Chargement de la page en cours...
basic instinct 2
Critique
Devildead
Interview
ZOMBIE Rob
Biographie
noces funebres de tim burton - les
Musique


helga la louve de stilberg - Helga she wolf of Spilberg - 1977 un film de Alain Payet helga la louve de stilberg
helga la louve de stilberg


Stéphane ERBISTI




3,5/6 - Stéphane ERBISTI












eden lake

dracula (2006)

dard divorce

welcome to the jungle

punk rock holocaust 2

gutterballs

nekromantik 2

hellboy 2 - les legions d or maudites

meridian

cauchemar de dracula - le



Note globale de
la rédaction sur 6 :



HELGA LA LOUVE DE STILBERG

( HELGA SHE WOLF OF SPILBERG )


Cette critique a été consultée 1202 fois

Chercher ce film sur le forum
( expérimental )

helga la louve de stilberg

Dans une dictature indéfinie, le Général Steiner a pris le pouvoir et les opposants à ce nouveau régime sont envoyés dans le château de Stilberg, reconverti en prison et dirigé par la cruelle Helga. A Stilberg, les femmes sont la cible préférée d’Helga, qui s’en sert pour son plaisir personnel et les soumet à de durs travaux. Un jour, une nouvelle prisonnière entre à Stilberg : il s’agit de Lisbeth, la fille du chef des résistants…

helga la louve de stilberg


Avant toute chose, une petite précision concernant le classement du film sur le site. Je l’ai inclus dans la rubrique "Nazisploitation" pour plus de simplicité mais cela n’est pas tout à fait juste. En effet, "Helga la Louve de Stilberg" ne met pas en scène de vilains nazis contrairement à ce que l’on pourrait croire. L’action du film se déroule dans un lieu intemporel, Stilberg, et aucune indication de temps ou de lieu n’est présente pour nous éclairer sur le positionnement de cet état fasciste. De même, les soldats ne sont pas habillés en nazis, mais juste en tenue militaire. Néanmoins, ils portent autour du bras un brassard rouge avec un rond blanc dans lequel est dessiné un logo qui renvoie à la croix gammée bien qu’étant différent. On peut penser que l’état fasciste de Stilberg est une sorte de version alternative du régime nazi. On retrouve également dans le film tous les ingrédients qui font le succès des "Nazisploitation", d’où le classement du film dans cette catégorie, associée au genre du "Women In Prison" car les poncifs de ce sous-genre du cinéma Bis sont également bien présents dans "Helga la Louve de Stilberg".
Marius Lesoeur, qui a dirigé la firme Eurociné, dit lui-même que le but avec ce film était de faire une sorte de nazisploitation exotique, qui permettrait d’apporter un peu plus de "divertissement" et un peu moins de sérieux, contrairement au traitement de leurs films se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale et qui ne pouvaient être traités avec légèreté.



helga la louve de stilberg




Ces précisions faites, parlons un peu du film ! "Helga…" a été réalisé à la suite de "Nathalie dans l’enfer nazi", également d’Alain Payet, afin de pouvoir exploiter à nouveau le décor que constitue ce magnifique château français, situé à une soixantaine de kilomètres de Paris et qui servait déjà de lieu d’action dans "Nathalie". D’ailleurs, la directrice de prison dans ce film s’appelait également helga mais elle était interprétée par Jacqueline Laurent.

Pour les amateurs de films Eurociné, on retrouve dans "Helga" des têtes déjà vues dans d’autres productions de cette firme, notamment en ce qui concerne les deux actrices principales.

La terrible helga est incarnée par la sublime Malisa Longo, excellente dans les rôles de femmes dominatrices et perverses. On l’avait vue l’année précédente dans le très bon "Elsa Fraulein SS", autre film Eurociné de qualité. Malisa possède un charme fou et ses yeux magnifiques en feront craquer plus d’un, tout comme son corps parfait que nous aurons tout loisir d’apprécier ici, Alain Payet n’hésitant pas à la dénuder à de nombreuses reprises pour notre plus grand plaisir. Malisa, qui est née en 1950 à Venise, a débuté sa carrière en 1968 sous la direction d’Antonio Margheriti pour "Nude…si Muore" où elle se faisait massacrer par le tueur sous sa douche. Sa carrière est assez éclectique puisqu’elle a joué dans des gialli, des westerns, des films érotiques, des films d’aventure, des films de science-fiction et j’en passe. On l’a même vue dans "La fureur du dragon" de Bruce Lee, dans le "Salon Kitty" de Tinto Brass et dans "Nightmare Concert" de Lucio Fulci. Dans "Helga…", elle incarne à nouveau un archange du mal, ayant une nette préférence pour les femmes en ce qui concerne sa sexualité, ce qui nous vaut quelques scènes lesbiennes assez soft mais agréable à regarder. Lorsqu’elle se promène dans les couloirs et les sous-terrains du château, elle porte quasi systématiquement une cravache à la main, lui permettant de fouetter violemment les prisonnières qui n’obéissent pas à ses ordres ou refusent ses avances. Absolument splendide en ange du mal quand elle porte son chemisier de soie rouge assorti à un pantalon de cuir noir, Malisa est vraiment l’élément capital du film.

La nouvelle prisonnière qui débarque à Stilberg possède également un visage bien connu des fans d’Eurociné puisqu’il s’agit de la non moins séduisante Patrizia Gori, vue également dans "Elsa Fraulein SS" et "Nathalie dans l’enfer nazi". Souvent utilisée pour des rôles de prisonnières ou de résistantes chez Eurociné, Patrizia Gori a en effet le visage parfait pour ce type de personnages et leur donne toute la crédibilité dont ils ont besoin. Victime jamais consentante, elle essaye toujours de se lier à la maîtresse des lieux afin de mieux s’en servir et d’éviter d’être elle-même victime de supplices, ce qui ne lui réussit pas toujours évidemment, et c’est tant mieux !



helga la louve de stilberg




Pour le casting masculin, Alain Payet a eu la bonne idée d’utiliser la crème des acteurs pornos français des années 70 et 80, et les voir dans un rôle non déshabillé, sérieux, est assez amusant. Les connaisseurs reconnaîtront par exemple dans le rôle de John, le soldat qui tente d’aider Patrizia, l’acteur Richard Allan, surnommé à l’époque "Queue de béton", je vous laisse imaginer pourquoi…
Dans le rôle d’un soldat à la solde d’helga, on trouvera également un visage bien connu, celui d’Alban Ceray, autre "pointure" du hard français, qui eu l’honneur d’honorer en 86 la grandiose Traci Lords dans "Traci je t’aime", seul film X où l’actrice culte avait 18 ans.
Parmi les autres acteurs du cinéma X présents, citons Dominique Aveline, qui lui, a la chance de tourner une scène érotique avec Malisa Longo, ou encore Jacques Marbeuf, qui tourna pour Jean Rollin dans "La morte vivante" ou "Fascination", et qu’on a vu également dans "Le Démon dans l’île" de Francis Leroi. Bref, un casting original et qui amusera les connaisseurs.

Tout ce joli monde se retrouve donc dans l’enceinte du château de Stilberg, où viols, tortures, esclavage et domination règnent en maître derrière les épais murs de pierre. Comme dans tous les films de ce genre produit par Eurociné, la violence reste assez sage et ne peut rivaliser avec les films italiens de cette catégorie. Outre le style "Nazisploitation", on trouve également dans "Helga" les codes des "W.I.P.", avec scènes lesbiennes, scène de douche, femmes retenues prisonnières dans les sous-terrains et soumises à l’humiliation et à la violence. Le petit problème du film est que ces séquences sont assez redondantes et on a l’impression de voir assez souvent la même chose, comme par exemple les séquences où les gardes emmènent les filles chez le paysan afin qu’il en choisisse une en échange de bouteilles d’alcool. Je crois qu’on y a droit au moins trois fois dans le film et ça ne participe pas à maintenir notre intérêt éveillé, les péripéties se répétant donc et finissant par nous ennuyer, même si dans l’ensemble, "Helga" est bien réalisé et agréable à visionner.



helga la louve de stilberg




Troisième film d’Alain Payet pour Eurociné dans le même style, "helga la Louve de Stilberg" est à ranger au côté de "Nathalie dans l’enfer nazi" niveau qualité. Ces deux films sont nettement mieux que "Train spécial pour Hitler" et "Helga" saura divertir les fans de films à petit budget mêlant film de guerre, film érotique et nazisploitation à la sauce w.i.p., la présence de Malisa Longo rajoutant au côté positif du film.



3,5/6 - Stéphane ERBISTI



* Disponible en dvd chez http://www.artusfilms.com


Si vous avez aimé ce film vous aimerez peut être :

NATHALIE DANS L ENFER NAZI . TRAIN SPECIAL POUR HITLER . ELSA FRAULEIN SS .

L'AVIS DES INTERNAUTES

SOYEZ LE PREMIER A AJOUTER VOTRE AVIS!!!




Ajouter votre avis

( Nous nous réservons le droit de supprimer tout commentaire inutile ).

Textes et logos © Horreur.com; 2002-2007.
Les images, photos et éventuels sons contenus sur ce site sont la propriété
de leurs auteurs
ou ayants droits respectifs et sont reproduites dans un but informatif.