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Stéphane Erbisti
5/6 - Stéphane Erbisti
4,5/6 - Lionel JACQUET
4,5/6 - Vincent DUMENIL
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MOTEL
( VACANCY )
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David et Amy, un couple en instance de divorce, suite à la mort accidentelle de leur fils, part en voiture pour leur dernier week-end à deux. Voulant éviter un accident de circulation, le mari quitte l’autoroute et prend un raccourci. Ne retrouvant pas leur chemin, et tombant en panne de voiture, le couple se réfugie dans un petit motel isolé. Dans la chambre, ils découvrent une série de cassettes vidéo présentant des films très violents de personnes se faisant violenter et tuer par deux hommes cagoulés. Rapidement, le mari réalise que le décor de tous ces films est exactement le même que dans la chambre où il se trouve avec son épouse…Whouah ! Quel film ! Voici assurément l’une des meilleures surprises de ce mois d’août 2007 !
On le savait depuis "Psychose", il ne fait pas bon se reposer dans les motels perdus ! Et ce n’est pas "Motel", de Nimrod Antal, qui viendra déroger à la règle. Le scénario, c’est à Mark L. Smith qu’on le doit. Roulant avec sa femme sur les routes perdues du Nouveau-Mexique, Mark a croisé de nombreux motels qui semblaient totalement déserts, alors qu’ils étaient bien ouverts. Il s’est alors demandé comment les gérants arrivaient à vivre et à ne pas fermer boutique. L’idée de ce commerce de cassettes vidéo montrant de véritables meurtres a suivi et l’histoire de "Motel" a pris forme petit à petit. Une idée qui datait quand même de huit ans avant que son histoire n’intéresse le producteur Hal Lieberman, de chez Sony. C’est également ce dernier qui a choisi le réalisateur Nimrod Antal, qui n’avait qu’un film à son actif, "Kontroll", réalisé en 2003 et qui avait reçu le Prix de la Jeunesse à Cannes en 2004. Un choix se révélant fort judicieux à la vision du film, Nimrod ayant parfaitement su s’adapter au décor restreint du motel, de la chambre, pour créer un film d’angoisse parfaitement maîtrisé et qui saura générer de bonnes montées de tension chez les spectateurs !
Autre choix déterminant, celui des acteurs. Il fallait pour incarner le couple une paire d’acteurs crédibles, auquel on pouvait s’identifier. Le choix risqué de prendre Luke Wilson pour le rôle de David s’avère payant également. Habituellement cantonné à des rôles comiques, Luke se révèle très à son aise dans ce rôle dramatique et parvient à nous faire ressentir sa détresse. Il en va de même avec la toujours sublime Kate Backinsale, particulièrement touchante dans ce film, et qui livre une très bonne performance, loin de la surenchère visuelle de la saga "Underworld" par exemple. Son jeu minimaliste, sans effet, fait rapidement qu’on oublie sa célébrité et qu’on se prend facilement d’affection pour son personnage d’Amy.
Troisième personnage essentiel à l’histoire, Mason, le gérant du motel. C’est l’acteur Frank Whaley qui s’y colle et encore une fois, le choix du réalisateur s’avère payant. Frank possède un physique au niveau du visage assez étonnant, et sous son apparente normalité, on sait qu’il est louche et qu’il cache des choses inavouables. Mais son air jovial et ses apparentes bonnes intentions font qu’on ne sait pas très bien le situer. Même si on s’en doute un peu…
Tout ce petit monde va donc se retrouver dans l’univers inquiétant de la chambre 4 du motel, lieu d’apparence convivial (malgré la présence d’un cafard), baptisé "suite nuptiale" par le gérant ! Une suite qui est quand même loin du 4 étoiles, et qui sert la plupart du temps de lieu de tournage à des "snuff movies", avec caméras cachées dans des recoins stratégiques, permettant à l’instigateur de ces petits films de pouvoir avoir accès à différents angles de vues, lui permettant ensuite de sélectionner les meilleurs plans et d’en faire un savant montage sur VHS, des cassettes qui iront satisfaire ensuite des clients avides de sensations fortes et malheureusement bien réelles. Un commerce lucratif, permettant de faire subsister le motel. Les séquences nous montrant ces fameux "snuff movies" diffusés sur l’écran de télévision de la chambre sont très efficaces. Le côté réaliste de ces scènes est renforcé par la qualité d’image qui est assez moyenne, comme on peut s’y attendre d’ailleurs pour ce genre de produit filmé clandestinement.
Mais là où le réalisateur est vraiment très fort, c’est dans sa façon de faire monter la tension, de créer une ambiance qui devient de plus en plus étouffante et angoissante, tant pour les deux personnages principaux que pour le spectateur. Avec de simples bruits sourds de poings venant cogner contre une porte, on est plongé avec délice dans le plaisir de la peur et du stress. Pourtant, nous, spectateurs, avons une longueur d’avance sur les personnages, parce qu’on a lu le résumé de l’histoire et qu’on sait ce qui se passe dans cette chambre, quelles horreurs y sont commises. Et pourtant, ça marche ! On vit cette nuit d’angoisse avec David et Amy, et un sourire parfois pervers vient s’esquisser sur notre visage, peut-être notre côté obscur qui ressurgit et qui aimerait bien voir nos deux tourtereaux subir quelques tortures bien gratinées…
La caméra de Nimrod Antal se montre également très habile, explorant chaque recoin de la chambre, chaque fenêtre pouvant laisser entrevoir un visage masqué ou une ombre terrifiante. Même la salle de bain, pièce maîtresse du film d’Alfred Hitchcock, est utilisée à bon escient, et le réalisateur a su éviter la scène qu’on attendait tous, la traditionnelle séquence sous la douche. Trop simple, trop attendue, il a préféré nous réserver autre chose concernant cet endroit, je vous laisse la surprise…
Bref, "Motel" s’avère vraiment jouissif de bout en bout, pas de temps morts, une durée assez courte (1h20) mais parfaitement remplie, et qui fait qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer. Une série B qui remplit entièrement son contrat et qui a pour unique défaut un happy-end du plus mauvais effet. Merde, c’est vrai ça, pourquoi cette option de la fin heureuse ? J’ai voulu y croire un instant mais non, il a fallu qu’on nous serve cette fin qui déçoit quelque part, parce que le film aurait vraiment été bien plus sombre et plus glacial sans ce stupide happy-end.
Mais bon, hormis ce léger point négatif, "Motel" est une petite bombe dans son genre, angoissant, nerveux, avec d’excellents acteurs et qui comblera aisément votre attente. Par contre, ne vous attendez pas à des débordements sanglants, car vous n’en verrez guère dans le film. Un parti pris audacieux pour un film traitant des snuff movies mais qui, vu le résultat final, ne dérange absolument pas. Bon, j’irai bien m’en faire une deuxième séance moi…
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| | le film commence trés bien
qu'elle bonne surprise de voir Franck Wallhey et le Willson dans des role comme ça
mais mallheureusement le happy end n'est pas le bien venu dans ce fim domage car l'idée du film etait bonne |  avis de Cujo | ce n'est pas mon genre de film (j'aime le gore et tout)
mais j'ai bien aimé ce film
simple, mais efficace ! |  avis de *btk* | Vacancy ne traine pas en longueur. Du début sur la route jusqu´a l´entrée dans la chambre du motel, les temps d´action et les réactions des personnages sont assez réels. On ne s´attarde donc pas sur des dialogues débiles. On comprend ou va le film facilement et on ne peut pas parler d´happy end comme j´ai pu le lire (et le méchant ne réapparait pas non plus sur le dernier plan du film). On reste sur terre, le suspens est là, le film est sympa, et j´espère qu´il n´y aura pas de suite pour que ca reste un bon film. A voir pour passer un bon moment. | | | Je suis d'accord avec tout le monde,on est face a un excellent thriller de serie B;modeste,genereux,et pas besoin de violence extreme ni de gore pour que ca fonctionne.Kate Beckinsale m'a agreablement surpris. |
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