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Réalisation
Aleksandr Ptushko

Scénariste
Igor Gelein, Aleksandr Ptushko

Date de sortie
1967

Genre
fantastique

Tagline


Cast
Vladimir Andreyev
Larisa Golubkina
Oleg Vidov
Kseniya Ryabinkina


Pays
Russie

Production


Musique
Gavriil Popov

Effets spéciaux



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Le tsar Saltan choisit son épouse parmi trois sœurs. Tandis que la cadette devient tsarine, les deux aînées, pleines de jalousie, font tout pour lui nuire. Alors que le tsar est parti guerroyer, la tsarine met au monde le prince Gvidon. Avec l’aide du traître conseiller, les deux sœurs parviennent à se débarrasser de la mère et du fils en les jetant à la mer dans un tonneau. Naufragé sur l’île de Bouïane, le prince grandit à une vitesse déconcertante. Un jour, il sauve un cygne des griffes d’un aigle. Le cygne est en fait une princesse victime d’un sort, et va l’aider à faire justice...



L'AVIS :

Adaptation du conte en vers d'Alexander Pushkin écrit en 1831, Le Conte du Tsar Saltan est l'avant-dernier film de celui qu'on a surnommé le Magicien Russe, Aleksandr Ptushko ou Alexandre Ptouchko pour plus de facilité. Le réalisateur s'est spécialisé dans les films féeriques et il est devenu l'un des meilleurs artisans en effets-spéciaux de son pays et ce, dès 1935 avec le film d'animation Le nouveau Gulliver. Il a ensuite peaufiné son art avec d'autres merveilles sur pellicule, comme The Golden Key (adaptation du Pinocchio de Carlo Collodi et ce, un an avant celle de Walt Disney), Le tour du monde de Sadko (1953), Le Géant de la Steppe (1956), Les Voiles écarlates (1961) ou Rousslan et Ludmilla (1972) entre autres.



Avec Le Conte du Tsar Saltan, c'est à un véritable conte de fée que nous convie Alexandre Ptouchko, un enchantement de tous les instants, qui pourra même paraître naïf aux yeux du spectateur contemporain, tant les bons sentiments et les événements heureux viennent s'accoler les uns aux autres. L'aspect théâtral de l'interprétation, les dialogues et les chansons "en vers", comme dans le conte original, pourront aussi surprendre le spectateur peu ouvert d'esprit, qui cataloguera trop rapidement cette oeuvre dans la catégorie "nanar". Tout ce qu'elle n'est pas évidemment. On l'a dit, Le Conte du Tsar Saltan est une féerie, un film faisant partie de la catégorie du merveilleux au cinéma et qui est un pur enchantement visuel qui ravira avant tous le jeune public mais aussi les grands qui ont su garder leur âme d'enfant ou qui aiment les films façon Le Septième Voyage de Sinbad ou Peau d'Âne, autres films d'aventure fantastique au charme désuet mais toujours aussi efficace.



Les aventures du prince Gvidon et de sa mère la Tsarine, victime d'un odieux complot fomenté par les deux sœurs de cette dernière, jalouse comme pas une de ne pas avoir été choisi par le Tsar, et le conseiller même de celui-ci, vont nous enchanter de par la poésie et l'inventivité proposées par Alexandre Ptouchko. A travers des décors aux couleurs magnifiques, avec des effets-spéciaux fantaisistes et réussis, avec un travail sur la lumière et le jeu de couleur approprié, le réalisateur russe parvient à restituer à l'écran le folklore russe en le parant de ses plus beaux atouts. L'acteur blond comme les blés, Oleg Vidov, joue le prince Gvidon et la beauté de ses traits font de lui un prince absolument parfait. Il en va de même pour la tsarine, campée par la ravissante Larisa Golubkina et pour la princesse-cygne, qui prend ici les traits d'une danseuse du Bolchoï, Kseniya Ryabinkina. Dans leur costume qui brille de mille feux, l'ensemble du casting se donne à fond, cabotinant même un peu trop parfois, mais tous participent pleinement à faire du Conte du Tsar Saltan un divertissement enchanteur qui donne le sourire et nous fait oublier la grisaille de la vie quotidienne.



Alors oui, on se croirait plonger dans l'attraction des poupées à Eurodisney, ça chante, c'est coloré, il n'y a pas de violence, tout est beau, lumineux, l'écureuil chantant va ravir les plus jeunes, tout comme les transformations du prince en insectes, il y a de l'humour, de l'amour, bref, on est chez les Bisounours durant 85 minutes et rien ne viendra troubler cet effet de plénitude ressenti devant les images. Et alors ? Franchement, ça fait du bien et ce conte de fée remplit donc parfaitement sa mission : celle de nous transporter dans un monde bien éloigné de l'Amérique de Trump, des ravages en Australie et des tracas de la vie de tous les jours.

Disponible en Mediabook DVD + BR chez ARTUS FILMS
Superbe Mediabook concocté par Artus Films, qui nous offre le film dans un sublime master 2K restauré, en DVD et en BR. Le gros plus vient du livret de 96 pages bourré d'information sur le réalisateur, sa carrière, ses films et qui contient également, et c'est une excellente idée, le conte original qui a servi de base au film. Une édition vraiment soigné qui mérite une place de choix dans votre vidéothèque.






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