dead and deader - dead and deader - 2006 un film de Patrick Dinhutdead and deader


Colin VETTIER




5,5/6 - Colin VETTIER







DEAD AND DEADER
( DEAD AND DEADER )

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Un film de zombies, bourrin, un brin gore, parfaitement décervelé et complètement culture geek, ça tente quelqu’un ?

Au Cambodge, un escadron de bérets verts se fait rétamer sévèrement par un ennemi inconnu. Vraisemblablement des cadavres réanimés.
Quelques jours plus tard, Bobby Quinn, un des soldats participant à l’opération, est de retour sur sa terre natale dans un sac en plastic. Lorsque le médecin légiste débute son autopsie, Bobby se lève, prend un scalpel et s’ouvre le bras pour en extraire un étrange scorpion. La bête jaillit dans un bouillon verdâtre et finit son existence sous une semelle.
Une analyse médicale plus tard, le lieutenant est déclaré cliniquement mort et a développé une force surhumaine. Toute médaille ayant son revers, il doit régulièrement se nourrir de viande rouge. Le véritable problème, c’est que le lieutenant Bobby Quinn n’est pas le seul à être revenu de cet incident au Cambodge dans un sac mortuaire. Ses petits compagnons d’arme ont eu moins de chance et sont de simples cadavres assoiffés de chair humaine.

Le lieutenant a donc la lourde tâche de sauver l’humanité, accompagné d’un cuistot pour le moins cabotin.

A quand remonte le dernier métrage un peu osé, un peu sanglant et vraiment bon qui s’est vu attribuer une diffusion sur grands écrans digne de ce nom ? A très loin. Par contre, les bouses censées incarner le renouveau du cinéma d’horreur poussent comme des champignons ("Hostel" et sont second chapitre, "La Colline a des yeux 2 – 2007"…). Est-ce faute d’une absence de créativité ? Non et ce n’est un secret pour personne, les distributeurs sont de plus en plus frileux lorsqu’il s’agit de permettre la diffusion de films de genre en salle.
Voilà pourquoi de petits bijoux sortent directement en DVD, sans que personne n’en entende parler. Dead and Deader est définitivement l’un de ceux là. Pour un simple téléfilm, le premier métrage de Patrick Dinhut est largement plus abouti que bien des longs métrages qui viennent parader dans les salles obscures à grand coup de promotion pailletée. Pourquoi cela ? La réponse est très simple, le métrage sait rester simple et ne prend jamais le spectateur pour un crétin lobotomisé, masturbateur compulsif éjaculant des billets de 20. Patrick Dinhut sait à qui il s’adresse : à un public de fans, bercé par les films d’horreur des années 80. La raison pour laquelle il réussit avec un tel brio à se faire entendre de cette communauté, c’est qu’il en fait partie.



La première scène du film laisse présager un métrage avec autant de goût et d’esthétisme qu’une production de Jerry Bruckheimer. Des soldats, un découpage rapide (voir stroboscopique), des explosions et des méchants pas beaux. Pourtant, très rapidement, le métrage prend une tournure différente pour se jouer des clichés, non seulement des films de genre, mais aussi – et surtout – du cinéma actuel. Tous les poncifs et/ou défauts y sont analysés, digérés et réutilisés.

Le découpage se fait donc parfois très rapidement pour déguiser une action – rappelons qu’il s’agit d’un téléfilm – sans pour autant sombrer dans une surenchère apocalyptique rappelant la vision d’un caméléon sous extasie. Ce petit défaut se fait rapidement oublier lors d’un impressionnant travelling à trois cents à l’heure, traversant la base militaire d’un bout à l’autre. Ajoutez à cela un des nombreux effets de ralentis et d’accélérés. Afin d’insister sur l’aspect "action musclée", toutes les scènes de combats ont reçu un traitement sonore hollywoodien, les coups sont lourdement amplifiés. De ce fait, l’impression que les coups portent et font très mal, est décuplée.

La forme n’est pas la seule à s’intéresser aux clichés du blockbuster puisque le scénario respecte lui aussi un certain cahier des charges. Le héros de service est musclé, charmeur et un peu mauvais garçon. Comme Laurel ne serait rien sans Hardy, Batman sans Robin ou Minus sans Cortex, ce brave Bobby a été flanqué d’un sidekick noir et stéréotypé. Situé quelque part entre Chris Rock et Louis Defunes, l’acteur cabotine à n’en plus finir.
Comme Bobby sent le mâle sous les bras, et la testostérone sous les coudes (non ce n’est pas une faute de frappe), il lui fallait un alter ego féminin. Ou tout au moins un corps aux courbes suffisamment appétissantes pour qu’il n’y ait pas que les zombies qui aient envie de mettre un coup de dents dedans.



Dead and Deader en fait tant et tant pour parodier et détourner ses aînés à plus gros budget, qu’il en arrive à les dépasser sur leur propre terrain. Si le titre avait été "Resident Evil : la suite de la fin mais pas encore tout à fait" ou "House of the Dead : c’est le dernier et on vous fait plus chier", il aurait fait parfaitement illusion.
Ca pétarade suffisamment, ça bastonne convenablement et ça blague "vaseusement". Le film de Patrick Dinhut ressemble donc à une sorte de cross-over entre "Bad Boys II" et "Zombies". Difficile à conceptualiser ? Et pourtant...
Mais le sieur Patrick est loin d'être un tâcheron sans talent. Il le fait sentir en plaçant parmi les protagonistes du film, une personnification de sa passion pour le cinéma de genre. Une personnification avec de gros seins et une sacrée grande gueule. Comme elle se décrit elle-même "une geek, mais une geek chaude !" La jeune demoiselle passe son temps à faire des références à des films et réalisateurs cultes. Le personnage de Holly agit comme garant de l'esprit du réalisateur au sein de son propre métrage. Il véhicule à la fois un humour décalé, une touche de sensualité et quelques grammes de clins d'œil bien sentis.
Et puis, quel spectateur ingrat oserait cracher sur une belle geekette ? Sûrement pas votre serviteur.



A la lecture du scénario et de la présente critique, le lecteur pourrait être amené à comparer Dead and Deader à une sorte de "Shaun of the Dead" américain. Pourtant, limiter le métrage de Patrick Dinhut à un simple ersatz du chef d’œuvre de Wright & Pegg, serait une erreur. Certes les deux proposent de l’humour et des zombies. Cependant leur portée est différente.

Dead and Deader ressemble de très près à une remise au goût du jour de "The Dead Next Door". A près de vingt ans d'intervalle, les deux réalisateurs délivrent la même déclaration d'amour au cinéma de genre, tout particulièrement au film de zombie. A l'instar de la réalisation de J.R. Bookwalter, Dead and Deader se montre très représentatif des canons cinématographiques de son époque et porte le zombie made in Indépendant à un nouveau stade.

5,5/6 - Colin VETTIER





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  avis de Cujo
encore moi .. finalement c'etait le 6 janvier, oups, donc je viens de le regarder, et...

je l'ai trouvé long, lent, quelques scènes gore sympa mais sans plus
  avis de Cujo
salut a tou(te)s, juste un petit commentaire pour dire que ce film a joué il y a quelques jours a Scream Television (chaine 138 pour ceux qui ont le cable Illico au Canada) pour ceux et celles qui ne l'ont pas vu, il va rejoué a cette chaine le 7 janvier 2009 si je ne me trompe pas =)

voila c'etait juste pour donner l'info

je ne l'ai pas vu encore alors je donne 3/6 pour pas trop foirrer les notes, je reviendrai donner ma vraie note le 7 janvier =)


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