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Vincent DUMENIL
4,5/6 - Vincent DUMENIL
5/6 - Colin VETTIER
5/6 - Stéphane ERBISTI
4/6 - Gérald GIACOMINI
4/6 - Christophe JAKUBOWICZ
4,5/6 - Lionel JACQUET
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SEVERANCE
( SEVERANCE )
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Sept membres d’une société multinationale d’armement partent en séminaire dans un pays d’Europe de l’Est indéterminé pour, entre autres activités champêtres, s’adonner à la pratique du paint-ball. Cette promenade supposée être de santé, est organisée par leur entreprise "Palisade Defense" dans le but de renforcer les liens entre collègues et consolider l’esprit d’équipe, c’est ce qu’on appelle le "team building". Seulement voilà, à cause d’une route barrée, les salariés se voient lâchés en pleine nature par le chauffeur du bus en charge de les amener à bon port. Et c’est là que les ennuis vont commencer. Nos employés de bureau ne sont pas seuls dans la forêt. Des soldats d’élite dégénérés ont, en effet, investi les lieux et semblent prêts à ne laisser aucun survivant. Qui sortira alors indemne de ce cauchemar rural et sera élu employé du mois ?Il est assez étrange ou alors c’est une super coïncidence, de remarquer que ces derniers temps, pas mal de films sur le monde du travail et la lutte du pouvoir au sein des entreprises sont sortis dans nos salles. On a ainsi pu voir le mois dernier "Fair play" avec le très bon Benoît Magimel pour la France et "La méthode" avec le ténébreux Eduardo Noriega, pour l’Espagne. C’était donc à la Grande-Bretagne de s’y coller. Et c’est chose faite avec ce petit film qui se laisse regarder avant tout pour ce qu’il est : un pur divertissement.
Sorte de croisement hybride entre "Shaun of the dead" (pour l’humour), "Hostel" (pour le décorum en pays slave et certaines scènes de torture) et "Détour mortel" (pour le côté survival rural), le dernier avatar de Christopher Smith, encore une bleusaille dans le sérail du film horrifique, qui débarquait il y a peu avec "Creep", reprise musclée du "Métro de la mort" de 1972, respecte convenablement le cahier des charges inhérent aux films de genre dernier cri. En effet, on retrouve ça et là de bons gags qui vous décrochent les mâchoires, de sympathiques scènes gore et enfin, tout un tas de références à la jeunesse d’aujourd’hui, comme les joints, les ecstasy et les filles de joie aux gros seins louées sur le Net. Et oui, tous des drogués et des vicelards ces "Djeuns" !
Dès le début, où le premier meurtre apparent est en total désaccord avec la musique (sorte de pop / country des familles) l’ambiance est donnée : ce sera un bon film qui tâche avec blagues à gogo. Par la suite, après une première partie assez longuette où les protagonistes principaux sont dépeints un à un, Smith passe enfin à la vitesse supérieure en nous faisant assister à un véritable jeu de massacre parsemé de scènes hilarantes et ce jusqu’au final, pastiche d’un célèbre film avec l’ami Sylvester…
Malgré les genres dont on a pu l’affubler (comédie noire horrifique, slasher, etc.) "Severance", est avant tout un survival bien burné mâtiné de scènes d’humour irrésistibles à l’instar de "Shaun of the dead" lequel a semble-t-il favorisé l’émergence de métrages à faible budget d’excellente qualité en provenance du vieux continent.
"Severance" balance sans cesse entre horreur et comédie, si bien que ce savant mélange auquel on n’est pas tant habitué que cela peut détonner. En effet, entre deux saynètes à fort suspense et aux effets sanguinolents fournis, on peut voir une scène hyper drôle à vous pisser dessus. En clair, c’est un peu comme les montagnes russes : la montée ça va à peu près mais quand ça s’enchaîne à vive allure avec des descentes escarpées, ça devient vite haletant. Et bien là, c’est pareil !
Ce qui est déroutant par rapport à ça, c’est que par moments, on ne sait si l’on doit rire ou pas (la partie avec le piège à loup en est la parfaite illustration), ce qui est, avouons-le, très gênant. Ainsi, on peut se poser la question suivante : est-on malsain ou normal ? Ce côté voyeur complaisant est donc très bien trouvé et exploité suffisamment pour nous faire douter.
Autre élément intéressant à mettre au crédit des scénaristes, c’est la critique antimilitariste latente dans le film car les mercenaires utilisent pour chasser nos employés de bureau, les propres armes de la compagnie qu’ils sont partis représenter en Europe de l’Est ! Avouez que comme message sous-jacent à connotation politique, c’est plutôt bien vu !
Mais le point fort du film qui malgré un scénario des plus ténus et un faible budget tient la route, c’est son casting de choix. Effectivement, d’une part les personnages choisis sont divers et pas trop caricaturaux, alors que d’autre part, l’interprétation est parfois brillantissime. Aussi, Danny Dyer, le personnage principal, gros fumeur de joints et obsédé sexuel est certes stéréotypé, mais est impeccable dans son rôle d’amuseur et certaines de ses répliques font très souvent mouche. Laura Harris est superbe en femme d’action tandis que Toby Stephens (excellent dans le rôle du cynique), Andy Nyman (magnifique fayot et maladroit en puissance) et Tim McInnerny (campant parfaitement le boss en fin de parcours) viennent compléter le reste de la galerie des personnages aussi hétéroclites que différents quant à leurs réactions face aux événements subis. Quant aux méchants, ils ne parlent jamais et sont juste là pour tuer, point final. Pas la peine d’en dire plus si ce n’est qu’ils sont méga sadiques et adeptes de la torture.
Par ailleurs, si on voulait encore ajouter du positif au dernier opus de Smith, on pourrait mettre en avant les scènes de meurtres très diversifiées. Encore mieux : les assassinats tous azimuts avec un arsenal hyper étoffé comme la mitraillette, le fusil, le couteau à la Rambo, la mine anti-personnelle et le lance-flamme qui sont en effet utilisés par nos tueurs de la forêt quasi muets pour décimer nos employés de bureau modèles.
Ainsi, le titre, qui signifie licenciement en anglais, sied donc parfaitement au métrage puisque s’ils ne participent pas à ce séminaire, les employés de "Palisade defense" seront probablement virés de leurs jobs ! A moins que ce ne soit une habile juxtaposition de "sever", sectionner dans la langue de Shakespeare et de "Délivrance" en abrégé, roi des survivals ruraux, qui sait ?
Pour conclure, si vous recherchez un film d’horreur inhabituel, je vous recommande fortement celui-ci. Certes, on a le sentiment de temps à autre d’avoir déjà vu certains artifices empruntés ailleurs, mais on parlera ici, plus d’un hommage que d’un réel plagiat. Ce qui importe avant tout c’est le côté rafraîchissant du film : c’est hilarant par moments (cf. la scène ahurissante du missile), flippant juste comme il faut (pas mal hein les petits gimmicks avant l’ouverture de certaines portes !) et les séquences gores sont vraiment bien foutues (ah, piège à loup, quand tu nous tiens !). C’est sans compter également sur un casting choc qui en fait, en plus des qualités énumérées ci avant, une belle surprise à découvrir le 18 octobre dans les salles.
AVIS DES AUTRES REDACTEURS : Sublime ! Tout à fait différent de "Creep" mais d'une efficacité redoutable.
Le mélange Horreur / Humour n'en font absolument pas un teen movie édulcoré, bien au contraire ! Une petite perle d'humour noir et de séquences gores qui font mouches ! Une grande réussite à regarder entre copains, succès garanti !
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| | mélande détonnant d'humour et d'horreur, acteurs plutôt bons et bien dirigés...je ne me le lasse pas de le revoir. Le meilleur film de christopher smith pour moi à ce jour! |  Avis de Aiwass sur severance | Un ptit film pour s'amuser, sans conséquence spéciale. Marrant, volatile, purement ludique, avec une ptite pointe de cruauté assez surprenante, par endroits. |  Avis de Luchik sur severance | Mon commentaire du film, que j'ai pris soin d'écrire avant de lire les commentaires figurant sur le site, afin de ne pas être influencé. En gros j'ai bien aimé l'idée des commerciaux en armement qui "testent" malgré eux leur produits, même si j'ai trouvé l'aspect humoristique parfois envahissant.
Décidément, si l’on en croit les récents films d’horreur, l’Europe de l’Est est bien peu fréquentable (cf Hostel, Ils) ! Un peu comme les bourgades paumées au coeur des Etats-Unis en somme. Ce que le cinéma européen a enfin compris dans les années 2000, c’est qu’un film d’horreur peut présenter d’autres personnages que les sempiternelles bandes d’ados en week-end ou familles avec enfants s’installant dans une nouvelle maison.
Outre son originalité, le choix de s’intéresser à des commerciaux en armement, qui vont pouvoir juger malgré eux de l’efficacité de leurs produits, offre évidemment un point de départ à fort potentiel humoristique. De fait, le film est fortement teinté d’humour, un humour cynique typiquement anglais, à l’instar du sort de ce personnage dont la jambe est prise dans un piège à ours, que ses comparses tentent de rouvrir et qui se renferme de plus belle, une, deux, trois fois sur la jambe du malheureux qui finit par l’y laisser ; ou de ce comparse qui, tentant de faire rentrer ladite jambe dans un frigo, se voit obligé de la déchausser et qui est incommodé par l’odeur du pied… On peut aussi évoquer la discussion entre deux des personnages sur l’aspect douloureux ou non de la mise à mort par la guillotine, l’un des deux intervenants ayant l’occasion par la suite de vivre la situation. Le film va assez loin dans l’incongru, notamment lors des théories sur la vocation d’origine de la bâtisse : le récit prenant place au début du 20e s., il prend la forme d’un film muet avec paroles intercalées entre les images.
Le film en dit très peu sur la nature des agresseurs, masqués et muets, et c’est très bien ainsi. Le dessin au couteau du logo de la société sur le torse d’un des personnages, mis en parallèle avec la légende sur les prisonniers de guerre et la découverte de géôles dans le sous-sol de la bâtisse suffisent à suggérer leurs motivations.
La mise en place est longue (40 minutes), mais la seconde moitié du film relève du bon survival. Je regrette quand même les quelques pointes d’humour qui ne sont alors plus trop les bienvenues. J'aurais aimé davantage de séquences de terreur pure telles que la scène finale, sans craindre qu’un élément humoristique ne vienne désamorcer l’angoisse.
|  avis de Dorian | Mélange d'horreur et d'humour hyper sympa et bien défoulant, même si c'est vrai que c'est moins drôle que Shaune of the Dead. Dans le genre je conseillerai aussi le un-peu-fauché-mais-pas-mal-quand-même : Dead and Breakfast. | | | Je dirais regardable mais sans plus. Etre "mort de rire" face au gag ?
Ben faut avoir l'humour facile. Disons que c un bon divertissement qui sera vite oublié. |  avis de *btk* | Severance est un survival sympa ou l'on est pris entre deux feux: le côté comique et le côté tuerie bien assaissonné des deux côtés. Ce qui en fait un bon délire à voir pour son côté culturel du film d'horreur! | | | Encore un bon survival venant d'Angleterre,une bonne dose d'humour mais pas trop non plus,de la violence mechante sans etre grand guignol et vous obtenez un film franchemen sympa.Un réal a suivre definitivement. |  Avis de 2ni sur severance | Severance est l'un de ces films qui, avec le temps, sera assurément un film culte. Christopher Smith, n'étant qu'à ses débuts, est, j'en suis certain, destiné à une grande carrière de réalisateur!
Après le super "Creep", il s'attaque a la survimédie, alliant avec brio le survival et la comédie.
Un scénario farpait, ou presque qui présente des personnages allumés mais réalistes qui se font persécuter par une bande de... de... bref, on sait pas trop qui ils sont, en tout cas, sont pas gentils et veulent tuer notre joli groupe de salariés en vacance. Scènes (bientôt) cultes, digne des meilleurs films d'horreur et des situations hilarantes jamais trop lourdes.
Acteur convaincant, réalisation très convenable
Rien à voir avec "shaun...", mais cela reste bien anglais!
En bref, film a voir et revoir! |
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