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Vous cherchez un court métrage désaxé, pas prise de tête et un brin nostalgique ? Alors voici Presque des Hommes, une réalisation de qualité.
"Ils nous ont jetés après le viol de la Schtroumpfette, même que c’était pas nous, qu’on a même pas de quéquette.
Virés de la télé, on nous a virés de la télé […]"
"Nous" ? Qui sont-ils, quels sont ces gens, expulsés du monde merveilleux ? Il s’agit de trois personnages : Costaud, le Schtroumpf musclé, Astral le Snorky, et Grognon, le Bisounours dépressif.
Les trois compères vont devoir faire face à la dure réalité, la notre. Echappé des laboratoires du sergent Verdun, un scientifique douteux, le trio est contraint de vivre sous les ponts et de se nourrir dans les poubelles. Jusqu’au jour où il décide d’agir.
La reconquête du monde merveilleux ne se fera pas sans verser le sang.
Que se passe-t-il pour les héros de récré A2, de Câlin Matin et autres émissions destinées aux enfants ayant grandis pendant la fin des années 80 ? Où sont-ils passés, sont-ils heureux ?
C’est le postulat de départ du court métrage de Julien Fournet. Utiliser ces personnages de dessins animés qui ont bercé notre enfance pour accoucher d’une histoire plutôt déjantée. Car, bien qu’il soit question de personnages "enfantins", ils agissent ici en parias qui tentent de reconquérir ce qui leur a été retiré. Par conséquent ils jurent, agissent avec la rage du désespoir. Pour être clair : ce n’est pas parce qu’il y a des schtroumpfs et des Bisounours que Presque des Hommes est destiné aux enfants. Loin s’en faut, il vise principalement ces enfants qui ont grandi et qui ont aujourd’hui entre vingt et trente ans.
Il est indéniable que le scénario de Julien Fournet table sur une certaine nostalgie de son public. Les références au Paysage Audiovisuel Français (paf) des années 80 et à ses acteurs sont donc nombreuses.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le générique d’introduction est écrit et interprété par François Corbier. L’ex animateur du club Dorothée – contrairement à ses collègues – a su se reconvertir avec humour et autodérision. Son titre "Les Vieux Copain de la télé", qu’il chante et joue avec sa guitare, est un modèle dans son genre. Il conserve en effet cette patte inimitable des génériques télés français que composaient les animateurs du Club Dorothée en son temps, tout en y ajoutant mauvais goût et trait d’esprit.
Presque des Hommes impressionne donc par sa bande son. Outre les musiques d’ambiance et bruitages de très grande qualité, trois compositions originales se détachent du lot, à commencer par "Les vieux copains de la télé" de François Corbier. Le jeune réalisateur toulousain ne s’arrête pas là pour autant et intègre à son court métrage deux autres titres, dans des registres musicaux différents mais tout autant référentiels. "Virés de la télé", écrit par lui-même et Mathieu Sans, mis en musique par Cyril Legrain, est une composition énergique de ska-punk minimaliste. Quant au "Superhéro" de Le Castafiores, il s’agit d’un titre de reggae tirant vers la variété française.
Chacun des textes de ces morceaux est à écouter avec attention pour leur humour, et la pointe de nostalgie qui transpire en fond. Ces trois compositions justifient à elles seules la vision de Presque des Hommes. La démarche et le résultat qui en découle, sont suffisamment rares en matière de court métrage pour être notés, les chansons sont parfaitement intégrées au rythme et à la thématique du court.
Si la musique constitue plus de la moitié de l’intérêt du court métrage de Julien Fournet, l’aspect visuel n’est pas pour autant négligeable. Les compromis qui ont été faits entre les ambitions scénaristiques et les possibilités de réalisation, l’ont été avec intelligence.
Les trois héros sont des acteurs, grimés afin de ressembler le plus possible aux personnages qu’ils incarnent. Chacun est parfaitement distinct des autres, arborant les attributs de son espèce (couleur de peau et accoutrement). Certains critiqueront sûrement cela, la ressemblance avec le modèle original n’étant pas parfaite. Par une pirouette scénaristique, cette contrainte matérielle se trouve justifiée : lors de leur arrivé dans le monde humain, ils sont devenus presque des hommes conservant cependant leur caractéristiques principales. De toutes façons, comment aurait-il pu en être autrement ? Des protagonistes en image de synthèse ou dessinés, intégrés à un décor filmé ? Nul doute que cela aurait été trop coûteux et que le résultat aurait été douteux.
Pour autant le métrage utilise les deux techniques, mais en tant que renforts. Des effets spéciaux numériques parsèment effectivement tout le film, qu’ils soient un traitement de l’image en deux dimensions ou une intégration d’éléments entiers en trois dimensions. Cela permet une plus grande liberté de mouvement au réalisateur qui peut ainsi faire exploser des têtes, faire gicler du sang, faire des effets pyrotechniques synthétiques… Rien de négligeable et qui ne serve pas au déroulement de l’histoire.
Bien sûr, certains des effets en questions sont un peu spartiates et auraient nécessité quelques zéros de plus au budget pour être vraiment au point. Ils conviennent cependant parfaitement à l’usage qui en est fait tout au long du court et la réalisation permet d’amoindrir l’aspect cheap de quelques effets. En effet, la caméra ne s’attarde que rarement et n’hésite pas à faire des plans rapides. C’est là l’influence du cinéma d’action américain, avec ses gunfights et ses successions de mandales pas désagréables.
Et puis très honnêtement qui cracherait sur un métrage (fût-il court) dont les héros sont un gangsta-schtroumpf bastonneur équipé d’un kendopompe (double fusil à pompe) avec l’accent du sud, un snorky très énervé et son double-pétard-nunchaku ? Il ne serait pas raisonnable de se comporter de la sorte, d’autant que les deux larrons sont accompagnés de Grognon le Bisounours.
Félicitations à toute l’équipe responsable de ce petit – par la durée – divertissement pas piqué des hannetons. Des courts comme ça, il n’y en a jamais assez.
5,5/6 - Colin VETTIER
Presque des Hommes a reçu le soutient du Fond de Solidarité des Initiatives Etudiantes de l’université Toulouse II – le mirail, ainsi que celui du CROUS de Toulouse. Un geste qui montre que certaines institutions françaises osent encore jouer la carte du culot.
Site internet officiel : http://presquedeshommes.free.fr/">
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Avis de : OneBadBandito (OneBadBandito@hotmail.fr)
Oula que je ne supporte pas ce genre de films.. Il n'y a pas encore d'exceptions et malheureusement celui-là est très loin de l'approcher.
Lourd, moche et dialogues qui me rendent fou en moins de 5 minutes.
J'ai detesté.
Avis de : novalevski
sympathique, malgré une photographie dégueulasse, mais bon ceci dit ça défouraille quand même joliment.
Avis de : morebido
Oui,ce court métrage est amusant mais n'est pas tres fin^^dommage!!
Avis de : Knibal
Alors la,je dis OUI!
Bon,certes ce n'est pas tres fin de voir grognon,Costaud et la schtrompfette(quelle violence a son egard^^)mais c'est un tres bon moment que l'on passe devant ce court metrage!
Juste la musique virés de la télé qui,d'apres moi,est de tres mauvais gout!!
Avis de : agnaremus
moi je kiff, c'est trop beau de revoir ces persos, pour moi c'est une espece de petite vengeance contre ceux qui ont virés dorothée et les autres animateurs de serie pour enfants des années 80-90 pour des emissions vides... chapeau les gars!!!
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