diary of the dead - chronique des morts vivants - george a. romero s diary of the dead - 2008 un film de George A. Romerodiary of the dead - chronique des morts vivants


Lionel JACQUET




5/6 - Lionel JACQUET

4,5/6 - Vincent DUMENIL

5/6 - Gérald GIACOMINI





DIARY OF THE DEAD - CHRONIQUE DES MORTS VIVANTS
( GEORGE A. ROMERO S DIARY OF THE DEAD )

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Quel plaisir de voir un réalisateur qui, après 40 ans de carrière, reste toujours fidèle à son oeuvre, à ses convictions, à son acuité et qui s’intéresse toujours au monde qui l’entoure.
Car voilà que Romero, en vieux singe qu’il est, nous livre un film roublard et malin, filmant en gardant une certaine fraîcheur juvénile, comme s’il n’avait jamais vu un Zombie trainer sur son plateau.
Revenant par obligation, mais aussi par choix, à un type de cinéma qui lui convient, à savoir un budget moyen (10 millions de dollars, soit trois fois moins que son "Land of the dead"), un tournage court (23 jours) et faisant confiance à des acteurs et actrices inconnus, le grand George contrôle à nouveau l’ensemble de son film et en fait une oeuvre d’auteur sans interférences externes.
Des étudiants en cinéma décident de tourner, dans une forêt, un film d'horreur à petit budget. Une femme y est attaquée par une momie dans la grande tradition des films des années 30 et 40. Filmant avec des caméras numériques qui permettent à n’importe qui d’entreprendre ce genre de choses de nos jours, ils tombent alors de manière impromptue sur des morts-vivants et s’apercevront assez vite, grâce à l’accès à diverses sources médiatiques et à la technologie qui s’y rattache (Télévision, Internet, Youtube, Webcams) que le monde entier semble être en proie à la résurrection des morts cherchant de la nourriture en s’attaquant aux vivants.
Ils décident alors de quitter le film et de rentrer chez eux. Certains décident de saisir cette occasion pour braquer les caméras sur les horreurs qu’ils vont parcourir, en tentant de rendre compte de la situation de fin du monde dans un style de cinéma-vérité, et ce uniquement dans le but de devenir célèbre en inondant de leurs images la toile, nouveau miroir aux alouettes modernes.

Mais bien entendu le voyage va s’avérer périlleux et ils seront confrontés non seulement aux zombies, mais aussi et surtout à l’animal qui sommeille en chaque homme et qui dès que la société se délite redevient un être où l’instinct et la nouvelle conscience médiatique prend le pas sur la réflexion, l’intelligence et la solidarité.
Indubitablement, il s’agit d’un film profondément Romerien dans sa structure, dans sa manière d’amener l’intrigue, dans son utilisation de l’horreur, dans sa satire sociale, dans son humour et dans son humanité. Plus le monde change, moins Romero évolue diront ses grincheux pourfendeurs, plus le monde évolue, plus Romero parvient à en saisir les dérives et les incohérences diront les admirateurs. Et on ne pourra donner tort ni aux uns ni aux autres à la vision de ce métrage.
Le projet étant même un paradoxe à lui tout seul (ce qui connaissant l’intelligence et l’humour du bonhomme n’est certainement pas dû au hasard), un film professionnel filmé comme un film d’amateur contant les aventures d’une bande d’amateurs cherchant à faire de leur film un standard dans le monde entier afin d’accéder à la reconnaissance du public et par extension des professionnels.



Alors, oui Romero a toujours des choses à dire et même si c’est fait au burin et si certains lui reprocheront d’enfoncer des portes ouvertes (reproche déjà adressé à son "Land of the Dead" qui mettait en garde contre le fossé grandissant qui se creuse entre les très riches, les détenteurs du pouvoir et les autres, avec pour toile de fond la lutte contre le terrorisme), il a au moins le mérite de se risquer à le dire, ce qui va lui valoir et qui lui vaut déjà (alors même que certains n’ont pas encore vu le film !) quantité de critiques de droite et de gauche sur l’impossibilité de concilier oeuvre cinématographique et engagement personnel.
Romero n’est pas un sociologue, un politique, un géostratège qui assène ses certitudes avec l’assentiment d’une élite bien calée sur son derrière traînant derrière elle une masse inerte et inculte gavée de coca-cola tiède et d’émissions télévisées débiles, non ! C’est un citoyen du monde issu de la contre-culture américaine des années 70 qui porte un regard humaniste sur une société qui part à la renverse. C’est un homme qui sait encore ce que prendre position veut dire et qui dérange tant les réactionnaires de tout horizon uniquement soucieux d’eux-mêmes, insensibles aux autres, sur-connectés à l’information planétaire, mais qui n’en retiennent finalement que le futile et l’inutile.



Et qu’a t-il à dire ? Que la surmédiatisation de tout et de son contraire empêche l’analyse, le sens critique et la réflexion. Que la pléthore des outils de communications mis à disposition de la partie riche de la planète ne permet pas la construction de l’être humain mais qu’au contraire elle participe à la destruction du lien social en manipulant à l’envie et à l’infini les amateurs, que nous sommes tous plus ou moins, d’images chocs, de faits divers, dans le but évident de permettre aux élites de déclamer les mensonges les plus énormes et les plus subversifs sans que l’opinion publique n’ait ni le temps ni l’envie de réagir, engoncée qu’elle est dans son conformisme sécurisant.
Et puisque Romero est citoyen des Etats-Unis d’Amérique, cela lui permet de fustiger les dérives de son temps (comme il le fit dans ses autres oeuvres "zombiesques" : guerre du Vietnam, hyperconsommation, guerre bactériologique, terrorisme, antimilitarisme). On retrouve dans "Diary of the Dead", le fameux temps de cerveau disponible permettant de mentir sur les raisons de la guerre en Irak, sur les conséquences sociales du cyclone Katerina, sur la mainmise des grands cartels télévisés, sur la fausse démocratie de l’Internet.
Qu’il est loin le temps des prises de paroles citoyennes contre la guerre du Vietnam, qu’il est loin le temps d’un pays qui portait en lui et par sa jeunesse l’espoir d’un monde différent, voilà ce que dit et redit Romero depuis une vingtaine d’années. Alors oui, sa satire peut paraître facile tant elle saute aux yeux, mais elle reste salutaire.
Qui lui jettera la première pierre ?



Cependant "Diary of the Dead" ne peut être comparé en termes de qualités intrinsèques avec sa trilogie primordiale des morts-vivants. Si l’utilisation de la caméra DV, filmé à l’épaule permet une identification avec les personnages en les mettant directement au centre de l’intrigue, si la photographie ne souffre d’aucun défaut et si Romero reste un maître du montage, le film souffre d’une baisse de rythme en son milieu, comme si la critique prenait le pas sur l’histoire en elle-même, les situations s’enchaînent sans ennuis certes, mais sans folie non plus. Les dialogues entre les personnages étant entrecoupés de situation d’action où les zombies (des vrais !) marchent et semblent sortir d’un long silence (à l’opposé donc de l’hystérie des néo-morts-vivants si prisées actuellement), le gore et les touches d’humour font alors leur apparition. Sans excès cependant (on est très loin de la folie cartoonnesque d’un "Zombie") mais avec talent et conviction, le réalisateur nous offrant une fois encore des scènes d’un gore visuellement impeccables, matinées d’un humour noir à froid (ah ! la rencontre avec un vieil Amiche et sa fin tragique : un régal !).
Enfin le film souffre aussi et surtout de ses interprètes qui manquent singulièrement de charisme (pas de nouveau Duane Jones, Ken Foree ou de Gaylen Ross à l’horizon) et dont la direction semble ne pas avoir été la principale préoccupation du réalisateur, ici pris sur le fait d’une forme de dilettantisme qu’on ne lui connaissait guère.

Un film frais, attachant, dynamitant sans finesse, mais avec acuité, le monde ultra médiatisé qui nous entoure et qui a l’immense mérite de prouver une chose (s’il en était besoin), c’est que George A.Romero n’est ni artistiquement, ni intellectuellement mort et continue sur la voie qu’il s’est lui-même tracé. Et c’est déjà beaucoup et suffisant pour en faire un film majeur de l’année. A quand le prochain ?

5/6 - Lionel JACQUET





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  Avis de G.R. sur diary of the dead chronique des morts vivants
Je n'apprécie pas trop le style filmé-caméra-à-l'épaule genre Rec. On essaie de faire plus réaliste et ça donne l'effet inverse.( à mon humble avis, que je suis humble...c'est fou!)
Franchement le film aurait gagné à être filmé "normalement".
Bon c'est sûr le titre aurait été ridicule, quoique...
  Avis de fairy_brownie sur diary of the dead chronique des morts vivants
Un film ayant succombé à la mode de la caméra à l'épaule...pour notre plus grand malheur.
Romero nous avait épaté autrefois, maintenant il faut croire qu'il est bon pour la retraite car en effet, ce film est totalement l'inverse de son chef d'œuvre "Zombie". Les personnages sont dignes d'un teen movie à deux balles (j'étais content de voir creuver certains personnages c'est dire, contrairement à Zombie où ça me faisait vraiment chier que nos héros se fassent mordre), les dialogues sont inintéressants et inutiles, la mise en scène est à peine crédible et le message véhiculé est vraiment cheap. De plus, on a plus cette multitude de zombie si jouissive à voir devant notre écran, on se contente d'une petite poignée de mort-vivants filmés pendant 10 minutes chacun leur tour avant de se prendre une balle dans la tête.

Le truc le plus ridicule sera sûrement le message d'avertissement au début de film "on filme ça pour être crédible mais on va rajouter de la musique pour vous faire peur car j'espère que comme ça vous aurez encore plus peur en sachant la vérité"...non non non et non! C'est quoi ce sous-Blair Witch assumé ?


Cependant certains effets sont assez intéressants, comme le coup de flacon d'acide jeté sur le crâne d'un zombie. Mais bon malheureusement pour ce film, les effets ne font pas tout et malgré quelques scènes intéressantes (comme celle d'ouverture ou celle de l'hôpital) il sera finalement ennuyeux au possible. A éviter.
  Blob anubis_92Avis de anubis_92 sur diary of the dead chronique des morts vivants
désolé mais le discours social de Romero ne suffit plus, georges romero n'est pas ken loach! Depuis la nuit des morts vivants, il y eu "l'armée des morts", "28 jours plus tard" et sa séquelle...Franchement le discours politico-naif de l'intéressé m'a laissé de marbre et son film m'a pas mal ennuyé contrairement à "land of the dead " qui se laissait regarder...
  Avis de OP3N B4R sur diary of the dead chronique des morts vivants
Ce film a des qualités, mais les réactions souvent absurdes des personnages a gâché mon plaisir. Je trouve plutot triste d'avoir envie de rigoler devant se genre de film.
  Avis de *btk* sur diary of the dead chronique des morts vivants
Un film sympa. On y trouve du désastre (nation de zombies prêt à tuer, humains dépressifs), du rire (le passage du sourd-muet!, la poursuite dans la forêt) et la grosse critique d'une société en dérive (le fait de filmer l'horreur et de la balancer sur le web et d'y être aussi réactif qu'un zombie consommateur!). Sympa.
  Blob hocico04Avis de hocico04 sur diary of the dead chronique des morts vivants
diary of the dead voila un titre qui aurait merite une vanne bien pourri surtout que le film est une daube monumentale je l'ai vu au cine avec des amis et ont a bien rigolés il faut dire que l'un des héros "le dépressif avec sa fiole de sky" est tellement ridicule qu'il est impossible de ne pas se marrer,ce qui est surtout énervant avec diary c 'est le fait que papy romemo est succombé à la mode des rec et blair witch et qu'il n'y a pas de scene gore culte mais bon il nous as tellement fait cauchemarder ou rever avec ces chefs d'oeuvres"night,day,land of the dead et zombie"qu'on peut lui pardonner ce faux pas mais si le prochain est de ce niveau c'est que romero n'a plus la folie créatrice qui l' animait autrefois.
  avis de Dorian
On l'a certianement très, trop souvent dit, mais Romero, sand doute plus que des films de zombies, fait des films sur les gens...et ce dernier fait à coup sûr partie de ses meilleurs (avec le jour des mort-vivants pour moi). Romero ne nous sert pas de hurlements intempestifs, de débordement gore, mais seulement un film sans filtre, réaliste et pessimiste. Je viens de le voir...et j'ai un peu l'impression que ce que je pourrai en dire à déjà été dit par pas mal de personnes so je vais faire bref : Le film nous tient en halène ce qui est déjà un bon point outre la réflexion sociale, la narration subjective fonctionne à merveille, le basculement nerveux de Creed est bien orchestré et la scène dans le parc du manoir (lorsqu'il veut filmer sa copine en train de se faire courser par un ami mort ; "je t'avais dit que les mort allaient pas vite !") est assez malsaine, plutôt géniale et enfin, la séquence de cloture est stupéfiante. "Est-ce qu'on mérite vraiment d'être sauvé ? A vous d'me l'dire...". Mr Romero, franchement j'dois dire, vous, j'vous aime bien...z'êtes un grand !
  avis de Cujo
bon alors tout d'abord quand j'ai lu la critique et la note, je me disais "yeah il a l'air KooL !" ensuite je lis vos commentaires et je me dis "bon je vais le mater quand meme, malgré quelques mauvais commentaires"
et voila ! je viens de le mater ! ...
... bah alors, mes chers "amis" qui ont ecrit les commentaires negatifs....
vous avez parfaitement raison lol
perso je le trouve pourri, pas assez de gore, l'actrice "principale" elle est relou, je pouvais pas la supporter dès le debut (j'sais pas pourquoi mais bon lol)
le "montage" est chiant et bizarre, la "narration" franchement ca saoule, l'histoire ..pas geniale, on sait pas comment le truc a commencé, ni comment il finit (spoiler ? nah c'est comme la plupart des films de zombies apres tout, mais bon!)
les acteurs (?) ...huh les quoi ? ... aaaah ils ont pas connus c'est ca ...?... bah maintenant on sait pourquoi ils le sont pas... lol
et perso j'ai pas aimé les zombies, je les trouvais moche (ouais ok des zombies c'est toujours moche c'est clair lol mais la... je sais pas ... maquillage bizarre quoi)
bon je viens de niquer 5$ pour ce film alors je vais me mater un bon vieux film de zombie pour digerer mon erreur lol

ps : je mets 1 pour George A. Romero parce que j'adore ce qu'il fait (normalement lol ... j'ai meme adorée Land of the Dead...bah quoi ? Simon Baker et John Leguizamo sont canon apres tout loll)
et je mets 1 et demi, pour le leader black du gang, avec qui je serais restée volontier dans l'entrepot pendant plus d'une nuit ;o) lol)
  avis de 2ni
Le dernier Romero reste un bon film, sans atteindre, a mon avis, le statut de chef d'œuvre; il joue bien avec une critique de la société toujours présente, un montage presque parfait et des acteur un minimum convaincant.
Chapeau pour le court délai de réalisation et le budget riquiqui, puis ce film ne suis pas directement la quadrilogie puisqu'il s'agit du commencement de la contamination dans un monde moderne (caméra, youtube...), la "vrai" contamination commence en 68: quarante ans plus tard, la fiction devient "réalité"... Bref, je voit ce film comme un segment à part qui ne suit pas la logique des autres zombies movies de Romero.
Plus old school que le film espagnol REC, l'histoire est néanmoins mieux travaillée. à voir pour les amateurs
  Blob snakeavis de snake
Je lis régulièrement les critiques du site et je suis le plus souvent d'accord mais là, je me sens obligé de réagir tellement j'ai été déçu par le dernier Romero.
Je suis vraiment fan de la trilogie originale mais il faut reconnaitre qu'il vieillit mal.

Diary of the Dead est maladroit, sans âme et très mal joué.

Rien que le début et le coup de "j'ai rajouté des musiques pour vous faire peur" ça annonce bien le fiasco. Ensuite pendant tout le film, Romero nous démontre pas une fois, ni deux fois mais pendant une heure et demie que l'hypermédiatisation c'est pas bien et qu'on est tout déshumanisé. Là où Night of the Living Dead détruisait avec finesse l'Amérique en guerre contre le Vietnam, Romero prend le spectateur pour un crétin et enfonce le clou non stop.

J'ai bien essayé, aux premiers abords, de chercher si tout ça n'était pas fait exprès de la part du réalisateur pour se foutre de la gueule du monde. L'amish , par exemple, on dirait que tous les personnages qui utilisent la technologie sont eux-mêmes déjà mort et sans sensibilité alors que l'amish qui est coupé de tout est le seul perso vivant du film.

Mais au final, je crois que je cherche juste une excuse pour pas dire que Romero a foiré ses deux derniers films de la série des Dead.

Une étoile pour l'amish!
  avis de bub
J'ai ressenti une immense satisfaction en visionnant ce film, il m'a beuacoup plu. Filmé caméra au poing n'est certe pas très académique mais moi j'ai accroché. Le jeunes acteurs pour la plupart m'ont épatés surtout Debra (Michelle Morgan) et les moins jeunes aussi Andrew(Scott Wentworth).
Nous avons ici un pure 'Romero' accompagnés d'une critique sociale, par exemple le bombardement d'informations auxquelles nous sommes exposés chaques jours.
Mais tout ça pour dire que l'on a un bon film de zombie avec parfois quelques touches d'humour bienvenues. M. Romero n'a pas perdu son inspiration et son ouevre s'est bien enrichie avec ce film.


Notez que la dernière scenes du film me rappelle beaucoup celle d'un autre film de zombie. Rappellez-vous de 'Night of the Living Dead' de 1990 d'un certain M. Savini.
  Avis de Ando sur diary of the dead chronique des morts vivants
Bof, vu au ciné en V.O et bien déçu malgré le fait que je partais d'un bon avis... histoire transparante qui ne reflète rien. Enervant par moment, lorsque les personnages sont face à des situations particulières, et réagissent de façon plus que débile ... non vraiment, un mauvais film, rien à voir avec la trilogie des zombie


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