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dellamorte dellamore - Cemetary Man / Dellamorte Dellamore - 1993 un film de Michele Soavi dellamorte dellamore
dellamorte dellamore


Jérémie MARCHETTI




6/6 - Jérémie MARCHETTI

6/6 - Yann LE BIEZ

4,5/6 - Christophe JAKUBOWICZ

6/6 - Gérald GIACOMINI

4,5/6 - Vincent DUMENIL

6/6 - Stéphane ERBISTI

6/6 - Stéphanie AVELINE







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Note globale de
la rédaction sur 6 :



Note globale
des internautes
sur 6 :



DELLAMORTE DELLAMORE

( CEMETARY MAN / DELLAMORTE DELLAMORE )


Cette critique a été consultée 4531 fois

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( expérimental )

dellamorte dellamore

Gardien de cimetière à ses heures, Francesco Dellamorte a, pour ainsi dire, une vie assez… atypique ! Coupé du monde dans son petit village qu’il fréquente d’ailleurs rarement, Francesco dézingue les morts du cimetière, ressuscitant sept jours après leurs décès. Flanqué de son assistant, un débile mental du nom de Gnaghi, il jongle constamment entre le monde des morts et des vivants. Jusqu'au jour où il tombe amoureux d’une délicieuse créature, récemment devenue veuve…

dellamorte dellamore


Le cinéma d’horreur italien n’est plus, après quelques derniers souffles vains à la fin des 80’s : Michele Soavi persiste encore avec son oeuvre la plus magistrale, adaptation du roman éponyme de Tiziano Sclavi, qui se révèlera également comme le dernier grand film de zombies rital. Un bien triste sort que récoltera ce "Dellamorte Dellamore", malgré les prix du jury et du public qu’il raflera en 1994 à Gérardmer.
L’échec du film et la mort du cinéma fantastique italien donnèrent peu d’espoirs à Soavi, maintenant cantonné à la télé italienne. Pour "Dellamorte Dellamore", Michele Soavi n’est plus épaulé par Dario Argento cette fois-ci, et le budget reste relativement sage. Mais qu’importe, cela n’empêchera pas le prince de l’horreur italienne de signer son film le plus abouti.



dellamorte dellamore




Cependant, ce Soavi là n’est pas 100 % italien, et son casting en témoigne largement : l’Angleterre pour Ruppert Everett, qui semble carrément né pour jouer Francesco Dellamorte ; la France pour François Hadji-Lazaro (ex-chanteur des Garçons Bouchers, habitué aux petits rôles glauques dans notre cinoche national) et l’Italie pour Anna Falchi et le reste du casting (surtout Anna Falchi hein !). On n’échappe pas au caméo habituel de Soavi "himself" et à la présence de Barbara Cupisti, son actrice fétiche. Inutile pour Soavi de renouveller une fois de plus le thème du zombie, déjà usé dans le cinéma italien : c’est son héros Francesco qui l’intéresse, un grand dadet énigmatique renvoyant les macchabées trop gênant dans leur tombe avec son seul et unique pistolet. Inutile de chercher midi à 14 heures : on ne saura rien sur ce phénomène que Francesco ne cherche pas non plus à comprendre vraiment. A vrai dire, on s’en fiche un peu, là n’est pas le sujet du film…



dellamorte dellamore




A peine aura-t-il connu l’amour, que Francesco le perdra très vite. Cet amour, c’est une veuve à la beauté divine malheureusement croquée par son mari fraîchement ressuscité. Difficile de dire "la vie continue" comme le décréte souvent Francesco. C'est la naissance de son amour qui chamboulera sa vie morne, où il n’est qu’en contact avec les morts. Rare sont les moments où il se fraye un chemin dans le village de Buffalora, petite commune perdue au beau milieu de la montagne verdoyante. Un cadre chaud et méditerranéen peu courant dans le genre, dont tout le calme et la sérénité se briseront facilement à la vue de cet accident de motos horriblement sanglant. Ce même cadre ensoleillé semble être le même dans lequel baigne le cimetière de Buffalora… mais pas longtemps, puisque la nuit tombée, ce lieu de repos éternel se transforme en terrain de jeu lugubre et gothique pour spectres et zombies (notez que Soavi a utilisé deux cimetières différents). Mario Bava n’est pas loin…

Francesco semble avoir une existence tellement vide, qu’on en revient à se demander si tout cela n’est pas le fruit de son imagination. Gnaghi, son exact contraire à tous les niveaux (il y a d’ailleurs quelque chose de Don Quichotte et de Sancho Pança dans ce duo), ne serait-il pas une autre part de lui, détenant toute la naïveté, la candeur, la simplicité et la débilité qu’il ne laisse jamais paraître ? Un simple d’esprit qui osera cependant faire ce que Francesco n’osera même pas un instant : attendre le retour de sa bien-aimée d’entre les morts et l’accueillir dans notre monde. Dommage que Gnaghi se heurtera à la dure réalité, sa chère et tendre (une tête coupée qui n’a d'yeux que pour lui !!) étant assaillie de quelques instincts cannibales dégénérant rapidement. Les mondes des morts et des vivants semblent définitivement incompatibles…
Mais ce Francesco ivre d’amour, dégoûté par la mort lui ayant arraché son unique raison de vivre, ne rappelle t-il pas le Francesco de "Blue Holocaust" ??
Ce fossoyeur tourmenté se réserve tellement aux morts eux-mêmes, que la Grande faucheuse lui apparaîtra dans un déluge de cendres (magnifique faucheuse, on se dira que Soavi a sans doute retenu celle très impressionnante du film "Les aventures du Baron de Munchausen" auquel il a collaboré), lui ordonnant de tuer les vivants. Ce que Francesco fera plus ou moins, délaissant les zombies qui déambulent dans le cimetière et les tuant à de rares exceptions. Cette mission meurtrière qu’il n’appliquera que partiellement est sans doute une manière d’illustrer son déséquilibre mental : s’il tue des morts sans arrêts, il tue aussi des êtres vivants, à la différence que tout cela rend service à la communauté, qui s’en fout d’ailleurs éperdument.
Le budget n’aidant pas, les fameux "head shots" ne sont pas toujours ultra convaincants, mais la galerie des morts-vivants élaborés avec talent par Sergio Stivaletti est une grande réussite. Grande première d’ailleurs, on aura droit à un zombie motard encore flanqué de sa moto (et dont la fusion chair morte/métal n’est pas sans rappeler "Tetsuo") et à des zombies boy scouts particulièrement voraces, claquant des dents lorsqu’ils passent à l’attaque. Outre le thème musical très entêtant, c’est surtout cette enjôleuse mélodie que fredonnent Francesco et Gnaghi qui nous hantera tout particulièrement, une mélodie morbide et mélancolique, drôle même : "L’amour s’en va, quand vient la mort on est tout seul dans son linceul…"



dellamorte dellamore




Francesco évolue dans un monde farfelu, où l’on perd pied facilement, où il trouve même une certaine difficulté à se rattraper à quoi que ce soit : son soi-disant ami Franco vit dans une paperasse "Brazilienne", et le commissaire de Buffalora n’éveillera quasiment aucun soupçon à son sujet malgré la vague de meurtres frappant la petite commune. La recherche de l’amour sera emmaillée d’échecs, un amour insaisissable incarné par la sulfureuse Anna Falchi, dont la caméra de Soavi se régale des courbes vertigineuses et de la plastique généreuse. Entre fantasmes et clichés, elle passe de la veuve morbide à l’amante fragile (où la peur des bras figurant dans "L’inconnu" est remplacée par la peur… du membre masculin), en passant par la putain vénéneuse et trompeuse, et la morte-vivante gourmande. C’est l’occasion également pour Soavi de faire éclater son amour pour l’art et la peinture, avec des compositions de plans et des fulgurances visuelles à tomber : reprises des tableaux de "L’île des morts" (Arnold Bocklin) et de "Les amants" (René Magritte), baiser des deux amants au clair de lune, intervention quasi-magique de feux follets, la sortie d’un zombie de sa tombe en direct du cercueil (renvoyant à l’utilisation de la vue subjective lors du réveil des cadavres dans "l’enfer des zombies"), chambre d’hôpital noyée dans le néant le plus total, ossuaire suintant et très "fulcien", contre plongée lors d’un enterrement et d’un déterrement… Par contre, l’ombre d’Argento plane uniquement lors d’une scène d’opération particulièrement douloureuse (voire lors du passage furtif de Francesco chez les catins), dont les éclairages bizarres ne sont pas sans rappeler ceux du maître transalpin.

La poésie et le surréalisme éclipsent quelques vilaines incohérences, erreurs ou bizarreries sans importance, qui parfois ne font que contribuer à ce surréalisme: les fils bien visibles des feux follets, la nuit tombant précipitamment après la visite de l’ossuaire, une nonne zombie incarnée par un homme (?!?), un motard enterré avec son bolide… L’humour est omniprésent (le film est nettement plus drôle en version française d’ailleurs), surtout quand le film tourne autour de Gnaghi et de son amour impossible, de la collante Madame Chiaromondo voire du personnage du maire, constamment préoccupé par les élections et l’avis de ses électeurs… même après sa mort !! Jetez un oeil également à la photo du fameux défunt mari de l'héroïne, et vous remarquerez une étonnante surprise !

Belle, audacieuse et souvent désignée comme incompréhensible, la sublime fin de "Dellamorte Dellamore" ne fait que appuyer davantage sur le thème traversant tout le film : l’amour et la mort sont intimement liés (tout comme l’indiquent de multiples plans du film comme ce voile noir rencontrant un voile rouge, ces roses tombant sur des crânes, le même rouge s’effondrant sur un tas de squelettes…). Buffalora est en définitive un "petit monde" (tout comme ce fameux Snowglobe) : tout recommence sans cesse, les morts, n’ayant plus rien à faire, reviennent encore une dernière fois, mais tout est un éternel recommencement. Notre vie est traversée par l’amour et se termine par la mort, et tout ceci ne s’arrêtera sûrement jamais. Au final, une allégorie de notre humanité, de notre vie, fascinante et pessimiste.



6/6 - Jérémie MARCHETTI





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L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : nicofeel


Un chef-d'oeuvre ultime de poésie macabre.
Par ailleurs, des acteurs excellents et une superbe esthétique.
Bref, le must.






Avis de : snake


Tout est quasi parfait dans ce film de Soavi,les personnages sont très attachants,et l'humour est bien présent,et certaines bizareries dans le déroulement de l'histoire le rend encore plus intéréssant.






Avis de : Vordak


Je suis d'accord avec tout le monde.
Tout est dit au-dessus. Le film est tout a la fois : poétique, sombre, drôle, esthétique, allégorique ...
C'est un de mes favoris dans ma collection de films.
Soavi aurait due devenir un grand réalisateur.






Avis de : 2ni (milkarottes@hotmail.com)


Le plus beau film italien que j'ai vu! C'est vraiment une oeuvre d'art, une ambiance impressionante passant les thèmes de l'amour et de la mort en revue, Soavie réalise l'un des chefs d'oeuvre du septième art avec des acteurs surprenant (Everett et Lazaro forment un duo inoubliable) Les musique sont superbes, la fin est géniale car l'ouverture est très intéressante... Bref, il faut le voir absolument...






Avis de : camif


Un trés grand film onirique et dejanté. Quand à Anna Falchi je veus l'épouser!!!!!!






Avis de : lebreihz


Un film complètement déroutant, inatendu, et tout à fait extraordinaire. Disons le franchement, c'est un film ou la Mort est démythifiée, elle apparait belle tout au long du film, on est pratiquement dans l'anthitèse d'un "frayeur" de Fulci (ce qui l'on vu comprendront). Un film loufoque, baroque, cynique aussi parfois, magistralement interpreté, surtout par Everet sur lequel une bonne partie du film repose. Un seul défaut, les trucages pas toujours bons, et une certaine tendance à en rajouter dans le mauvais goût mais bon.... ce sont de petits défauts par rapport à la bauté de l'ensemble.






Avis de : tarnation


le plus beau film de zombie au monde
on feras jamais mieux que ça
Rupert Evrett est exelent un gran film a voir et a revoir!!!!!!!!!






Avis de : dan cook


Ce film est une perle surtout de par la présence de Anna Falchi(une ancienne top-modèle qui est une des plus belles actrices italiennes à mes yeux)qui joue un rôle onirique.Je trouve dans un sens que ce film a fortement influencé le très fun film de zombies british SHAUN OF THE DEAD.






Avis de : oyans


Ce film est époustouflant d'allégories comme le moment où l'on voit francesco prendre le téléphone et que l'on regarde le fil du téléphone en forme de spirale.
En même temps il y a critique de la réalité dans laquelle nous perdons notre humanité, alors les gens se transforment en morts vivants, ils ont été tué allégoriquement mais veulent, avec leur défaut rejoindre quand même la réalité, ils mordent pour se venger.






Avis de : l éventreur


superbe !






Avis de : klay


C'te baffe dans ma tête, j'en avais pas pris une pareille depuis que j'ai découvert Lucio Fulci !!! Magnifique, une photo incomparable qui combine à la fois la technique des 90's et l'esthétique des classiques de l'horreur (ça sent beaucoup le Fulci je trouve), quelques effets gores marrants, un humour noir excellent... Du grand art.

(rah pis l'actrice principale est magnifique au passage ^^)






Avis de : Evildav's


Le chef d'oeuvre ultime de Michele Soavi. Difficile de faire mieux tant le film est unique en son genre. Une fable macabre, philosophique pleine de poésie. Si le theme du film est une invasion de morts vivants dans un cimetiere, le pitch n'est qu'un pretexte au réalisateur pour s'interroger sur la vie, la mort et l'amour. Completement décalé de la réalité, les morts n'ont ici pas grande importance, l'action est porté sur Francesco Dellamorte (Rupert Everett créve l'écran ainsi que l'excellent François Hadji-Lazaro aussi fendard que touchant dans le rôle de Gnaghi, l'assistant de Dellamorte), qui alors que les morts reviennent à la vie, découvre l'amour court mais intense. Au fil de ses mésaventures, il va de rencontre amoureuses en déception prenant ses déboires avec beaucoup de philosophie. Le tout saupoudré d'un humour assez barré (Que faites vous par terre ma soeur? pour ceux qui connaissent), ce film est au dessus de tout ce qui à déja été fait jusqu'alors et n'est pas pret d'etre égalé.






Avis de : dj sherif


EXCELLENT!!!






Avis de : ONM


c'est pas mal et puis ca part un peu sur des trucs bizarroides... le delire esotherique-psycho.






Avis de : arfaa


Excellent film... même si je n'ai pas tout compris sur la fin !!!






Avis de : imotep54


J' avais adoré ce film à sa sortie, je l'ai revu il y a peu et...il est toujours aussi bon!

...Anna Falchi mama mia!






Avis de : rather


Putain quelle claque! Jamais vu pareil film, l'idée est fabuleuse et l'acteur principal joue très très bien son rôle "Ce mur c'est pour empêcher les gens d'entrer ?" "Non, pour empêcher les morts de sortir"
Le meilleur film de son genre, Mia !






Avis de : dr west


Excellent film de zombies très original, et chef d'oeuvre du réalisateur Michele Soavi. De bons effets péciaux pour une histoire originale.








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