série
John McNaughton
Mick Garris, Clive Barker
USA
2005
Nicholas Pike
Christopher Delisle, Elizabeth McQuade, Jill Morrison, Warren Kimmel, Pablo Coffey, Jon Polito, Micki Maunsell, Gerard Plunkett Tom McBeath, Leela Savasta, Derek Cecil, Steve Bacic
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Jérémie MARCHETTI
5,5/6 - Jérémie MARCHETTI
5/6 - Gérald GIACOMINI
3,5/6 - Stéphane JOLIVET
4/6 - Lionel JACQUET
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Episode 12 : Alors que la série "Masters of horror" devait compter treize épisodes, voilà que celui de Takashi Miike est interdit de diffusion sur ShowTime à cause de son caractère extrême. Un peu normal puisque les épisodes, déjà tous bien gratinés, sont diffusés en Prime Time. Résultat, la saison 1 "stoppe" à l’épisode 12 : Haeckel's Tale, un épisode lui aussi assez extrême mais qui ne semble pas avoir souffert de polémique.
Remplaçant un George A.Romero qui a bien failli participer à la première aventure des "Masters of horror", John McNaughton se pose sur une nouvelle de Clive Barker et retourne pour cela à l’horreur, un genre qu’il a quitté depuis 15 ans !!! McNaughton n’est donc pas forcément un maître du genre à proprement parler, mais son fabuleux "Henry Portrait of serial killer" a de quoi motiver !!
Plus tard, ce sera le sympathique et assez sanglant "The Borrower" qu’il tournera, avec un alien changeur de têtes !!
Vu les deux films cités précédemment, on ne doute pas que McNaughton n’est pas du genre à prendre l’horreur avec des pincettes ou avec sobriété : même son escalade dans le thriller, avec le sulfureux "Sex Crimes", a su faire parler de lui. Barker aurait pu, bien entendu, prendre les commandes de la réalisation, mais allez savoir si le Sir a réellement envie de retourner derrière la caméra (en ce sens, son projet "Tortured Souls" est, semble t-il, tombé à l’eau). Le résultat est, de toute façon, fort convaincant.
Ambiance 18e siècle et histoires à dormir debout ici, et c’est le cas de le dire puisque nous faisons face à une histoire dans une histoire. Edward Ralstom va demander conseil à l’étrange et solitaire Miss Carnation pour ressusciter sa défunte compagne. Mais la résurrection n’est pas toujours une décision préférable, et Carnation lui conte l’histoire du jeune Ernst Haeckel pour exemple.
Jeune étudiant en médecine plein d’espoirs, Ernst Haeckel provoque cependant son professeur et tente une résurrection "scientifique". L’essai échoue et le corps se retrouve dans un piteux état. Mécontent de cette expérience désastreuse, il se rend dans la forêt pour découvrir les "tours" de Montesquino, étrange magicien capable de réveiller les morts. Haeckel a cependant bien du mal à y croire, malgré les avertissements du mystérieux personnage. Mais Haeckel doit partir, son père se trouve mourrant. Sur la route, les mauvaises surprises seront nombreuses…
Si la noirceur de Barker est palpable, l’atmosphère prend un arrière goût très agréable de Hammer Film sordide, de "Frankenstein" ou de "Simetierre". Un climat morbide et poisseux, également marqué par le sceau d’Edgar Allan Poe. L’époque est merveilleusement choisie, et surtout magnifiquement restituée, n’oubliant pas certains relents gothiques.
Le pauvre Haeckel n’aura guère de chance sur son parcours et aura la joie de connaître une longue mésaventure, de cette résurrection manquée (où l’on entend parler de "Frankenstein" justement) jusqu’à la découverte d’horribles secrets. Même pas le temps de souffler le bougre, même lors d’une pause en forêt lui réservant une horrible surprise.
Parfaitement macabre, le segment de McNaughton respecte les débordements sexy et sanglants de Barker jusque dans une dernière partie proprement hallucinante : une orgie nécrophile, sorte de croisement impensable entre "l’enfer des zombies" et un épisode de la "Série Rose", ne reniant ni la chair ni le sang. Un mélange de dégoût et de fascination tout à fait "barkerien", d’une rare audace pour un produit destiné à la télé. Surtout que la nécrophilie est l’un des plus grands tabous de l’histoire du cinéma, même si le teuton Buttgereit a déjà bien exploité le sujet. C’est donc l’occasion de voir des morts-vivants libidineux et cannibales (pourquoi d’ailleurs ?), profitant enfin des plaisirs défendus.
Du bon ouvrage, choquant et déviant, traversé par de belles surprises et bien défendu par une réalisation de qualité. Belle conclusion.
5,5/6 - Jérémie MARCHETTI
Histoire un peu trop théâtreuse, où l'originalité barkérienne se dilue dans le rétro. Les maquillages des zombies ont un aspect artificiel, mais les acteurs sont bons. Sympathique, sans plus...
3,5/6 - Stéphane JOLIVET
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Avis de : ste²ve
C'est bien filmé, bien joué, mais on a une furieuse impression de deja vu. On pense à Frankenstein bien sur (évoqué dans l'épisode en plus...), à Simetierre (tout le long du film, mais aussiet surtout pour la fin), ou meme à Dellamorte Delamore (la scene érotique dans le cimetierre). Cela fait au final un peu d'ombre à l'épisodeLe rendu de l'époque et l'ambiance sont quant a eux extremement bons.
Avis de : nielab
je trouve ce gangbang chez les zombies marrant,mais c'est long,long...comme trop d'épisodes de cette série bourrée de scénes inutiles(histoire de faire tenir les histoires une heure !),les scénarios sont prévus pour des épisodes de 25 minutes,la ca serait nickel et nettement plus interressant,le rythme est poussif,(a se demander meme si il y a un rythme),bref quelques idées ou plans noyés dans de longues scénes inutiles .
Avis de : sacry
moi je les trouver vraiment bien un des meilleur épisode de cette saison 1 (biensur il ne vaut pas cigarette burns ou jennifer) mais il est a la foit asser gore trés marant bref un trés bon moment.
Avis de : marine
Ben c pas génial. Les décors et l'ambiance sont bons. Mais ça traine en longueur et cette histoire de Gang bang est un peu ridicule. C'est pas aassez "sérieux" dans l'horreur pour que j'accroche
Bref, déçue....
Avis de : Otis B
Excellent ! Ce film est le lien parfait entre les 11 premiers épisodes et Imprint. Il commence par un conte macabre dans le domaine de la mort et de la nécromancie, s'ensuit une courte mais efficace montée de tension et de mystère puis tout se révèle dans un final extrême !(extrême comme les 3/4 d'Imprint) Et quand on croit en avoir fini, on se rends compte qu'on a tort. Quoiqu'avec les Masters, je commence à avoir l'habitude...
Avis de : snake
Une histoire de savants fous et de gothique bien amenée et surtout tres deviante,la partouze final es monstrueusement glauque.
Avis de : onm
non sans plus ....
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