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frissons d horreur - macchie solari - 1971 un film de Armando Crispinofrissons d horreur
frissons d horreur


Jérémie MARCHETTI




4,5/6 - Jérémie MARCHETTI

4,5/6 - Gérald GIACOMINI

4/6 - Christophe JAKUBOWICZ










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FRISSONS D HORREUR

( MACCHIE SOLARI )


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( expérimental )

frissons d horreur

Le soleil tape dur à Rome. Serait-ce la raison pour laquelle des gens se suicident en masse ? Rien n’est moins sûr…
Employée à la morgue, Simona décide de réaliser sa thèse sur ses inquiétants événements : fragile, elle supporte mal le spectacle des corps sans vie qui s’offre à ses yeux. Elle se lie alors avec le père Lennox, un prêtre dont la sœur vient de mettre fin à ses jours dans des conditions mystérieuses : il s’agirait peut-être d’un meurtre…

frissons d horreur


Au contraire de bons nombres de confrères prolifiques, Armando Crispino ne se tentera au genre horrifique que par deux fois, le tout sur une filmo finalement assez succincte : après un très violent Overtime, il livre avec Macchie Solari un Ovni au pays du giallo, tant il s’éloigne des codes actuels de ce sous-genre ; pas de scènes de meurtre à proprement parlé, de gants noirs ou de lames de rasoir, c'est à se demander même si ce Macchie Solari en est vraiment un…



frissons d horreur




Autant insister par ailleurs sur le titre original, tout à fait en adéquation avec le film, au contraire d’un titre français passe-partout et de titres étrangers racoleurs et hors-sujet (Autopsy !!).
Car en effet, Crispino insiste tout particulièrement sur de curieuses visions apocalyptiques où le soleil semble bouillonner et rugir, un phénomène qui serait alors la cause de nombreux suicides dans la capitale. Un sujet troublant qui font de Macchie Solari le petit cousin rital du tout aussi étrange "Meurtres sous contrôles".



frissons d horreur




Crispino revendique haut et fort la singularité de son bébé lors des dix premières minutes, démentes et sordides : une série de suicides filmée de la manière la plus crue possible (noyade, poignés tranchés, enfants mitraillés…) conduisant la morgue du coin à être surpeuplée ; ça se presse alors autour des corps en piteux états, nombreux et difformes, qui finissent littéralement par s’animer dans la psyché tourmentée de l’héroïne, transformant la morgue en un lupanar de créatures d’outre-tombe. En plus de ces images de cadavres ricanants et fornicateurs, la bande-son ne fait qu’accentuer le malaise : Ennio Moriconne met le paquet avec ce melting-pot de sons stridents et de voix plaintives, comme surprises en pleine étreinte charnelle…ou en pleine agonie.
Un Score très impressionnant, qui connaît quelques plages de calme (le love-theme est divin), et se révèle dans ses moments les plus effrayants comme un ancêtre du score d’un certain "suspiria" (qui stimulait aussi l’effroi par l’utilisation de chants hystériques).



frissons d horreur




Passé ce grand moment d’euro-trash, ça se calme un peu : Macchie Solari fait son petit bonhomme de chemin en suivant un schéma d’enquête policière abandonnant rapidement l’argument "so strange" pour quelque chose de plus rationnel…et d’assez confus ! Mais Frissons d’horreur n’est pas loupé pour autant : le malaise persiste tout le long du film, comme cette balade dans un musée des horreurs où sont placardés des photos de cadavres en putréfactions et de malformations diverses. Charmant.

Dans ce climat moite et incertain, Minsy Farmer s’en tire à bon compte dans un rôle surprenant : ce n’est pas l’image de la belle sexy ou de la femme forte que nous avons là, mais celle d’une demoiselle perdue et bousculée, bigrement instable (elle laminera de coups de fourchettes un collège trop entreprenant), et frustrée sexuellement. Il y a alors quelque chose d’émouvant dans ce personnage de femme frigide tentant de reconquérir son compagnon par tous les moyens, mais hélas hantée par des visions macabres qui l’empêche de mener une vie amoureuse équilibrée. Et là encore, il plane un aura doucereux et malsain dans ces scènes d’intimité, comme cette projection de diapo rétro ou lorsque Simona ne sait plus avec qui elle fait l’amour…
Crispino se perd un peu, hésite entre thriller bizarroïde, horreur déviante et machination policière, soulignant par là son côté insaisissable. Une belle manière pour commencer ou finir une carrière : dommage que Crispino l'ai conclu sur une note horrifico-comique de très mauvais goût avec le maccionesque Plus moche que Frankenstein tu meurs.



4,5/6 - Jérémie MARCHETTI





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L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : snake


Un petit giallo original car pas de tueurs aux mains gantés,le debut dans la morgue est vraiment glauque,les flashbacks incessants que l'heroine subit lors de ses ébats amoureux est assez prenant.Reste que c'est assez long,monotone et que ca arrive pas reelement a convaincre, que Mad movies le fasse passé pour un film culte c'est un peu gros.Juste une curiosité pour ma part.






Avis de : jojo


Une petite curiosité s'éloignant des poncifs habituels des giallos traditionnels (meurtres rituels et tueurs tout de noir vêtu étant exclus). L'ambiance de malaise est réellement angoissante, étouffante et malsaine, renvoyant quelque part au générique de début de "Massacre à la tronçonneuse" de Hooper (les images d'irruptions solaires) avec ses séquences surréalistes abominables et sa gallerie de protagonistes ambigus. C'est d'ailleurs toute la force (et l'intérêt) de ce petit thriller qui se perd un peu en route avec un script quelque peu décevant car aussi confus dans les révélations que prévisible dans son dénouement. Reste donc ce travail de mise en scène glaçant et l'interprétation émouvante de l'actrice principale, réellement captivante dans ce rôle de femme frustrée et limite psychothique.






Avis de : PHENIX


Le giallo représente pour moi l'expérience cinématographique ultime lorsqu’il était poussé à son paroxysme et avec brio par les maîtres du genre de l’époque. Bien évidemment, avec ce "frissons d’horreur" nous en sommes assez loin...néanmoins, cela fait toujours plaisir, malgré certains défauts et certaines longueurs, de découvrir ce genre de B movie oublié du grand public. Rien que pour l’ambiance glauque et typique de l’époque qui s’en dégage, je lui mets la moyenne.






Avis de : camif


Un faux giallo peut-être mais qui s'en approche considérablement par ses meurtres, ses côtés malsains et son intrigue tortueuse. Le montage fait de séquences courtes et parfois qui semblent incohérentes entres-elles ne font que renforcer la folie due à la chaleur et au tâche solaire responsable des suicides.
Une très bonne série B italienne de quand c'était mieux avant.








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