cette année...
 
Petit film franco-belge-luxembourgeois, cette histoire de romance improbable était clairement un pari risqué pour sa réalisatrice Zoé Wittock qui réussit un vrai petit tour de force. Émouvoir, nous faire rire et nous intriguer : voici les objectifs visiblement fixés par notre réalisatrice qui parvient à nous faire passer par divers états d'âme. Alors que notre jeune Jeanne entretient une passion dévorante pour le "manège de son coeur", son entourage lui s'inquiète fortement de cet amour hors du commun tandis que nous, spectateurs, nous amusons à la voir se frotter les seins contre la structure métallique et caresser avec tendresse les ampoules des bras mécaniques de la machine. Fou!
 
Une romance dramatique portée par une jeune actrice réellement envahie par son personnage, donnant d'une part du fil à retordre à son prétendant humain et d'autre part son lot d'inquiétudes et d'incompréhension chez sa mère habituellement très crue dans son langage et particulièrement libertine (deux personnages diamétralement opposés).
 
"Jumbo" est une bonne surprise que je vous conseille d'aller voir prochainement au cinéma. Un beau plaidoyer sur la tolérance mis en scène de façon très originale.


 

Film 20 : HOWLING VILLAGE (Compétition)

Le village d’Inunaki, au Japon, est surnommé « le Village Hurlant ». Une psychiatre de la région, Kanade Morita, possède un sixième sens, qui la tourmente depuis l’enfance. Un jour, son frère Yuma et sa petite amie décident de jouer à se faire peur, lors d’une expédition nocturne dans le village. Sans le savoir, ils vont réveiller la terrible malédiction qui frappe le village…

 

Dernier film à voir en compétition, voici venue l'heure de la projection du film "Howling village" de Shimizu. A priori le deuxième film de flippe durant cette compétition, avec "The vigil".

Autant le dire d'emblée, pour la flippe on repassera car à ce niveau-là ce nouveau film de Shimizu (le papa de "Ju-on") râte le coche, le réalisateur ne parvenant pas à maintenir la tension dans ses quelques scènes angoissantes. Ce n'est pas non plus du côté du casting que nous irons chercher les bons points du long-métrage, les personnages étant assez fades dans l'ensemble et peinant à véhiculer de réelles émotions.

Le réel intérêt de ce métrage réside surtout dans son scénario qui, même si nous y retrouvons pas mal d'éléments déjà vus ainsi que des clichés propres à ce type de production, réussit à nous entraîner dans une perite histoire mêlant village maudit, massacre collectif, vengeance et quête d'identité entre autres joyeusetés.

Un film sympathique mais sans plus dont nous retiendrons surtout le monstre final plutôt bien modélisé.

 

Film 21 : LA DERNIERE VIE DE SIMON (Hors-Compétition)

Simon a 8 ans, il est orphelin. Son rêve est de trouver une famille prête à l’accueillir. Mais Simon n’est pas un enfant comme les autres, il a un pouvoir secret : il est capable de prendre l’apparence de chaque personne qu’il a déjà touchée…

Film franco-belge réalisé par un certain Léo Karmann, "La dernière vie de Simon" était un peu le film discret de cette 27ème édition, personne ne parlant véritablement de ce long-métrage en hors-compétition dans les files d'attente et les salles de projection.

Et pourtant il s'agit ni plus ni moins de mon gros coup de coeur de cette année! Oui oui, j'ai versé quelques larmes à deux reprises durant la projection de cette petite perle qui sortira cette année au cinéma (inutile de vous dire de marquer cela dans vos calendriers).

Film baignant dans le sentimentalisme, "La dernière vie de Simon" fait réllement un sans-faute du début à la fin. Casting parfait, scénario à rebondissements bienvenus, séquences larmoyantes parfaitement maîtrisées, le film de Léo Karmann ne faiblit à aucun moment et vous plonge dans ce magnifique voyage émotionnel qui saura vous prendre aux tripes pour un peu que vous soyez réceptifs à ce genre de production.

Un seul mot (ou plutôt deux) : Bravo Léo!

 

Film 22 : WARNING : DO NOT PLAY (Hors-Compétition, film de clôture)

Une réalisatrice de films d’horreur en devenir est à la recherche du sujet de son premier film. Quand un de ses amis lui apprend l’existence supposée d’un mystérieux film tourné par un fantôme, elle est immédiatement fascinée. Plongée dans ses recherches, elle commence à écrire son scénario, qui met en scène une réalisatrice sur les traces d’un étrange film secret réalisé par un fantôme, mais, au fil de son enquête, les phénomènes étranges autour d’elle se multiplient. Bientôt, la frontière entre son film et sa vie réelle commence à s’estomper.

 

Film de clôture cette année, "Warning : Do not play" est un film de spectres en provenance de Corée du Sud. Après un "The vigil" qui avait manqué sa dernière partie et un "Howling village" qui n'était pas parvenu à nous faire flipper, nous en attendions beaucoup de ce dernier film pour frissonner un bon coup.

Alors oui effectivement le film s'avère bien plus angoissant que son confrère asiatique "Howling village" mais ce n'est pas pour autant que nous sommes ici face à un bon film.

En effet passée une introduction de très bonne facture qui réussit à instaurer une ambiance bien stressante avec un spectre tapis dans le noir qui avance de manière saccadée avec des bruitages saisissants, "Warning : do not play" tombe dans le film de fantômes asiatique classique avec ses jumpscares à gogo (finissant bien souvent sur un gros zoom sur les yeux du spectre), ses spectres qui ressemblent déjà à tant d'autres et ses étudiants suffisamment bêtes pour se jeter dans la gueule du loup.

Un film avec des clichés bien trop présents qui s'avèrera être l'unique déception du hors-compétition cette année.

 

 

LE PALMARES 2020 :

 

Grand Prix : SAINT MAUD
Prix du Jury : HOWLING VILLAGE
Prix du Public : 1BR
Prix de la Critique : SAINT MAUD
Prix du Jury Jeune : SAINT MAUD
Prix de la Bande Originale : SAINT MAUD

Prix du Court-Métrage : DIBBUK (avec mention spéciale à FIGURANT)

 

LES TOPS ET FLOPS DE LA REDACTION HORREUR.COM :

 

Et place à présent à mes tops et flops pour cette 27ème édition (dans l’ordre des préférences pour les tops et en commençant par les moins bons pour les flops), Compétition (C) et Hors-Compétition (HC) confondus pour cette année :

 

TOPS :

La dernière vie de Simon (HC) / Saint Maud (C) / I see you (HC) / 1BR (C) / Jumbo (HC) / The room (C) / The lodge (HC) / Rabid (HC)

 

FLOPS :

Répertoire des villes disparues (C) / Warning : Do not play (HC) / Sea fever (C)

 

Une année clairement placée sous le signe du Hors-Compétition, un seul long-métrage ("Warning : do not play")sur les six visionnés n’ayant pas retenu mon attention, allant directement dans le flops en compagnie de deux films en Compétition (« Répertoire des villes disparues » et « Sea fever »). Un très bon ratio pour les Hors-Compétition que l’on retrouve en grande partie dans mes tops cette année alors que seuls trois films en Compétition sur les dix y figurent cette année (cinq films en Compétition sur les dix ont ainsi été jugés « moyens » et donc ne figurent ni en top ni en flop).

 

REMERCIEMENTS :

 

Comme chaque année, remercions tout d’abord les nombreux bénévoles sans qui le festival ne serait pas. Des bénévoles toujours présents – la plupart sont d’ailleurs des habitué(e)s – et qui n’ont pas hésité cette année à braver la pluie pour faire de cette manifestation une réussite.

Nous remercions ensuite le Public System Cinema pour l’organisation de cet évènement, pour leur disponibilité et leur accueil lors de notre arrivée sur Gérardmer.

Enfin, je remercie pour la quatrième année consécutive Madame Dominique Valentin, bénévole sur le festival qui continue de nous héberger pendant toute la durée de la manifestation, non pas cette fois-ci dans son chalet sur les hauteurs de Gérardmer mais dans un sympathique appartement en centre-ville, non loin du Casino.

 

David MAURICE

 

Le 04 Février 2020