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Genre
survival horror

Systeme
XBOX One

Developpeur
Capcom

Annee
2020

Votre note: -
Moyenne: 4
(1 vote)


Jill Valentine fait partie des derniers témoins des atrocités commises par Umbrella à Raccoon City. Pour l'empêcher de parler, Umbrella a fait appel à son arme secrète : Nemesis !
L'AVIS :

"STAARRS !!!". Il n'aura suffit que d'un cri pour faire entrer "Resident Evil 3 Nemesis" dans les mémoires. Vingt ans après, le souvenir du monstre est toujours vivace chez les fans, à peine écorné par sa version cinématographique édulcorée. Vingt ans plus tard, à la faveur du succès du remake de "Resident Evil 2", le monstre revient sur nos consoles. Pour un retour en demi-teinte.




On se souvient essentiellement de Nemesis comme d'un monstre increvable, qui surgissait à n'importe quel moment, qui détruisait notre certitude de sécurité aussi facilement qu'il ouvrait des portes et pétait des murs. Un sentiment de vulnérabilité inédit, que l'on avait d'ailleurs retrouvé l'an dernier avec l'inusable Mr X, toujours prêt à vous surprendre au détour d'un couloir du commissariat. Et ici, cette impression d'être une proie apparaît très rapidement, le temps d'une introduction terriblement intense, qui nous laissera un peu sur le carreau.


Tout part donc parfaitement, d'autant que les graphismes sont à couper le souffle. On explore les rues de Racoon City, troquant les plans fixes du modèle contre la vue à la troisième personne désormais liée à la saga, on massacre ou on esquive les zombies par dizaines, on explore, on frissonne lorsqu'il faut relance l'électricité au beau milieu d'un nid de Drain Deimos. En bref, on prend un vrai plaisir durant les premières heures de jeu, avant que les défauts ne viennent nous frapper au visage.



Tout d'abord, ce Nemesis n'est pas si dangereux ni effrayant que ça. Apparitions prévisibles, comportement ultra-scripté, résistance toute relative : il ne suffira en fait bien souvent que de courir tout droit pour survivre à cette créature presque aphone. Dès votre deuxième rencontre, le monstre ne fait plus peur et, on tremblera bien plus à l'idée de croiser un Licker ou un Hunter. Et ce ne sont pas ces affrontements en arène très répétitifs qui arrangeront cela...


Second défaut : le jeu est très, très court, d'autant que la rejouabilité est vraiment limitée. Un seule campagne, un seul chemin, aucun choix à effectuer... Lorsque vous aurez terminé le jeu une première fois (environ 7-8 heures pour mon premier essai, en difficile, en prenant mon temps et en explorant au maximum), il ne vous restera pas grand chose à faire. Peut-être collectionner les objets (armes, améliorations, figurines à détruire pour débloquer des bonus, documents...), pour les plus acharnés et les chasseurs de succès et trophées. L'accent ayant été, encore plus que dans l'original, mis sur l'action, on traverse l'ensemble sans se poser de question, sans passer par l'hôtel de ville (chapitre plus calme de l'aventure de 1999), sans rencontrer de Grave Digger. En revanche, on retrouvera bien la plupart des autres lieux emblématiques de l'aventure, comme les égouts et l'hôpital.



Après les relectures particulièrement réussies de "Resident Evil" 1 & 2, ce remake de "Resident Evil 3" donne ainsi une impression de bâclage. Si le bestiaire, point fort de ce volet, a fait l'objet d'une belle remise à jour (notamment les Hunters), et si l'on appréciera les trop rares nouveautés scénaristiques (le personnage de Nicholai est un peu étoffé, les liens avec RE2 plus nombreux), la durée de vie et le sentiment de jouer à un jeu bien moins bon (mais infiniment plus beau) que l'original constituent d'importants défauts, que ne parvient pas à compenser l'inintéressant mode multijoueur "Resistance".








4/6 - Steeve Raoult