resident evil : extinction - resident evil : extinction - 2007 un film de Russell Mulcahyresident evil : extinction


David Maurice




2,5/6 - David Maurice

2/6 - Gérald GIACOMINI

3/6 - Vincent DUMENIL





RESIDENT EVIL : EXTINCTION
( RESIDENT EVIL : EXTINCTION )

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Un terrible virus créé par Umbrella Corporation, une société de recherches ultra secrète, a contaminé la Terre entière, transformant les êtres humains en zombies. Seule une trentaine de survivants de cette crise planétaire est parvenue à échapper aux morts vivants et tente par tous les moyens de survivre et de rejoindre l'Alaska, seul endroit sur Terre où le risque de contamination serait moindre. Sur leur route, ils vont tomber sur une jeune femme du nom d'Alice dont le patrimoine génétique a été modifié par les techniciens d'Umbrella Corporation, ce qui lui confère des pouvoirs surhumains. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que le directeur de l'infâme organisation secrète est prêt à tout pour remettre la main sur Alice qui s'avèrerait être la pièce manquante dans l'élaboration d'un remède. Commence alors une échappée dans le désert du Nevada pour nos héros, pourchassés par des hordes de zombies affamés mais également traqués sans relâche par Umbrella…

Certains attendaient impatiemment le troisième opus de la saga des "Résident Evil", adaptations cinématographiques de la série de jeux vidéo à succès lancée par CAPCOM en 1997 sur Playstation. La firme, qui s'était déjà fait un nom dans l'univers du jeu vidéo avec notamment le titre "street fighter" sur Super Nintendo au début des années 90, tenta une percée dans le genre des survival-horror en fin de siècle et sortit le terrifiant "Résident Evil" sur Playstation et ordinateur. Incarnant un tueur de zombies et autres monstres génétiquement modifiés par le virus d'Umbrella Corporation, le joueur parcourait les couloirs lugubres d'un manoir et devait résoudre des énigmes plus ou moins tordues tout en veillant à ne pas se faire dévorer par un quelconque être difforme demeurant dans la vieille bâtisse. Fort du succès de ce premier essai, Capcom lança peu de temps après le cultissime "Résident Evil 2" sur différentes consoles de salon, suivi d'un troisième opus nommé "Némesis". Après quelques autres pseudo suites plus ou moins réussies (on retiendra surtout le magnifique "Résident Evil 0" sur Game Cube), le quatrième opus tant attendu par les fans arrive en fin d'année 2005 et s'avère être un petit bijou de plus pour la série.

C'est en 2002 que le réalisateur Paul Anderson ("Shopping", "Mortal Kombat", "Alien versus Predator") décide d'adapter le jeu vidéo au cinéma. A la fois producteur, réalisateur et scénariste de "Résident Evil", Paul Anderson ne réussit cependant pas à reproduire l'ambiance émanant du jeu et certains verront ce film comme une insulte à la saga mythique de Capcom. Malgré tout, les puristes n'empêcheront pas au film de connaître un petit succès et celui-ci se verra même agrémenté d'un second volet en 2004, "Resident Evil apocalypse" réalisé cette fois-ci par Alexander Witt, mais toujours écrit par Paul Anderson.



Autant le dire de suite, les adaptations de jeux vidéo de type survival-horror au cinéma sont rarement des chef-d'œuvres, comme en témoignent les films de ce cher Uwe Boll : "House of the dead" et "Alone in the dark (2005)". Seul peut-être "Silent Hill" de Christophe Gans sort du lot en nous proposant des séquences assez frissonnantes nous rappelant l'ambiance oppressante du jeu vidéo de Konami. En ce qui concerne les deux premiers opus de la saga des "Résident Evil" sur grand écran, je n'irais pas affirmer que c'est mauvais, la mention "passable" me paraissant bien plus méritée. Il est vrai que le scénario diffère en partie de ce que l'on connaît sur console et que l'ambiance glauque et cauchemardesque n'est plus présente mais on perçoit tout de même certains éléments du jeu (les zombies, les licteurs, les chiens zombifiés, la modélisation de Umbrella Corporation, Nemesis, certains passages comme celui où des bras surgissent de fenêtres condamnées...) qui traduisent bel et bien que l'on a affaire à une adaptation de jeu vidéo, aussi désordonnée soit-elle. Selon moi, le gros souci qui émerge des opus de la saga des "Résident Evil" au cinéma, c'est ce trop-plein d'action qui gâche les effets de surprises et ne traduit pas la tension que génère le jeu vidéo. Alors que le premier opus réussissait à conserver un climat de terreur à certains moments, le second volet, lui, nous offrait constamment des scènes de gunfight et se révélait être plus un film d'action que d'horreur à mon grand désarroi (même s'il faut bien admettre que le passage de l'école est terrifiant à souhait).

Tout ceci nous amène à l'année 2007 et la sortie du troisième opus de la saga des "Résident Evil", j'ai nommé "Résident Evil : Extinction". Toujours avec Paul Anderson au scénario, c'est au tour cette fois-ci de Russell Mulcahy ("Razorback", "Highlander", "Resurrection"…) de réaliser la troisième pierre de l'édifice. Mais malgré une réalisation d'honnête facture, le film s'avère fort ennuyeux, voire pénible, la faute à un scénario des plus simplistes. En effet, Paul Anderson semble ne pas vouloir jouer la carte de l'innovation sur ce troisième opus et nous gratifie d'une recette dont les ingrédients paraissent réchauffés. Ainsi, notre scénariste enchaîne les unes après les autres des idées directement inspirées de films de genre. C'est le cas principalement de "Mad Max 2" où l'on retrouve nos héros à la recherche d'essence au beau milieu du désert, ou encore du plus récent "l'armée des morts" pour les bolides blindés fabriqués à partir de carcasses de divers engins servant à percer dans les hordes de zombies. Mais les inspirations les plus flagrantes sont surtout celles du brillant "Le Jour des Morts-Vivants" de George A.Romero, Paul Anderson n'hésitant pas à inclure dans son histoire les recherches d'un savant sur la façon de domestiquer les morts vivants (cette similarité allant d'autant plus loin que le savant en question va jusqu'à prêter un téléphone à son cher cobaye zombie pour voir ses réactions!!!) et va même jusqu'à utiliser le passage du film de Romero où l'on voit l'entrée des laboratoires à la surface de la terre avec autour une clôture tanguée par les zombies voulant entrer sur le site. Enfin, on notera une flagrante inspiration de "les oiseaux" d'Alfred Hitchcock par le biais d'une séquence remarquable mettant en scène des corbeaux zombifiés s'attaquant à nos survivants (une petite référence au jeu par ailleurs). Outre ces inspirations douteuses (je veux bien que l'on fasse des clins d'œil à des films cultes mais il y a des limites tout de même, une grande partie de la narration repose sur du déjà-vu : à ce stade, je n'appelle plus cela des clins d'œil mais de l'usurpation…), tout comme les deux autres opus de la saga, on retrouve cette omniprésence de l'action, au détriment de l'angoisse que suscite le jeu vidéo. En effet, mises à part quelques scènes inquiétantes au début (la station abandonnée par exemple…), le fil narratif de l'heure restante est composé du même motif répété x fois : des moments plats où il ne passe rien / de l'action à gogo / des moments où il ne se passe rien / de l'action à gogo… Et ne croyez pas que j'exagère en parlant de moments où il ne se passe rien, c'est la triste vérité : des passages sont tellement platoniques et dénués d'intérêt que l'on se surprend à fermer les yeux quelques secondes! (C’est d'ailleurs dans ces moments-là que l'on vénère le pop-corn qui nous maintient éveillé).



Parlons à présent du casting. Comme à l'accoutumée, dans la peau d'Alice, on retrouve avec enthousiasme notre actrice ukrainienne préférée Milla Jovovich ("Le cinquième élément", "Jeanne d'arc", "Résident Evil", "Resident Evil apocalypse", "Ultraviolet"…), toujours aussi remarquable dans son jeu d'actrice. Malheureusement, le reste du casting ne suit pas trop cet idéal : certains acteurs jouent la surenchère (un peu comme dans "Land of the Dead") tandis que d'autres ne nous font ressentir aucun sentiment, des personnages vides en quelque sorte. Toutefois, on retrouve entre autres parmi les bons acteurs Mike Epps (alias L.J.) qui a déjà joué dans le deuxième opus et qui donne une petite touche d'humour au film dans les moments creux, mais également Ali Larter (alias Claire Redfield) que l'on a pu voir également dans la série "Heroes" (alias Niki Sanders) mais aussi dans des films de genre ("La maison de l'horreur", "Destination finale", et "Destination Finale 2") et qui donne ici un peu de charisme au casting.

Concernant l'aspect visuel du long-métrage, il est indéniable que l'on ne peut pas reprocher grand-chose. En effet, les décors rendent bien à l'écran : on se plait à voyager de dunes en dunes et à visiter de temps en temps des lieux inhospitaliers. Le peu d'intérieurs qui nous sont montrés sont, ma foi, convaincants : sales, vétustes et inquiétants sont des adjectifs qui qualifient assez bien les quelques salles visitées par nos héros en première partie de film. Mais la cerise sur le gâteau, ce sont les images de Las Vegas sous le sable (une scène que j'attendais avec impatience, l'ayant vue en partie dans les teasers et étant moi-même allé à Las Vegas) qui sont vraiment réalistes. Cette scène a par ailleurs été confectionnée par les soins d'Eugenio Caballero, récompensé d'un oscar pour les décors dans "Le Labyrinthe de Pan". Comme je le disais, très peu d'intérieurs nous sont montrés ici, contrairement aux deux premiers opus de la saga : on suit nos héros principalement dans les dunes de sables en plein jour (adieu les laboratoires souterrains de "Résident Evil" et les nuits lugubres de "Resident Evil apocalypse"). A noter que le tournage s'est déroulé dans le désert mexicain, sous un soleil de plomb!



Toujours dans l'aspect visuel, parlons à présent des maquillages. Là aussi c'est un bon en avant que fait cet opus par rapport aux deux autres : les designs des zombies sont très bien réalisés et on prend plaisir à les voir en gros plan (notamment durant la scène au laboratoire où les yeux du mort vivant change de couleur!). Par ailleurs, les effets spéciaux sont de qualité : je pense notamment aux chiens zombifiés du début qui attaquent notre chère Alice, tombée dans un traquenard, ou encore la scène finale du film mettant en scène un monstre fort bien réalisé. De même, la scène des corbeaux zombifiés reste peut-être la séquence primordiale du film : un passage très réaliste qui fait froid dans le dos.
Il est toujours bon de signaler par ailleurs que la saga des "Résident Evil" est interdite aux moins de 12 ans : inutile donc de chercher des passages bien gores ou craspecs, il n'y en a pas à l'exception de quelques scènes sanglantes par-ci par-là, vous serez prévenus!

Au final, "resident evil : Extinction" est un film démontrant des qualités indéniables en terme de photographie et de design mais souffrant d'un scénario trop médiocre qui peine à le hisser dans la moyenne. Malgré de bons effets spéciaux et de bons maquillages, le trop-plein de scènes d'action au détriment des scènes chocs et angoissantes fait pencher mon opinion à mon grand regret du côté négatif de la balance : une grosse désillusion pour ma part. Ayant tout juste accepté le deuxième opus, celui-ci me pousse à croire que les numéros 3 sont rarement des réussites ("Les dents de la mer 3", "Saw 3", "Chucky 3", "Zombi 3", "Halloween 3", "Souviens-toi l'été dernier 3" ou encore "Scream 3"…). Notons enfin que la fin du film laisse croire en l'arrivée d'un quatrième opus mais selon les dires de Paul Anderson, "Résident Evil" est une trilogie! Puisses-tu dire vrai Paul…

2,5/6 - David Maurice





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  Avis de pierrot363 sur resident evil : extinction
Divertissant, mais bien plus un film d'action qu'autre chose.
  Avis de G.R. sur resident evil : extinction
Autant les deux premiers avaient été sympathiques. Autant celui-ci est décevant. Les personnages de Jill Valentine et Angie Ashford ont disparus on ne sait où...Et celui de Clear Redfield est vraiment lisse et ne ressemble pas du tout à l'originale (ok, la tenue rose aurait été ridicule! mais une veste avec un ange sur le dos et une queue de cheval ça aurait été un plus) Il y aurait eu une histoire plus interessante aussi ça aurait été un + aussi.
En fait ce que je reproche au film c'est de n'avoir pas été la suite directe du précédent comme RE:Apocalypse l'était pour RE.
  Avis de Dr.Mabuze sur resident evil : extinction
J'ai assez hate de le voir, les 2 premiers m'ont beaucoup plus,ca se prend pas trop au sérieux c'est même hyper drole par moment ...

Y'en a 1 des 2 que j'ai trouvé hyper sombre voir hyper macabre celui avec les lasers comme dans CUBE que j'aime moins , cela dit ca cartonne grave

Y a l'air de faire jour dans celui ci j'ai hate de le voir
  Avis de redrum sur resident evil : extinction
moi qui suit un grand fan du jeux resident evil ( pas autant que les silent hill mais bon ) ce film est une honte, un énorme foutage de gueule, une incroyable bouse cosmique ( comme les 2 autres )

cette merde qui cartonne aussi bien ciné qu'en DVD ou en blu-ray
et dire que mes potes aiment ce film, sa me donne envie de tout casser!!!!

ce film mérite un bien gros 0
  Blob Oscur.DestalAvis de Oscur.Destal sur resident evil : extinction
Il fallait un film au niveau de ces prédécesseurs pour continuer la série Resident Evil avec la même qualité. C'est chose faite : de la merde. Allez, un demi-point quand même pour certaines scènes (je suis même pas sûr, y en a pas qui me viennent en tête là).
  Scenario Evil : Extinction
R2E est le genre de film qui a pour seul avantage de passer vite (action soutenue, attaque des zombies ect ...) mais au final on a quand même l'impression d'avoir perdu 1h30 de son existence et avoir consentemment plongé notre cerveau dans cette bouillasse infâme.
Le scénario est à l'image des zombies, coquille fringuante mais abime sans fond à l'intérieur ! Mais bon à la décharge des scénaristes c'est vrai qu'il fallait faire une suite à partir du travail médiocre des deux premiers opus ...
Et puis ne me parler pas de décor hein ?! Deux blocs de bétons, un camion de sable, un panneau-néon crade et vous voulez nous faire croire qu'on est à Las-Vegas ?
Même les clins d'oeil aux monuments du genre sont foireux, le zombi qui prend le gars en photo avec le portable est risible de nullité et de prétention ! Les références au jeu video ne sont là que pour la gallerie, entre le maigrichonneux Albert Wesker, ou le nanardesque Titan avec sa grooooosse tentacule ...
Rien à sauver de ce film, si ce n'est la présence de Mila jo-lo-vo-bien-vich, fidèle à son personnage farouche et dynamique
Une saga qui se termine (enfin !) tel un étron faisant le grand saut du haut d'une fosse-septique ...
  avis de Cujo
tout a fait d'accord avec Sardaukar !
je viens de le voir et franchement.... totalement decue, 5$ pour ce.... film.... ca vaut pas le coup
j'ai adoré le premier, mais la franchement... les zombies sont ridicules, et on les voit presque pas, pas de gore, les scenes piquees a d'autres films, et sans compter la fin ou on ne sait pas s'ils ont reussi leur "voyage" en alaska
fin bref...... je mets 1 sur 6 parce que y'a le beau Linden Ashby dans le film ;o)
  avis de *btk*
Un trilogie navrante (en + la fin du film laisse présager un 4). S'il est vrai que l'aspect esthétique des zombie est plus jouissif, le sénario (y en a t-il un?) et les décors (du sable et des maquettes) sont passables. Outre du déjà vu, le film commence comme le premier film de la trilogie, si bien qu'on se demande si on n´a pas télécharger un fake! Bref l'histoire de la guerre biologique n´en finit plus: de raccon city au monde entier, le virus a meme atteint certains spectateurs en leur bouffant le cerveau pour qu´ils disent aimer ce film! Faites moi vite redescendre la note moyenne de ce film nom d´une pipe!!!
  avis de ste²ve
Ce qui est bien avec RE3, c'est qu'on ne s'attend plus à ce que ce soit fidele au jeu. Ca fait déja moins d'espoirs à decevoir. Pourtant, ya toujours ce truc frustrant, cet espece de clin d'oeil appuyé aux fans du jeu pour des références completement loupées. Ici, les personnages de Claire Redfield, inutile, et d'Albert Wesker, qui passe du grand méchant charismatique a un type ridicule au charisme d'un poisson rouge à lunettes de soleil. Ils n'ont rien à foutre là, ils n'ont rien de commun avec le personnage qu'ils sont censés incarner, bref, ils sont loupés, juste là pour essayer une derniere fois de flatter les fans des jeux. Donc voila, rideau, le rapport avec la saga vidéoludique s'arrete là, à deux noms de personnages.
On peut enfin se jeter sur ce film d'action (évidemment, toujours pas d'horreur, meme si on voit 4-5goutes de sang) au nom détourné. Et là, le film accumule tous les clichés possibles (allez, au hasard, le mec mordu et qui prévient personne, le héros qui se sacrifie, le méchant docteur pret à tout), mais surtout copie tout ce qu'il peut copier. Zombie, Le jour des MV, Le territoire des MV, L'armée des morts, 28jours plus tard, Mad Max, Les oiseaux...Bref le film se résume à une juxtaposition de scènes déja vues, et dont les seules à être un minimum intéressantes sont l'intro (avec la fosse commune, image assez marquante) et les corbeaux. Alice est de plus en plus Superwoman (ou plus exactement Jean Grey des X Men). Bref, une sombre daube, que je trouve quand meme etre le moins chiant de la série...Sans doute parce que cette fois, j'en espérais tellement rien que je n'ai pas été déçu.


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