spectres
Nacho Cerda
Nacho Cerda, Karim Hussain, Richard Stanley
Espagne / Angleterre / Bulgarie
2006
Alfons Conde
Anastasia Hille, Karel Roden, Jordanka Angelova, Kalin Arsov, Paraskeva Djukelova, Valentin Ganev, Valentin Goshev, Anna Panayotova, Carlos Reig, Svetlana Smoleva
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Jérémie MARCHETTI
4,5/6 - Jérémie MARCHETTI
4,5/6 - Yann LE BIEZ
3/6 - Gérald GIACOMINI
3/6 - Vincent DUMENIL
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Adoptée peu après sa naissance, Marie souhaite en savoir davantage sur ses racines. Elle se rend alors en Russie, s’enfonçant dans les ténébreuses forêts de l’Est pour enfin retrouver la ferme décrépite de ses défunts parents. Une ferme décrépite certes, mais toujours debout.
Surprise cependant pour Marie, se retrouvant nez à nez avec un mystérieux personnage décrétant être son frère jumeau. Une découverte troublante, d’autant qu’ils ne sont pas seuls dans la maison…
L’Europe de l’Est est décidément à la mode dans le cinéma d’horreur actuel : "Severance", "Hostel" & "Hostel chapitre 2", ou encore "Ils". Point de tueurs fous ici, mais des fantômes "Fulciens" qui changent des habituelles petites pestes livides et des nippones à cheveux longs.
Aussi intéressant soit-il, "Abandonnée" n’est malheureusement pas le chef-d’œuvre tant décrié par la presse spécialisée : qui n’a pas espéré un tel résultat en voyant l’association Richard Stanley / Karim Hussain / Nacho Cerda ?
Pour information, Stanley est le réalisateur des très bons "hardware" et "Dust Devil" (chez nous "Le souffle du démon"), Hussain a œuvré dans le (ultra) gore poétique avec l’extrême "Subconscious Cruelty" et Cerda a bien entendu marqué la communauté fantasticophile avec ses courts "Aftermath" et "Genesis". Des grands amateurs de chair et de sang vivant quelque peu dans l’ombre des grands maîtres. Regrettable…
D’abord titré "Bloodlust", "Abandonnée" se nicha dans la collection des "8 films to die for" : un intrus, car sans aucun doute le seul film de la sélection réellement fait pour le cinéma, et le plus travaillé d’un point vue technique et scénaristique. Pas un simple "B-Movies" pour ados bouffeurs de pop-corn donc : on nage dans l’hommage Fulcien, on frôle l’expérimental.
On se demande cependant si le film n’aurait pas mieux fonctionné en format "moyen" : Cerda n’a jusque-là œuvré que dans le format court et de sérieuses longueurs se font sentir de temps à autre.
A peine en début de carrière, Nacho Cerda se fait déjà une sérieuse réputation dans le genre : aux yeux de beaucoup, il est même le digne héritier de Fulci. Et les renvois au maître du putride ne sont pas des plus discrets dans ce premier long : le couple de héros à la quarantaine bien tapée ressemble à s’y méprendre au duo Catriona MacColl / David Warbeck ; les spectres rencontrés dans le film ont les yeux aussi blancs que les "maudits" de "L’au dela" ; le cadre principal (cave inondée incluse) n’est pas sans rappeler l’hôtel insalubre du même film, et l’ensemble se distingue de la production actuelle par une absence totale d’humour. Et je dis bien totale…
Même "shining" et "hannibal" (si si !) sont évoqués lors d’un dernier tiers bien plus palpitant que le reste du film, bien qu’assez confus et pas des plus cohérents.
Le concept de rencontre avec les fantômes du passé et du futur est aussi tortueux qu’original, bien que "Danse macabre" et "L’antre de la folie" (tout l’aspect de "cauchemar sans fin") soient déjà passés par là : cela n’empêche pas quelques beaux moments de frayeurs (le placard !) typiques des films de fantômes modernes, mais parfois gâchés par des mouvements de caméras frénétiques et parkinsoniens. On s’en serait bien passé !
Comme quoi, autant de qualités que de défauts : on retiendra cependant un casting impeccable (Karl Roden, inquiétant, était le grand méchant de "Hellboy" et sera à l’affiche du très intéressant "Bathory"), et une angoisse diffuse dès les premières minutes (campagne mystérieuse, paysans antipathiques, ville fantomatique, orage…) particulièrement efficace. Et puis, Cerda oblige, l’unique débordement gore du film vaut le coup d’œil !
Plastiquement sublime, imparfait, macabre et fascinant, "Abandonnée" rata le coche au dernier festival de Gérardmer mais place Cerda en tête de liste des auteurs à suivre.
4,5/6 - Jérémie MARCHETTI
Malgré un postulat alléchant, le premier long-métrage de Nacho Cerda, s'avère une demi déception. La faute à un scénario qui tourne en rond. On sent bien la volonté de marcher sur les traces de Fulci et de son obsession du macabre (le gore en moins). Mais, en tardant à apporter des réponses, le réalisateur perd le spectateur dans une intrigue fantômatique, de laquelle surnagent néanmoins des prestations convaincantes et une photographie de toute beauté (ambiance glauque et teint jaunâtre). Cela peut-il suffire? Uniquement pour ceux qui arriveront à se laisser happer par "Abandonnée", car les autres regretteront vite que Cerda n'en ait pas plutôt tiré un moyen-métrage!
3/6 - Gérald GIACOMINI
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Avis de : camif
Un grand film fantastique tout simplement.
La protagoniste entre dans un gigantesque Ruban de Moebius ( comme dans le Lost Highway de Lynch ) et n’en sortira plus malgré tous ses efforts, à l’instar des héros Fulcien de l’Au-delà « elle n’échappera pas à son destin.
Si les références à Lucio sont nombreuses ( notamment les Dopplegangers qui font penser évidemment à l’aveugle du film de Fulci ), c’est surtout le « message « de ses deux films qui sont similaires.
Petit à petit au cours du film et par petite touche, Nacho Cerda met en place le piége dans lequel est tombé l’héroïne, puis la formidable dernière demi-heure fait exploser toutes les frontières chronologiques, de l’espace et du temps. Le passé se mêlant au présent et à l’inéluctable futur.
Le dernier mot de la dernière phrase renvoie eu titre même du film, bouclant la boucle, fermant le cercle..
Seul quelques petites coupes dans le début du film auraient pu à la rigueur être nécessaire, mais cela n’empêche en rien de film d’être un petit bijou du fantastique d’épouvante.
En tout cas je me suis régalé et pas qu’un peu.
Avis de : GIO879
Pour l avoir vu à Gerardmer 2007; ce film est très bien bon scénario excellent huit clos de plus nous voilà plongés dans un huit clos très malsain dans un décor qui nous met mal à l' aise d'entrée (c'est vrai qu un pays de l est quel qu'il soit nous fout les choquottes direct, pourtant les minettes la bas ...)une histoire de fantôme à l'européenne à l'espagnol pour être plus précis de bonne qualité personenelement naco Cerda continue à nous étonner et peu persévérer dans sa voie sur de solide fondation ...
Avis de : nekro
ouai ouai ,c'est bien joli le ruban de moebius encore faut il ne pas sombrer dans un sommeil profond .c'est tres esthetique, les decors sont magnifiques mais le scenario...pfff .le double, le passé qui ressurgit, les bruits derriere les portes, on a deja vu ça 100 fois .un peu d'originalité mrs les scenaristes! dommage (en meme temps c'est quand meme tres bien)
Avis de : domval62
Excellent scénario, excellent huit clos, ce film, c'est une réussite, l'histoire est très bien construite,le dénouement terrifiant.
Un chef d'oeuvre à ne pas manquer !!
Avis de : snake
Assez reussi dans sa maniere de distiller une ambiance cauchemardesque,ou le non sens et l'experimental sont la ainsi que le glauque bien sur,un peu lent par contre,et meme si l'hommage et l'influence a Fulci est tres demonstrative,on en est assez loin encore..
Avis de : Bulinko
Sa faisait longtemps que j'avais pas autant flippé devant un film! Certes,c'est pas tres aboutit mais j'ai vraiment etais angoissé. Sa me rapelle des souvenirs...A matter seul dans noir!!
Avis de : guarnerr
ouai.. seul ds le noir, ca fout vraiment les boules par moments... on atteint presque la peur ressentie ds la fameuse scène du canapé( rien que d'en "parler" j'en ai des frissons) de KAIRO.. sinon estétiquement parlant c'est parfait... alors c'est déja pas mal...
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