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KISSED
( KISSED )
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Déjà enfant, Sandra Larson était plutôt sage, réservée…et attendait la nuit pour aller enterrer en secret des animaux morts, accompagnant les funérailles des petites créatures sans vie d’un rituel érotico-morbide. Sa seule amie l’a délaissera, choquée par les pratiques de la petite fille…
Devenue adulte, Sandra est toujours aussi solitaire et finit par trouver un job dans une petite morgue et suit des cours de médecines pour devenir embaumeuse. C’est avec les corps qu’elle considère les plus parfaits qu’elle assouvie alors son fantasme le plus obscur…
La même année que "Crash", voilà qu’une jeune canadienne propose elle aussi de briser le tabou de la nécrophilie, et ceci avec une douceur en totale contradiction avec le sujet, plutôt repoussant à la base.
.Si le film de Cronenberg ne relate pas vraiment les errances de "baiseurs de morts", ses personnages étaient, on le rappel, fascinés par la rencontre Eros/Thanatos, par la tôle froissée et les chairs abîmées, voire mortes…une forme de nécrophilie donc.
Même année, même pays, un sujet assez proche, sans oublier l’absence totale de manichéisme : ce qu’ils font est-il bien ou mal ? Eh bien à vous de voir !
Là où le film de Cronenberg, mais aussi des œuvres tout aussi marquantes comme "nekromantik" ou "aftermath", optent pour une approche frontale, le long-métrage de Lynne Stopkewich livre au contraire un nouveau regard sur la nécrophilie, balayant l’imagerie horrifique généralement assimilée au sujet : pas de cadavres en putréfactions, de détails crus, de morgue insalubre, de scènes de sexe complaisantes… Au diable tout ceci !
Il est évident que l’absence de jugement moral, la beauté presque impertinente avec lequel est traité ce fameux tabou pourra sûrement choquer…mais Kissed n’a pourtant rien d’un film à vous faire dormir debout ; car volontiers poétique et apaisant.
La mise en scène de Stopkewich est minimaliste, simple (peu de personnages, pas d’effets de caméras délirants ou de flash surréalistes), posée : et Molly Parker porte divinement bien le film sur ses épaules, discrète et charmante, bien qu’elle ne soit guère un canon de beauté. Et quel plaisir de se plonger dans son regard, étrangement gorgé d’optimisme et d’espoir, et d’une passion aussi insondable pour le spectateur que pour l’homme qui l’aime.
Le problème de Sandra, c’est bien évidemment de vivre dans un monde qui n’est pas le sien : celui des vivants ! Passé ses prémices nécrophiles avec des charognes (toutes les scènes du début la mettant en scène enfant font irrémédiablement penser à "creatures Celestes") et un troublant baiser dans un corbillard (passant…au carwash ! décidément, on ne sait pas si Stopkewich plagie ou fait des clins d’œils à "Crash"), elle pourra enfin se jeter à corps perdu dans ce qu’elle considère comme de multiples histoires d’amours, intenses et éphémères, renvoyant à l’éternel sur débat sur le corps et l’esprit.
On est d’ailleurs particulièrement attaché et fasciné par cette demoiselle décrivant ses relations sexuelles hors normes comme un véritable feu d’artifice, et sans culpabilité aucune : de la manière même dont Sandra fait allusion à ses liaisons, celle-ci donne l’impression d’atteindre le Paradis ou de fusionner avec un être divin, dans un déluge vertigineux de lumières.
"C’est comme regarder le soleil sans être aveuglé"
Une passion égoïste l’a forçant hélas à délaisser le seul être vivant lui offrant l’amour qu’elle n’a jamais connu : mais Sandra préfère le contact de jeunes corps inertes et glacés à des étreintes avec son amant Mark (on remarque à quel point elle supporte mal l’univers qui entoure le jeune homme, où tout n’est que chaleur et bruit, au contraire de la morgue, paisible, silencieuse et froide), qui n’est d’ailleurs absolument pas révulsé par la "déviance" de sa bien-aimée et cherche au contraire à la comprendre pour pouvoir enfin intégrer sa bulle.
Le morceau de Delerium Flowers become screens n’a pas été visiblement placé par hasard dans le (superbe) trailer, puisqu’il est littéralement à l’image du film : quelque chose de lugubre, lent, sensuel…et tout simplement merveilleux.
5,5/6 - Jérémie MARCHETTI
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 avis de OneBadBandito | Film qui a bien failli me rendre fou.
Je me l'étais acheté car le genre "Nécrophilie" tabou, très rare, me plait bien. Je collectionne les films comme ça (Les plus marquants sont sans doute Nekromantik, Living Doll, Luker The Necrophagous je pense)
Mais lui... Lui!!! QUE C'EST NUL!!
LENT. MOCHE. MAL JOUÉ. ENNUYEUX.
Oui ennuyeux à en crever! J'ai rarement été autant dépassé par un film. Le summum de l'ennui et jamais je n'ai eu envie de BUTER une actrice au cinéma, enfin pas à ce point mais cette fois-ci, si!
La pauvre fille je l'ai détesté elle a contribué à me pourrir le film.
Je ne veux pas en dire davantage sinon ça va m'énerver, j'étais parvenu à oublier ce film et à jeter la VHS mais à cause de vous je suis retombé dessus.
Ce film maudit me poursuit, je le hais. |  avis de nekro | Je l'avais acheté en VHS pas cher et c'est ... bof.
Avec un sujet pareil je m'attendais à un film sulfureux, choquant et beau et en fait c'est chiant. On n'a aucune empathie pour l'héroine, les actes montrés de necrophilie ne sont absolument pas choquants, tout est fade et insipide et cela ne procure aucunes émotions.
Je me rappelle que derrière la jackette, il y avais un commantaire de Studio qui avait beaucoup aimé le film. Tout est dit: c'est le film sur la nécrophilie pour les lecteurs de Studio.
( d'ailleurs j'ai même pas finis le film )..1.5 parce que y'a quand même pire, ça peut se regarder tout de même. |
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