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HUNTING CREATURES
( HUNTING CREATURES )
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Et pan ! Encore une sortie Unearthed Films. Cette fois l'éditeur a créé une collection German Splatter, dans laquelle il classe Hunting Creature. Du gore teuton qui tache, ça vous tente ?
Une bande de voyous braque une banque. Le lieu de rassemblement après le larcin est un vieil entrepôt isolé. Mais quand ils arrivent, pas de chance, une bande de punk a décidé d'y organiser une rave.
Comme un malheur n'arrive jamais seul, l'un des fêtards en présence entreprend de jouer avec le volant d'une vanne. Complètement déchiré, il regarde amusé un gaz toxique s'échapper du réservoir qu'il vient d'ouvrir.
Résultat, les braqueurs se retrouvent avec une horde de zombies sur le dos. Ils fuient, laissant un de leurs larrons derrière eux. Prix de remords, ils décident d'y retourner et d'en profiter pour faire un peu de ménage. Sur place, ils sont rejoints par une équipe de savants, venue analyser la situation.
C'est teuton, c'est fauché et ça va saigner !Bonjour les amis ! Aujourd'hui nous allons nous pencher – mais pas trop quand même – sur un film de zombies qui vient tout droit d'Allemagne. Alors on dit merci Unearthed (ou pas) pour avoir été péché cet ovni et on reste sage.
Ce n'est un mystère pour personne, surtout pas pour les amateurs du genre, les allemands, quand il s'agit de gore, ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Exception faite de ce cher Andreas Bethman ("Rossa Venezia") qui lui, y va franchement avec un tout autre ustensile.
C'est donc sans aucune surprise que Hunting Creatures propose quelques séquences bien graves et bien sanglantes. Malheureusement, les scènes d'expositions et de dialogues sont d'une platitude qu'envierait même une préadolescente en regardant le contenu de sa brassière. Alors prenez la télécommande et n'hésitez pas à faire avance rapide (le petit bouton avec les deux triangles qui se chevauchent).
Au regard de l'étendue des développements scénaristiques et des enjeux métaphysiques soulevés par Hunting Creatures, vous ne raterez rien.
Si le scénario paraît simpliste, voir bâclé, attendez donc de jeter un œil à la mise en scène. Les scènes d'expositions et de dialogues sont banales, voire souvent bancales. Monté par dessus la jambe, Hunting Creatures l'est à n'en pas douter. Cependant, là où le métrage prend toute sa saveur, c'est lorsque l'action s'invite. Le montage "à l'arrache" prend alors tout son sens et donne une énergie farouche aux coups de tatanes, de sabres et de flingues. Ca part tellement dans tous les sens, que cela en devient jouissif. C'est d'ailleurs le seul film à ma connaissance, où l'on voit des zombies faire le tri des morceaux de cadavres qu'ils mangent. Non, pas la rate, c'est dégueulasse ; allez, hop, on bazarde !
Ajoutez à cela quelques effets gores cheap et crados, et vous obtenez un métrage totalement déglingué, mais ô combien authentique. Tellement authentique d'ailleurs, que l'on a l'impression d'assister à une vidéo amateur. L'aspect vidéo à deux sous y est pour beaucoup !
Pour se convaincre de la bonne volonté de l'équipe, il suffit de jeter un œil au making of. Bières à la main et grands sourires, les joyeux lurons sont contents de faire ce qu'ils font. Et quand on voit débarquer le cadreur avec son petit caméscope de poing, on comprend que l'on a affaire à des fans purs et durs. De ceux qui sont prêts à passer une journée entière, couverts d'un faux sang fait maison, à l'odeur insupportable. Ceux là même qui mettent en jeux leurs deniers personnels pour réaliser un rêve qui leur est cher : un film. C'est cela aussi la magie du cinéma indépendant : être entier dans sa démarche. La prise de tête n'est donc clairement pas de la partie. Le but est de se faire plaisir en faisant un film entre potes. C'est bancal et parfois bâclé ? Et alors, on est là pour la même raison que vous : parce qu'on est des passionnés. C'est touchant !
Alors finalement, Hunting Creatures : un film à voir ? Tout dépend de votre degré de préciosité. Si pour vous le terme cinéma commence avec un budget d’un million minimum, alors ce n'est même pas la peine d'essayer. D'ailleurs ce n'est même pas la peine de me parler, espèce de capitaliste !
Plus sérieusement – si c'est chose faisable – comme à l'accoutumée, je ne saurais conseiller ce métrage à des néophytes de la séries Z. La seule chose qu'ils en retiendraient c'est que c'est mal fichu et que ça manque de moyen. Et c'est indubitable (et ce n'est même pas un gros mot !). Toutefois, derrière sa pauvritude (sic), le métrage recèle d'une impressionnante envie d'en découdre. Certes cela ne rattrapera pas le fond inexistant, et la forme bancale et amateur – pourtant, on passe un bon petit moment. A condition d'être fan du style.
Quoiqu'il en soit, il y a tellement mieux ailleurs, qu’à choisir, vous devriez regarder autre chose !
A noter : la présence de Timo Rose (« Barricade ») en tant que superviseur des effets spéciaux, monteur et coproducteur.
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