hostel - hostel - 2006 un film de Eli Rothhostel


Christophe JAKUBOWICZ




5/6 - Christophe JAKUBOWICZ

4,5/6 - Vincent DUMENIL

4/6 - Yann LE BIEZ

5/6 - Gérald GIACOMINI

5/6 - Stéphane ERBISTI

5/6 - Jérémie MARCHETTI

4,5/6 - Colin VETTIER


HOSTEL
( HOSTEL )

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Paxton et Josh, deux étudiants américains, parcourent l’Europe avec la ferme intention de s’éclater. C’est en Hollande qu’ils font la connaissance d’un Islandais, Oli, qui n’hésite pas très longtemps pour se vautrer avec eux dans la démesure : alcool, drogues, prostituées…
Mais un soir qu’ils rentrent trop tard et trouvent la porte de leur hôtel close, un homme les héberge et leur parle d’un endroit où tous leurs fantasmes seraient réalisables. Pour ce faire, nos trois amis doivent se rendre à des milliers de kilomètres, à Prague très précisément.
Dès le lendemain matin, ils prennent le premier train qui les mènera vers l’impensable…

Fermez les yeux. Et remontez le temps, à l’époque où le cinéma de genre brillait sans s’encombrer d’artifices. Exit la censure systématique, les effets numériques, l’égocentrisme et les manières. "Hostel" nous ouvre les portes de l’humainement impensable. D’une cruauté physique et psychologique "intelligemment" contrôlée, Eli Roth, bien loin de son fantasmatique "Cabin fever", nous entraîne dans un paysage où la torture autorisée se monnaye au prix fort.

Grand admirateur du cinéma de genre asiatique, Eli Roth avait à cœur après sa première réalisation ("Cabin fever") de changer de registre et de frapper un grand coup. Il avait prévenu qu’il voulait marquer les esprits, adoubé par un Tarantino surexcité à l’idée de coiffer la casquette de producteur.
Le projet a germé dans l’esprit du cinéaste, en apprenant qu’un site web thaïlandais proposait de se faire tuer en échange de fortes sommes d’argent, reversées aux famille des victimes volontaires ; ces dernières pour la plupart étant des personnes très malades, d’une grande pauvreté, dépressives, se disant prêtes à se "sacrifier" pour assurer un avenir financier à leurs descendants. Du snuff en toute légalité en quelque sorte.



Au-delà de l’horreur de cette réalité, le réalisateur n’en garde que l’horrible intention mais côté profit. Il y est pourtant bien question d’autorisation, mais un droit que s’accorde seul le pouvoir mis en place.
Difficile de classer "Hostel" dans une catégorie bien définie, tant le film oscille constamment entre plusieurs genres. On embarque ainsi tout d’abord dans un road-movie les trente premières minutes, histoire d’installer les personnages et plus particulièrement leurs portraits psychologiques. Les péripéties de nos trois "étalons" basculent rapidement vers la comédie excentrique et l'humour potache, où tous les abus sont permis. Cependant flotte déjà un parfum étrange, une effluve annonciatrice de leur sort à venir : la prise de drogues maladroite, la drague en véritable épreuve de force, et le sexe un exercice physique sans réelle beauté.
Les plans sont crus, la caméra dopée et tournoyante. La tension est palpable et le mauvais trip ne fait alors que commencer.

Prenons place à présent à bord du train qui mène nos trois gaillards à l’Est. Une scène intéressante mais presque dommageable au film tant ce qu’elle contient ne laisse aucun doute sur les intentions et l’implication de l’un des protagonistes. C’est tout de même à ce moment précis que le film va basculer et nous faire entrer de plein pied dans le vif du sujet. Arrivés à l’hostel (équivalent d’une auberge de jeunesse), ils vont découvrir que la colocation est de mise et que les jeunes femmes slaves ne sont pas spécialement farouches. A l’image de Natalya et Svetlana, deux bombes anatomiques livrées à leurs seules pulsions. Les deux actrices sont excellentes ; au-delà de leurs physiques, leur jeu est impeccable et nous les présente telles deux mantes religieuses contemporaines.

La disparition d’Oli nous permet enfin de découvrir le paysage Tchécoslovaque : une campagne sinistre, ombrageuse, abritant l’antre du mal sur une terre désolée. Rapidement la notion de survival devient une évidence pour nos deux étudiants, et c’est avec la disparition de Josh que nous allons enfin franchir la frontière de l’anecdotique pour découvrir l’horrible réalité.



"Hostel" ne traite pas seulement du trafic d’êtres humains, mais pousse la réflexion bien au-delà en observant le comportement des instigateurs : des hommes blasés par le pouvoir, en quête d’adrénaline, guidés par la recherche du plaisir ultime puisque interdit. A l’image de cet homme d’affaires, chirurgien raté et frustré (Jan Vlasak: "swimming pool - la piscine du danger") terriblement lucide sur le pourquoi de son intention, renforçant ainsi sa monstruosité. C’est également une réalité sociale que le cinéaste nous propose : la pauvreté et les dérives qu’elle peut entraîner, témoin la délinquance juvénile et ces enfants prêts à tuer pour quelques malheureux bonbons. Le tout orchestré par une autorité en place qui ferme les yeux.

Ajoutez à cela une interprétation générale de grande qualité, avec principalement des acteurs locaux aux faciès improbables et de circonstances, un "client" américain dont Eli Roth nous dresse un portrait pas vraiment flatteur, et le clin d’œil du cinéaste à Miike qu’il aime tant. Hormis son talent artistique indéniable, Takeshi se paie le luxe d’apparaître dans un caméo savoureux : quelques secondes qu’il éclabousse d’une classe folle, accompagné d’une réplique qui fait froid dans le dos.

Et qu’en est-il de la réputation sulfureuse et gore dont "Hostel" fait l’objet ? Eli Roth opte pour un mélange de visible et d’invisible. On assiste ainsi à plusieurs scènes "hors-champs", mais la bande son est suffisamment "lourde" et efficace pour provoquer le malaise. L’occasion d’observer une mise en scène minutieuse et quasi-chirurgicale, l’art d’une suggestion savamment réfléchie à l’image de "Massacre à la tronconneuse". Un film référence auquel le réalisateur emprunte aussi un certain visuel, le sang en plus : les décors sont sales, habités tantôt par le silence, tantôt par les cris : de véritables antres de boucheries, éclaboussées de sang du sol au plafond.
La partie visible existe cependant avec quelques effets spéciaux bien sentis : SPOILER – charcutage de doigts à la tronçonneuse, ainsi qu’une scène d’énucléation particulièrement éprouvante - FIN DU SPOILER –



Le plongeon final nous mène dans une course poursuite à la mise en scène énergique, un jeu du chat et de la souris au millimètre près. Le temps de voir défiler les nombreuses geôles emplies de leurs méfaits : un diaporama sanglant qui renvoie aux vitrines sexuelles d’Amsterdam. Terrible constat puisqu’ici la chair n’est plus l’image du désir mais d’une mort démembrée. Place alors au rape and revenge que je vous tairais tant le discours est spontané et irréfléchi.

"Hostel" est un film méticuleux sur bien des points, une empreinte insidieuse qui n’en finit pas de trotter dans la tête. Une forte probabilité à devenir culte.





5/6 - Christophe JAKUBOWICZ


AVIS DES AUTRES REDACTEURS :

N’attendant pas grand chose du dernier opus d’Eli Roth, coupable, à mon sens, d’un piètre "Cabin Fever", quelle ne fût pas ma surprise que de découvrir ce bon petit film produit par Tarantino himself. Effectivement, malgré une première partie poussive où la surenchère de scènes dénudées le dispute à une succession de clichés liés à la découverte des joies d’Amsterdam un peu trop faciles, le film de Roth vaut quand même le détour. Et ce même si quelques points du script sont prévisibles et que certaines scènes paraissent difficilement envisageables dans la réalité. Tout l’impact d’ "Hostel" réside en fait dans la force de suggestion des scènes de torture lors desquelles très peu de choses, au final, sont clairement dévoilées. Roth maîtrise tellement bien son sujet que point trop n’en faut en définitive pour nous écoeurer et nous angoisser. Donc respect. Ajoutons à cela un casting international plus que correct et vous obtiendrez-là un cocktail explosif qu’il faut absolument voir au ciné pour l’ambiance.

4,5/6 - Vincent DUMENIL

Après son premier film très prometteur "Cabin Fever", Eli Roth confirme tout le bien que son premier film laissait présager. Moins potache et plus sûr de lui en terme de réalisation, Eli Roth verse dans la seconde partie dans ce qu'il y a de plus malsain et d'insoutenable: scènes de tortures, sadisme. "Hostel" n'a pas besoin de tomber dans le gore pur et dur pour marquer les esprits. L'on sent bien aussi la patte de Tarantino producteur (avec quelques références au cinéma asiatique, le caméo de Takashi Miike).

5/6 - Gérald GIACOMINI

Ben c'est bien simple, "hostel" est le spectacle le plus "barbare" qu'on ai vu sur grand écran depuis "haute tension". Alors oui, c'est pas "barbare" tant au niveau visuel, puisqu'on en voit mais sans plus (mais quand même plus que tout ce qui nous a été montré depuis Haute Tension encore une fois...), mais c'est l'ambiance, le décor, la crasse, le look et les motivations des tueurs qui font que c'est un film "barbare".
Franchement, j'ai un peu de mal à comprendre les fans critiquant sans cesse ce film, peut-être préféreraient-ils qu'on revienne en arrière et qu'on se retrouve à nouveau avec des trucs style "le retour des morts vivants 2" par exemple.
Parce que bon, de l'humour à la noix comme dans le film cité ci-dessus, moi je passe mon tour. Pas que j'aime pas les film comico-horreur, mais si on pouvait rester comme en ce moment, où l'horreur sérieuse et réaliste semble avoir repris ses droits, ("the descent", "creep") je demande pas mieux. Et Hostel est l'un des plus beaux fleurons de ce retour au source !
Merci monsieur Roth pour ce très bon moment au sein de la barbarie humaine.

5/6 - Stéphane ERBISTI

Quelle claque ! Si je m'attendais à une telle violence, Hostel m'a littéralement enfoncé dans le fauteuil. C'est cru, c'est horriblement réaliste (bravo à KNB pour les éffets spéciaux à base de prothèses et de maquillages) et fatalement crédible (puisque tiré d'une histoire vraie), à l'exception toutefois d'un final plutôt comique.

4,5/6 - Colin VETTIER

Une autre fin avait été tournée à l’origine, mais suite aux réactions des spectateurs et de la censure, Eli Roth a dû revoir la violence à la baisse, et optera pour un final moins choquant.
Site officiel du film : www.hostel-lefilm.com/


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voir les anciens commentaires



  Avis de sxtwin sur hostel
Des gens qui payent pour torturer !
Idée plutôt bonne mais qui ne prend pas assez de place dans le reste du film. Le reste n'ai vraiment pas super, c'est plat jusqu'aux scène de torture, et très répetitif.
  Blob marineavis de marine
totalement en accord avec Tamia.
Il y a de bonnes idées au départ mais très mal exploitées. On se fait tellement chier au début que le passage de tension (pourtant bien réalisé) ne peut réhausser le film. beaucoup d'imvraissemblances. Et la fin est baclée également. Une introduction trop longue, une conclusion trop rapide
  Blob Tarnationavis de Tarnation
petit gregory tu est sortie de ton sac andy bag?

hi hi hi hi hi hi hi....
  Blob Tarnationavis de Tarnation
je vous trouve dur avec ce film! d'aprés tout ce que j'ai lut c'est sois une merde sois un chef d'oeuvre.pour ma par je trouve ce film pas mal mais j'ai eu une grande desseption tout comme star wars 3 on nous a fait rever en nous disant que ce film est unique Tarantino nous a promis du gore du gore et du gore.an fait ce film n'est absolument pas gore j'en ait vu des bien pire.mais ce qui le rend effrayant, c'est cette embience dégueulasse de l'immeuble a tortures et cette bande son plus que parfaite.ce film est donc a voir mais il faut oublier tout ce que Tarantino et ceux qui ont participés au film car ce qu'il nous on promis b=n'est pas dans leur metrage.
  Blob ash44avis de ash44
alors la j'ai jamais vu un film aussi nul, ce film na vraiment rien de gore, les tortures sont trop mal faites on ne voie rien du tout, le film mais du tant a demarer , le debut est completement que du sexe ces a la moitier du film que nous voyons une scene de torture qui est trop mal faite(la ou il lui coupe l'orteil avec la pince), les acteurs sont pas terrible, l'ambiance du film ne nous angoisse pas. je suis deçus de film ou j'attendais vraiment mieux sur les scenes de torture. vraiment ce film reste a voir pour les amateur de gores.
  Blob snakeavis de snake
Un pur film d'exploitation bien malsain comme on arrive miraculeusement a en refaire aujourdui,je trouve ce débat autour de ce film complètement idiot car il y a tout pour faire une grande oeuvre:l'ambiance est ultra poisseuse,le gore est bien la quand mème,je trouve mème que le coté sexe du début est très important car il reflète une réalité ou des jeunes gens se font piégés par des donzelles pour se retrouver confronter a l'horreur.ET puis ces décors de Slovaquie c'est vraiment étouffant.Une bombe tout simplement.
  Blob snakeavis de snake
Je n'ai pas encore vu ce film.C'est juste pour dire que le budjet n'est pas gros ,donc ce n'est pas un blockbuster.Et puis Socrate chacun ses gouts...Si ca se trouve tu aimes certains films que la majorités des internautes trouveraient pas bons du tout.
  avis de bub
Alors ça commence comme une comédie pour ados attardés et peu à peu ça bascule vers un cauchemard improbable. On reste choqué devant toutes ces scénes de violence extrême et pensif si on imagine que la réalité n'est sûrement pas si lointaine du film.
Une idée de scénario original bien exploité cependant.

Donc si vous aimez les univers malsains , n'hésitait pas!
Hostel est un film que l'on prends de plein fouet et qui frappe fort, très fort.


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