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Stéphane JOLIVET
4/6 - Stéphane JOLIVET
4/6 - Gérald GIACOMINI
6/6 - Yann LE BIEZ
4,5/6 - Stéphane Erbisti
4/6 - Vincent DUMENIL
6/6 - Jérémie MARCHETTI
4/6 - Lionel JACQUET
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JURASSIC PARK
( JURASSIC PARK )
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Après les relatifs échecs de ses deux précédents films, "Always" et "Hook", Spielberg remontait au créneau en 1993, et en mettant les bouchées doubles. Il menait en effet de front deux productions fort dissemblables, mais qui, l’une et l’autre, allaient faire le coup de poing et marquer le paysage cinématographique, posant de nouveaux jalons dans sa carrière de réalisateur. On allait d’ailleurs voir dans ce phénomène le symbole de deux tendances contradictoires, deux envies de cinéaste ne parvenant pas à fusionner… Car là où "La liste de Schindler" allait définitivement poser Spielberg comme un auteur capable de mener à bien un sujet "sérieux", "Jurassic Park", quant à lui, était plutôt fait pour réaffirmer son pouvoir créateur en matière de grosse machine à divertissement. Ce qui n’était pas évident pour le genre abordé, compte tenu de l’évolution des mœurs… et ce film d’aventure et de terreur s’en ressent.Deux paléontologues de renom, le Pr Alan Grant et le Pr Ellie Satler, reçoivent la visite du riche John Hammond. Ce dernier déclare avoir besoin de leur aval pour l’ouverture d’un parc d’attraction très spécial, et leur propose en contrepartie de financer leurs recherches pour trois années supplémentaires. Sitôt dit sitôt fait : voilà nos deux scientifiques en route pour Isla Nubar, en compagnie du Dr Ian Malcolm, théoricien du chaos, et de l’avocat Donald Gennaro. Sur place, ils découvrent avec émerveillement et stupeur que l’île est peuplée de vrais dinosaures recréés à partir d’ADN prélevé sur des moustiques. Malgré leurs prudentes réserves scientifiques et éthiques, ils acceptent d’effectuer le circuit du parc avec les enfants de John Hammond, Tim et Lex. Mais par la faute d’un employé cupide, les dispositifs de sécurité mis en place tombent en panne, et la ballade tourne au cauchemar…
Quid du blockbuster réussi? Suffit-il de prendre un best-seller et d’assumer un pari démesuré pour lequel on va "dépenser sans compter", à l’instar de John Hammond, vieux rêveur à l’âme d’enfant croyant que la réunion de tous les moyens techniques d’excellence suffisent à garantir le succès? Attention, il ne s’agit pas de nier l’évidence, puisque "Jurassic Park" a été, jusqu’au "Titanic" de James Cameron, le plus gros succès de l’histoire du cinéma, battage médiatique et commercial à l’appui. Mais si une chose est moins certaine, c’est que ce succès-là soit forcément proportionnel à la qualité d’une œuvre. Armé d’effets spéciaux numériques révolutionnaires et d’une expérience consommée du métier, Spielberg, certes, remplit largement l’objectif fixé… et pourtant, il y a bel et bien quelque chose de bancal au royaume d’Isla Nubar.
Attaquons vite la pièce de choix : jamais jusqu’alors le spectateur n’avait pu voir au cinéma des dinosaures en action aussi réussis, aussi réalistes, aussi impressionnants que ceux de "Jurassic Park". Sûr de remporter son pari à ce niveau, Spielberg ne se prive d’ailleurs pas de faire patienter son auditoire. Après une introduction où l’on ne verra que l’œil d’un vélociraptor, puis des images édéniques (passe encore) de branchiosaures ou de tricératops, une longue exposition a lieu avant l’apparition, savamment orchestrée, du redoutable T-rex, littéralement écrasant de présence visuelle et auditive. La palme reviendra néanmoins aux vélociraptors, dont le Pr Grant aura pris soin, au début du film, de nous faire une présentation forçant le respect, avant que nous n’assistions à un repas sous haute sécurité… Plus menus que le T-rex, les vélociraptors sont aussi plus intelligents, plus vicieux, plus fluides que le gigantesque prédateur ; plus expressifs également, et par là plus intéressants. Il faudrait être sacrément pointilleux pour trouver à redire à l’animation de ces monstres antédiluviens, qui peuvent bien se payer le luxe d’un clin d’œil sur leur origine numérique, tant il est certain que le public en a eu pour son argent.
Au niveau de la réalisation proprement dite, Spielberg fait preuve d’un indéniable savoir-faire lorsqu’il s’agit de mettre en scène le suspens ou l’action. Sans être ébouriffantes, les scènes s’enchaînent les unes à la suite des autres sans ennui, avec un sens du rythme devenu classique chez lui et toujours efficace. On a même un peu l’impression qu’il suffit au réalisateur d’appuyer sur un bouton pour obtenir l’effet souhaité au bon moment… et c’est justement dans ce talent, relativement "machinal", que le doute, paradoxalement, finit le mieux de s’installer. Trop facile, peut-être, de la part du créateur des "Dents de la mer" et d’ "Indiana Jones" (auxquels il reprend d’ailleurs beaucoup d’éléments). Steven Spielberg sait comment s’y prendre, oui; mais il n’a pas l’air inspiré. Et c’est peut-être pour ça que "Jurassic Park" contient tant de choses agaçantes, comme fruit de la négligence d’un réalisateur blasé, ou entravé - difficile à dire.
Rarement on avait vu dans l’un de ses films des personnages aussi caricaturaux que ceux que l’on est obligé de se tarter dans "Jurassic Park". Entre un Attenborough gâteau-gâteux boursouflé de bonnes intentions ludiques et infantilisantes, un avocat de service, une Laura Dern éprise de procréation au point de le prouver en s’enfonçant jusqu’au coude dans une délicieuse montagne de caca prémonitoire, un Jeff Goldblum en plein cabotinage mégalo (c’est son rôle…), deux têtes à claques juvéniles qui semblent tout droit sorties d’une revue de La Tour de Garde et un traître d’opérette aux traits plus appuyés qu’une image d’Epinal, restent un Sam Neil qui sauve la mise (sans faire de prouesses non plus), et un Samuel L. Jackson dont on se demande bien ce qu’il peut foutre là… Impossible, bien sûr, de passer sur les expressions de niaiserie et de terreur des deux seules femelles de notre espèce, qui donnent envie de sortir un fusil de chasse et de tirer sur l’écran ("Les femmes héritent de la Terre…", ça aussi, ça fait peur). Fallait-il absolument surjouer les émotions pour faire le poids face aux dinosaures? Apparemment, la direction d’acteur s’est faîte à la loupe et à la truelle… Tout comme la fin, rapidement bâclée, avec son Deus "Rex" Machina à la gomme nimbée de l’insupportable musique de John Williams. Allez hop! Respirez, circulez!
Le problème de "Jurassic Park" est très simple (et il allait être celui de nombreux autres blockbusters du genre pour les années suivantes). Il bénéficie de tous les moyens pour faire un film de terreur ultime en son genre, mais, halte là, les amis! C’est un film destiné au grand public, à la famille avec enfants accompagnés! Et de toute façon, il n’est pas question en 1993 d’aller ne serait-ce qu’aussi loin que ce que Spielberg avait pu faire en 1975 avec "Les dents de la mer". Une vache peut désormais se faire défoncer par des vélociraptors, c’est sous le couvert des palmes, et la bâche qui remonte de l’enclos est déchirée mais propre (et du coup le trait d’humour noir qui y succède tombe à l’eau). Un avocat, apparemment, ça ne saigne pas ; les enfants ne peuvent pas mourir ; une femme qui veut en avoir non plus, et le reste à l’avenant. Il s’agit certainement d’un problème d’éthique, un film historique comme "Il faut sauver le soldat Ryan" ayant droit quant à lui, de par sa nature, à des orgies sanglantes. Mais il n’est pas sûr que Spielberg lui-même n’ait éprouvé quelque nostalgie, quelque amertume de cet état de fait. Avec, comme par contrecoup, un "Lost world" à venir plus sombre…
Un film culte qui a bercé mon enfance et qui continue de m'émerveiller encore aujourd'hui. Des dinosaures terriblement impressionnants, des séquences grandioses, mais une histoire trop gentilette. Ca reste du cinéma de divertissement de haut niveau tout de même !
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| | Pour un gosse de 5 ans passionné par les dinosaures, ce film est une véritable oeuvre historique. Depuis j'en suis fan et grand admirateur. Toutes mes félicitations à toutes les équipes qui ont travaillées dessus, profil bas devant monsieur John Williams qui a réalisé une bande originale qui me rajeunit à chaque fois que je l'écoute, des dinosaures à l'allure inégalée (à ne pas comparer avec le dernier King Kong de 2005 qui n'est qu'une farce de monsieur Braindead). Des acteurs et une histoire frisant la perfection. C'est un commentaire d'un petit garçon qui va sur ses 22 ans; une réalisation qui a toute mon admiration. 6 sur 6, je ne peux pas m'en empecher. |  Avis de nekro sur jurassic park | J'ai adoré le film à 10 ans lors de sa sortie ciné, mais bon à cet age là on est pas difficile. Je le revois toujours avec plaisir et nostalgie. C'est exotique et haletant. L'arrivée du t.rex est toujours aussi intense ... Bon, c'est quand meme pas le pied total car c'est très spielbergien mais bon ... |  Avis de Aiwass sur jurassic park | Blockbuster ricain, gamin, pétri de bonnes intentions (du pur Spielberg: les morveux et encore les morveux) et très timide en comparaison à la vision qu'en avait Crichton (on sent que le film est 'inabouti' de ce point de vue), mais qu'importe : dès que ses ptites lézards pointent leur groin, le gros Steven nous rappelle qui est le papa de Jaws et Duel. Et puis le tandem Jeff Goldblum - Sam Neill a un capital sympathie indiscutable, donc c'est tout bénef'. | | | Décidément, Spielberg ne me réussit pas. Ca fais son troisième film que je regarde et que je trouve chiant à pleurer. Je commence à me demander comment Spielberg a réussit à se faire une telle réputation.
Bon le film n'est pas mauvais, il remplit son rôle de divertissement.
Seul point réellement positif de ce film : les dinosaures. Ils sont très bien réalisés et les scènes qui les montrent sont très impressionnantes. Ce sont aussi les meilleurs personnages du films, car :
- Ils ne racontent pas de blagues nulles.
- Ils ne font pas d'enfants chiants.
- Ils sont intelligents.
- Ils nous débarrassent des personnages idiots.
N'oublions pas ce manichéisme horripilant : les gentils qui veulent faire un parc pour les petits nenfants du monde entier, et le cupide qui mène tous le monde à sa perte, vilain jusque dans son physique. Oui oui les gentils ont tous une gueule d'ange et un corps sculpté, tandis que le méchant est gros et sale. Désespérant.
Et a ma connaissance, Spielberg est le seul à avoir fais un film à tendance écolo mais où c'est le chasseur qui attire le plus de sympathie (et ça se répète dans le numéro 2)
|  avis de Dorian | Mon premier film préféré, à l'orignine de mon engouement pour les dinosaures (qui s'est complêtement estompé) et plus tard de mon engouement pour le cinéma...Jurassic Park est indéniablement un formidable tour de main, tant au niveau scénario (basé sur l'ecxellent roman du génial Michael Crichton)qu'au niveau effet spéciaux, tous phénoménaux comme les acteurs qui portent le film (en particulier Jeff Goldblum qui campe mon personnage préféré ^^). J'avais 7 ans la première fois que je l'ai vu, et j'ai été impressionné à un point pas possible, et je le suis toujours autant en le regardant maintenant! |  avis de *btk* | Ceux qui étant petit voulait devenir paléontologue auront leur nostalgie. Ceux qui étant petit voulait devenir serial killer ne l'auront pas! lol. Difficile de faire cohabiter film populaire et passages où les dinosaures mangent de l'homme! C'est pourquoi on retrouve tous les points faibles du blockbusters (jeu des acteurs,pas de sang, pas de mort pouvant déranger les mœurs). Néanmoins un film sympa à voir, surtout pour les dinosaures et des scènes mythiques (T-rex, vélotrucs). |  avis de ste²ve | Enfin la critique de Jurassic Park! Depuis le temps que je la demandais! Merci Stephane :p!
Bon ben du coup je mets ma critique perso, moins objective que celle de Stéph, film préféré et souvenirs d'enfances obligent. Désolé, c'est un peu long :$
Apres l’échec commercial de Hook, Spielberg cherche à retrouver le succès. Il se tourne alors vers Michael Crichton pour adapter son livre « Jurassic Park ». Mais Spielberg souhaite faire un film avec des dinosaures crédibles, au contraire dira t’il, d’un « Godzilla » ou d’un « Gorgo ». Il s’entoure alors des meilleurs spécialistes en effets spéciaux et en dinosaures, et utilisera de façon révolutionnaire les effets numériques, s’en servant pour créer de véritables êtres vivants, à la différence d’un T-2 par exemple. Les effets numériques et les animatroniques grandeur nature se marient parfaitement et on a l’impression de voir de vrais dinosaures, rejoignant l’impression époustouflée du Dr Grant en découvrant le Brachiosaure : « C’est…c’est un dinosaure ! »
Les dinosaures sont superbes de fluidité, et sont parfaitement intégrés à leur environnement (il suffit de voir la pluie sur le T-Rex, l’eau éclabousser sous ses pas, la végétation bouger sous la course des Gallimimus...). Critiquer les effets spéciaux comme le fait Martin the freak releve purement et simplement de la mauvaise foi. Surtout que les effets numériques n'ont été employés que lorsque l'animation image par image ou l'animatronique ne pouvait etre utilisée...
Autour de ses dinosaures, Spielberg va construire un film au scénario simple, mais très efficace, oscillant entre poésie et attaques violentes. Au niveau de la poésie, on retiendra les magnifiques images du Brachiosaure, du lac avec les troupeaux de Brachiosaures et de Parasaurolophus, de la naissance du bébé Vélociraptor, du Tricératops malade, du coucher de soleil sur la foret accompagné du chant des Brachiosaures, et surtout la sublime image du T-Rex avec la banderole « When dinosaurs ruled the Earth », rugissant au milieu des décombres du hall d’entrée. Une véritable magie émane de cette scène, accentuant l’impression de puissance du Rex entrevue durant tout le film, et résonnant comme un hommage à la véritable star du film.
Au rayon de la violence (certes le film est tout public, mais certaines scènes sont réellement impressionnantes), ce sont bien sur les attaques de dinosaures, toujours amenées à la perfection par Spielberg, avec force contrastes entre scènes paisibles et scènes d’attaque. L’incident du début, causé par un animal encore inconnu du grand public, le repas des raptors, l’attaque du dilophosaure, la chasse de Muldoon dans la jungle, ces scènes sont efficaces bien que camouflées…La scène des Gallimimus est marquante par le contraste qu’elle offre, avec l’atmosphère de paix et de sécurité brisée en un instant…Mais la palme revient à l’attaque des Land Cruiser par le T-Rex et la scène de la cuisine. Ces deux scènes sont de loin les plus spectaculaires. Celle du T-Rex amenée avec soin avec les vibrations de l’eau, celle des raptors par le constat de leur intelligence. Si le T-Rex est impressionnant de puissance, les raptors brillent par leur férocité, leur adresse et leur intelligence, faisant dans la cuisine penser à deux oiseaux de proie prêt à fondre sur leurs victimes. Si le T-Rex est LA star du film, les velociraptors en sont les révélations. N’oublions pas qu’avant ce film, ils étaient inconnus des personnes ne s’intéressant pas aux dinosaures.
C’est aussi là la force de Spielberg avec ce film, c’est de ne pas utiliser bêtement que les dinosaures les plus connus (T-Rex, Tricé) mais aussi d’en introduire des peu connus (Raptor, Dilophosaure, Brachiosaure…).
On peut également scinder le film en trois partie : la visite du parc, calme avec des dinosaures paisibles, ou Spielberg tient en haleine en nous montrant finalement qu’un dinosaure, qui plus est malade. Puis le film entre dans une phase plus rapide, qui démarre avec la mise à exécution du plan de Nedry. Cette partie est essentiellement composée de plans en plein air, et des attaques du T-Rex. Puis la dernier étape intervient avec l’évasion des raptors. On passe alors la fin du film dans les bâtiments du parc, dans des environnements propices à une certaine claustrophobie. C’est le terrain de chasse des Raptors. La fin de l’aventure sur l’île coïncide avec la rencontre entre les deux prédateurs superstars, le T-Rex et le Raptor dominant.
Au final donc pour moi, un film culte, pour ces raisons, et pour d'autres personnelles. |
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