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schizophrenia - le tueur de l ombre - Fear / Angst - 1983 un film de Gerald Karglschizophrenia - le tueur de l ombre
schizophrenia -  le tueur de l ombre


Jérémie MARCHETTI




5/6 - Jérémie MARCHETTI

5/6 - Vincent DUMENIL

5.5/6 - Lionel JACQUET










fall - the

guinea pig 4 : mermaid in a manhole

guinea pig 5 : android of notre dame

complexx

prison island massacre - the

guinea pig 6 : devil woman doctor

guinea pig 3 : he never dies

black sheep

postal

nuit des morts vivants 3d - la



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SCHIZOPHRENIA - LE TUEUR DE L OMBRE

( FEAR / ANGST )


Cette critique a été consultée 4429 fois

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( expérimental )

schizophrenia -  le tueur de l ombre

Pistolet à la main, un homme frappe à la porte d’une bâtisse et tue la vieille dame venant à sa rencontre. Un meurtre peu discret qui causera sa perte : arrêté par la police, il est enfermé in extremis en prison, avouant même qu’il n’avait aucun mobile. Les années passent, et l’homme est relâché ; toujours enclin à semer la mort sur son chemin. La sélection des victimes commence…

schizophrenia -  le tueur de l ombre


Particulièrement déroutants et malsains, "Maniac" et "Deranged" prenaient source dans l’épopée malsaine d’Ed Gein, tout comme l’avait fait auparavant "Psychose" et "Massacre à la tronçonneuse" ; ce qui n’est pas le cas du cultissime (mais beaucoup moins connu du grand public) "Schizophrenia", annonçant déjà le cinéma déviant et froid de l’autrichien Michel Haneke ("Funny Games" ou "Benny’s video"). Tout comme les films cités plus haut et son cousin éloigné "Henry Portrait of serial killer", le film de Gerald Kargl est une plongée intime dans la vie privée d’un psychopathe pur souche, éloignant tout autre point de vue extérieur.



schizophrenia -  le tueur de l ombre




Film fétiche de Gaspar Noé (et ça se voit…), "Schizophrenia" reste cependant assez classique dans le fond : une banale histoire de psychopathe dégénéré venant juste de sortir de prison, déjà obsédé par les actes immoraux qu’il va s’apprêter à commettre. C’est dans la forme que le film de Kargl s’impose par son originalité, une originalité avant tout "technique". Ainsi, du début jusqu’à la fin, le spectateur suit les pensée abjectes et torturées de ce malade mental, prenant part à ses plans démentiels et à de nombreuses révélations houleuses sur son passé.
Les heureux chanceux de la vhs française pourront d’ailleurs, et ceci dés le début, en apprendre bien plus sur l’enfance et l’adolescence du tueur, reconstruites à partir de moult photos mais aussi suivre son arrestation détaillée…un procédé qui sera réutilisé d’ailleurs dans "Seul contre tous" de Noé.



schizophrenia -  le tueur de l ombre




Pantin déglingué, sadique et claustrophobe, le "tueur de l’ombre" (dixit le titre français) trouve enfin son bonheur dans une maison au premier abord abandonnée, mais dont les trois locataires vont faire rapidement apparition : une vieille dame pâteuse et outrageusement maquillée, un attardé mental tétraplégique et une jolie jeune fille innocente de circonstance. Pas d’ados brailleurs donc …
Un triple assassinat bien réel hélas (Kargl s’est inspiré d’un fait divers autrichien), s’étendant donc pratiquement sur tout le métrage, véritable cauchemar poisseux porté par l’hallucinant Erwin Leder, qui se trouve (évidemment) avoir parfaitement "la tête de l’emploi". Pas aussi inconnu que ça le Leder, puisqu’on le retrouve au générique de "Underworld", de "La liste de Schindler", ou plus récemment, du très sale "Taxidermie".

Elevé dans un climat morbide et révoltant (les membres de la famille étaient de véritables tortionnaires, de la mère en passant par la sœur), immolant fréquemment des animaux dans sa prime jeunesse (un grand nombre de serial killers sont passés par cette "phase" inquiétante) puis adepte du sado-masochisme (suite à une liaison scandaleuse avec une bonne femme masochiste), le "tueur de l’ombre" se révèle au final pathétique, malchanceux, maladroit…rien de bien reluisant ou de charismatique.



schizophrenia -  le tueur de l ombre




On pourrait y distinguer une certaine forme d’humour particulièrement noir (Kargl nous parle au final d’un looser sadique foirant systématiquement ses plans), comme l’atteste la présence (presque paradoxale) d’un gentil teckel, ne comprenant strictement rien à ce qui arrive à ses maîtres, et que le tueur ne tentera pas une seule fois d’assassiner.
Si cette Autriche maladive et maussade, pas tellement éloignée du Berlin lugubre de "Possession", met mal à l’aise, les meurtres, quoique crus, restent relativement softs. Les amateurs de geysers d’hémoglobine devront compter uniquement sur la séquence très crado du tunnel (qui a dit "Irréversible" ?) malheureusement cut chez nous (mais bien épicée quand même).
Et comme si ça ne suffisait pas, "Schizophrenia" se pare de mouvements de caméra sidérants (l’utilisation de la louma est mémorable) ; une caméra s’envolant littéralement dans les cieux ou collant de près aux basques de l’assassin : une technique qui force le respect, déjà utilisée dans "L’opération diabolique" ou reprise dans "Requiem for a dream". Tout ceci aurait été bien moins regrettable si Kargl avait su faire quelque chose de son dernier acte, plutôt languissant (rappelons que le film est quasiment en temps réel).
Le crime était presque parfait…



5/6 - Jérémie MARCHETTI




Si le film est court ( une heure et quart seulement ), il est à ce point anxiogène, glauque et malsain qu’il tarde que cela finisse, surtout lors de l’interminable séquence de « ramassage » des corps, une longueur probablement voulue par le réalisateur dans son envie de porter à son paroxysme la folie qui secoue le tueur et qui l’emporte loin de toute rationalité.
Un véritable film d’auteur, risqué et tendancieux peut-être, mais une réussite indubitable. Pour public averti évidemment.


5.5/6 - Lionel JACQUET




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SANG DES INNOCENTS - LE . TRIPPER . FOREUSE SANGLANTE - LA . BOUCHER DE NOTTING HILL - LE . ED GEIN . CANDYMAN . DENTISTE - LE . SWEENEY TODD, LE DIABOLIQUE BARBIER DE FLEET STREET .

L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : snake


Film ultra réaliste en temps réel,fau oser montrer les sévices qu'endurent les 3 personnes,et cette musique qui fait froid dans le dos,Noé et Anneke peuve remercier ce métrage.






Avis de : novalevski


un excellent film très maîtrisé, même si la fin laisse un peu à désirer. quelle est donc cette scène "du tunnel" dont voous parlez? à quel moment arrive-t-elle? font chier le csa :(






Avis de : Jeremie


Scène du tunnel...ou de la cave ! C'est tout simplement le dernier meurtre du film, bien avant le "nettoyage" de la maison...
.






Avis de : SUSPIRIA


Attention "SCHIZOPHRENIA" a été diffusé sur Ciné FX et Cine Auteur en version complètement tronquée (10 mns de coupe au moins). En France seule la version sortie en vhs chez Carrère est entièrement INTEGRALE et je peux vous dire que les meurtres extremements gores et sales n'ont absolument rien de "soft" !
Cette descente aux enfers poisseuse et très malsaine est tétanisante de réalisme et de crudité. Sans doute le pire film de sérial-killer qu'il m'est été donné de voir ! Impossible de sortir indemne d'une telle expérience.






Avis de : jeremie


Hélas, la vhs de Carrere a peut être son introduction en plus, mais elle est bien Cut. Le seul meurtre gore du film a beau être crade et sanguinolent, il est bel et bien cut...
Quant aux autres meurtres, ils sont tout à fait "classique", cela m'etonne beaucoup que la censure est coupée quoique ce soit...






Avis de : SUSPIRIA


On ne doit sans doute pas avoir la même VHS jérémie...






Avis de : pb


il semble que la scène du tunnel soit bien épurée dans la VHS :
http://www.letempsdetruittout.net/gasparnoe/index.asp?v=72
Quant à la version diffusée (si c'est bien celle dont je dispose), elle est amputée de toute la séquence pré-générique !!!

le teckel (et le ballon rouge) sont des constantes dans l'oeuvre de Zbigniew Rybczynski ( cf : Tango, Imagine de J. Lennon, ...)

On retrouve un extrait de la BO de K Schulze dans 'le sixieme sens' (manhunter) de M Mann (qui avait travaillé avec tangerine dream sur la forteresse noire), lors de l'entrevue avec H. Lektor.






Avis de : drastyka


Un film bien étrange et effroyable !Ce n'est pas mon genre de film préféré mais il est tout de même à voir .
L'acteur principal joue son rôle à merveille , il est d'une telle crédibilité ! c'est impressionnant .
Par contre je n'ai pas toujours été convaincu par le jeu de la jeune fille .
J'étais , malgré tout ,pas mécontent que le film soit terminé car l'ambiance était vraiment étouffante .






Avis de : okine


sur cine culte ils ont diffusé la scene culte du tunnel...je l'ai vu j'ai halluciné sur la violence et l'importance d cette sequence... quel grand film tout de même ... il faut l'etudier dans les ecoles de technique de cinema: les mouvement de camera et la machinerie utilisée sont hallucinants






Avis de : EvilEnko


Superbe film.J ai eu l occasion de le voire sur Cine auteur ou un truk dans le genr,je suis tombe par hazard dessus et comme ils repassent leurs films plusieurs fois dans le mois je l ai regarde en entier la fois suivante.L acteur est etonnant,l etait vraiment fait pour ce role.
Il ne parle presque jamais mais on entend juste sa voix en fond come un narrateur qui dit tout les perversite qui lui passe par la tete.Le moment que j ai aime c est quand il decide d emmener les cadavres avec lui et qu on le vois les mettre dans le coffre de la voiture,la facon dont c est filmee presque en temp reel ca rend vraiment hyper credible.Voila superbe film un des meilleur pour moi avec Funny Game.






Avis de : angel14


bof bof j'ai vu le film sur cine cinema culte mais je pense que j'ai vu la version censuré






Avis de : Otis Domino


Le cinéma autrichien a eu besoin d'un film, un seul, pour dépasser tous les psycho-killers (ce qui n'est pas bien difficile, admettons-le), voire même les films malsains de l'Histoire : Schizophrenia.
A côté, Maniac, C'est arrivé près de chez vous, Henry, font figure de Bisounours. Après avoir vu ce film, réaliser un film psychologique mouvementé relève ou de l'audace ou de l'insouciance.
Mais surtout, ce qui frappe en premier dans Schizophrénia, est cette fièvre glaciale, cet univers déréglé par son hyperréalisme, digne d'un snuff putride filmé avec insolence et subtilité, tant le spectateur se trouve ABSORBE dans cette ambiance extrémale ; ce film est un cadavre frais agité par la prestation remarquable de l'acteur principal non meurtrie par la version française qui nous offre une voix "ushérisante", tourmentée, presque blasphématoire, qui se cherche, suffoque et flotte par ondulations mentales effrénées. On suit le monologue intérieur avec quelques sauts d'haleine.
Ce film ne se contente pas de choquer : il nous pousse inévitablement à la réflexion, et son propos en apparence gratuit est expérimenté avec un doigté chirurgical. Schizophrénia est un documentaire scientifique qui explore les bas fonds de l'âme humaine, les actes qu'elle peut pousser à commettre : nous sommes à l'intérieur, dans le subconscient dégueulasse de ce personnage barré de chez barré, habité d'une sorte de néo-héroïsme du Macabre ; pathétique, il est aussi le Maldoror du réel.
Ensuite, réalisation et mise en scène proprement hallucinantes, le tout corroboré par quelques effets graphiques franchement glauques dans les meurtres. Ces mouvements de caméra qui survolent et se posent avec calme et positions délirantes à la fois... comme si c'était un Œil qui se contentait de suivre l'inévitable et la folie, capable de nous rendre un sentiment d'oppression.
Quant au malade qui délire avec sa castration mentale et son sadisme éjaculatoire, il obéit à une sorte de fièvre pulsionnelle, glacée, funèbre, traduite jusque dans ses moindres détails par les expressions du visage : ce masque tordu, ces mimiques grotesques et déformées, les veines qui ressortent, les yeux aux vaisseaux éclatés.
Pour toutes ces raisons, Schizophrénia est la Nausée clinique du film d'horreur. L'animalité de l'âme, son vertige, son démon de la perversité, son rut de la transgression ; et nous qui sommes enchaînés dans ce royaume qui tente de percer l'au-delà du mal, nous finissons par nous demander l'utilité de tout cela. L'utilité ? Regarder, subir, pour comprendre ce que j'ai dit au-dessus. Avec, au loin, pour clore, cette goutte d'eau qui restera à jamais au sommet tant disputé du cinéma d'horreur. Documentaire du sang froid et de la violence chaude, la charogne a trouvé son chef-d'oeuvre.






Avis de : mr séku


Malsain à l'extrême,voire maladif.Un film qui vous piège dans la tête d'un psychotique violent,ou vous l'entendez penser,où vous le voyez saliver à l'idée de tuer,où vous le sentez souffrir dans sa détresse.
Excellent métrage,d'une puissance morbide titanesque,où l'hallucinante composition de l'acteur principal fait pardonner toutes les erreurs du film (acteurs secondaires tout juste moyens,dialogues peu accrocheurs,rythme parfois languissant).
Ajoutez à celà la technique très novatrice pour l'époque et une bande son crispante,et vous obtiendrez ce petit bijou réellement effrayant de par sa crédibilité potentielle.






Avis de : camif


Cut ou non, ce film procure un réel malaise. Ancêtre évident par sa froideur de " Funny games " et du cinéma d'Haneke et de Gaspar Noe. Une réussite qui aurait peut-être mérité quelques coupes notamment sur la fin. Comme quoi une fois de plus, les films les plus dérangeants n'ont pas besoin ni de tonnes de sang, ni d'un gros budget.






Avis de : garibaldi


J'ai vu la version de 75 min et je confirme qu'il manque le début du film car ma version (cut donc) débute sur un plan de grue au dessus de la prison.
Les meurtres sont violents mais pas choquant (le fils et la mère sont tués de façon "traditionnelle" si je puis dire... Noyade et strangulation pas de gore pour les âmes sensibles...

Pour la jeune fille par contre, attention, la scène est quand même assez violente mais moins gore que suspiria : ici, pas de gros plans sur des coups de poignard dans le coeur par exemple. L'aspect vampire du passage m'a quand même fait halluciné.

Sinon, il faudrait faire un vrai comparatif des deux versions avec des captures d'écran par exemple.

Un film choc à ne pas mettre devant tous les yeux mais si vous êtes sur ce site c'est que avez quand même un peu de bouteille ;)
A noter le jeu formidablement habité de l'acteur principal ainsi qu'à la superbe direction photo (il faut le voir pour le croire)






Avis de : Oliv..underground


Un chef d'oeuvre...






Avis de : webrunner23


un film a voir !








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