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Zach vient d’emménager avec sa mère dans une petite ville des Etats-Unis après le décès de son père. Très vite, il fait la rencontre de sa voisine Hannah, qui n’est autre que la fille de R.L. Stine, l’auteur des livres d’horreur pour enfants à succès « Chair de Poule ». Mais la maison de R.L. Stine cache un secret des plus terrifiants : les monstres inventés par l’écrivain sont en réalité enfermés dans les livres trônant dans la bibliothèque et quiconque feuillette ces ouvrages libère par la même occasion les monstres gardés prisonniers à l’intérieur. Ce qui, malheureusement, va arriver...



L'AVIS:

"Chair de Poule", cela vous dit probablement quelque chose. Une série de 74 livres horrifiques à destination des enfants et écrits par un certain R.L. Stine de 1992 à 1997.
Enorme succès, cette série de livres donnera naissance à des spin-offs, une série télévisée de 72 épisodes et deux films dont le premier, réalisé par Rob Letterman ("Monstres contre aliens", "Les voyages de Gulliver", "Pokémon : Détective Pikachu"...), s’avère être notre sujet du jour.

Fruit des studios nous ayant déjà offert le très sympathique "Hotel Transylvanie", "Chair de poule" a beaucoup fait parler de lui lors de sa sortie dans nos salles obscures, le succès des livres n’étant pas étranger à cela bien évidemment.

Un divertissement familial teinté de fantastique, de monstres divers et variés et d’action en veux-tu en voilà, qui n’est pas sans rappeler un certain « La nuit au musée ». En effet, nombreux sont les points communs entre ces deux films ayant tous deux été portés par un acteur-star (Ben Stiller pour l’un et Jack Black pour l’autre) et ayant tous deux donné au moins une suite après le succès du premier opus.



Voilà quelques années que j’avais ce film dans un coin de ma tête (et sur le coin d’une étagère...), n’ayant jamais osé insérer le dvd dans le lecteur de salon pour visualiser le long-métrage de Rob Letterman (dont j’apprécie pourtant le travail dans le Monde du 7ème Art), probablement par peur d’être déçu et de tomber sur un film bien trop enfantin pour réussir à me captiver pendant 1h40.

Pourtant, des divertissements fantastiques familiaux, il y en a à la pelle et nombreux sont ceux qui sont réussis, principalement dans les années 80-90 (la liste est bien trop longue mais nous pouvons citer par exemples "Gremlins" et sa suite, "Les goonies", "Casper", "Jumanji" ou encore "Chérie j’ai rétréci les gosses"...). Donc pourquoi ne pas tenter celui-ci ? (d’autant plus qu’à l’heure où je peaufine ma chronique, nous sommes le jour du réveillon de Noël 2020 donc pensons à nos petites têtes blondes !)

Et finalement... Après seulement trente minutes de visionnage, j’ai compris que j’avais là entre les mains un fort sympathique divertissement familial, bien loin de ce que je redoutais au départ.
Doté d’un casting professionnel (les jeunes acteurs comme les adultes, menés par un Jack Black en pleine forme une fois de plus, font le job et nous entraînent sans grande peine dans cette aventure incroyable pour petits et grands) et d’un scénario certes simpliste mais faisant la part belle à l’action et aux rebondissements, "Chair de poule" se suit avec beaucoup de plaisir (en tout cas votre rédacteur a passé un agréable moment).

Certes, nous pourrons reprocher au film quelques facilités scénaristiques, mais également de ne pas tenter un côté plus sombre histoire de rester dans l’horreur/épouvante (comme les livres) ou encore de ne pas suffisamment accentuer sur certains monstres du bestiaire proposé que nous les adultes aurions peut-être voulu plus voir à l’écran (nous voyons notamment dans le fond une momie...) mais ne boudons pas notre plaisir : à aucun moment nous ne ressentons un quelconque ennui et c’est bien là l’une des forces du film de Rob Letterman !
Véritable concentré d’action, riche en péripéties et particulièrement réussi quand il s’agit de lancer les monstres aux trousses de nos protagonistes, « Chair de poule » convaincra à coup sûr même les plus réfractaires au cinéma fantastique pour enfants.



Là où notre film réussit également une bien belle performance, c’est au niveau des effets spéciaux et du bestiaire proposé.

A la manière d’un "Monster squad" (alias "Monster club"), film culte des années 80 que nous affectionnons tout particulièrement à horreur.com, nous retrouvons plusieurs monstres emblématiques du cinéma fantastique : un loup-garou, un yéti, un pantin maléfique, une momie, des zombies, un clown méchant... et même un insecte géant (ici une mante religieuse) qui nous rappelle ce fascinant cinéma des années 50 qui venait en quelque sorte à l’époque dénoncer la puissance nucléaire.

Et, à la manière d’un "Rampage : hors de contrôle" sorti trois ans plus tard (pour rester dans les années 2010) et que j’ai également chroniqué sur votre site préféré (ne cherchez pas, vous êtes dessus actuellement), le rendu est très propre, les effets spéciaux de qualité et bien loin de certaines touches numériques dégueulasses comme savent même parfois le faire certaines grosses productions.
Ainsi, les attaques du yéti, de la mante religieuse et du loup-garou (clairement les trois monstres les plus mis en avant dans notre film) sont virevoltantes et accompagnées de très bons effets spéciaux et d’une musique adaptée à tous moments (merci une fois de plus Danny Elfman !) : du très bon spectacle qui saura effrayer les petits (et un peu moins les grands certes...) !

Un cinéma qui nous rappelle par moments celui de Joe Dante (même si plein d’autres œuvres nous viennent en tête comme "Dolls-Les poupées" de Stuart Gordon pour les séquences mettant en scène les nains de jardin ou bien évidemment "Saw", "Dead silence" ou "Jeu d’enfant" pour le pantin maléfique et j’en passe...) et c’est tant mieux !



Au final, bonne surprise que fut ce "Chair de poule" dont je n’attendais vraiment pas grand chose... Avec son casting professionnel, son scénario sans temps mort et son bestiaire sympathique tout autant qu’il est varié, le film de Rob Letterman parvient à nous faire passer un très bon moment avec ou sans nos enfants (bon, avec de préférence...) devant ses déluges d’effets spéciaux réussis et ses rebondissements à gogo qui viennent enrichir un fil conducteur pourtant bien fin...
Il ne manquait peut-être pas grand chose à ce film (voir plus haut) pour aller chatouiller les piliers du genre.


Teaser :










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