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Des terroristes du Moyen-Orient envisagent de faire un attentat en utilisant l’arme nucléaire sur la ville de Los Angeles. Mais ce qu’ils n’imaginent pas, c’est qu’un flic têtu et un vampire engagé par la CIA vont tout faire pour les empêcher de mettre leur plan à exécution !



L'AVIS:

"Vampire assassin", un titre français qui ne laisse présager rien de bon pour ce film se vantant sur son affiche et sa jaquette dvd d’avoir dans son casting quelques noms connus comme Brad Dourif, Christophe Lambert et Lance Henriksen. Et pourtant ces deux derniers n’auront pas un bien grand rôle (Christophe Lambert apparaîtra de façon très très brève... Peut-être s’était-il trompé de plateau ce jour-là et a-t-il bien voulu figurer quelques secondes devant la caméra de Dietrich Johnston dont ce "Blood shot" semble être l’unique réalisation à ce jour...) ; mais bon ce ne sera pas la première ni la dernière fois que nous aurons droit à pareille surprise quand les castings présentent bien trop de noms connus pour un budget aussi modeste (3,5 millions de dollars).



Et effectivement, le film de Dietrich Johnston est loin d’être exempt de défauts...
Mélange de film d’action sur fond de terrorisme, de comédie américaine et de film de vampires, ce "Blood shot" ne semble pas se trouver une identité et vagabonde d’un registre à l’autre, tentant tantôt des scènes de fusillades à la gangster movie, tantôt des moments gnan-gnan pour essayer de faire dans le sentimentalisme à deux balles (essayons de ne pas rire devant le risible qui émane de la scène du suicide d’une jeune femme pour venir en aide à notre policier et son acolyte aux dents pointues : le moment « navet » du film), tantôt dans le fantastique avec son histoire mêlant vampire et génie/djinn avec des effets spéciaux parfois bien cheaps.

Alors que le film semble vouloir par moments être une réelle volonté de son réalisateur de nous livrer un honnête bon film avec une petite touche d’humour et surtout d’autodérision bienvenue, nous ressentons cette sensation par moments de nager dans le pur nanar (des répliques ridicules, des scènes risibles au possible, une bande de terroristes sortis tout droit du Cirque Pinder, une scène d’incantation flirtant avec de la pitrerie...) car étrangement tout ne semble quand-même pas vouloir être fait au départ pour nous faire rire (le film n’est pas une comédie fantastique en soi) mais c’est tellement mal joué que cela en devient bête et parfois même... drôle (à la différence du navet notamment qui lui énerve plus qu’il n’amuse).
Parfois il n’est pas évident de suivre ce qu’a réellement voulu faire ce cher Dietrich Johnston avec ce film hybride mais bon on se prête au jeu même si nous ne savons pas toujours où nous mettons les pieds...



Avec ses vannes faisant l’effet d’un pétard mouillé, ses personnages ridicules et son histoire abracadabrante mise sur papier à la vitesse grand V manifestement, nous pourrions nous dire que "Blood shot" tirera peut-être son épingle du jeu grâce à sa dominante fantastique. Hé bien non... Notre vampire (rappelant au passage l’un des monstres de "30 jours de nuit") n’a rien d’intéressant à proposer si ce n’est qu’il collabore avec la CIA (un brin d’originalité dans une abondance de médiocrité), le film vire au conte d’Aladdin avec son mauvais génie dans la dernière partie du film (je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler mais ceux ayant vu le fameux dessin animé de Disney comprendront) et notre réalisateur-scénariste plonge le film dans le ridicule avec une séquence de magie noire et d’occultisme (une incantation débile récitée avec un crâne en plastoc dans les mains... Nous touchons le fond à ce moment-là du récit qui s’est définitivement tourné du côté du bon gros nanar car tout cela semble bien involontairement drôle).

Et pourtant, oui pourtant... le film arrive à avoir un petit capital sympathie (malgré une VF tout simplement calamiteuse). Car oui le film ne s’avère à aucun moment ennuyeux (le rythme est bien soutenu du début à la fin de notre histoire), parvient à donner deux-trois touches d’originalité (mais pas plus) avec ses duos improbables (un vampire travaillant pour la CIA, un policier et un vampire faisant équipe...) et deux-trois effets spéciaux (parmi tous ceux assez moches) sortent du lot (une effusion de sang en plein visage, un œil crevé et extirpé au couteau ou encore une tête fondue du plus bel effet nous ramenant en plein Eighties !)
Et puis ce côté sentant bon tantôt l’autodérision tantôt le nanar parviendra peut-être à soutirer quelques sourires ou moqueries, ce qui n’est pas forcément un mal en soi.



Avec tous ces défauts cités dans les paragraphes précédents, nous aurions presque pu crier « Blood shit !!! » ou encore « Blood Chiottes !!! » mais non... Etrangement (mais alors vraiment étrangement...) le film se laisse regarder jusqu’au bout sans réel ennui ni même la sensation de perdre son temps. Ce mélange autodérision/nanar n’est pas étranger à cela...
« Alors oui, ce n’est pas bien terrible mais ça se laisse regarder » dirons-nous.


Teaser :










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