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Stéphane Jolivet
5/6 - Stéphane Jolivet
3/6 - Jérémie MARCHETTI
3,5/6 - Vincent DUMENIL
4/6 - Gérald GIACOMINI
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JURASSIC PARK 2 : LE MONDE PERDU
( JURASSIC PARK 2 : THE LOST WORLD )
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Après quatre ans de digestion, le T-Rex du cinéma américain revenait avec un nouveau doublé cinématographique : à main gauche un plaidoyer contre l’esclavage, "Amistad", qui allait recevoir un accueil plus que mitigé, et à main droite la suite très attendue de "Jurassic Park", tirée comme le premier épisode du roman de Michael Crichton. Tout en donnant dans la surenchère spectaculaire propre à la plupart des suites à grand succès, "The lost world" s’affirme comme un film plus ténébreux que le précédent. L’énergie et la relative cruauté qui s’en dégagent contrebalancent les travers dans lesquels tombe toujours Spielberg, et les séquences d’anthologie que contient le film ont même de quoi faire oublier l’inégalité de la forme. Le Pr Ian Malcolm apprend de John Hammond que l’île du parc d’attraction jurassique n’était pas la seule à être peuplée de créatures antédiluviennes ; la vie des dinosaures s’est développée librement sur le site B, Isla Sorna, située à une vingtaine de kilomètres d’Isla Nubar. Souhaitant soustraire le site à son exploitation commerciale, John Hammond a décidé d’y envoyer une équipe de quatre personnes afin de recueillir des informations destinées à sensibiliser le public sur la protection de ce parc "naturel". La petite amie de Ian Malcolm, paléontologue, est d’ailleurs déjà sur les lieux… Pour le théoricien du chaos, il s’agit d’ores et déjà d’une mission de sauvetage, et les choses ne s’arrangent pas une fois arrivé sur les lieux, l’ambitieux neveu de John Hammond ayant organisé un véritable safari pour capturer des spécimens de dinosaures et les ramener sur le continent… ce qui n’est pas du goût des redoutables prédateurs qui sillonnent l’île.
Spielberg annonce la couleur contradictoire de son "Jurassic Park 2" à l’aide d’une scène délibérément ringarde, image d’un compromis lui autorisant, sous certaines conditions, une virulence plus importante que dans le premier volet. La première victime d’Isla Sorna est ainsi une petite fille, mais l’agression se déroule dans un délicat hors champs, et nous apprendrons plus tard qu’elle en a réchappé… Passé ce cap, qui pose un film moins ingénu que celui de 1993 tout en établissant des limites évidentes, sinon exaspérantes (toujours pas d’enfant déchiqueté à se mettre sous la dent), l’aventure peut commencer, avec des choix qui peuvent réjouir ceux qui avaient trouvé "Jurassic Park" trop doux. On n’aborde jamais les rives de l’horreur pure, certes, mais les dinos croquent pour de bon, et pas seulement des chèvres… Seul le choix de la deuxième victime relève d’un sadisme certain, le reste privilégiant souvent la suggestion (bruitages croustillants et/ou coulées de sang) et prenant pour cibles des personnages antipathiques ou neutres ; mais il n’en reste pas moins que la niaiserie du premier opus se retrouve ici sévèrement dissipée par une atmosphère générale d’une indéniable intensité, qui se déploie à la faveur des nombreuses scènes nocturnes. On oubliera pas de sitôt la séquence de la falaise, celle de la fuite à travers les hautes herbes, ou bien entendu le débarquement furieux du T-Rex en ville, à la fois hommage à "King Kong" et coupage d’herbe sous les pieds de l’imminent "Godzilla"…
Débarrassé du soucis de préparer ses spectateurs à découvrir ses créatures, puisqu’ils en connaissent déjà la teneur à la fois merveilleuse et terrifiante, "Jurassic Park 2" s’illustre par un plus grand dynamisme, une manière joueuse dans laquelle le réalisateur se lâche visiblement avec bonheur, que ce soit lors d’un safari motorisé au milieu d’une débandade de dinosaures ou lors d’une attaque de vélociraptors dans une vieille station essence, qui a parfois un petit air chorégraphique de comédie musicale. L’énergie se module avec vigueur de l’entrain à l’acharnement percutant. A preuve, ces crânes qui cognent, ces mâchoires et ces pattes qui défoncent et fouillent férocement les obstacles, quand ce ne sont pas les inventions mécaniques de l’homme qui, comme gagnées par cette fureur destructrice, se mettent à tout pulvériser sur leur passage.
On pourra dire que tout cela se fait au détriment de la consistance des personnages, et même des événements, tout passant finalement un peu trop vite dans un empilement d’effets. Ce n’est pas faux, et c’est d’ailleurs un grief qu’on peut formuler à l’encontre de nombre de films de Spielberg. Ici, le personnage le plus intéressant s’avère être le chasseur incarné par Bill Postlethwaite, dont la dimension à la fois virile et "métaphysique" surprend agréablement ; pour le reste, Jeff Goldblum tient la route sans trop cabotiner, et le reste du casting est honnête, à l’exception sans doute d’une Julian Moore sans relief… Tout cela reste facilement digérable par le grand public, mais au moins évite-t-on les grosses caricatures niaises du premier "Jurassic Park".
Résultat des courses, "Lost World" parvient à faire ce que la série aurait du être dès le début : un divertissement haut de gamme qui s’amuse au lieu de bêtifier, qui agresse au lieu de se contenter d’impressionner, et ose utiliser plus à fond le potentiel varié de ses créatures, le tout mené tambour battant. De quoi faire un très bon film "pop corn", en somme. Et mieux valait en profiter, car "Jurassic Park 3" ne risquait pas de mettre la barre plus haut...
Le titre « Lost World » rend hommage au film de Harry Hoyt réalisé en 1925, « The Lost World » d’après le roman de Arthur Conan Doyle, film qui eut une réplique en 1960, réalisée par Irwin Allen.
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Blob SludgeJB Avis de SludgeJB sur jurassic park 2 : le monde perdu | Une deuxième expérience très safari, pas si écologiste qu'on pourrait le croire, plutot naturaliste et assez darwinienne. Des animaux toujours nickels, des acteurs charismatiques, les grand chasseur, le don juan de greenpeace qui manque de foutre le feu à la foret. Une bande originale signée du maitre Williams, de l'aventure, de l'intensité et du grand spectacle en un mot. Impeccable. | | | J'avais aimé ce film quand j'étais môme, je l'ai revu récemment et j'ai vraiment détesté.
Le Monde Perdu c'est :
- Toutes les cinq minutes un gros plan sur Ian Malcom qui prend un air super sérieux avant de lancer une vanne qui tombe complètement à plat.
- Les gentils scientifiques écolos contre les méchants chasseurs.
- Un méchant crétin (l'héritier de InGen) plus que crétin (le pire que j'ai jamais vu dans un film).
- Des personnages complètement creux et inintéressants.
Voilà les trucs énervants de ce Monde Perdu. Je pourrais rajouter la voix d'un personnage qui m'a rappelé Homer Simpson et la gamine qui tue un vélociraptor en faisant de la gym. Deux éléments très nanar mais même pas drôle.
Je vois vraiment pas grand chose à sauver dans ce film, à part les dinosaures très bien réalisés et la scène du T Rex dans la ville. |  avis de Dorian | Un épisode, c'est vrai, beaucoup plus noir que le précédent, on a perdu le côté enfantin qui faisait le charme du premier, passé aussi, le cap de l'emerveillement, les dinos sont toujours magnifiques, mais n'étonnent plus, à notre époque et avec des moyens, c'est normal d'en faire des comme ça...le Monde perdu n'en est pas moins (d'abord un excellent roman) un excellent film d'aventure, à la hauteur, largement, du premier...Fan de dino, je ne peux m'empêcher de les aimer tout deux tout autant ! |  avis de ste²ve | Autant je suis fan du 1er, autant celui là m'a laissé sur ma faim. Il suffit de gratter le vernis des scènes (pas toutes)spectaculaires des dinosaures pour s'apercevoir qu'il ne reste pas grand chose du film. Là ou le 1er mélait violence (relative certes) et poésie, ici la poésie est oubliée, et la violence souvent tournée en dérision (voir le mec qui se fait bouffer en ville et poussant un cri de cartoon...). Quelques scenes spectaculaires donc (le safari dino, les hautes herbes et...c'est tout en fait), au service d'un scénario inexistant. Mention spéciale à la gamine, encore plus chiante que ceux du 1, mais moins que celui du 3, et au message pseudo écologique à 2balles...
Restera évidemment la qualité des effets spéciaux toujours au rendez vous, et de nouveaux dinosaures, parfois juste entr'aperçu dans le 1 qui rendent le film sympathique à regarder. Bien faible également au regard du roman de Crichton.
4/6, parce que fan de dinos quand meme! | | | Inferieur au premier,ca reste un divertissement banal pour moi.Reste quelques scenes toujours impressionantes |
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