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Après avoir été agressée dans son appartement, Liza ne cesse de faire des cauchemars et n'arrive pas à remonter la pente. Son fils Jude, qui a assisté au drame, est devenu muet suite à ce traumatisme. Recherchant un environnement calme pour sa femme et son fils, Sean décide de déménager et les emmène s'installer dans une dépendance peu éloignée du Manoir Heelshire, sans rien connaître des événements qui se sont déroulés en cet endroit. En se promenant dans les bois, le jeune Jude déterre une poupée très réaliste qu'il appelle Brahms. Petit à petit, Jude tisse un lien d'amitié avec l'étrange poupée qui inquiète ses parents...



L'AVIS :

Après "Stay Alive" en 2006 et "The Devil Inside" en 2012, le réalisateur William Brent Bell a mis en scène "The Boy" en 2016 et nous a offert une nouvelle poupée bien flippante, répondant au doux nom de Brahms et qui a bien réussi à terroriser l'actrice Lauren Cohan, star de la série "The Walking Dead" et qui était donc l'héroïne de ce premier film. Quatre ans plus tard, William Brent Bell récidive et fait revenir cette inquiétante poupée dans The Boy : La Malédiction de Brahms. Exit Lauren Cohan et place à la non moins charmante Katie Holmes, dont la précédente apparition dans un film de terreur date de 2010, avec le film Don't Be Afraid of the Dark. L'ex-épouse de Tom Cruise et vedette de la série culte Dawson livre une solide prestation dans cette suite de The Boy. Elle y interprète une maman qui tente de remonter la pente suite à une agression dont elle a failli y laisser la vie et qui essaye de se reconstruire avec difficulté, devant également gérer le trauma de son fils Jude, qui ne parle plus depuis l'incident.



Touchante et jouant de manière vraiment crédible, Katie Holmes nous fait ressentir son profond désarroi face au handicap de son fils ainsi que l'impact psychologique que l'agression a causé en elle. Ce drame et cette cellule familiale brisée vont servir de toile de fond à l'intrigue et l'ajout de la poupée Brahms va évidemment venir faire empirer la situation de façon insidieuse. Si la découverte de cette poupée au faciès si humain par le petit Jude fait naître un espoir pour ses parents, la garçonnet faisant des efforts pour parler à son nouvel ami inanimé, l'emprise que va exercer ce dernier sur l'enfant va vite devenir inquiétante, perturbante. On navigue quasiment à la frontière du film de possession, les agissements de Jude étant totalement relié au désir de la poupée. Evidemment, les deux parents restent cartésiens dans l'âme et ne peuvent croire ce que leur raconte leur fils au sujet de Brahms. Même si la mère semble avoir des doutes, épiant la poupée pour voir si elle ne serait pas vivante, il n'en résulte comme conclusion au final que Jude soit bien plus psychologiquement atteint que prévu, ce qui amoindri pour les parents l'influence négative de Brahms, qui a tout le champ libre pour manipuler sa nouvelle petite victime.



The Boy 2 joue plus sur le drame familial que sur le fantastique en fait, du moins dans sa première heure, tout en réservant quelques scènes flippantes, avec des jump-scares efficaces, dont un qui m'a fait réellement sursauter. On peut même avoir des doutes sur la propre santé mentale de la mère, victime de cauchemars et d'hallucinations à profusion. Bien sûr, le fantastique est présent, notamment dans la dernière demi-heure. On voit également les yeux de la poupée bouger mais Brahms n'est pas Chucky, il reste quasiment immobile tout au long du film, faisant naître un sentiment de malaise uniquement par la force de son "regard", ce qui est tout de même une prouesse.



N'ayant pas vu le premier The Boy, je ne pourrais vous dire si c'est suite lui est inférieure ou supérieure ou si le réalisateur a pris des libertés quand à la poupée Brahms par rapport au film original. En tout cas, sans être d'une folle originalité, sans chercher à vraiment se démarquer des productions horrifiques aseptisées ou codifiées qu'on nous balance à la pelle depuis quelques années, The Boy : La Malédiction de Brahms se laisse regarder sans difficulté pour peu qu'on soit bon public. La scène dans les couloirs secrets du vieux manoir est très réussie, l'ambiance est travaillée et la poupée Brahms peut s'enorgueillir d'avoir fait une entrée remarquée dans le bestiaire du cinéma fantastique en seulement deux films...


LE TRAILER :



Disponible en DVD et BR chez METROPOLITAN VIDEO






Du même réalisateur :

BOY - THE
DEVIL INSIDE
STAY ALIVE