breed - the - the breed - 2006 un film de Nicholas Mastandrea breed - the


Stéphane Erbisti




3/6 - Stéphane Erbisti

2,5/6 - Stéphanie AVELINE

3/6 - Vincent DUMENIL





BREED - THE
( THE BREED )

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Deux frères, Matt et John, accompagnés par Nicki, Sarah et Noah, partent sur une petite île déserte où les attend un beau chalet pour se relaxer. Après avoir recueilli un petit chiot, Sarah est agressée par un gros berger allemand venu reprendre sa progéniture. Un peu plus tard, notre groupe d’amis va découvrir qu’une véritable meute de chiens d’attaque sévit sur l’île. Un combat pour la survie commence alors…

Après "Wilderness" et ses délinquants attaqués par un tueur et ses chiens, voici venir le groupe d’amis agressé par une meute de chiens féroces et méchants. Les deux films se déroulant sur une île inhabitée, la comparaison a vite lieu d’apparaître.

"The Breed" est le premier film de Nicholas Mastandrea en tant que réalisateur. Auparavant, il a effectué ses armes en s’occupant du département électrique sur les films de George Romero ("Martin", "Zombie", "Creepshow" et "Le jour des morts vivants"), avant de devenir assistant directeur sur de nombreux films d’horreur, dont "Deux yeux maléfiques", "Le sous-sol de la peur", "Freddy sort de la nuit", la trilogie "Scream", "Identity", "Cursed" et bien d’autres encore. Nicholas Mastandrea fut également producteur sur les derniers films de Wes Craven. Dans "The Breed", c’est l’influence de George Romero qui se fait le plus sentir, le film pouvant être vu comme une variation de "La nuit des morts vivants".



Concernant le casting, on retrouve Michelle Rodriguez, qu’on a pu voir dans "Fast and furious", "Resident Evil", "S.W.A.T." ou bien "Bloodrayne". Elle interprète le rôle de Nicki, la petite amie de Matt. Ce dernier est joué par Eric Lively, blondinet qui a connu l’univers du cinéma à deux ans par le film "Brainstorm". Plutôt vedette de séries télévisées ("The L World"), il s’est retrouvé en acteur principal dans "L’effet papillon 2" en 2006, année où il a tourné également "The Breed". C’est l’acteur Oliver Hudson qui incarne son frère John. Un peu plus connue, l’actrice Taryn Manning, que j’avais découvert dans "Crossroad" avec Britney Spears (ben quoi ???) et dans "8 Mile". Dernier membre de la bande, Noah est joué par Hill Harper, autre vedette de séries télévisées et de téléfilms. Bref, un casting assez jeune mais dont le comportement est à mille lieues de celui des ados des Slashers Movies. Pour une fois, cette bande de copains réfléchit, tente de trouver des solutions, ne pense pas qu’au sexe et à l’alcool. Ca change un peu…même si certaines situations restent caricaturales.

Bon, maintenant, à la lecture de l’histoire, tout le monde aura compris qu’on ne tient pas là le film original de l’année pour autant.

Ben oui, des personnages enfermés dans une maison et qui se font agresser par des éléments extérieurs, c’est du déjà vu. Maintenant, ce n’est pas pour autant que "The Breed" est un mauvais film.

Comme je vous le disais plus haut, c’est à "La nuit des morts vivants" qu’on pense le plus en visionnant le film de Nicholas Mastandrea. Devant se cloîtrer dans leur maison, les personnages agissent comme ceux du film de Romero, à savoir en calfeutrant les entrées, en clouant des planches sur les fenêtres, bref, à essayer de transformer leur abri en bunker inviolable. Voulant récupérer une voiture garée dans un garage à quelques mètres de l’habitation, ils vont également tenter des sorties, à leurs risques et périls. Bref, les morts vivants sont ici remplacés par une horde de chiens féroces, mais le postulat et les intentions sont les mêmes que dans "La nuit des morts vivants". Le réalisateur pousse même la comparaison encore plus loin lorsque l’une des filles est mordue par un chien. Son comportement commence à changer petit à petit, elle devient plus agressive envers ses camarades, semble avoir une sorte de relation psychique avec les chiens. Bref, tout comme on devient progressivement un zombi si l’on est mordu par l’un d’entre eux, on comprend bien que la morsure du chien est en train de contaminer de l’intérieur le personnage féminin. On regrettera par contre que le réalisateur ne soit pas allé au bout de cette idée et n’est pas développé plus cette contamination, la reléguant au second plan sans nous donner d’autres indications.



L’élément le plus impressionnant dans le film, c’est bien sûr les chiens eux-mêmes. Bergers allemands génétiquement modifiés, du moins au niveau de leur cerveau, ce qui leur confère une intelligence hors du commun, cette meute se montre particulièrement spectaculaire lors des attaques sur notre petit groupe d’amis. Des attaques qui évoluent en intensité au fur et à mesure de la progression du film, pour aboutir à une apothéose lors de l’invasion de la maison, qui nous rappelle encore une fois le film de George Romero.

On applaudira le ou les dresseurs des chiens, qui ont fait un travail remarquable, rendant parfaitement crédible les assauts de la meute canine. Personnellement, ayant déjà été mordu une fois par un berger allemand, je peux vous dire que si j’étais à la place des héros du film, je ne ferai pas le malin. Et puis, voir de vrais chiens en action, sans image de synthèse à la gomme, ça fait toujours plaisir et ça renforce vraiment le côté réaliste des attaques.

Le début du film étant un peu longuet à démarrer, une fois la meute en chasse, on est plongé au cœur de l’action et "The Breed" prend une autre dimension et devient vraiment divertissant et plaisant à regarder. On tremble pour les personnages, on a envie qu’ils réussissent leur plan d’évasion, bref, on vit les scènes avec eux et on prend du plaisir dans son fauteuil, ce qui n’est déjà pas si mal !



Malgré des défauts de rythme et des idées laissées en cours de route, "The Breed" s’avère agréable à suivre un samedi soir où il n’y aurait rien à la télé. Ne vous attendez pas à voir des morsures bien sanglantes, il y a très peu de sang dans le film. Mais on saura apprécier les diverses attaques et on se marrera bien avec la scène de la flèche, je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir ! Michelle Rodriguez est plutôt à son aise, tout comme les autres acteurs d’ailleurs. Certaines séquences de dialogues auraient pu être raccourcies mais dans l’ensemble, ça se laisse tranquillement regarder. Pas de quoi crier au génie, on est en présence d’un petit film honnête et voilà…

3/6 - Stéphane Erbisti





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