wilderness - wilderness - 2006 un film de Michael J. Bassett wilderness


Vincent DUMENIL




3,5/6 - Vincent DUMENIL

2/6 - Cédric Frétard

3/6 - Stéphane ERBISTI

3,5/6 - Gérald GIACOMINI

2/6 - Lionel JACQUET



WILDERNESS
( WILDERNESS )

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Dans un centre de redressement pour mineurs, une bande de jeunes délinquants pousse au suicide un de leur camarade de chambre. Les autorités en sont tout de suite averties et la petite bande de voyous est envoyée sur une île déserte pour une sorte de stage de réinsertion et de survie en groupe. Hélas pour eux, l’île n’est pas si déserte que ça et le séjour va rapidement tourner au carnage...

Prenez "Délivrance" (pour le côté survival), "Rambo 1" (pour les pièges dans les bois), "Predator" (pour le méchant qu’on ne voit qu’à la fin et le type qui va tout seul à sa recherche dans la forêt), "La mort du clown" ou "Doberkiller" (pour la meute de chiens féroces dressés pour tuer), "Scum" (pour les jeunes délinquants anglais décérébrés) et un peu du roman "Sa majesté des mouches" de William Golding (pour les jeunes échoués sur une île qui, au lieu de se serrer les coudes pour survivre, vont se dresser les uns contre les autres), mélangez le tout et vous obtiendrez "Wilderness". Rien de très original donc dans le dernier opus du père Bassett déjà responsable en 2002 de "La tranchée" ("Deathwatch" chez nos amis d’outre-manche), petit film d’horreur honnête se passant pendant la Première Guerre Mondiale.



On pouvait cependant attendre un truc pas trop mal pour son œuvre suivante, puisque logiquement tournée avec un plus gros budget dû au succès d’estime du premier métrage. Mais bon, vouloir copier ses aînés et essayer d’en tirer le meilleur n’est pas tâche aisée. Car pour cela, il faut déjà un scénario implacable, là, l’histoire de jeunes délinquants qui, à la suite du suicide de l’un d’entre eux, se retrouvent sur une île où ils se font décimer un à un n’a rien d’original. Je ne sais pas moi, j’ai envie de demander à Bassett : vous connaissez "Battle royale" des fois? Il faut également des acteurs charismatiques, ainsi que des personnages qui ne sont pas des caricatures. Ici, ce n’est pas vraiment ça. A part Sean Pertwee ("Equilibrium", "Sept jours à vivre" et "Dog soldiers") et Alex Reid ("Arachnid" et "The descent"), le casting est uniquement composé de jeunes acteurs un peu fades et pas très doués. De plus, tous les protagonistes sont stéréotypés à mort, même si leurs caractères sont assez variés (le rebelle, le lâche, le type hyper influençable à la fois grosse brute et enfin le salopard fini).



Par ailleurs, pour ce genre de film, il est également nécessaire d’avoir un méchant singulier crevant l’écran et des scènes de meurtre dignes de ce nom, or on a là un bad boy de pacotille et hormis un meurtre assez réussi (à l’arbalète et aux chiens !), aucune mort n’est vraiment jouissive.
Toutefois, ce survival assez classique a le mérite de ne pas tromper son monde sur sa finalité : nous divertir avant tout. Certes la mise en scène de Bassett n’est pas non plus incroyable, mais elle est relativement efficace le temps venu.



Alors ne boudons pas notre plaisir, ce métrage se laisse quand même regarder et le côté individualiste des personnages ne pensant qu’à leurs gueules est très bien senti par Dario Poloni, le scénariste, car c’est finalement la menace invisible mais palpable constituée par le méchant qui va entraîner un déséquilibre et faire basculer tous ces délinquants vers un égoïsme sans nom en révélant alors leurs instincts primaires. Comme quoi même avec des acteurs pas terribles on peut arriver malgré tout à créer une tension psychologique qui vous tient finalement plus en haleine que les scènes d’horreur du film !

3,5/6 - Vincent DUMENIL


AVIS DES AUTRES REDACTEURS :

Michael J. Basset réalisateur d’un « Deathwatch » à la réputation plutôt bonne mais que je n’ai pas vu, ne va pas rentrer dans les annales grâce à son « Wilderness ». Il parvient à faire monter la sauce pendant les 20 premières minutes du métrage en instaurant dans le centre de redressement une ambiance malsaine et violente et les premières minutes sur l’île sont assez déroutantes. Mais dès lors que le boogeyman fait son apparition et que sa méthode pour tuer est dévoilée, plus rien ne fonctionne dans le film qui finit par virer au ridicule.

C’est bien dommage, parce que les acteurs ne sont pas mauvais, l’esprit gore et fun est bien là, mais le scénario est d’une platitude et fait preuve d’un manque d’originalité affligeant. Mis à part une mort sympathique, toutes les autres sont bêtement empruntées à des classiques du genre sans jamais y porter un regard réflexif ou en détourner les codes de manière à surprendre le spectateur.

La réalisation est vraiment borderline, on se demande comment il peut se faire qu’un tel film soit exploité en salle alors qu’un film comme "Fragile" sorte chez nous directement en DVD. Niveau image et technique, "Wilderness" se situerait plutôt entre la série Z de luxe et la série B fauchée. A mon humble avis, la sortie de ce film en salle est une grosse erreur stratégique de la part des distributeurs qui tentent encore une fois de faire passer leur produit pour ce qu’il n’est pas : un représentant de la nouvelle vague du cinéma d’horreur britannique (" Isolation", "Creep", "Severance", "The Descent").

La mise en scène sans relief n’aide pas à rendre crédibles des effets spéciaux gores ultra cheap et aurait été bien plus efficace avec un tout petit peu plus d’inventivité de la part de l’équipe. Cependant, quelques personnages sont intéressants ainsi que certaines relations qui se nouent entre eux, c’est d’ailleurs peut-être la seule chose qui empêche le spectateur de ne pas s’endormir mis à part l’espoir et cette terrible envie, de voir ce film, qui en a le potentiel, de décoller.

2/6 - Cédric Frétard




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  Avis de Aiwass sur wilderness
Une daube intégrale. On dirait un mélange de Romper Stomper et Battle Royale complètement foiré, à l'anglaise ce qui veut dire que c'est gris, mais pour le reste, même pas malsain, ni flippé, non... Juste un bon gros navet gris et inerte comme un parpaing avec des jeunes acteurs au looks de skins tête à claques et un méchant vengeur sans consistance.
  Avis de whitequeen sur wilderness
contrairement a la critique j'ai vraiment trouvé ce film excellent,bien sur,le fait de decimer une bande de jeunes n'est pas nouveau mais les morts sont originales,il n'y a que tres peu de temps morts,les acteurs sont tres convaincants (surtout le salopard) juste peut etre decue de la fin expediée en tres peu de temps...sinon ca reste un super film
  Blob Thomas037avis de Thomas037
Violence gratuite, humiliation et sadisme. Un scénario qui tient sur une seule ligne et cousu de fil blanc. Bref, un gros navet de 1H30 ou l'on voit une bande de jeunes délinquants se faire massacrer les uns après les autres, avec une fin presque aussi prévisible que bâclée.
Seul le côte british sauve le maigre film.
  Blob snakeavis de snake
Le cinema de genre Anglais est en train de prendre reelement de l'avance sur les autres.Wilderness en est la preuve,pas original pour un sous mais que c'est fun,je lui met la note maximale car j'ai vraiment pris mon pied,les acteurs ne sont pas calibrés,on pourrai les croiser dans n'importe quel coin de rue,il ya un sadisme entre eux qui est halucinant.Ca tourne au grand n'importe quoi par moment nottement dans les dialogues,ca doit etre un plaisir deviant pour ma part...Je le trouve bien superieur a dog soldiers qui est soit disant inspiré,en tous cas c'est un realisateur a suivre de pres car son premier film etait deja interessant.
  avis de nekro
Absolument pas daccord avec horreur.com. Ce film est une bombe. Les acteurs sont exceptionnels, la tension est inplacable et la meute de chiens est terrifiante et leurs exactions sont ultra violente. Je préfere 1000 fois la bande de cas sociaux dans ce film que tous les héros stéréotypés des films actuels ( au hasard, la colline, jeepers creepers, la maison des 1000 morts, the decent...) .Le film ne possede aucuns temps morts, bref un pur survival ultra hargneux.


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